PSPP doit se reconnecter sur le quotidien des Québécois

4 février 2026

Dans son discours de clôture du congrès du Parti conservateur du Québec (PCQ) tenu au Lac Delage, en banlieue de Québec, le chef de la formation politique, Éric Duhaime, n’a pas mâché ses mots à l’endroit du chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), en le qualifiant d’« arrogant » et de « prétentieux ». « PSPP, c’est le gars qui est en train d’organiser le défilé de la Coupe Stanley sur la rue Sainte-Catherine à Montréal, mais qui n’a même pas le club pour faire les séries », a-t-il raillé.

Maintenant que l’épisode de la version de la bataille des Plaines d’Abraham 2.0 de Mark Carney est passé, PSPP doit mettre sur la glace sa prédilection pour le discours souverainiste et se reconnecter sur le quotidien des Québécois qui font face aux conséquences désastreuses des politiques tarifaires de l’imprévisible Donald Trump sur l’augmentation du coût des loyers et du panier d’épicerie. Et s’ajoutent à ce chaos le nombre alarmant d’itinérants et l’explosion des suicides, notamment chez les jeunes.

La décision de PSPP de tenir un référendum sur l’indépendance du Québec dans un premier mandat si le PQ est élu en octobre 2026 est connue de tous les Québécois depuis belle lurette et personne ne met en doute son engagement. Toutefois, en attendant, le PQ doit communiquer à la population les politiques qu’il entend mettre de l’avant pour atténuer le fardeau économique des Québécois qui ne cesse de s’alourdir en lien avec le contexte géopolitique instable actuel.

Par conséquent, M. St-Pierre Plamondon, je vous incite à faire preuve de lucidité, à sortir de votre bulle référendaire et à descendre dans la rue pour aller à la rencontre des Québécois ordinaires pour qui les préoccupations souverainistes sont à des années-lumière de leur quotidien par les temps qui courent.

vigile.uebec tribune libre 3 février 2026

La notoriété de Drainville ne fait pas le poids

3 février 2026

Dans son point de presse annonçant sa mise en candidature officielle à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ), l’ex-ministre de l’Environnement, Bernard Drainville, évoquait haut et fort ses nombreuse années en politique active en guise de critères de notoriété, un atout, disait-il, pour occuper les fonctions de chef de parti et, de surcroît, de premier ministre.

Or le dernier sondage Léger–Le Journal–TVA démontre que 46% des répondants ont «plutôt une mauvaise opinion » de Bernard Drainville et seulement 27% qui en ont une opinion positive. En revanche, 39% des électeurs disent avoir une bonne opinion de Christine Fréchette, les répondants caquistes étant presque trois fois plus nombreux à préférer Mme Fréchette (59%) à M. Drainville (22%) pour remplacer François Legault.

À mon avis, le côté batailleur de Bernard Drainville joue en sa défaveur, ses sorties parfois orageuses le plaçant souvent dans des positions inconfortables qui laissent percevoir un politicien bourru fermé aux compromis.

Par ailleurs, dans une vie antérieure avec le Parti québécois (PQ), la Charte des valeurs québécoises adoptée en 2013, dont il est le père à titre de ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne de l’époque, a laissé des doutes sur sa véritable allégeance politique, une situation embarrassante pour un candidat qui prétend adopter la troisième voie caquiste en tant qu’éventuel premier ministre du Québec.

De plus, son parcours en tant qu’ex-ministre de l’Éducation dans un gouvernement de la CAQ n’a pas laissé de réalisations remarquées, la situation sur le plan de la pénurie de personnel étant demeurée stagnante, et son initiative sur l’obligation du vouvoiement n’étant certes pas matière à diminuer substantiellement la violence à l’école. Enfin, en tant qu’ex-ministre de l’Environnement, il a reporté de cinq ans le seuil d’atteinte des objectifs de diminution des GES, une décision qui n’a pas eu l’heur de plaire aux environnementalistes.

Au moment d’écrire ces lignes, Bernard Drainville lance officiellement sa campagne à la chefferie de la CAQ. Un long chemin le sépare de l’échéance du 12 avril, date à laquelle le nouveau chef sera désigné, soit quelque cinq mois avant le scrutin du 5 octobre. Le premier coup de sonde le place devant un défi titanesque. Parviendra-t-il à gravir la pente abrupte qui se dresse devant lui et à gagner la confiance d’une majorité des militants caquistes? Rien n’est moins sûr!

vigile.quebec tribune libre 2 février 2026

Avis de veille météorologique

31 janvier 2026

On apprend, à la suite de la diffusion d’un reportage de J.E, que des présentatrices météo sont régulièrement victimes de harcèlement proféré sous le couvert de l’anonymat sur les médias sociaux, des femmes ciblées par des lettres anonymes haineuses. Par ailleurs, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), via l’inspecteur-chef David Shane, a reconnu avoir été trop laxiste dans ce dossier et affirmé que l’enquête était toujours active et loin d’être abandonnée.

Un avis de veille météorologique a donc été lancé transportant des vents forts et des pluies abondantes et visant à maîtriser les effets désastreux sur les présentatrices météo, notamment les séquelles psychologiques liées au harcèlement des fauteurs de trouble en espérant vivement que les coupables soient maîtrisés et que le calme soit rétabli au sein de ces femmes qui exercent leur métier avec professionnalisme.

vigile.quebec tribune libre 31 janvier 2026

La « fédéralgie »

31 janvier 2026

Les relations fédérales-provinciales entre Ottawa et Québec se sont souvent conclues par un avantage en faveur du gouvernement fédéral au détriment souvent du caractère distinct du Québec. Ainsi en est-il du rapatriement de la Constitution de 1982 sans l’accort du Québec, de l’ingérence éhontée du gouvernement fédéral dans les référendums de 1980 et de 1995 au Québec, de la loi sur la clarté référendaire de Stéphane Dion et, tout récemment, du discours fallacieux du premier ministre du Canada, Mark Carney, sur l’historique tordu de la bataille des Plaines d’Abraham.

Enfin dans cette foulée interventionniste, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, pousse les effets nocifs de la « fédéralgie » jusqu’à intervenir directement dans la politique québécoise en incitant les Québécois à ne pas voter pour le Parti québécois lors du prochain scrutin du 5 octobre 2026 pour éviter le « désastre, dans un appel pathétique à l’unité canadienne alors qu’il est allé jusqu’à ajouter l’opprobre à l’insulte en invitant les médecins du Québec à venir pratiquer chez lui, et cela, en plein conflit entre Québec et les médecins l’automne dernier.

Par ailleurs, il est tout de même fort révélateur que, nonobstant les nombreux appels de Mark Carney à l’abolition des mesures tarifaires interprovinciales dans le but de favoriser l’unité canadienne, aucune mesure concrète n’ait été mise de l’avant jusqu’à maintenant dans ce dossier. On peut aussi ajouter à la liste des écueils liés à la « fédéralgie » le bras de fer entre l’Alberta et la Colombie Britannique eu égard à la construction éventuelle d’un pipeline partant du territoire de Danielle Smith, enjambant la province de David Eby pour amerrir dans le Pacifique.

En résumé, historiquement, le fédéralisme canadien a joué à maintes occasions en défaveur du Québec. Aujourd’hui, les menaces de Donald Rump sur ses velléités d’acquérir le Canada comme le 51e État des États-Unis appellent le premier ministre canadien à lancer un cri d’alarme en faveur de l’unité canadienne. Au Québec, les cicatrices laissées par la défaite des troupes canadiennes-français aux mains des troupes britanniques sur les Plaines d’Abraham sont encore vives. Mark Carney devra s’en souvenir s’il désire vraiment mettre de l’avant l’unité canadienne.

vigile.quebec tribune libre 31 janvier 2026

Jean-François Roberge, le fossoyeur

31 janvier 2026

En abolissant le Programme de l'expérience québécoise (PEQ) en cours de route, le gouvernement Legault, via son ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, crée une déstabilisation et une incertitude chroniques auprès de milliers de travailleurs temporaires et d'étudiants étrangers, entraînant des craintes de départs forcés vers leur pays d’origine. Et cela après que, pour la plupart d’entre eux, le ministre ait entrepris des démarches pour les inviter au Québec.

Or c’est un ministre au visage stoïque de marbre que j’ai vu et entendu sur mon petit écran sur les ondes de RDI le 28 janvier dans le cadre d’une entrevue accordée à Patrice Roy, esquissant même parfois un petit sourire narquois au moment où l’animateur insistait sur le désarroi vécu par ces immigrants floués sans réserve par le ministre.

Et pourtant, la solution à ce bouleversement éhonté de la vie de ces laissés- pour- compte de la part de Jean-François Roberge est à sa portée, à savoir leur octroyer une clause grand-père leur permettant d’obtenir leur statut de résident permanent.

Allez, M. Roberge, il est temps que le fossoyeur fasse émerger un peu d’humanité et permette à ces travailleurs qualifiés et étudiants parlant français d’apporter leur contribution à la société québécoise dans un contexte de pénurie de main d’oeuvre, particulièrement dans le domaine de la santé. Il en est de votre crédibilité et de votre imputabilité ministérielle.

vigile.quebec tribune libre 30 janvier 2026

Le projet de Constitution de Jolin-Barrette va-t-il avorter?

31 janvier 2026

Dans un récent sondage Léger publié en octobre 2025, 77 % de la population québécoise se disait en faveur de la protection de l’avortement par le biais d’une loi. C’est d’ailleurs ce que propose le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, en incluant, dans le projet de loi 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, l’article 29 qui prévoit que l’État protège la liberté des femmes d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse.

Or l’article 29 du projet du ministre, quoique positif au premier abord, comporte des risques. En vertu de quelle prémisse l‘inscription du droit à l’avortement dans un projet de Constitution québécoise pourrait-il amenuiser ce droit au lieu de le renforcer? Depuis l’annonce de cette mesure, de nombreux groupes féministes pro-choix, le Barreau du Québec et le Collège des médecins se sont levés pour demander le retrait de cet article et exhorter le gouvernement à ne pas légiférer sur l’avortement. Pourquoi? Parce qu’au Canada, nous avons le privilège de vivre dans un pays où l’avortement a été décriminalisé. Cela signifie qu’aucune loi n’encadre actuellement le droit à l’avortement. Les tenants du retrait du droit à l’avortement de la Constitution jugent que la démarche du ministre va fragiliser « un droit actuellement bien protégé » et offrir « un levier aux mouvements anti-choix ».

Une crainte légitime? Je me réserve le droit d’entendre les commentaires qui seront émis lors de la période des consultations sur le projet de loi 1 avant de prendre position sur la question. Entre temps, j’ose croire que le ministre Jolin-Barrette a retourné la problématique sur toutes ses coutures avant d’inscrire le droit à l’avortement dans son projet de Constitution. Enfin dans le cas d’une séparation avec Ottawa, il faudrait que le droit à l’avortement soit intégré de facto à la Constitution du Québec pour en garantir la légitimité.

vigile,quebec tribune libre 30 janvier 2026

Sessions d’examens, un temps d’évaluation nécessaire

30 janvier 2026

On apprend dans l’édition du 27 janvier du Devoir que les sessions d’examens « maison » tendent à disparaître dans plusieurs centres de services scolaire, lesquels alléguant, en guise de justification, le temps supplémentaire accordé ainsi à l’apprentissage des élèves, seules les sessions d’examens ministériels de fin d’année demeurant obligatoires.

À mon sens, un tel scénario comporte des dangers pouvant nuire concrètement à l’évaluation des apprentissages des élèves, un vecteur primordial contribuant à permettre aux enseignants de disposer des données essentielles pour ajuster leur enseignement au niveau d’apprentissage de leurs élèves.

Dans cette foulée, le temps « sauvé » en lien avec l’abolition des sessions d’examens m’apparaît purement mathématique et déconnecté de la réalité attribuable à la valeur pédagogique véhiculée par les évaluations. En somme, il est utopique d’imaginer que l’ajout de contenus fera des élèves mieux instruits s’il n’est pas appuyé de périodes d’évaluations sommatives ponctuelles au cours de l’année scolaire.

Par ailleurs, d’autres écoles ont adopté une stratégie mitoyenne en plaçant à l’horaire des examens en matinée et la prestation de cours réguliers en après-midi faisant fi de la sorte du stress des élèves causé par l’examen en soi et, du même coup, de leur degré d’attention diminué eu égard à l’ajout de nouveaux contenus liés aux cours réguliers de l’après-midi.

Autre impact de la disparition des sessions d’examens, les évaluations qui durent l’équivalent de deux périodes de cours qui prêtent flanc aux possibles tricheries de la part des élèves pendant le laps de temps où ils se retrouvent en pause entre les temps d’arrêt imposés par les horaires des élèves.

Enfin un dernier danger et non le moindre, le retrait des sessions d’examens échelonnées sur toute l’année scolaire affectera inévitablement leur capacité d’adaptation aux examens ministériels, lesquels comportent, pour la plupart, un temps d’études considérable auquel les élèves n’auront pas été soumis au cours de l’année scolaire et, par conséquent, seront confrontés à des problèmes d’assimilation de contenus difficiles, voire impossibles, pour certains élèves, à maîtriser.

vigile.quebec tribune libre 29 janvier 2026

Le « pragmatisme vert » de Bernard Drainville

28 janvier 2026

«Lâchez-moi avec les GES!», s’était exclamé Bernard Drainville, en conférence de presse durant la campagne électorale de 2022, en répondant à une question à propos du troisième lien reliant Québec et Lévis. Or le même Bernard Drainville, le 22 janvier 2026, maintenant ministre de l’Environnement, annonce le report de cinq ans de la cible de réduction des gaz à effet de serre (GES), fixant l'objectif de -37,5 % à 2035 au lieu de 2030, une décision qualifiée par le ministre de « pragmatisme vert » visant à protéger l'économie. Et c’est toujours ce même Bernard Drainville qui annonce en grandes pompes le 24 janvier qu’il sera candidat à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ) et, par conséquent, au poste de premier ministre du Québec jusqu’au scrutin d’octobre 2026.

C’est bien connu des analystes politiques, l’économie et l’environnement ne font pas toujours bon ménage, et le candidat à la direction de la CAQ semble privilégier nettement le volet économique au volet environnemental. D’ailleurs, à cet effet, lors du dernier remaniement ministériel de François Legault, les rumeurs circulaient dans les officines du parti à l’effet que Drainville convoitait le ministère de l’Économie, lequel a finalement été octroyé à sa rivale à la direction de la CAQ, Christine Fréchette.

Dans l’hypothèse où Bernard Drainville remportait l’investiture à la chefferie de la CAQ, les défenseurs de l’environnement devront surveiller étroitement l’impact de ses décisions à caractère économique sur les conséquences désastreuses des changements climatiques, son « pragmatisme vert » risquant de bifurquer subrepticement sur la voie économique perçue davantage pragmatique par le commun des mortels que la lutte contre les effets insidieux des gaz à effet de serre sur la protection de notre planète.

vigile.quebec tribune libre 27 janvier 2026

 

 

L’art de jeter le bébé avec l’eau du bain

26 janvier 2026

Adopté en avril 2025 dans la foulée de la loi visant à renforcer la protection des élèves, le code d’éthique impose aux centres de services scolaires ainsi qu’aux écoles privées une série de règles à suivre « selon la forme prescrite par le ministre ». Selon ce code d’éthique, les membres du personnel doivent maintenir « une distance professionnelle avec tout élève» en raison de leur «situation d’autorité». Ils doivent ainsi éviter «toute situation susceptible de générer de l’ambiguïté» dans leurs «rapports avec l’élève», et ainsi «refuser toute invitation ou participation à une activité ou à un événement à l’extérieur du cadre scolaire», peut-on y lire.

Or une enseignante d’expérience a reçu un avis disciplinaire provenant de sa direction parce qu’elle a annoncé son intention d’organiser un souper à la fin de l’année avec ses élèves et leurs parents pour souligner la fin de leur primaire comme elle le fait depuis déjà plusieurs années, une initiative qui contrevient, peut-on lire dans l’avis, au code d’éthique imposé au personnel scolaire.

En vertu de quel principe une activité sociale regroupant une enseignante, ses élèves et leurs parents s’ingère-t-elle dans l’obligation de « distance professionnelle» entre l’enseignante et ses élèves en raison de sa « situation d’autorité », les parents étant de surcroît présents à l’activité? Ne s’agit-il pas là d’un code d’éthique qui va au-delà du gros bon sens? Où est passée l’école « milieu de vie » qui faisait jadis l’apanage d’une école dans la continuité de la société?

Somme toute, il m’apparaît tout à fait hors propos de confondre éthique et socialisation entre l’enseignant et ses élèves, une contorsion malveillante qui ne peut que cantonner l’école dans son rôle éducationnel et en oublier son rôle communicationnel essentiel entre l’enseignant et les élèves qui lui sont confiés.

vigile.quebec tribune libre 25 janvier 2026

L’histoire des Plaines d’Abraham selon Carney

25 janvier 2026
Si Mark Carney avait l’intention de lancer un appel à l’unité nationale sur les Plaines d’Abraham à Québec, encore eût-il fallu que ses références à l’histoire soient fondées, ce qui, de toute évidence, est à tout le moins idéalisé.
Primo en référence aux Plaines d’Abraham, Carney parle de coopération et de partenariat alors que l’histoire révèle que c’est le site où notre peuple a été conquis par la force. Deuzio les Plaines d’Abraham sont un lieu de conquête et de résistance et non pas de coopération. Tertio le Québec n’a jamais choisi d’entrer dans le Canada. Nous avons été soumis à des décisions imposées par des élites avec la force et la violence. Parler de « choix » aujourd’hui efface cette réalité. Et quarto la douceur et la coopération vantées par Carney tiennent de la pure fabulation alors que, dans les faits, nous avons dû lutter pour chaque droit, chaque espace de liberté, chaque usage du français si bien que rien ne nous a été donné, et que tout a été conquis par la force de notre mobilisation.
Le peuple du Québec connaît son histoire et il continuera de la défendre ad vitam aeternam. De facto, M. Carney, je vous invite à lire [ou relire] les événements relatant l’histoire des Plaines d’Abraham à Québec au lieu d’élaborer sans scrupule une mise en scène irréaliste cherchant à allumer l’unité nationale… à tout prix!

Le Soleil (version numérique) 25 janvier 2026
vigile.quebec tribune libre 25 janvier 2026