La toponymie, un mode d’expression identitaire

La dernière saga entourant les intentions du gouvernement fédéral de désigner le futur pont Champlain Maurice-Richard devrait nous ramener à la signification de la toponymie telle que définie sur le site Web de la ville de Montréal : « La toponymie est l'ensemble des noms de lieux d'une région ou d'une ville. C'est aussi une activité qui consiste à nommer les lieux publics, c'est-à-dire les voies de communication, les parcs, les places publiques de même que les équipements et les édifices publics.»

À cet effet, il est intéressant de se référer à cet extrait de Henri Dorion dans son ouvrage « Noms et lieux du Québec » : « La toponymie est comme une mémoire qui enregistre les circonstances de la dénomination des lieux [...]. Rien d'étonnant, alors, que la toponymie constitue une réserve très riche d'éléments d'illustration et d'explication de notre passé collectif, de notre présent et même de notre vision du futur, simple ou antérieur. La toponymie est donc un mode d'expression identitaire (…)»

Et de poursuivre M Dorion : « «[...] les noms géographiques ne constituent pas seulement des codes de localisation des innombrables lieux et espaces qui composent un territoire [...], mais aussi des témoins pour ainsi dire permanents de phénomènes naturels, d'événements ou de sentiments individuels ou collectifs. »

En nous basant sur ces constats, nous allons peut-être éviter de verser dans la partisanerie et l’émotivité, et surtout, éviter de faux débats qui émanent d’une méconnaissance des fondements de la toponymie. Comme le dit à juste titre Henri Dorion : « Nommer, c'est identifier, définir, caractériser… La consignation des faits de la nature et de l'homme qui entourent la dénomination des lieux constitue une tâche essentielle dans l'agenda des peuples conscients de leur identité. »

quebechebdo 8 novembre 2014

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