Un cours d’histoire « trop politique »!…
« Depuis 1763, nous n’avons plus d’histoire, sinon celle, par réfraction, que nos conquérants veulent bien nous laisser vivre, pour nous calmer. Cette tâche leur est d’autant plus facile que nous sécrétons nos propres bourreaux. » Léon Dion
En lisant l’article du Devoir illustré par le lien ci-dessous, on ne peut que constater que, dans la foulée de Léon Dion, « nous secrétons nos propres bourreaux », en l’occurrence, dans le cas présent, l’Association québécoise pour l’enseignement en univers social (AQEUS) qui argue que le travail fait jusqu’ici par les deux experts mandatés par le ministère de l’Éducation est trop calqué sur les positions de la Coalition pour l’histoire qui plaide pour remettre le concept de « nation québécoise » au coeur de l’enseignement.
« Le document qui sert de guide aux consultations, fait « assez centré sur les élèves », croit Lise Proulx, la présidente de l’AQEUS. Il semble faire la part belle à un retour aux connaissances, versus aux compétences, selon la terminologie propre à la réforme. »
Eh bien, Mme Proulx, ne vous en déplaise et n’en déplaise aux « compétences », sachez que je suis porté à privilégier les « connaissances » des faits qui ont marqué l’histoire du Québec plutôt que de vagues notions éthérées dans des concepts flous qui n’ont rien à voir avec l’histoire…et que nos jeunes pourront faire preuve de « compétences » le jour où ils auront accumulé des « connaissances » !
Vous savez, Mme Proulx, au cours de mes quelque trente ans d’expérience dans le monde de l’éducation, j’ai passé à travers quelques « réformes pédagogiques » et toujours, je suis resté fidèle à ma vocation, à savoir la communication des connaissances !
vigile.net tribune libre 1er décembre 2013
http://www.ledevoir.com/societe/education/394073/un-cours-d-histoire-trop-oriente-au-gout-des-profs
Henri Marineau

