23 avril 2026
Depuis un an, les médias font bonne presse des dix-sept voyages du premier ministre du Canada, Mark Carney, à travers le monde dans le but, particulièrement, de créer de nouvelles ententes commerciales internationales, et de faire du pays un « Canada fort », un slogan devenu la marque de commerce du financier. Dans cette foulée, les budgets destinés à la défense du pays ont pris des proportions titanesques dans le but d’assurer la sécurité des Canadiens dans un contexte géopolitique fragilisé par les élucubrations de Donald Trump.
De plus, le gouvernement Carney a lancé, en août 2025, le Bureau des grands projets pour accélérer les infrastructures stratégiques telles les mines, l’énergie, le transport, jugées d'intérêt national. Axée sur la souveraineté économique, cette approche vise à réduire les délais réglementaires et diversifier les marchés, avec des investissements dépassant 56 milliards$. Jusqu’à maintenant, aucun de ces « grands projets » n’ encore été mis en chantier.
Or pendant ce temps-là, les coûts à la consommation explosent, le coût de la vie s’enflamme jusqu’au panier d’épicerie des Canadiens qui n’en finit plus de croître. Les PME croulent sous le poids des tarifs imposés par notre voisin du Sud. La reprise des négociations sur l’ACEUM tarde à venir dans un climat d’incertitude créé par Trump qui évoque même la menace de l’abandon de l’alliance économique.
En somme, la croisade de Mark Carney dévolue en grande partie à l’expansion des relations internationales dans le but de diversifier l’économie canadienne plane au-dessus des intérêts des contribuables canadiens sans aucun effet sur les besoins de « monsieur et madame tout’l monde » Dans ces circonstances, il m’apparaît primordial que le premier ministre mette pour un certain temps de côté le Canada et s’adresse enfin aux vraies priorités des Canadiens.particulièrement à l’augmentation vertigineuse du coût de la vie.
vigile.quebec tribune libre 15 mars 2026
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23 avril 2026
Plusieurs études se sont penchées sur l’émergence du mouvement d’extrême-droite notamment sur les motifs qui incitent quelqu’un à adhérer à un tel mouvement. En voyageant sur la toile, j’ai découvert que « l'adhésion à l'extrême droite est souvent motivée par la peur du déclin culturel, le nationalisme, la précarité économique, et le besoin de trouver des boucs émissaires face à des frustrations sociales. Ces mouvements séduisent en offrant des réponses autoritaires, en défendant une identité nationale "pure" et en dénonçant l'immigration ou le "wokisme" comme des menaces ».
Parmi les principaux facteurs d’incitation ressortent notamment la peur du déclin et l’insécurité culturelle, le nationalisme, les frustrations économiques et sociales, l’autoritarisme et le désir d’ordre, le sentiment anti-élite et le populisme, le besoin d'appartenance et de sens. En bref, les adeptes de l’extrême-droite aspirent se reconnecter avec les points de repère d’antan qu’ils ne retrouvent plus dans la société néo-libérale et inclusive d’aujourd’hui. .
L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche et de sa base personnifiée par le mouvement MAGA, l’effervescence du masculinisme, du machisme et, par conséquent, de la misogynie a certes contribué à l’escalade de l’extrême-droite. Par ailleurs, sans plébisciter aucunement ce mouvement sociétal d’extrême-droite, force est de constater qu’il n’est pas étranger aux effets collatéraux d’une société qui a perdu ses repères au chapitre des valeurs démocratiques traditionnelles, telles le partage des richesses et le respect des minorités culturelles.
Il n’en fallait pas davantage pour que la montée en flèche des messages prônant l’extrême-droite sur les médias sociaux atteignent des sommets de popularité inégalés notamment auprès des jeunes et, par ricochet, jusque dans les écoles où la violence physique et psychologique ne cesse de s’accroître à vitesse grand V.
Notre société est chamboulée dans un marasme idéologique déstabilisant qui l’entraîne dans le chaos. La démocratie est malade, envahie par les effets délétères des élites ploutocratiques. Jusqu’où ira cette dégradation vertigineuse de notre société? Je n’ai malheureusement pas de réponse à cette question existentielle. Pourtant, il faudra bien qu’un jour elle retrouve son équilibre à défaut de quoi…
vigile.quebec tribune libre 15 mars 2026
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22 avril 2026
Le Parti conservateur du Canada (PCC) appuyé de son chef Pierre Poilievre mènent actuellement une campagne pour que le controversé commentateur de hockey, Don Cherry, soit décoré de l’Ordre du Canada, la plus haute distinction honorifique du pays. De plus, les conservateurs ont mis en ligne sur leur site web un formulaire de pétition visant à récolter des appuis à cette nomination dans lequel ils soulignent « le style franc et direct » de Don Cherry qui « reflète un esprit d’authenticité et d’indépendance qui a trouvé un écho auprès de millions de Canadiens ».
En revanche, les signataires de la pétition omettent de mentionner que les Québécois francophones ont été, durant toute sa carrière de 39 anns à titre de commentateur au segment « Coach’s Corner » diffusé à la pause de l’émission Hockey Night in Canada, bombardés d’insultes disgracieuses, de dénigrements dégoûtants et de propos subversifs. Son « fameux » franc parler tant loué par ses défenseurs anglophones s’est manifesté bassement par des attaques vicieuses à l’égard des francophones, des Québécois, des immigrants, des Autochtones, des femmes.
Comme si ce n’était pas suffisant, les commentaires de Cherry sortent régulièrement de son champ d’intervention, soit le sport. À titre d’exemples, en 1991, il reproche aux Québécois de rejeter « notre affichage (en anglais) » et « notre langue (l’anglais) », ce qui lui vaut la l’ire des Québécois. Quelques années plus tard, en 1998, il traite les Québécois de « pleurnichards ». En ce qui concerne la visière protectrice au hockey, elle n’est portée que par les Européens et les francophones, ce qui fait d’eux des peureux, argue-t-il en 2004.
L’Ordre du Canada vise à reconnaître des « réalisations exceptionnelles », une « contribution extraordinaire à la nation » ou un dévouement remarquable envers une communauté. De toute évidence, ces critères disqualifient sans l’ombre d’un doute le grossier personnage Don Cherry des honneurs extraordinaires reliées a une telle récompense. Selon moi, le dossier est clos. Que l’on passe vivement au suivant!
vigile.quebec tribune libre 14 mars 2026
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22 avril 2026
Quatre députés transfuges sont passés dans le clan du PLC en moins d’un an après les élections générales, soit trois du PCC et une du NPD. Un scénario qui positionne Mark Carney à deux doigts d’une majorité aux Communes si l’on prend pour acquis que les libéraux remporteront les deux circonscriptions ontariennes aux élections partielles du 13 avril. Le cas échéant, une victoire dans Terrebonne pour le PLC ne serait que la cerise sur le gâteau.
Or selon plusieurs études, le vote de l’électeur dans l’urne est motivé à 92% par le parti que représente le candidat. Dans ces circonstances, il est tout à fait légitime d’entendre la grogne du chef parlementaire du NPD, Don Davies, qualifiant le geste de la transfuge du NPD, Lori Idlout, de « trahison », d’autant plus que, dans sa province, la Colombie-Britannique, il existe, au palier provincial, une procédure de révocation d’un député. Si une pétition, gérée par Elections CB, est signée par 40 % des électeurs inscrits dans une circonscription, le député est automatiquement destitué.
Au fédéral, c’est la politique de la porte tournante qui s’applique. On entre en politique sous une bannière et on en sort pour en briguer une autre sans coup férir. De facto, le contrat moral qui lie le député à ses électeurs est complètement bafoué. Et tant pis pour l’imputabilité qui en prend honteusement pour son rhume. À ce propos, la député néo-démocrate de Nunavut, Lori Idlout, a avoué avoir eu des contacts avec le PLC sur ses intentions de traverser de l’autre côté de la Chambre. Par ailleurs, il est probable [sous toutes réserves] que des tractations entre les trois députés conservateurs et le PLC aient eu lieu pour les inviter à siéger comme libéraux.
Quoiqu’il en soit, à mon humble avis, le cirque a assez duré. Le gouvernement doit impérativement sonner le glas d’une telle pratique injustifiable et condamnable, et adopter dans les meilleurs délais une politique similaire à celle de la Colombie-Britannique pour responsabiliser les candidats potentiellement transfuges sur les conséquences éventuelles de leur choix.
vigile.quebec tribune libre 12 mars 2026
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22 avril 2026
Depuis les premières frappes américano-israéliennes sur l’Iran le 28 février, le premier ministre du Canada, Mark Carney, telle une girouette, s’est empêtré dans ses déclarations eu égard au conflit au Moyen-Orient à trois occasions. Primo, Mark Carney a manifesté son appui sans condition à l’opération militaire en Iran. Secundo, il s’est mis à admettre que les frappes « semblaient de prime abord être contraires au droit international » et exiger une « désescalade » du conflit. Et tertio, dès le lendemain de cette déclaration, il annonce qu’on « ne peut jamais exclure catégoriquement une participation » canadienne dans ce conflit qui s’étend désormais à des pays alliés. Enfin, il aura fallu l’intervention de la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, pour affirmer que le Canada n’avait aucune intention de participer activement à ce conflit de quelque façon.
Ce n’est pas la première fois que Mark Carney s’empêtre dans ses propos, son plaidoyer emberlificoté sur la bataille des Plaines d’Abraham en faisant foi. C’est à se demander parfois s’il ne dévie pas intentionnellement de l’opinion de ses conseillers par sa suffisance héritée de de sa popularité croissante en politique. Et pourtant, en tant qu’expert dans les fluctuations de la bourse, M. Carney devrait savoir que tout ce qui monte redescend, particulièrement en politique où, le temps d’un sondage, tout peut basculer sans préavis.
Pour l’heure, il bénéficie de la chance du débutant, la cote de popularité du premier ministre se maintient dans les sommets. Les prochaines élections partielles dans la grande région de Toronto devraient maintenir cette tendance. Il s’approcherait de facto d’une majorité aux Communes à moins qu’il s’empare de Terrebonne, ce qui serait fort surprenant.
En politique, la popularité se maintient avec l’acquisition de résultats. De nombreux projets ont été annoncés depuis son arrivée en poste en tant que premier ministre du Canada mais bien peu de chantiers ont été ouverts. Le coût de la vie continue de grever le panier d’épicerie des Canadiens. Ses élucubrations sur le conflit au Moyen-Orient risque de se répercuter sur l’aura que lui vouent une majorité de Canadiens.
Enfin le premier ministre a brillé par son absence aux Communes le 9 février à l’occasion du débat exploratoire sur la position du Canada portant sur le conflit au Moyen-Orient pour porter plutôt son choix sur une activité du Ramadan, une décision qui s’apparente dangereusement à un manque de jugement patent de sa part.
vigile.quebec tribune libre 10 mars 2026
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22 avril 2026
Aline Desjardins, née le 21 août 1934, a marqué l’imaginaire du mouvement féministe au Québec notamment en animant l’émission quotidienne Femme d’aujourd’hui de 1966 à 1979 sur les ondes de Radio-Canada. De passage à l’émission Tout peut arriver animée par Marie-Louise Arsenault sur les ondes d’ICI RDI le 7 mars, la journaliste et animatrice est revenue sur les moments forts ayant marqué les premiers balbutiements du féminisme au Québec notamment sur l'avortement, la contraception, l'inceste, la violence conjugale, les inégalités salariales entre les hommes et les femmes. la capacité juridique des femmes, etc.
Nonobstant sa satisfaction sur les avancées du féminisme depuis les années ‘60 et ’70, elle raconte ce que c’était d’être féministe à l’époque et souligne que certains enjeux semblent ne pas avoir évolué dans la société moderne. « Moi, je regarde les sujets qu’on abordait et je me dis qu’on pourrait presque tous les reprendre. », argue-t-elle.
À une époque où les droits des femmes étaient nettement négligés, voire oubliés, dans une société qui s’ouvrait lentement sur le monde, la « croisade » d’Aline Desjardins pour l’émancipation des femmes prenaient tout son sens, et elle a fort bien su en tirer profit dans sa lutte inébranlable pour l’égalité entre les hommes et les femmes. Dotée d’une forte personnalité et d’une maîtrise de la langue impeccable, elle savait convaincre ses auditeurs du bien-fondé de ses propos.
Aline Desjardins a contribué grandement à conférer au mouvement féministe ses lettres de noblesse. Elle a porté courageusement pendant des décennies le flambeau des droits inaliénables des femmes dans la société. Et pour cela, nous devons lui être extrêmement reconnaissants. Merci infiniment, madame Desjardins, pour votre implication indéfectible envers une meilleure qualité de vie des femmes du Québec et votre détermination illimitée!
vigile.quebec tribune libre 9 mars 2026
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22 avril 2026
Après avoir caracolé pendant des mois en tête des sondages sur les intentions de vote des Québécois, le Parti québécois (PQ) de Paul St-Pierre Plamondon (PSPP se retrouve nez à nez avec le Parti libéral du Québec (PLQ) de Charles Milliard dans un récent sondage Léger.
Nonobstant le regain d’énergie du PLQ suscité par l’arrivée d’un nouveau chef, je suis d’avis que le regard doit être porté sur les circonstances gravitant autour de la baisse de popularité du PQ. À son arrivée à la tête du PQ, PSPP s’est attiré rapidement la sympathie des Québécois par sa transparence, notamment par son intention de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec dans un premier mandat advenant une victoire du PQ au prochain scrutin.
Or avec le temps, PSPP s’est cantonné dans un style revêche fermé sur ses positions ayant trait particulièrement à ses velléités référendaires. Aujourd’hui, la politique tarifaire outrancière de Donald Trump liée au contexte géopolitique explosif au Moyen-Orient obligent les dirigeants à se tourner vers une politique nettement davantage protectionniste dans le but de contrer les effets pervers de l’imprévisibilité de notre voisin du Sud, et les effets collatéraux nocifs du conflit au Moyen Orient, telle l’augmentation substantielle concrète du prix de l’essence à la pompe.
En somme, les Québécois n’ont pas du tout les idées à la protection de la langue française et de la laïcité au Québec ni à un éventuel référendum. Ils veulent entendre parler du coût de la vie, de l’augmentation galopante de leur panier d’épicerie et du manque flagrant de logements abordables. En bref, si le PQ aspire remonter dans les sondages, il devra temporairement ranger le référendum dans le placard, se déplacer sur le terrain et se mettre à l’écoute des Québécois. En un mot, le PQ doit passer du dogmatisme au pragmatisme, en termes clairs, mettre le Québec à l’écart et tourner ses projecteurs sur les priorités des Québécois.
vigile.quebec tribune libre 9 mars 2026
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22 avril 2026
L’école québécoise est malade, elle souffre du mal d’amour. Embourbé dans un déficit titanesque, le gouvernement n’a de cesse de réduire ses dépenses, y compris en éducation, les enseignants qualifiés et le personnel spécialisé manquent de plus en plus à l’appel, le phénomène de la violence chez les jeunes prend des dimensions épidémiques, et la prolifération des élèves à besoins particuliers atteint des proportions sans précédent.
Il est bien loin le temps où l’enseignant bénéficiait d’un statut honorable dans la société, une société qui, aujourd’hui, à perdu ses repères. De lieu du savoir, l’école s’est peu à peu changée en milieu de vie reflétant la complexité d’une société en perpétuelle transformation. Les familles éclatées ont explosé si bien que le personnel scolaire a été appelé à pallier l’abandon des parents eu égard à la transmission des valeurs qui leur incombe. De facto, les enseignants sont débordés, la profession a perdu ses lettres de noblesse et son attractivité.
Impossible d’aborder l’école d’aujourd’hui sans s’attarder au phénomène croissant de la violence fomentée en grande partie par la ruée des jeunes sur les médias sociaux, une violence exacerbée par la montée du masculinisme et, en corollaire, de la misogynie. Rien pour pallier les problèmes croissants d’élèves à besoins particuliers souvent laissés à eux-mêmes faute de personnel spécialisé.
Le vouvoiement et l’interdiction du cellulaire à l’école représentent certes des moyens de favoriser un climat plus propice à l’apprentissage.Toutefois il va falloir que le ministère de l’Éducation donne un solide coup de barre, notamment par un financement tenant compte des complexités de la vie dite « moderne » pour remettre l’école sur la voie de sa vocation première à savoir la communication des connaissances à des apprenants. Et pour y parvenir, la collaboration des parents en amont est fondamentale. Le personnel scolaire ne peut pallier sans coup férir la démission des parents à l’égard de l’éducation de leurs enfants.
Le respect de l’autre et du bien d’autrui doivent faire partie intrinsèque de l’ADN de l’école. L’école d’aujourd’hui a besoin d’amour dans une société où le sens de l’effort a été éclipsé par le mirage de la réussite sans effort. Notre jeunesse, derrière cette façade rébarbative à toute forme d’autorité, nous en sera reconnaissante lorsqu’elle atteindra l’âge adulte.
vigile.quebec tribune libre 9 mars 2026
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22 avril 2026
Dès les débuts des frappes américano-israéliennes sur l’Iran, le premier ministre du Canada, Mark Carney, s’est prononcé en faveur de cet assaut violant le droit international. Or trois jours plus tard, il fait volte-face et exprime ses « regrets » à l’effet que les efforts internationaux n’aient pas réussi à désarmer l’Iran tout en arguant que « Les États-Unis et Israël ont agi sans saisir les Nations unies ni consulter leurs alliés, y compris le Canada ».
Un épisode qui n’est pas sans nous rappeler le triste scénario des Plaines d’Abraham lorsque Mark Carney est allé jusqu’à comparer la défaite cuisante des Français contre les Anglais au début de la « collaboration » entre la France et l’Angleterre. Mark Carney aura beau invoquer qu’il n’est pas juriste et n’a pas de formation en droit international, l’importance ultra stratégique de son poste de premier ministre exige qu’il possède tout au moins la connaissance des lois régissant le droit international afin de répondre comme il se doit aux auteurs des conflits actuels au Moyen-Orient, notamment à Donald Trump. Encore faudrait-il que Mark Carney s’affranchisse du carcan dans lequel il se retrouve en position de vassal envers le président américain, la fragilité de l’ACEUM bien réelle en arrière-plan.
Le discours du premier ministre canadien à Davos a suscité l’éloge des dirigeants à l’échelle planétaire, portant notamment sur la naissance d’un nouvel ordre mondial faisant appel à la solidarité entre les pays de moyenne importance. Eh bien, M. Carney, en vous pliant docilement à la stratégie des États-Unis d’attaquer militairement l’Iran, vous avez raté une belle occasion de mettre en pratique votre appel à la solidarité envers le droit international, et de vous éviter le triste spectacle d’une volte-face gênante au lendemain de votre déclaration incendiaire en faveur de l’attaque des USA contre l’Iran.
vigile.quebec tribune libre 9 mars 2026 -
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22 avril 2026
Le féminisme a fait son entrée dans le spectre sociétal dans la seconde moitié du XIXe siècle et est né dans l’intention première de défendre les droits des femmes tout particulièrement l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour sa part, le masculinisme est une idéologie antiféministe née en réaction aux avancées des droits des femmes, prenant racine en Amérique du Nord dans les années 1970-1980.
Dans ce contexte, le masculinisme est un mouvement d’extrême droite valorisant la force physique, le pouvoir de l’argent et la supériorité de l’homme sur la femme. Dans cette foulée, il n’est donc pas surprenant qu’il rejoigne les garçons au détriment des filles dans les écoles, et qu’il donne lieu à des manifestations de violence verbale et de misogynie systémique. En termes clairs, le masculinisme se révèle comme l’antidote au féminisme.
L’école incarne donc un lieu de prédilection pour les masculinistes apprentis qui se plaisent à entretenir un climat toxique de crainte auprès des filles en les affublant de tous les sobriquets, plus malicieux les uns que les autres, certains garçons allant même jusqu’à s’attaquer au personnel féminin de l’école notamment à leurs enseignantes qu’ils traitent irrévérencieusement de « putes ».
La coupe des injures débordent de partout si bien que les directions d’écoles sont dépassées par la situation qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Dans certaines écoles, les forces policières interviennent régulièrement dans les conflits qui conduisent à l’utilisation de la violence physique envers les filles.
La société est malade, elle souffre de la vengeance des hommes sur la victoire des femmes eu égard à leurs droits fondamentaux. Le masculiniste impose ses règles de domination à la gent féminine dans tous les recoins de la société. Le mouvement masculiniste semble irréversible. Les influenceurs dans les médias sociaux pilulent de toutes parts. Le point de bascule a atteint un sommet inégalé jusqu’à maintenant. Comment arriver à établir un sain équilibre entre les hommes et les femmes? Une solution m’apparaît incontournable, à savoir éduquer en amont, dès leur tout jeune âge, les garçons au respect des filles et au principe de l’égalité entre les deux sexes et, en corollaire, de la saine convivialité.
vigile.quebec tribune libre 9 mars 2026
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