La reconnaissance, bougie d’allumage des enseignants

Lourdeur de la tâche, manque de ressources humaines spécialisées pour venir en aide aux élèves à besoins particuliers, surmenage, violence physique et psychologique contribuent directement à amener un travailleur sur trois à envisager de changer d’emploi au courant du premier semestre chez les enseignants. Toutefois, par-delà ces écueils contraignants, se cache un manque de reconnaissance flagrant de la part des gestionnaires chargés de leur venir en aide.

Ce n’est pas d’hier que le manque de reconnaissance envers la profession d’enseignant occupe sans coup férir le spectre de la carrière « facile » bénéficiant de vacances nombreuses étalées sur toute l’année scolaire, deux mois d’arrêt complet durant l’été, une semaine de relâche, sans compter les semaines de vacances aux temps des Fêtes. Et s’ajoutent à toutes ces « faveurs », les journées pédagogiques étalées sur toute l’année scolaire.

Or aujourd’hui, en ces temps perturbés où les média sociaux ont envahi subrepticement l’univers des jeunes, la tâche des enseignants s’est proportionnellement transformée. Fini le temps où les élèves s’assoyaient docilement au son de la cloche et où leur attention était illico dirigée sur le professeur. Fini le temps où les élèves se pressaient pour répondre aux questions de leurs enseignants.

Tant et aussi longtemps que les enseignants évolueront dans ce capharnaüm, et que notre société, à commencer par les dirigeants des écoles, fera abstraction de toute la reconnaissance que la profession d’enseignant exige, nous assisterons à l’abandon d’enseignants laissés en otages dans un monde qui ne reconnaît plus toute l’importance de la carrière d’enseignant dans la formation des adultes de demain.

vigile.quebec tribune libre 14 janvier 2026

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Accéder à la page de connection.
Créer un compte sur henrimarineau.com.