Une brèche dans la réouverture de la Constitution

8 juin 2013

De l’avis de deux constitutionnalistes enseignant à la faculté de droit de l’Université Laval, Geneviève Motard et Patrick Taillon, la Loi sur la succession au trône adoptée par Ottawa et sanctionnée en mars dernier serait inconstitutionnelle et ouvrirait la porte à une possible réouverture de la Constitution.

Dans leur requête en Cour supérieure, les deux plaignants invoquent que le gouvernement Harper ne peut agir unilatéralement p
our changer les règles de succession de la couronne et que, par conséquent, il n’a d’autre choix que de rouvrir la Constitution en obtenant l’assentiment de toutes les provinces et du Sénat.

Devant un tel scénario qui s’offre à Québec, il est quand même surprenant, voire même décevant, que le gouvernement Marois soit demeuré muet…Coucou!…Y a quelqu’un là-d’dans?

quebechebdo 8 juin 2013

Sauvé par la cloche…de la relâche parlementaire

8 juin 2013

Décidément, les dernières semaines de la session parlementaire à Ottawa auront été difficiles pour l’entourage de Stephen Harper qui aura dû se défendre comme un diable dans l’eau bénite contre des tirs ciblés sur les comptes de dépenses des sénateurs qu’il a lui-même désignés, sur le remboursement des 90 000 $ au sénateur Duffy par son chef de cabinet, Nigel Wright, et enfin sur l’existence d’une « petite » caisse secrète, gérée de son bureau par le même monsieur Wright.

Et, dans tout ce branle bas de combat, le premier ministre a vu son député d’Edmonton-St.Albert, Brent Rathgeber, quitter le caucus conservateur le 5 juin, alléguant le « manque d’engagement du gouvernement en matière de transparence » tout en déclarant que la source du pouvoir avait lentement été transférée de la Chambre des communes au bureau du premier ministre, tout cela après que son projet de loi C-461, portant sur la divulgation des salaires des employés de l’État gagnant plus de 188 000 $ ait été amendé pour élever ce seuil à 444 000 $, limitant ainsi la mesure à un nombre restreint de fonctionnaires.

« Je me suis joint au mouvement réformiste et conservateur parce que je pensais que nous étions différents, une bande provenant de l’extérieur des officines d’Ottawa arrivant en ville pour nettoyer la place, faire la promotion d’un gouvernement ouvert et responsable. Je nous reconnais à peine. Pire, je crois que nous sommes devenus ce que nous raillions avant. Mes commettants demandent mieux. », a déclaré M. Rathgeber sur son blogue.

Si vous ajoutez à cette démission la divulgation de l’existence d’une caisse occulte au bureau du premier ministre, sous l’autorité du chef de cabinet et dont les fonds proviennent du Parti conservateur, vous avez la recette idéale pour créer une fissure dangereuse dans le navire de l’intégrité de Stephen Harper.

Et, comme un malheur n’arrive jamais seul, de l’avis de deux constitutionnalistes enseignant à la faculté de droit de l’Université Laval, Geneviève Motard et Patrick Taillon, la Loi sur la succession au trône adoptée par Ottawa et sanctionnée en mars dernier serait inconstitutionnelle et ouvrirait la porte à une possible réouverture de la Constitution. Dans leur requête en cour supérieure, les deux plaignants invoquent que le gouvernement Harper ne peut agir unilatéralement pour changer les règles de succession de la couronne et que, par conséquent, il n’a d’autre choix que de rouvrir la Constitution en obtenant l’assentiment de toutes les provinces et du Sénat.

Toutefois, comme par un heureux « effet du hasard », notre premier ministre quitte le pays pour l’Europe le 11 juin, [à bord de son avion officiel « fraîchement repeint aux couleurs du logo du Parti conservateur »], où il participera entre autre au sommet du G8. Conséquemment, il risque de ne plus se présenter aux Communes d’ici la fin des travaux parlementaires, qui devraient prendre fin dans la semaine du 17 juin pour faire relâche jusqu’en septembre prochain.

Ainsi va la vie dans le « merveilleux monde » de Stephen Harper qui, selon son style louvoyant habituel, tentera de profiter de la brise estivale pour soulever tout doucement la poussière des dernières semaines loin des communes, et espérer ainsi être « sauvé par la cloche…de la relâche parlementaire » !

vigile.net tribune libre 8 juin 2013

La citation de la semaine

7 juin 2013

Le député conservateur d’Edmonton-St,Albert, Brent Rathgeber a décidé de claquer la porte du caucus le 5 juin après que son projet de loi C-461, portant sur la divulgation des salaires des employés de l’État gagnant plus de188 000$ ait été amendé pour élever ce seuil à 444 000$, limitant ainsi la mesure à un nombre restreint de fonctionnaires.

«Je me suis joint au mouvement réformiste et conservateur parce que je pensais que nous étions différents, une bande provenant de l’extérieur des officines d’Ottawa arrivant en ville pour nettoyer la place, faire la promotion d’un gouvernement ouvert et responsable. Je nous reconnais à peine. Pire, je crois que nous sommes devenus ce que nous raillions avant. Mes commettants demandent mieux», déclare M. Rathgeber sur son blogue.

Ajoutez à cette démission la divulgation de la «caisse secrète» de Nigel Wright qui aurait servi à défrayer les 90 000$ versés au sénateur Mike Duffy, vous avez la recette idéale pour créer une fissure dangereuse dans le navire de l’intégrité de Stephen Harper.

quebechebdo 7 juin 2013 
Le Soleil 8 juin 2013

Le merdier conservateur

6 juin 2013

Comme si le débat suscité au Sénat par l’affaire Duffy n’était pas suffisant pour jeter de l’huile sur le feu dans la cour de l’entourage de Stephen Harper, c’est maintenant au tour d’Élections Canada de réclamer la suspension immédiate de deux députés conservateurs de la Chambre des communes pour des rapports de dépenses de scrutin 2012 incomplets. De son côté, le bureau du premier ministre Harper a refusé de commenter la situation de ses deux députés, transmettant toutes les questions au Parti conservateur, lequel à éludé toutes les questions des médias à ce sujet le 4 juin.

En ce qui a trait au président de la Chambre, le député « conservateur » Andrew Sheer, il sursoit pour l’instant à cette demande le temps que les tribunaux tranchent le litige. Par conséquent, les demandes de suspension logées les 23 et 24 mai 2013 par Élections Canada contre les députés conservateurs du Manitoba James Bezan et Shelly Glover resteront « en suspens », a tranché le président de la Chambre des communes.

Pourtant, après de nombreuses demandes auprès des agents financiers respectifs des deux députés impliqués et des réponses jugées insatisfaisantes, Élections Canada a invoqué un article de la Loi électorale rarement utilisé qui stipule qu’un candidat élu n’ayant pas rempli son rapport « ne peut continuer à siéger et à voter à titre de député à la Chambre des communes tant et aussi longtemps qu’il n’a pas remédié à son omission ».

Par ailleurs, le Parti conservateur n’en est pas à ses premières démêlées avec Élections Canada puisque en 2011, après cinq ans de contestation judiciaire, les Bleus se sont reconnus coupables d’avoir mis sur pied un stratagème dit de « in and out » par lequel ils avaient défoncé leur plafond national de dépenses en faisant porter à 67 candidats une partie de leurs dépenses excédentaires.

Enfin, Élections Canada enquête toujours sur les appels frauduleux robotisés placés pendant la campagne de 2011. À cet effet, dans un jugement qui portait sur six circonscriptions, un juge de la Cour fédérale a tranché récemment que les informations utilisées pour placer ces appels provenaient « très probablement » de la base de données du Parti conservateur qui a livré une « guerre de tranchées » pour que la cause avorte.

Dans tout ce merdier nauséabond dans lequel se vautrent Stephen Harper et sa clique de gais lurons de bas étage, nous assistons pour une énième fois au spectacle dégradant offert par les conservateurs qui continuent d’extorquer de façon scandaleuse les contribuables, y compris ceux du Québec qui, malgré ces escroqueries, persistent à dilapider leur argent dans un système pourri à l’os ! Cherchez l’erreur…

Petite ombre au tableau « transparent » du premier ministre

Alléguant le « manque d’engagement [du gouvernement] en matière de transparence », le député fédéral conservateur d’Edmonton-St.Albert, Brent Rathgeber, a décidé de claquer la porte du caucus tout en déclarant que la source du pouvoir a lentement été transférée de la Chambre des communes au bureau du premier ministre…La preuve que tout ne tourne pas rond dans le « beau monde » de monsieur Harper !

vigile.net tribune libre 6 juin 2013

L’as du plongeon se retire

6 juin 2013

Après avoir ébahi toute la planète en 1988 à l’âge de 13 ans en inscrivant son nom dans le livre des records aux Jeux du Commonwealth, Alexandre Despatie amorce une carrière phénoménale qui durera 22 ans.

Triple champion du monde, double médaillé olympique, premier plongeur au monde à avoir remporté l’or aux Mondiaux dans trois disciplines, soit les 1, 3 et 10 m, huit médailles aux Championnats du monde et sept aux Jeux panaméricains, l’as du plongeon, le Québécois Alexandre Despatie, se retire à quelques jours de son 28ième anniversaire.

Le 12 juin 2012 aura marqué le début de la fin pour le Lavallois lorsque, moins de deux mois avant l’épreuve olympique de 3 m aux Jeux de Londres, il se frappe la tête de plein fouet sur un tremplin pendant un exercice en préparation pour le Grand Prix de Madrid.

Lors de son point de presse, Alexandre a lancé un appel à la détermination à tous ceux et celles qui aspirent à atteindre les sommets dans leur discipline : « J'ai toujours voulu être le meilleur que je pouvais être, travailler le plus fort possible pour atteindre mes objectifs. J'espère avoir transmis ces valeurs à d'autres athlètes ».

Mission accomplie, Alexandre !…Tu peux être fier des exploits que tu as accomplis ! Nous garderons de toi le souvenir d’un digne représentant du Québec sur tous les tremplins d’où tu as su démontrer au monde entier des performances mémorables !

quebechebdo 6 juin 2013
vigile.net tribune libre 7 juin 2013 "Deux Québécois…deux univers"

Le rat quitte le navire

6 juin 2013

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Jacques Villeneuve a de la suite dans les idées. Après ses propos controversés sur la grève étudiante du printemps 2012, il a récemment plié bagage pour s’installer en Andorre, alléguant qu’il ne se sentait plus chez lui au Québec.

Par ailleurs, quoique sa terre d’exil soit un paradis fiscal, son départ ne serait pas «une question d’impôts» mais plutôt «les problèmes sociaux, la colère des étudiants et les habitudes des assistés sociaux» qui l’auraient chassé.

Et, de poursuivre notre « critiqueux national », un tel climat d’instabilité «fait en sorte qu’on hésite à investir au Québec» où les « lois y bloquent tout et y fâchent les gens », faisant en sorte que « les riches changent de pays», notamment pour s’installer là où il coûte «moins cher» de vivre.

Un comportement aussi méprisable dénote une bassesse qu’il faut condamner sans réserve. Le rat qui quitte le navire pendant que les matelots colmatent les brèches devrait au moins avoir l’obligeance de ne pas couiner trop fort. L’exil nous acquitte peut-être de certaines obligations, mais il nous condamne au mutisme le plus élémentaire.

quebechebdo 6 juin 2013
vigile.net tribune libre 7 juin 2013 "Deux Québécois…deux univers"

 

 

L’instinct du communicateur

5 juin 2013

« Je crois qu’il faut « s’embarquer » et je reproche à ceux et à celles qui ne le font pas de ne pas aller au bout de leur passion et, partant, de ne jamais en découvrir la véritable richesse ». Pierre Bourgault, « La Culture. Écrits polémiques » t.2, 1996.

Qu’à cela ne tienne…les temps auront beau changé, la nécessité incontournable d’un leader charismatique, peu importe son sexe, demeure, à mon avis, la pierre angulaire de tout mouvement qui désire occuper la plate-forme médiatique indispensable pour faire avancer la cause qu’il défend.

On aura beau invoquer les exemples de leaders du passé qui, malgré leur charisme, n’ont pas réussi à mener à terme la mission qu’ils s’étaient donnée, il n’en demeure pas moins que, sans leur détermination et leur charisme, leur cause n’aurait pas cheminé aussi loin.

Dans ce contexte, le dixième anniversaire du décès de Pierre Bourgault le 16 juin, que je qualifierais d’un des plus grands communicateurs de la scène politique québécoise du dernier siècle, mérite qu’on s’arrête, l’espace de quelques lignes, sur certains extraits du livre qu’il a publié en 1990 sous le titre « Maintenant ou jamais » aux Éditions internationales Alain Stanké.

Parlant de l’objectif d’indépendance qui est « le même depuis plus 30 ans », « Je me sens un peu ridicule d’avoir à le souligner mais quand je pense à tous les détours que nous avons pris et à toutes les contorsions que nous avons faites pour éviter d’en parler ou pour repousser indéfiniment l’échéance, je me dis qu’il est impérieux de frapper toujours sur le même clou, au risque de paraître radoter. »

Parlant de la conjoncture de 1990, « Chez les souverainistes, on s’entend pour dire qu’il faut faire vite. En effet, si la conjoncture est aussi favorable qu’on le dit, il faut savoir saisir l’occasion. Les choses changent vite en notre monde et rien ne nous dit que la ferveur du temps présent ne tournera pas à l’indifférence ou que les circonstances exceptionnelles qui nourrissent le mouvement se perpétueront longtemps. »

Parlant des sondages qui démontraient à cette époque une progression constante de l’appui à la souveraineté du Québec, « Répercutés tous azimuts par les journaux, la télévision ou la radio, ces chiffres confortent les militants dans leur choix, ébranlent les indécis et augmentent le nombre des convertis. C’est le syndrome de la saucisse : plus on en mange… »

Et je pourrais poursuivre la liste des citations de Pierre Bourgault encore et encore…un communicateur qui, en plus d’utiliser les mots qui frappent, qui dérangent et qui vont parfois jusqu’à ébranler, possédait la rare qualité de ce que l’on appelle dans le jargon théâtral « une bête de scène ».

Enfin, on aura beau clamer sur tous les toits que les indépendantistes ne sont jamais satisfaits de ce qu’ils ont et qu’ils mettent leurs efforts et leur énergie à chercher un chef charismatique au lieu de travailler sur l’indépendance du Québec, je persiste et signe : de Pierre Bourgault à Jacques Parizeau en passant par René Lévesque, le mouvement indépendantiste a accompli un long chemin qui serait demeuré lettre morte sans leur charisme allié à leur conviction viscérale en la cause qu’ils défendaient, à savoir l’accession du Québec à sa pleine autonomie.

vigile.net tribune libre 5 juin 2013

Une figure de proue des carrés verts rejoint Équipe Labeaume

5 juin 2013

L’ex-porte-parole et membre du comité exécutif du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec, opposé à la grève étudiante du printemps 2012, Laurent Proulx, sera candidat pour Équipe Labeaume aux élections du 3 novembre dans le district électoral de Cap-Rouge-Laurentien.

En ouvrant les portes de son parti à une figure de proue des carrés verts, Régis Labeaume ne dévoile-t-il pas du même coup la couleur qu’il privilégiait lors du printemps érable? En fait, ne dit-on pas que quiconque se ressemble s’assemble? Pour vous aider à répondre à ces questions, demandez-vous si M. Labeaume aurait démontré autant de bienveillance envers Gabriel Nadeau-Dubois si ce dernier avait manifesté ses intentions de faire partie de son équipe.

quebechebdo 5 juin 2013
cyberpresse.ca 5 juin 2013 "Une candidature qui parle…"

Et Jean-Martin Aussant…une alternative réaliste?

4 juin 2013

D’entrée de jeu, je tiens à préciser que l’article qui suit m’est venu spontanément après avoir lu les derniers articles faisant allusion à l’hypothétique nomination de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois.

Un débat suscité par Pierre Cloutier dans le cadre d’un candidat possédant les qualités de leader nécessaires à l’accession du Québec à son indépendance. À titre de référence, je vous cite un extrait de l’article de M. Cloutier paru sur cette tribune en date du 2 juin sous le titre « Pourquoi Pauline Marois devrait démissionner ». Ainsi, parlant de la candidature de PKP :

« Le mouvement indépendantiste a surtout besoin à ce stade-ci de son histoire d’un vrai « libérateur » de peuple – qu’il soit ou femme, dont la mission sera prioritairement de mettre le cap sur l’indépendance, de proposer un projet de pays concret et emballant aux Québécois lors de la prochaine élection, de tenir un référendum rapide et de convoquer une constituante citoyenne. »

Du côté de Louis Champagne, dans sa réplique à Pierre Cloutier parue sur cette tribune le 3 juin sous le titre « Questions sur la promotion de Pierre Karl Péladeau par Pierre Cloutier », on peut lire ceci :

« Et comment savez-vous que PKP est intéressé à venir diriger le PQ ? Qui plus est, s’il acceptait, comment savez-vous qu’une fois l’indépendance faite, il va gentiment rentrer dans ses terres avec la satisfaction du devoir accompli ? C’est bien beau de nous faire la promotion de quelqu’un en nous disant qu’une fois faite l’indépendance, nous nous en débarrasserons comme une vieille chaussette, mais je ne crois pas qu’il va apprécier cette marque de respect. »

Deux auteurs, deux argumentaires qui possèdent toutes les deux leur part de pertinence. Toutefois, à tout considérer, ce débat est confiné au monde des hypothèses et, à ce titre, justifie-t-il une telle polémique ? Ne vaudrait-il pas mieux dépenser nos énergies sur des hypothèses qui tiennent compte de la réalité actuelle ?

Dans le contexte de la quête au « vrai libérateur de peuple » souhaitée par Pierre Cloutier à laquelle j’ai déjà souscrit officiellement dans un article intitulé « La nécessité incontournable d’un leader charismatique », j’aurais plutôt tendance à me tourner du côté du seul parti qui prône en priorité l’indépendance du Québec, à savoir Option nationale, et, par ricochet, de son chef, Jean-Martin Aussant.

Par contre, malgré les qualités dominantes de JMA, particulièrement son intégrité et ses convictions clairement affirmées dans le programme de son parti, je demeure encore perplexe sur le charisme dont il peut faire preuve à « ce stade-ci de l’histoire du mouvement indépendantiste ».

À mon sens, le chef d’ON devra travailler davantage son image médiatique en changeant la perception « intellectuelle » qu’il projette pour revêtir davantage le costume du tribun accompagnant ses partisans sur le terrain…Alors, on verra s’il possède les qualités d’un leader charismatique recherchées.

vigile.net tribune libre 4 juin 2013

Commentaire:

"Le "charisme" qui manque à JMA, c’est le manque de tribunes où il pourrait se faire valoir. Ni Radio-Canada, ni la Presse ni Québécor ne se ruent aux portes pour se l’arracher. Il marcherait sur les mains de Montréal à Québec et c’est possiblement en page 7 qu’on mentionnerait son exploit. Les oligarques qui nous dirigent savent qu’il est extrêmement dangereux.Tous nos médias vont préférer donner de l’espace à Khadir et David plutôt qu’à JMA. Khadir et David, pour eux, sont des amuseurs de grand public. Ils les présentent d’ailleurs souvent de cette façon."

François Ricard l'inconnu
vigile.net tribune libre 4 juin 2013

La morbidité comme toile de fond artistique!

4 juin 2013

Enlever des enfants en les attirant avec des bonbons et des iPod, les enfermer dans des vieilles poches de patates, les accrocher au plafond et les battre avec une masse en fer. Tel était le projet de fin d'études de David Dulac, 24 ans, ex-étudiant de l'Université Laval, aujourd'hui accusé de menaces de mort.

Sans même avoir besoin d'être convaincu par la procureure de la Couronne, le juge Rosaire Larouche a ordonné la détention du jeune homme, sans antécédents judiciaires, soulignant que le projet des enfants enlevés «dépasse l'entendement». Quant à David Dulac, il affirmé, pour sa défense, qu’il voulait représenter «l'humanité ou son héritage».

Quand un « prétendu futur artiste » pousse la notion de l’art à un tel niveau de morbidité, nous sommes en droit de nous demander jusqu’où David Dulac exploitera sa vision macabre de l’humanité dans son prochain projet machiavélique!

quebechebdo 4 juin 2013