Jean-Louis Roux, un grand parmi les grands

3 décembre 2013

En écoutant l’entrevue de Marie-Claude Lavallée avec Jean-Louis Roux réalisée en 2008 dans le cadre de l’émission « Les rendez-vous de Marie-Claude », je n’ai pu m’empêcher de faire le rapprochement entre l’homme et son rôle d’Ovide Plouffe dans le téléroman de Roger Lemelin présenté sur le petit écran de Radio-Canada entre 1953 et 1959.

Ovide, l’intellectuel de la famille, le grand incompris, le personnage tourmenté, un rôle qui collait à la peau de l’homme qui l’incarnait et qui a joué de façon admirable au théâtre ce type de personnages hors nature dans plusieurs tragédies du théâtre classique aussi bien en français qu’en anglais, en particulier dans les pièces de Molière et de Shakespeare.

Toutefois, au-delà de cet homme de théâtre que Marie-Claude Lavallée nous fait revivre au cours de cette entrevue, et de son passage houleux au milieu des années 90 dans la vie politique, nous découvrons un être doté d’une extrême sensibilité qui nous parle avec tendresse de la relation qu’il entretient avec ses petits-enfants.

Toute la vie de Jean-Louis Roux, à commencer par son choix de faire carrière au théâtre alors que son père le destinait à la médecine, se sera déroulée dans un scénario parsemé d’émotions contradictoires qui l’auront prédestiné à devenir l’un des grands hommes de théâtre parmi les grands.
 

quebechebdo 3 novembre 2013

Difficile, la profession d’enseignant

2 décembre 2013

Dans son dernier ouvrage, Maurice Tardif, chercheur du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante et professeur à l'Université de Montréal, relève à mon sens deux facteurs primordiaux expliquant en grande partie les difficultés reliées à la profession d’enseignant d’aujourd’hui.

D’abord, la précarité de l’emploi à laquelle est soumis près d’un enseignant sur deux, une situation aberrante compte tenu de la nécessaire continuité que la profession exige auprès des jeunes si nous souhaitons vraiment établir le contact entre les élèves et leurs enseignants.

Ensuite, la complexité des tâches causée par la variété des clientèles étudiantes qui exigent des enseignants qu’ils deviennent tour à tour parents, psychologues et même policiers à l’occasion, des rôles qui viennent contrecarrer leur tâche première, à savoir communiquer des connaissances.

Si vous ajoutez à cela, toujours selon M. Tardif, le fait que le MELS continue de grever l’enveloppe budgétaire de l’éducation, vous obtenez la recette idéale pour aboutir à un taux de décrochage explosif…et de burn out professionnels!

Conséquemment, je ne peux que souscrire à la suggestion de Maurice Tardif à l’effet de mettre de l’avant une campagne de valorisation du métier d’enseignant dans l’opinion publique qui pourrait, à mon avis, servir de levier populaire susceptible d’éveiller les autorités gouvernementales sur les faiblesses d’un système d’éducation gangrené!

quebechebdo 2 décembre 2013
vigile.net tribune libre 2 décembre 2013

Duceppe se range du côté des « modérés »

2 décembre 2013

L’ex-chef du Bloc québécois et coprésident de la Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi, Gilles Duceppe, rompt le silence et se range du côté des modérés concernant le projet de charte des valeurs québécoises du gouvernement péquiste, invoquant le droit de s’exprimer comme tout autre citoyen :

« On nous appelle les belles-mères. Mais nous sommes des citoyens ! Aux États-Unis, Jimmy Carter et Bill Clinton ont continué à parler après leur départ. Ce serait bien le bout si ceux qui ont consacré leur vie à la chose publique n’avaient plus le droit de se prononcer sur les affaires publiques importantes. »…Soit!

Toutefois, M. Duceppe sait fort bien que son opinion n’aura pas le même poids qu’un « citoyen ordinaire » et qu’elle prêtera flanc à la critique. D’entrée de jeu, il faut admettre que Gilles Duceppe demeure conséquent avec la position défendue par le Bloc en 2007 devant la commission Bouchard-Taylor, ce qui en soi, n’a rien de surprenant.

En toile de fond, Gilles Duceppe réitère son soutien à un État laïque où « aucune prescription religieuse ne vient transgresser les règles de la cité ». Pour expliquer son argumentaire, il s’appuie sur le principe de la « cohérence » dans l’approche de la laïcité, et qui l’amène à se poser deux questions : « Sur quoi on pourrait se baser pour affirmer que le port du foulard ou de la kippa par un médecin contrevient au principe de neutralité de l’État? Une éducatrice de garderie qui porte un foulard islamique serait-elle moins respectueuse des droits des enfants ? »

À ce sujet, j’aurais aimé que M. Duceppe élabore davantage sur ce qu’il entend par les « règles de la cité »…En termes clairs, est-ce que le projet de loi 60 « transgresse » les dites lois et si oui, en quoi?

En ce qui a trait à ses interrogations, il m’apparaît clair que Gilles Duceppe met le pied dans l’épineux débat entre les droits individuels et les droits collectifs de la société québécoise, le pivot central du projet de charte des valeurs québécoises présenté par le ministre Drainville.

Quant à savoir si le PQ va trop loin avec le projet de loi 60, l’ex-chef du Bloc réplique que l’important est « d’avoir une cohérence et de développer le plus large consensus possible sans affecter cette cohérence et certains principes »…On reconnaît bien en ces termes le style politiquement « rassembleur » de Gilles Duceppe qui a toujours, à tort ou à raison, tenté de rallier « le plus large consensus » tout au cours de sa carrière politique.

Par ailleurs, dans le cas du projet de loi 60, l’heure n’est plus à ce type de compromis à saveur tiède et aux allures timides…Le temps est venu pour le peuple québécois de s’affirmer en tant que nation distincte qui a hérité des valeurs de ses courageux ancêtres!

quebechebdo 2 décembre 2013
vigile.net tribune libre 3 décembre 2013 "Duceppe se range du côté de Bouchard-Taylor"

Un cours d’histoire « trop politique »!…

1 décembre 2013

« Depuis 1763, nous n’avons plus d’histoire, sinon celle, par réfraction, que nos conquérants veulent bien nous laisser vivre, pour nous calmer. Cette tâche leur est d’autant plus facile que nous sécrétons nos propres bourreaux. » Léon Dion

En lisant l’article du Devoir illustré par le lien ci-dessous, on ne peut que constater que, dans la foulée de Léon Dion, « nous secrétons nos propres bourreaux », en l’occurrence, dans le cas présent, l’Association québécoise pour l’enseignement en univers social (AQEUS) qui argue que le travail fait jusqu’ici par les deux experts mandatés par le ministère de l’Éducation est trop calqué sur les positions de la Coalition pour l’histoire qui plaide pour remettre le concept de « nation québécoise » au coeur de l’enseignement.

« Le document qui sert de guide aux consultations, fait « assez centré sur les élèves », croit Lise Proulx, la présidente de l’AQEUS. Il semble faire la part belle à un retour aux connaissances, versus aux compétences, selon la terminologie propre à la réforme. »

Eh bien, Mme Proulx, ne vous en déplaise et n’en déplaise aux « compétences », sachez que je suis porté à privilégier les « connaissances » des faits qui ont marqué l’histoire du Québec plutôt que de vagues notions éthérées dans des concepts flous qui n’ont rien à voir avec l’histoire…et que nos jeunes pourront faire preuve de « compétences » le jour où ils auront accumulé des « connaissances » !

Vous savez, Mme Proulx, au cours de mes quelque trente ans d’expérience dans le monde de l’éducation, j’ai passé à travers quelques « réformes pédagogiques » et toujours, je suis resté fidèle à ma vocation, à savoir la communication des connaissances !

vigile.net tribune libre 1er décembre 2013

http://www.ledevoir.com/societe/education/394073/un-cours-d-histoire-trop-oriente-au-gout-des-profs

 

Le Forum de Montréal: 90 millions de spectateurs

30 novembre 2013

Avant l'ouverture du Forum de Montréal em 1924, au 2313, rue Sainte-CatherineOuest, à l'angle de l'avenue Atwater, on retrouvair un centre de patinage à roulettes et une patinoire extérieure qui avaient été construits par Joseph-Alphonse Christin.

En 1924, un consortium achète le terrain de Christin. L'homme d'affaires Edward Beatty réussit à amasser la somme de 406 000$ pour construire un amphithéâtre de 9 300 places pour les Maroons de Montréal. Le Forum ouvre ses portes le 29 novembre 1924 avec une partie opposant les Canadiens de Montréal aux Saint Pats de Toronto. 

Bien que le Tricolore n’élira domicile au mythique édifice qu’en 1926, il est invité à inaugurer le nouvel amphithéâtre doté d’une glace artificielle, puisque que la surface naturelle de l’aréna Mont-Royal n’est pas prête.

Championne en titre de la coupe Stanley, la troupe de Léo Dandurand ne tarde pas à montrer ses couleurs. Le match n’est vieux que de 55 secondes lorsque l’attaquant Billy Boucher inscrit le tout premier but dans l’histoire de l’amphithéâtre en déjouant le gardien John Roach. Poursuivant sur sa lancée, Boucher marquera deux autres buts pour revendiquer le premier tour du chapeau inscrit au Forum.

Aurèle Joliat, avec deux buts, Howie Morenz et le capitaine Sylvio Mantha complètent ses efforts tandis que le gardien Georges Vézina ne concède qu’un seul but aux visiteurs en route vers un gain de 7 à 1.

Lieu historique national du Canada

Les Canadiens ne fouleront la glace du Forum au cours des deux saisons suivantes que pour y affronter les Maroons – l’autre formation montréalaise – qui viennent de voir le jour pour la saison 1924-1925. À compter de 1926-1927, les deux formations se partageront le Forum avant que les Maroons ne cessent leurs activités en 1938.

Le Forum ferme ses portes au hockey professionnel le 11 mars 1996, après une victoire des Canadiens contre les Stars de Dallas 4 à 1. Andreï Kovalenko marque le tout dernier but de l'histoire de ce temple du hockey. Outre les Canadiens de Montréal, le Forum aura hébergé les Maroons de Montréal, les Québécois de Montréal (crosse), les Roadrunners de Montréal (roller hockey) et le Canadien junior de Montréal.

Entre 1924 et 1996, le Forum de Montréal a accueilli près de 90 millions de spectateurs pour de nombreux événements sportifs et artistiques. Il a été nommé lieu historique national du Canada le 1er juin 1997.

quebechebdo 30 novembre 2013

Le sparadrap sur la plaie

29 novembre 2013

En lisant l’article d’un quotidien sur les travaux d’installation de la « superpoutre » sur le pont Champlain prévus pour la fin de semaine du 30 novembre, j’ai eu l’impression d’assister à une opération chirurgicale au cours de laquelle l’équipe de médecins appliquait un sparadrap sur une plaie à un patient dont l’état nécessitait des soins beaucoup plus poussés.

En attendant, des milliers d’automobilistes font la queue sur ce pont délabré pendant que les différents paliers de gouvernements tergiversent lamentablement sur les moyens à prendre pour sauver la face au détriment de la santé du « patient »…et de la sécurité des automobilistes!

quebechebdo 29 novembre 2013
Le Journal de Québec 1er décembre 2013

François, un pape pas comme les autres

29 novembre 2013

Le pape François continue d’étonner, voire de provoquer, par ses déclarations fracassantes sur la société d’aujourd’hui. Cette fois-ci, il s’en prend au capitalisme financier qu’il qualifie de système économique de « l’exclusion » et de « nouvelle tyrannie invisible » tout en plaidant pour un « retour de l'économie et de la finance à une éthique en faveur de l'être humain », en appelant les dirigeants des grandes puissances mondiales à lutter contre la pauvreté et les inégalités engendrées par le capitalisme financier, et en rappelant la nécessité d’une solidarité sans condition entre riches et pauvres.

« Il n'est pas possible que le fait qu'une personne âgée réduite à vivre dans la rue, meure de froid ne soit pas une nouvelle, tandis que la baisse de deux points en Bourse en soit une… Tant que ne seront pas résolus radicalement les problèmes des pauvres, en renonçant à l'autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, et en attaquant les causes structurelles de la disparité sociale, les problèmes du monde ne seront pas résolus, ni en définitive aucun problème. La disparité sociale est la racine des maux de la société ».

Extrait du document apostolique du pape François « Evangelii Gaudium » (« La Joie de l'Évangile »)

Une exhortation apostolique qui en appelle à la « gratuité » et à la « solidarité » pour contrer le « capitalisme sauvage », dans le style chaleureux et simple du pape François, tranchant radicalement avec les écrits plus académiques et plus formels de ses prédécesseurs.

"Ici se vit une hospitalité ouverte, sans distinction de nationalité et de religion, selon l'enseignement de Jésus. Nous devons tous retrouver le sens du don, de la gratuité, de la solidarité. Un capitalisme sauvage a enseigné la logique du profit à tous prix, du don fait pour obtenir, de l'exploitation sans attention aux personnes. Et nous en voyons les résultats dans la crise que nous vivons !"

Le 21 mai 2013, au Vatican, en visite à la maison d'accueil tenue par les soeurs de Mère Térésa

Indépendamment du fait que je ne sois pas un « catholique pratiquant », force m’est de constater que François m’interpelle sur les valeurs profondes de justice entre les hommes qui m’ont été inculquées dès ma jeunesse et que j’ai toujours défendues. Aussi dois-je admettre que ce pape, au contraire de ses prédécesseurs, incarne une dynamique de renouveau bénéfique au sein de l’Église catholique.
 

quebechebdo 29 novembre 2013
vigile.net tribune libre 29 novembre 2013

Les voies réservées de la frustration

28 novembre 2013

Mercredi, le 27 novembre, 16h10, je pars de mon lieu de travail et emprunte l’autoroute Robert-Bourassa, direction nord, confiant que les aménagements que les automobilistes ont dû subir depuis près de quatre ans me permettront de rouler enfin à une vitesse normale…

Mais voilà que, dès le premier feu de circulation, j’aperçois au loin le long convoi de voitures avancer péniblement pendant que les autobus filent à vive allure à mes côtés dans leur voie réservée.

J’ouvre alors la radio, histoire de me détendre un peu et de calmer ma frustration, et j’entends un bulletin sur la circulation qui annonce que l’autoroute Robert-Bourassa est congestionné de l’Univesité Laval jusqu’à la sortie Charest…Merci mais je m’en étais rendu compte!

Trêve de plaisanterie (de toute façon, je n’avais pas du tout le goût de plaisanter!), je dois vous avouer que j’ai vécu de la frustration en assistant à ce triste spectacle dans lequel, me suis-je dit, le « méchant » automobiliste est encore une fois pris en otage par les environnementalistes à outrance!

quebechebdo 28 novembre 2013

Tourisme Montréal: la vache à lait de Charles Lapointe

28 novembre 2013

La « mauvaise utilisation des fonds publics » relevée par le vérificateur général du Québec, Michel Samson, concernant le salaire, les primes et les avantages sociaux de l’ex-p.-d.g. de Tourisme Montréal tient carrément du vil scandale. Jetons d’abord un coup d’œil sur la « liste d’épicerie » de Charles Lapointe :

-Un salaire annuel frôlant les 400 000 $ (la rémunération de la première ministre du Québec est de 180 781 $)
-Indemnité de départ de 654 000 $
-Au cours des deux dernières années, Charles Lapointe s’est fait rembourser plus de 145 000 $ de frais de voyage en Europe et en Asie, payant parfois jusqu’à 1000 $ la nuit, soit quatre fois plus que la limite habituelle pour les voyages de sous-ministres et présidents d’organismes gouvernementaux dans ces régions
-Les frais de repas et d’alcool pour la même période s’élèvent à près de 40 000 $
-Autre irrégularité frappante, l’ex-p.-d.g. s’était négocié une allocation financière de plus de 10 000 $ par an pour les frais liés à l’utilisation d’une automobile, alors que son employeur lui fournissait déjà un véhicule de service tous frais payés. Sur trois ans, le v.g. a repéré des dépenses d’environ 10 000 $ réclamées en double
-Utilisation de relevés fiscaux à des fins personnelles lui ayant permis de déduire 64 000 $ pour les trois dernières années, ce qui est illégal sur le plan fiscal

Salaire exorbitant, prime de départ scandaleuse, fourberie…le menu idéal pour l’ouverture d’une enquête poussée sur les us et coutumes du conseil d’administration de Tourisme Montréal depuis les 24 dernières années pendant lesquelles le « prince » de l’organisme s’est vautré outrageusement dans les fonds publics sans qu’aucune mesure de redressement ne soit appliquée.

Pire encore, la direction de Tourisme Montréal a réagi par voie de communiqué au rapport du v.g. en alléguant que le salaire du p.-d.g. « se situe dans la moyenne des offices de tourisme de villes semblables avec qui Montréal compétitionne », tout en ajoutant timidement, par la voix du président du conseil d’administration, Jacques Parisien, que « des mesures de gouvernance en lien avec des recommandations du vérificateur général sont déjà en place ou sont en voie de réalisation. »

Pour sa part, le ministre du Tourisme, Pascal Bérubé, argue qu’il s’abstiendra de commentaire pour l’instant, « Revenu Québec [étant] déjà saisi de cette question ». Il entend toutefois rencontrer le conseil d’administration très prochainement. « C’est inacceptable pour nous, ce l’est certainement pour les contribuables québécois. Nous avons des questions sérieuses à poser au conseil d’administration pour nous assurer que ça ne puisse pas se reproduire et comprendre ce qui s’est passé. »

Grand bien lui fasse, mais, à mon sens, la gravité des révélations du v.g. sont assez sérieuses pour que le gouvernement Marois intervienne dans ce dossier répugnant et profite de l’occasion pour inventorier dans les meilleurs délais tous les organismes publics assujettis au profil de Tourisme Montréal et définisse des règles strictes sur leurs politiques salariales et leurs règlements internes de contrôle.

quebechebdo 28 novembre 2013
vigile.net tribune libre 28 novembre 2013 "La vache à lait de Charles Lapointe"

Haro sur Transports Canada

27 novembre 2013

J’écoutais l’entrevue réalisée par Anne-Marie Dussault à l’émission 24h en 60 minutes du 26 novembre avec Steven Blaney, le ministre fédéral de le Sécurité publique et de la Protection civile, qui vantait les réalisations de Tansports Canada depuis 2007 concernant la sécurité ferroviaire au Canada, et je ne pouvais m’empêcher de constater avec quel « aplomb » il réussissait à noyer habilement le poisson sur les révélations pour le moins compromettantes du vérificateur général concernant les lacunes de Transports Canada en matière de sécurité ferroviaire.

Des révélations qui prouvent que, quelques jours avant la tragédie de Lac-Mégantic qui a fauché la vie de 47 personnes en plus de saper le centre-ville, Transports Canada était dans l’incapacité de cibler les entreprises ferroviaires les plus à risque, notamment la MMA.

Pour la énième fois depuis plusieurs années, Ottawa reçoit le blâme du vérificateur général sur des lacunes qui persistent relativement à la sécurité ferroviaire et, pour la énième fois, le gouvernement fédéral, cette fois-ci par la voie de la ministre des Transports Lisa Raitt, plaide que certains changements ont été apportés à la suite de la catastrophe de Lac-Mégantic et que « c’est la façon de faire que nous établissons pour l’avenir ».

Et bien Mme Raitt, l’avenir, c’est maintenant et c’est urgent avant que d’autres convois ne viennent mettre à sac des régions entières et détruire la vie de centaines de personnes !

vigile.net tribune libre 27 novembre 2013
quebechebdo 27 novembre 2013