Le chat devait sortir du sac
Comme on pouvait s’y attendre, l’annonce par Justin Trudeau de la suspension de deux des députés de son caucus pour « fautes personnelles » et harcèlement contre des députées néodémocrates est en train de tourner malheureusement en joute partisane de bas étage menée par Thomas Mulcair.
Pourtant, quand on analyse le déroulement de ces pitoyables événements, il m’apparaît que le chef libéral n’avait d’autre choix que de suspendre illico les présumés coupables des allégations qui pèsent contre eux. Quant à la présomption d’innocence, elle a toujours sa raison d’être tant et aussi longtemps que ces allégations ne seront pas confirmées par un tribunal.
À mon sens, le seul reproche que l’on pourrait adresser à Justin Trudeau est qu’il aurait dû aviser les parties concernées de ses intentions d’informer la population de sa décision. Pour le reste, le chat devait sortir du sac pour le plus grand bien de saines relations entre les hommes et les femmes au sein du Parlement, particulièrement en cette période où des femmes osent lever le voile sur les agressions dont elles ont été victimes.
quebechebdo 7 novembre 2014
vigile.net tribune libre 8 novembre 2014
Henri Marineau

