Histoire vraie de Sylvie Therrien

10 décembre 2013

Pour avoir osé livrer aux médias des documents internes fixant les quotas de prestations à être récupérées annuellement par chaque inspecteur de l’assurance-emploi, une employée dénonciatrice, Sylvie Therrien, suspendue et sans revenu depuis mai 2013, a été congédiée en octobre dernier pour inconduite en plus d’avoir perdu son droit à recevoir des prestations d’assurance-emploi.
http://actualites.sympatico.ca/nouv…

Parallèlement à cette histoire pour le moins scandaleuse, on se rappellera que Pauline Marois, lors de la dernière campagne électorale, avait dénoncé la réforme fédérale de l’assurance-emploi et s’était engagée à militer pour le rapatriement de cette compétence si elle devenait première ministre.

Or, pour ce faire, la première ministre a créé la commission Duceppe-Dionne-Marsolais qui, après avoir reçu 170 mémoires et avis d’experts pour mener à bien ses travaux, recommande que la gestion du programme fédéral d’assurance-emploi soit « déléguée » au Québec, les coprésidents, pour éviter un « éternel débat constitutionnel », ayant renoncé à revendiquer un rapatriement comme tel de cette compétence, se contentant de proposer une délégation de pouvoirs par entente administrative. Ils demandent donc au gouvernement Marois d’entreprendre des négociations en ce sens avec Ottawa.

En résumé, encore une fois, le Québec devrait s’embarquer dans la galère des « négociations » avec Ottawa…Y-a-t-il quelqu’un de lucide qui croit sérieusement que le gouvernement Harper cèdera un pouce de ses pouvoirs dans ce dossier ?

Quant à Sylvie Therrien, malgré toute la sympathie que sa cause suscite auprès de la population, j’ai bien peur qu’elle risque de mourir au feuilleton des affaires classées dans les tiroirs secrets des sénateurs conservateurs !…

« Alors qu’au pays, les maires et les sénateurs reçoivent leurs salaires tant et aussi longtemps qu’ils ne sont pas reconnus coupables (ou encore qu’ils renoncent d’eux-mêmes à leurs fonctions), même quand les preuves accablantes se multiplient, Mme Therrien a tout simplement perdu son emploi, n’ayant pas droit à son assurance-salaire pour avoir dit la vérité. » 

vigile.net tribune libre 10 décembre 2013
quebechebdo 10 décembre 2013 "L'histoire vraie de Sylvie Therrien" (version abrégée)
Le journal de Québec 11 décembre 2013 "L'histoire vraie de Sylvie Therrien" (version abrégée)

Le pouvoir de l’écriture

9 décembre 2013

Comme à chaque année depuis 10 ans s'est tenu les 8 et 9 décembre le marathon d’écriture de deux jours parrainé par Amnistie internationale dans plus de 775 villes de près de 75 pays, et destiné à faire des pressions auprès des autorités gouvernementales des pays où sont détenus des prisonniers d’opinion.

Depuis 2000, 66 % des cas qui ont été parrainés par Amnistie internationale ont été libérés, soit 87 sur 132. Seulement en 2012, plus de 1,9 million de cartes ont été envoyées, dont 40 000 en provenance du Québec.

À une époque où les réseaux sociaux accaparent la quasi totalité des médias de masse, il est consolant de constater que l’écriture traditionnelle réussit à exercer encore une influence politique de taille sur les autorités gouvernementales en place!

quebechebdo 9 décembre 2013
vigile.net tribune libre 9 décembre 2013

Les parents, les grands absents

8 décembre 2013

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’argumentaire de David Desjardins dans son article paru dans le Devoir du 7 décembre sous le titre Il faut qu’on parle de l’école dans lequel l’auteur aborde la possibilité d’un sommet sur l’éducation sur divers aspects dont un tel sommet devrait traiter.

http://www.ledevoir.com/societe/education/394604/il-faut-qu-on-parle-de-l-ecole

D’entrée de jeu, je dois admettre, tout comme M. Desjardins, que j’ai moi aussi développé des comportements « allergiques » à ces sommets qui, trop souvent, aboutissent à de belles déclarations de principes qui vont s’échouer sur les tablettes des fonctionnaires du ministère.

Toutefois, puisque la ministre de l’Éducation semble vouloir mettre de l’avant un tel projet, je me permettrai d’ajouter à la liste des problèmes soulevés par l’auteur un facteur déterminant qui pourrait contribuer à améliorer grandement la qualité de la mission éducative de l’école, à savoir l’arrimage du milieu familial avec celui de l’école.

À mon sens, tant et aussi longtemps que les parents et les agents d’intervention du milieu scolaire ne s’assoiront pas ensemble pour établir la communication entre eux, les jeunes se sentiront ballottés entre deux mondes souvent hélas diamétralement opposés. On prétend souvent, et à raison, que l’éducation commence à la maison…encore faut-il qu’elle puisse se poursuivre à l’école!

Conséquemment, si sommet sur l’éducation au Québec il y a, il m’apparaît primordial que les parents soient partie prenante au débat.
 

quebechebdo 8 décembre 2013
vigile.net tribune libre 9 décembre 2013 "Les parents doivent être partie prenante au débat"

Favoritisme et copinage péquistes?

7 décembre 2013

Après avoir lui-même exigé en septembre 2013 d’être relevé de ses fonctions comme délégué général du Québec à New York et avoir touché pendant trois mois son plein salaire sans travailler une seule petite heure, à savoir quelque 40 000 $ aux frais des contribuables, l’ex-chef du PQ et ancien ministre de l’Environnement, André Boisclair, touchera 172 000 $ annuellement à la présidence du COMEX, soit 82 000 $ de plus que son prédécesseur pour exercer exactement la même fonction.

Et, comme si ce n’était pas suffisant, André Boisclair, au contraire de son prédécesseur qui était contractuel et facturait quotidiennement 372 $ pour ses services, André Boisclair sera salarié avec tous les avantages sociaux que ça implique. En chiffres concrets, M. Mercier, le libéral, coûtait 1860 $ par semaine et était rémunéré pour 48 semaines chaque année alors qu’André Boisclair coûtera hebdomadairement 3300 $ aux contribuables québécois et sera payé durant les 52 semaines que comporte l’année en plus des nombreux avantages sociaux associés à sa fonction.

Autre « accommodement » pour le nouveau président du COMEX, il travaillera à partir de Montréal, même si le secrétariat de l’organisation se trouve à Québec, tout en prenant toutefois soins de préciser, du côté du gouvernement, que le COMEX possède également un bureau dans la métropole.

En bref, le statut du poste a changé et le salaire a doublé pendant que le mandat de l’organisme, lui, est demeuré le même. Sans remettre en doute les compétences et l’expertise d’André Boisclair, il est permis de se demander tout au moins quels sont les motifs « raisonnables » qui justifient cette bonification soudaine des paramètres de l’emploi.

Difficile de ne pas prêter flanc aux « mauvaises langues » qui pourraient être tentées de lier la personne choisie pour la fonction et ce traitement de faveur plutôt généreux, voire contestable et injustifié. Pourtant, Pauline Marois et le PQ ont été portés au pouvoir sur la promesse de rompre avec le copinage libéral dénoncé à bras raccourcis durant la dernière campagne électorale… eh bien, il semble que l’histoire se répète!
 

quebechebdo 7 décembre 2013
vigile.net tribune libre 7 décembre 2013 "Favoritisme et copinage"

Les travailleurs saisonniers sont des « profiteurs »

6 décembre 2013

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le ministre canadien d’État à l’Agriculture et député de Beauce, Maxime Bernier, n’a pas inventé la diplomatie…Encore une fois, il a réussi à s’embourber dans ses termes concernant le statut des emplois saisonniers et la réforme de l’assurance-emploi en qualifiant les employés saisonniers de « profiteurs ».

« Quatre-vingts pour cent des gens […] qui ont perdu leurs prestations, ce n’était pas à cause de notre réforme. Ces gens-là n’étaient pas à la recherche active d’emploi. Pourquoi, ils n’étaient pas à la recherche active d’emploi ? Ces gens-là étaient soit sur une plage à Cuba ou en Floride », a-t-il lancé cavalièrement aux participants du congrès annuel de l’Union des producteurs agricoles.

Une déclaration pernicieuse qui n’a pas du tout eu l’heur de plaire aux quelque 350 producteurs agricoles réunis dans la salle principale du Centre des congrès de Québec. Aux yeux de Jean Côté, de l’UPA-La Mitis, la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement Harper « met en péril » la survie du secteur de l’agriculture, de la foresterie et de la pêche en accélérant la dévitalisation des régions du Québec, tout en insistant sur l’importance de compter année après année sur un certain nombre de travailleurs saisonniers ayant reçu une formation spécialisée.

Et, pour « apaiser » l’ire des participants, notre champion des relations diplomatiques allègue qu’il « vérifiera les statistiques » un an après l’entrée en vigueur de la réforme, même s’il se dit convaincu que « l’impact va être minime »…et, si jamais il s’était trompé, il les rassure en déclarant qu’ « il va falloir se rasseoir et regarder qu’est-ce qu’on peut faire pour modifier cette réforme-là »…En attendant les « statistiques », les travailleurs saisonniers de l’année en cours devront ronger leurs freins à la maison !

quebechebdo 6 décembre 2013 "Les employés saisonniers sont des "profiteurs""
vigile.net tribune libre 6 décembre 2013

Nelson Mandela: l’idéal d’une société libre et démocratique

6 décembre 2013

Retracer l’itinéraire de Nelson Mandela, c’est mettre à jour les synthèses paradoxales, improbables, menant à la révolution négociée en Afrique du Sud : le traditionaliste et le gentleman à la britannique, le patricien loyal à un parti de masse, le jeune homme en colère et le vieil homme de paix, le guérillero et l’apôtre de la réconciliation et du pardon, l’homme providentiel fondant la démocratie.

Entré en 1944 au sein de l’ANC, Nelson Mandela est arrêté le 11 juillet 1963 sur indication de la CIA pour avoir participé à la lutte contre les lois de l’apartheid et mené une campagne de sabotage contre des installations publiques et militaires.

Dans sa déclaration pour sa défense, prononcée devant la Cour suprême le 20 avril 1964, Nelson Mandela conclut en ces termes : « Toute ma vie je me suis consacré à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle toutes les personnes vivraient ensemble en harmonie avec les mêmes opportunités. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et agir. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

Le 11 février 1990, le chef historique du Congrès national africain recouvre la liberté après vingt-sept années passées derrière les barreaux en Afrique du Sud. Considéré comme le père de la jeune démocratie multiraciale sud-africaine, Nelson Mandela, symbole de l’obtention pour la première fois du droit de vote pour la majorité noire en 1994 et de la fin des souffrances endurées durant le régime raciste de l’apartheid, s’est éteint le 5 décembre à l’âge de 95 ans.

Son héritage principal aura été celui de la construction nationale : il a mis en place et soutenu, même contre son propre parti, la Commission Vérité et Réconciliation. Il a été l’un des acteurs majeurs de cette réconciliation avec des gestes à extraordinaire portée symbolique, rendant visite au juge l’ayant condamné ou à la veuve d’un des architectes de l’apartheid, conciliant là impératif pratique et exigence morale.

Parmi les nombreuses citations de Nelson Mandela, je retiens celle-ci : « En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d’en faire autant ». Puisse sa lumière continuer de scintiller au firmament des nations !

vigile.net tribune libre 5 décembre 2013
quebechebdo 6 décembre 2013
Le Devoir 7 décembre 2013 "L'idéal d'une société libre" (version abrégée)
cyberpresse.ca 7 décembre 2013 "Vos réactions à la mort de Nelson Mandela" (version abrégée)

Roméo Dallaire s’en va t’en guerre

5 décembre 2013

C’est un Roméo Dallaire affaibli et diminué que nous avons pu entendre et voir dans une entrevue réalisée avec Anne-Marie Dussault à son émission 24h en 60 minutes du 4 décembre.

Néanmoins, les quatre derniers présumés suicides qui se seraient déroulés en moins d’une semaine au sein de militaires revenant de missions de déploiement ont eu l’heur de faire ressortir toute la fougue du plus médiatisé des militaires canadiens atteints du syndrome de stress post-traumatique.

Pour le général à la retraite, il est inconcevable que le médecin-chef des forces armées canadiennes prétendent qu’il ne voit pas de cause à effet entre ces gestes de désespoir et le stress post-traumatique auxquels ont été soumis ces militaires et que ces drames peuvent être comparés à ceux qui se déroulent dans la vie civile.

La Défense nationale aura beau mettre sur la table toutes les statistiques alléguant que la « situation semble plutôt stable » en étalant des « moyennes » au niveau des suicides comme si la vie de ces militaires ne représentaient que des chiffres, il n’en demeure pas moins que chaque militaire revenant d’une mission de guerre qui pose un tel geste de détresse en est un de trop!

En conséquence, je ne peux que me rallier à la croisade de Roméo Dallaire dont le passé et le présent lui confèrent sans contredit une crédibilité à laquelle la Défense nationale ne peut humainement se soustraire. 

quebechebdo 5 décembre 2013

Mylène Paquette, ma personnalité québécoise de l’année 2013

5 décembre 2013

En cette période de l’année, nombreux sont les organismes et les médias qui dévoileront leur choix sur la personnalité de l’année au Québec. À cet effet, je vous propose un petit concours qui vous invite à choisir « votre » personnalité québécoise de l’année 2013.

En ce qui me concerne, c’est sans hésitation que j’opte pour la québécoise Mylène Paquette dont le courage et la détermination sans limite ont démontré à toute la planète à quel point cette femme a pu, non seulement vaincre sa « peur » de la mer en l’affrontant, mais aussi développer avec elle une complicité qui est venue nous chercher jusqu’aux plus profonds de nos tripes comme l’illustre à merveille cet extrait de sa lettre à la mer :

« J'ai eu peur de toi plus d'une fois. Maintenant que je t'aime à ce point, j'ai beaucoup plus peur pour toi que pour ma petite personne bien limitée. Promets-moi de bien prendre soin des marins de la planète qui te chevaucheront et qui feront passage en tes eaux.

De mon côté, je te promets de t'être toujours loyale, de leur parler de toi en bien et de louanger ta beauté, ta discipline, tes couleurs et surtout tes habitants. Je leur parlerai de toi, je leur dirai à quel point tu es belle, à quel point on ne se soucie pas assez de ton destin. Je leur dirai que tes oiseaux m'ont fait la cour tous les jours et que ton silence peut faire jaillir les plus vieux souvenirs ensevelis aux confins de nos esprits. »

quebechebdo 4 décembre 2013
Le journal Métro 6 décembre 2013 "Ma personnalité québécoise de l'année"

Bravade inadmissible de l’administration portuaire

5 décembre 2013

Décidément, la saga des silos érigés à l’anse au Foulon à Québec ne cesse d’ajouter de nouveaux épisodes à son scénario déjà bien garni. Cette fois-ci, c’est au tour du ministère de l’Environnement du Québec de dévoiler avoir fait parvenir en date du 25 novembre un avis de non-conformité à Arrimage Québec pour avoir omis de demander un certificat d’autorisation avant d’ériger un premier silo de granules de bois, soit dix jours après le montage de la structure et cinq jours après le passage d’un inspecteur.

Cet avis a été émis en vertu de l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement qui stipule que « Nul ne peut ériger ou modifier une construction [...] s’il est susceptible d’en résulter une émission, un dépôt, un dégagement ou un rejet de contaminants dans l’environnement ou une modification de la qualité de l’environnement, à moins d’obtenir préalablement du ministre un certificat d’autorisation. »

Mais l’Administration portuaire de Québec lui a répondu de façon laconique que la loi québécoise ne s’appliquait pas sur les terrains fédéraux. En ce qui a trait Arrimage Québec, cet avis de non-conformité n’est pas une surprise : « Arrimage considère que les autorités provinciales n’ont pas la compétence constitutionnelle sur le processus d’évaluation environnementale et d’approbation pour le projet de terminal maritime de débardage de granules de bois », écrit Johanne Lapointe, vice-présidente du développement corporatif et des communications pour Arrimage Québec, dans une lettre datée du 3 décembre.

Et, qui plus est, ce n’était pas le premier avertissement servi à Arrimage Québec dans ce dossier puisque, dès le 21 août, le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs l’avait avisé qu’il lui faudrait une autorisation du gouvernement du Québec « notamment afin d’évaluer les mesures d’atténuation prévues au niveau du bruit et relativement à la mise en place de dépoussiéreurs ».

Néanmoins, Johanne Lapointe a continué de marteler que ce projet « a été rigoureusement évalué au plan environnemental et a été autorisé par l’APQ, conformément à la législation et à la réglementation fédérale applicables », et que la construction se poursuivrait comme prévu et respecterait l’échéancier.

Une bravade inadmissible et outrancière de la part de l’Administration portuaire de Québec qui se camoufle derrière des « compétences constitutionnelles » fédérales qui viennent s’ingérer grossièrement dans le paysage environnemental des installations portuaires de la Capitale nationale !

vigile.net tribune libre 4 décembre 2013
quebechebdo 4 décembre "Silos au banc des accusés" (version abrégée)

Le début d’un temps nouveau?

3 décembre 2013

La cordialité manifeste démontrée dans les reportages présentés dans les divers médias sur la rencontre entre Régis Labeaume et Denis Coderre augure selon moi d’une période d’effervescence autant pour la capitale nationale et la métropole que pour le monde municipal en général.

En effet, un front commun Québec-Montréal pour mousser certains dossiers auprès des deux autres paliers de gouvernement, en particulier une autonomie accrue à l’intérieur d’un nouveau partage des responsabilités entre les différents ordres de gouvernement, ne peut être que bénéfique pour l’ensemble des municipalités du Québec.

En ce qui a trait au dossier sur les déficits des caisses de retraite des employés municipaux, Mm Labeaume et Coderre ont affirmé en faire une priorité, même si les deux maires ne s’entendent pas sur les moyens privilégiés pour les piloter.

Enfin, il y a longtemps qu’une telle complicité entre les administrations municipales entre les deux villes s’est manifestée…Peut-être assistons-nous au début d’un temps nouveau !

quebechebdo 3 novembre 2013
Le journal Métro 4 décembre 2013