10 novembre 2014
Quelque 2,2 millions de Catalans se sont déplacés le 9 novembre pour aller voter à la consultation populaire sur la double question suivante : « Voulez-vous que la Catalogne soit un État ? Si oui, voulez-vous que cet État soit indépendant ? ». Et 81 % des voix se sont traduites par un « oui » aux deux questions.
On pourra toujours invoquer que les partisans du « non » ne se sont pas présentés aux urnes sous prétexte que cette consultation n’avait aucun pouvoir légal, les tenants du « oui » ont néanmoins marqué des points importants sur leur chemin vers leur autodétermination que les autorités espagnoles ont tenté de bloquer par tous les moyens.
À mon sens, on doit voir dans ce mouvement populaire non seulement un exemple de détermination exceptionnelle d’un peuple capable de se tenir debout devant le gouvernement central de Madrid mais surtout une manifestation indubitable de la détermination de 40 % des Catalans à accéder à leur statut d’État indépendant.
Reste à voir comment Madrid réagira à cette consultation…Une chose est certaine, les dirigeants espagnols ne peuvent balayer du revers de la main un résultat aussi déterminant. C’est une question de saine démocratie à laquelle ils ne peuvent échapper. Les Catalans ont maintenant obtenu leur passeport vers un véritable référendum. Que la démocratie suive son cours !
quebechebdo 10 novembre 2014
Le Journal de Québec 11 novembre 2014
vigile.net tribune libre 11 novembre 2014
cyberpresse.ca 12 novembre 2014
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9 novembre 2014
Le décès accidentel de Françoise Graton alors qu’elle était encore en possession de tous ses moyens à l’âge de 84 ans soulève une vague de sympathie parmi ses proches collaborateurs, et pour cause.
En effet, depuis la création de la Nouvelle Compagnie Théâtrale en 1964, devenue le Théâtre Denise-Pelletier en 1997, Françoise Graton a incarné l’âme d’une foule d’artistes québécois, jeunes ou moins jeunes, qui ont trouvé écoute et encouragement auprès de cette grande dame du théâtre.
Bien sûr, on ne peut parler de Françoise Graton sans faire mention de son compagnon de vie pendant plus de cinquante ans, Gille Pelletier, dont la prestance et la présence sur scène n’avaient d’égale que la qualité exceptionnelle de son talent d’acteur. On dit souvent que derrière tout grand homme se trouve une grande femme. Eh bien, dans le cas de ce couple remarquable, il n’y aucun doute dans mon esprit que Françoise Graton incarnait la chaleur derrière le roc.
Salut à vous, Mme Graton, pour avoir contribué à maintenir la flamme de notre théâtre de répertoire québécois avec autant de conviction et de persévérance!
quebechebdo 9 novembre 2014
cyberpresse.ca 11 novembre 2014 "Salut à vous, Françoise Graton!"
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8 novembre 2014
La dernière saga entourant les intentions du gouvernement fédéral de désigner le futur pont Champlain Maurice-Richard devrait nous ramener à la signification de la toponymie telle que définie sur le site Web de la ville de Montréal : « La toponymie est l'ensemble des noms de lieux d'une région ou d'une ville. C'est aussi une activité qui consiste à nommer les lieux publics, c'est-à-dire les voies de communication, les parcs, les places publiques de même que les équipements et les édifices publics.»
À cet effet, il est intéressant de se référer à cet extrait de Henri Dorion dans son ouvrage « Noms et lieux du Québec » : « La toponymie est comme une mémoire qui enregistre les circonstances de la dénomination des lieux [...]. Rien d'étonnant, alors, que la toponymie constitue une réserve très riche d'éléments d'illustration et d'explication de notre passé collectif, de notre présent et même de notre vision du futur, simple ou antérieur. La toponymie est donc un mode d'expression identitaire (…)»
Et de poursuivre M Dorion : « «[...] les noms géographiques ne constituent pas seulement des codes de localisation des innombrables lieux et espaces qui composent un territoire [...], mais aussi des témoins pour ainsi dire permanents de phénomènes naturels, d'événements ou de sentiments individuels ou collectifs. »
En nous basant sur ces constats, nous allons peut-être éviter de verser dans la partisanerie et l’émotivité, et surtout, éviter de faux débats qui émanent d’une méconnaissance des fondements de la toponymie. Comme le dit à juste titre Henri Dorion : « Nommer, c'est identifier, définir, caractériser… La consignation des faits de la nature et de l'homme qui entourent la dénomination des lieux constitue une tâche essentielle dans l'agenda des peuples conscients de leur identité. »
quebechebdo 8 novembre 2014
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7 novembre 2014
Comme on pouvait s’y attendre, l’annonce par Justin Trudeau de la suspension de deux des députés de son caucus pour « fautes personnelles » et harcèlement contre des députées néodémocrates est en train de tourner malheureusement en joute partisane de bas étage menée par Thomas Mulcair.
Pourtant, quand on analyse le déroulement de ces pitoyables événements, il m’apparaît que le chef libéral n’avait d’autre choix que de suspendre illico les présumés coupables des allégations qui pèsent contre eux. Quant à la présomption d’innocence, elle a toujours sa raison d’être tant et aussi longtemps que ces allégations ne seront pas confirmées par un tribunal.
À mon sens, le seul reproche que l’on pourrait adresser à Justin Trudeau est qu’il aurait dû aviser les parties concernées de ses intentions d’informer la population de sa décision. Pour le reste, le chat devait sortir du sac pour le plus grand bien de saines relations entre les hommes et les femmes au sein du Parlement, particulièrement en cette période où des femmes osent lever le voile sur les agressions dont elles ont été victimes.
quebechebdo 7 novembre 2014
vigile.net tribune libre 8 novembre 2014
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6 novembre 2014
Dans la foulée du scandale entourant l’animateur Jian Ghomeshi, un simple clic sur #BeenRapedNeverReported a suscité la débâcle de la digue qui retenait prisonnières des millions de personnes, majoritairement des femmes, des agressions dont elles avaient été victimes.
Au Québec, s’inspirant de ce mouvement, la Fédération des femmes du Québec, sous l’impulsion de sa présidente, Alexa Conradi, a lancé sur Twitter #AgressionNonDénoncée, Mme Conradi y levant le voile sur l’agression sexuelle qu’elle avait vécue. Ce n’est ni par vengeance ni pour se donner en spectacle, mais plutôt parce qu’elle sentait que, comme présidente de la Fédération des femmes du Québec, elle pouvait contribuer à faire évoluer les mentalités. Elle pouvait ébranler les tabous en prenant la parole. Le courage de celles qui ont osé dénoncer lui a donné du courage. « Le poids de ce silence est lourd », ajoute-t-elle, tout en rappelant que 90 % des agressions sexuelles ne sont pas dénoncées. L’avalanche des messages a suivi.
Aujourd’hui, c’est le parlement fédéral qui est entaché par des allégations de harcèlement de la part de deux députés libéraux vis-à-vis deux députées néo-démocrates. Jusqu’où ira cette avalanche? Personne ne le sait. Toutefois, une chose est sûre. Plus les langues se délieront en défiant le silence dans lequel sont emprisonnées les histoires de viols, plus notre société ne s’en portera que mieux dans ses rapports entre les hommes et les femmes.
quebechebdo 6 novembre 2014
vigile.net tribune libre 8 novembre 2014 "Le chat devait sortir du sac"
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5 novembre 2014
Depuis des mois, les Québécois sont bombardés par le gouvernement Couillard d’une salve de mesures d’austérité marquées par la perspective du sacrosaint équilibre budgétaire. Toutefois, alors que ce gouvernement a décrété un gel d’embauche dans la fonction publique, nous apprenons qu’un nouveau poste a été créé au ministère du Tourisme afin de réaffecter l'ex-responsable des communications du gouvernement Charest, Marie Claire Ouellet, qui gagnera 190 840 $ annuellement.
Et, pour se sortir de cet imbroglio plutôt gênant, le porte-parole du ministère du Tourisme, Denis Simard, allègue que ce nouveau poste n’est pas « additionnel » puisque Mme Ouellet est déjà une employée permanente faisant partie des effectifs et que « le gel d’embauche n’empêche pas les mouvements de personnel entre ministères ».
Avec une telle « logique », la porte est ouverte à la réaffectation des ti-z-amis du PLQ, une stratégie partisane scandaleuse à laquelle nous a habitués la Parti libéral depuis des décennies, et surtout qui vient entacher sérieusement la crédibilité du régime d’austérité auquel le gouvernement Couillard nous incite à participer avec autant d’acharnement depuis des mois…Pour l’austérité, on repassera, M Couillard!
quebechebdo 5 novembre 2014
vigile.net tribune libre 5 novembre 2014
Le journal Métro 6 novembre 2014
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4 novembre 2014
Tout le monde s’entend pour affirmer que Maurice Richard incarne une légende dans le monde du hockey. J’ai moi-même pu assister à plusieurs de ses exploits avec l’arrivée du petit écran et il est vite devenu mon idole de jeunesse.
Or, par les temps qui courent, le nom de Maurice Richard circule dans les couloirs du gouvernement conservateur et de la presse médiatique à l’effet que le futur pont Champlain soit désigné le pont Maurice-Richard, une velléité qui suscite la controverse auprès de plusieurs intervenants.
À cet effet, j’ai souvenir de Maurice Richard comme d’un homme qui fuyait la controverse, d’un athlète dont le premier objectif était de procurer la victoire au CH sur la patinoire. Je crois sincèrement que, s’il était encore vivant, le célèbre numéro 9 vivrait difficilement cette saga autour de l’appellation d’un pont dont le nom actuel incarne un personnage historique aussi important que Samuel de Champlain.
Bref, il m’apparaît évident que ce ballon d’essai lancé par les conservateurs revêt toutes les apparences d’une intention purement électoraliste de leur part à la veille d’une campagne électorale. Laissons le nom de Maurice Richard dans l’imaginaire des Québécois comme étant un joueur de hockey doué d’un talent et d’une détermination légendaires et conservons le nom de Champlain dans la mémoire collective reliée au patrimoine québécois…C’est une question de gros bon sens !
quebechebdo 4 novembre 2014
Le Journal de Québec 5 novembre 2014 (version abrégée)
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3 novembre 2014
Que ce soit le projet de réforme du ministre de la Santé ou les intentions avouées du premier ministre de modifier la structure des commissions scolaires, voire même de les abolir, le gouvernement Couillard semble souffrir de « structurite » aigüe.
Pourtant, comme dirait Falardeau, les patients comme les élèves, « n’en ont rien à cirer » des structures. Ce qu’ils sont en droit d’obtenir, c’est un service qui répond à leurs attentes, à savoir la qualité des soins et de l’enseignement. Et rien dans les velléités structurelles de ce gouvernement ne laisse supposer qu’ils en sortiront mieux servis.
En conséquence, messieurs, cessez vos tergiversations sur les structures et plongez dans le cœur du problème. En agissant de la sorte, peut-être que les patients et les élèves en tireront la satisfaction escomptée. En attendant, votre « structurite » risque de contaminer davantage deux des fleurons du Québec, la santé et l’éducation, au détriment de leur efficacité!
quebechebdo 3 novembre 2014
Le Journal de Québec 5 novembre 2014
vigile.net tribune libre 5 novembre 2014 "Austérité, M Couillard?"
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2 novembre 2014
Même si la Cour fédérale avait préalablement accordé 12 000 $ à Michel et Lynda Thibodeau en dédommagement dans une cause les opposant à Air Canada concernant leurs droits linguistiques régis par la Loi sur les langues officielles, la Cour suprême renverse cette décision en invoquant les dispositions de la Convention de Montréal de 1999, laquelle régit le transport aérien international.
Or, ladite Convention de Montréal ne contient aucun article sur les droits linguistiques des passagers. Vous conviendrez qu’il est difficile, voire impossible, dans les circonstances qui opposent le couple Thibodeau à Air Canada, d’avoir gain de cause puisque les motifs qu’il invoque ne figurent pas dans la référence de la Cour suprême.
Depuis l’adoption de la Loi sur les langues officielles, il y a près d’un demi-siècle, Air Canada figure année après année tout au haut de la liste noire des pires violateurs de la LLO compilée par le commissaire aux langues officielles. Pas moins de 608 plaintes ont été acheminées au Commissariat depuis 2010. La partie visible de l’iceberg, selon l’organisme. « C’est toujours un mystère pour moi qu’ils ne changent pas malgré les outils technologiques qui existent et le fait que plus de Canadiens que jamais sont bilingues », affirme Graham Fraser, le commissaire aux langues officielles.
La réplique d’Air canada : la compagnie ne cherche pas à réduire ses obligations en matière de langues officielles, a souligné l’avocate de la compagnie, Louise-Hélène Sénécal. « C’est certain que les obligations nous placent dans une position différente des autres transporteurs aériens. Si le gouvernement considère que les langues officielles sont si importantes, il devrait les imposer à tous les transporteurs au Canada. Ça devrait être sur un pied d’égalité. Si c’est une valeur canadienne que la société juge importante, il faudrait qu’il y ait une équité »… Welcome aboard !
vigile.net tribune libre 2 novembre 2014
quebechebdo 2 novembre 2014 "Welcome aboard"
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31 octobre 2014
Le symbole de la citrouille d’'Halloween provient d'une légende irlandaise aussi vieille que la décoration du sapin de Noël : celle de Jack-O-Lantern. Cette légende raconte que Jack ne peut entrer au paradis, car il est avare et ivrogne. Jack ne peut pas non plus aller en enfer, car il s'est moqué du diable!
Il n'a d'autre choix que celui de se promener avec sa lanterne tout autour du monde, jusqu'au jour du jugement dernier. À l’origine, la lanterne de Jack était un navet éclairé de charbon brûlant. Elle est devenue une citrouille dans laquelle on a mis une chandelle. On la nomme aussi
lanterne-potiron. Cette tradition nous rappelle la peur que nous avons tous eue (et que nous avons peut-être encore) des monstres de la nuit.
quebechebdo 31 octobre 2014
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