Pitbulls au banc des accusés

12 juin 2016

La sanglante tragédie entourant la mort de Mme Christiane Vadnais à la suite de l’attaque féroce d’un pitbull soulève, à mon avis, des questions légitimes sur la sécurité entourant ces chiens dont l’instinct meurtrier s’est manifesté encore une fois.

À ce propos, écoutons les commentaires d’une propriétaire de trois pitbulls : «Il ne faut pas bannir la race. Ça ne réglera pas le problème. Mais, passer des lois, oui. Tenir criminellement responsable le propriétaire du chien qui a agressé, obliger le port de la muselière en tout temps», a expliqué la femme en entrevue à TVA Nouvelles. Ce sont des animaux qui sont puissants, a-t-elle poursuivi. C'est une arme chargée, pas de cran de sûreté, si le propriétaire n’est pas là.»

Or, en Ontario, en vertu d’une loi datant de 2005, les propriétaires de pitbull ont dû les faire castrer ou stériliser afin qu’ils ne puissent se reproduire. À cela s’ajoute l’interdiction de circuler dans les lieux publics sans muselière ni laisse…Et pourtant, dix ans plus tard, le débat fait toujours rage, l’argument des défenseurs des pitbulls invoquant le fait que la responsabilité ultime du comportement du chien incombe à son propriétaire.

Je ne suis pas un spécialiste en race canine. Toutefois, un fait est sûr, les pitbulls sont souvent impliqués dans des attaques mortelles. À mon humble avis, les lois concernant la garde des pitbulls doivent avoir « des dents », à défaut de quoi nous assisterons, impuissants, encore à des événements tragiques comme la mort atroce de Mme Vadnais!

quebechebdo 12 juin 2016
​Le Journal de Québec 13 juin 2016 
 

Le calme olympien de Philippe Couillard

12 juin 2016

Peu importe la situation complexe dans laquelle se retrouve le premier ministre Philippe Couillard, nous avons continuellement l’impression qu’il se maintient calmement au-dessus de la mêlée, le plus récent exemple étant son sourire béat à la fin d’une session parlementaire pourtant catastrophique, mais qu’il a qualifiée de profitable pour les Québécois.

Flegmatique en toutes occasions, gardant soigneusement son calme olympien, il affronte les tempêtes sans broncher, tel un roc inébranlable, dénué de toute forme d’émotion apparente. Mais que se cache-t-il donc derrière ce personnage énigmatique?

Comment a-t-il pu limoger Robert Poëti de son poste de ministre des Transports, un homme d’une droiture reconnue, et, du même souffle, persister à appuyer Sam Hamad et Jacques Daoust chez qui les allégations de malversations n’en finissent plus de s’accumuler?

À mes yeux, Philippe Couillard incarne le type idéal du gestionnaire déconnecté de toute réalité politique et qui privilégie sans scrupule ses tizamis au détriment des « varies affaires » de l’État…Une attitude indigne d’un premier ministre imputable des bons et des mauvais coups des ministres qu’il a lui-même désignés!

vigile.net tribune libre 12 juin 2015
​quebechebdo 12 juin 2016

Commentaire:

Jade Déziel,  vigile.net tribune libre 12 juin 19h58 

Monsieur Marineau,
Quand vous parlez de calme olympien, de sourire béat, d’attitude de roc inébranlable etc. puis-je vous suggérer de regarder du côté du langage non verbal ? Couillard se croit le champion de la programmation neuro-linguistique, parce qu’il est certain que les gens ont des intelligences inférieures à la sienne. D’ailleurs, il croit également qu’il a recruté un trio super brillant … hum. On en reparlera.

Son comportement non verbal est plutôt celui d’un ahuri qui n’en revient pas de se retrouver au niveau du petit monde. Ça ne devait pas arriver.

Il regarde trop fixement,signe qu’il va mentir, il zozotte plus que la normale,signe qu’il sait qu’il ment,ou qu’il va tordre la vérité ; il accentue trop l’attention portée à une question ; il donne un petit coup de menton hautain pour daigner passer « au suivant », il méprise l’intervenant et appréhende la question.

Il est certain d’être capable de jouer son personnage et incertain d’être un bon comédien. Il doute, ça le dérange, mais il ne sait pas comment jouer autrement. Son personnage, il le fabrique depuis des décennies, et, comme tout acteur sans talent, il n’en n’a qu’un. Il est habitué à se faire encenser, il croit vraiment qu’il est un surdoué. S’il sort de sa suffisance, il ne sait plus qui il est. Ce n’est pas vrai qu’il est imperturbable, supérieur, au-dessus de la plèbe. C’est un imbu colérique. Un clone de Harper. Il est plus insécure qu’il ne veut le laisser paraître.

 

 

François Legault, premier ministre?

12 juin 2016

Chauffé à bloc par le dernier sondage de la firme Léger mené pour Le Devoir et Le Journal de Montréal qui lui confère une augmentation de 3 % d’appui entre les mois de mai et juin 2016, la chef de la CAQ François Legault se dit maintenant prêt à occuper le siège de premier ministre du Québec. «Je me prépare à être premier ministre, je l'ai dit à mon épouse, puis on se prépare tous les deux à occuper des fonctions importantes».

Si on regarde froidement la situation des trois principaux partis à la fin de la dernière session, force nous est de constater que la CAQ est le seul parti à terminer cette session avec un élan de popularité croissant…Une situation temporaire ou une montée susceptible de se concrétiser ?

D’un côté, un gouvernement libéral qui sort de cette session par la porte arrière, échaudé par toutes sortes de soubresauts qui ont ébranlé sérieusement la forteresse libérale, de l’autre, un PQ qui se retrouve dans une énième campagne à la chefferie qui tarde à prendre son envol.

Dans deux ans, les Québécois seront appelés aux urnes. Dans l’éventualité où ils désirent montrer le chemin de la sortie au PLQ [une hypothèse fort plausible], ils auront le choix entre le PQ ou la CAQ…Bien malin celui qui peut répondre avec certitude vers quel parti se tourneront les électeurs !

quebechebdo 11 juin 2016
vigile.net tribune libre 12 juin 2016

Hamad, pas de sanction MAIS…

10 juin 2016

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le commissaire à l'éthique et à la déontologie de l'Assemblée nationale, Jacques Saint-Laurent, est plutôt avare de sanction depuis qu’il occupe ce poste. Huit rapports d’enquête, aucune sanction. Or, il appert que la « tradition » se poursuit dans le cas de Sam Hamad qui, quoique sévèrement semoncé par le commissaire dans le dossier de Premier Tech, s’en tire avec aucune sanction.

Je ne connais pas les règles qui régissent l’imposition de sanction à un ministre par le commissaire à l’éthique et à la déontologie. Toutefois, il m’apparaît que les « manquements » reprochés à Sam Hamad par M. Saint-Laurent , ne serait-ce que l’ex-ministre ait bafoué les règles de base du code d'éthique des parlementaires dans ses interventions visant à favoriser une subvention à l'entreprise Premier Tech, sont suffisamment graves pour recommander tout au moins une sérieuse « réprimande » à M. Hamad.

Or, il est apparu à M. Saint-Laurent qu’« aucune preuve ne permet de soutenir ou d’écarter de façon convaincante la possibilité que M. Hamad se soit prévalu de sa charge pour influencer la décision du Conseil des ministres afin de favoriser, d’une manière abusive, les intérêts de Premier Tech »… et, par ricochet, ceux du vice-président du conseil d'administration de l'entreprise, un ex-collègue de travail chez Roche et un supporteur de la formation politique à laquelle appartient M.Hamad , en l'occurrence, Marc-Yvan Côté…Une magouille qui révèle ou une naïveté angélique ou une complicité perverse de la part de Sam Hamad!

quebechebdo 10 juin 2016
 

Québec, capitale nationale

9 juin 2016

En théorie, personne ne peut être en désaccord avec le projet de loi 109 du gouvernement Couillard accordant le statut de capitale nationale à la ville de Québec. Toutefois, connaissant l’appétit vorace de Régis Labeaume pour des projets à grands déploiements, il y a fort à parier qu’il devra mettre la pédale douce sur son tempérament, disons-le, plutôt « aventurier ».

À titre d’exemple, l’abolition de l’obligation référendaire sur des projets de construction de condos ou de logements sociaux m’apparaît clairement contestable dans le contexte où seulement 5 référendums se sont tenus à Québec au cours des 15 dernières années. Une mesure, somme toute, exceptionnelle qui permet, pour certains projets jugés prioritaires, d’obtenir l’avis des citoyens à l’aide d’une consultation populaire démocratique.

Par ailleurs, en ce qui a trait au projet de « DPJ » des bâtiments patrimoniaux, l’avocat François Marchand, spécialiste en droit municipal, s’interroge sur cette mesure qu’il juge inutile dans la mesure où les municipalités ont déjà le pouvoir d'agir contre les propriétaires qui laissent leur immeuble patrimonial à l'abandon en vertu de l'article 145.41 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.

Somme toute, dans un contexte idéal, nous pouvons nous réjouir du fait que Québec obtienne un statut « officiel » de capitale nationale…Encore faudra-t-il que notre maire ne saisisse pas cette opportunité pour s’accaparer de pouvoirs qui lui permettront de faire fi des principes démocratiques élémentaires de consultation!

quebechebdo 9 juin 2016
​Le Devoir 10 juin 2016
 

Air Canada, le délinquant

8 juin 2016

«Mes prédécesseurs et moi avons utilisé tous les outils à notre disposition pour tenter d'aider Air Canada à se conformer à la loi sur les langues officielles. Force est de constater qu'après 45 ans, les mêmes problèmes se répètent». Tels sont les termes percutants utilisés par le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, pour dénoncer le laxisme éhonté dont fait preuve le transporteur aérien Air Canada en matière d’application de la Loi sur les langues officielles.

Alors que, depuis des années, le dossier d'Air Canada occupe les commissaires aux langues officielles qui se sont succédés, et que le commissaire actuel affirme avoir reçu des centaines de plaintes annuellement, la direction d’Air canada se contente de répondre cavalièrement que le nombre de plaintes contre le transporteur est demeuré stable, oscillant autour de 50 chaque année.

C’est le jeu du chat avec la souris. Les avertissements et les mises en garde répétés à l’endroit du transporteur aérien coulent comme de l’eau sur le dos d’un canard. Pour y remédier, Graham Fraser propose, dans un rapport spécial remis entre les mains des parlementaires, une série de mesures législatives contraignantes dans le but d’ajouter du mordant à la loi actuelle.

Entre 2005 et 2011, quatre projets de loi ont été présentés pour assurer un meilleur service bilingue pour les clients d'Air Canada. Aucun de ses projets n'a été adopté. La comédie a assez duré. Il est plus que temps qu’Air Canada sorte de sa délinquance scandaleuse et se range du côté de la Loi sur les langues officielles…C’est une question de justice élémentaire envers les clients francophones du pays!

quebechebdo 8 juin 2016
vigile.net tribune libre 8 juin 2016

Retour des Nordiques

7 juin 2016

S’il est un sujet qui refait régulièrement surface depuis des années à Québec, c’est bien l’éventuel retour des Nordiques dans la LNH. Or, selon les dernières rumeurs, les Québécois seront « branchés » le 22 juin, date à laquelle la LNH révélera sa décision quant à l’expansion.

Nonobstant le fait que personne n’est contre la vertu, l’opposition à l’hôtel de ville de Québec, bien qu’en faveur du retour des Nordiques, est déjà sur le pied de guerre, alléguant que les probabilités que cette hypothèse se réalise pour la saison 2017 relèverait d’un miracle.

Par ailleurs, du côté du maire Régis Labeaume, il demeure fort peu loquace lorsqu’il est interrogé sur le sujet, se contentant de répondre qu’il demeure « sourd et muet ». Toutefois, certains observateurs de la scène sportive se montrent pour le moins sceptiques.

Quant aux amateurs de hockey de la Capitale nationale, on le sait, ils ont l’effigie des Nordiques tatouée au cœur et la fébrilité engendrée par la date butoir du 22 juin a atteint son apogée.

Enfin, le commissaire de la LNH, Gary Bettman, spécialiste dans l’art d’alimenter les rumeurs, n’a jamais nié formellement l’éventuel retour des Nordiques à Québec ni déclaré que ce scénario se réaliserait. Et, qu’on le veuille ou non, la balle est dans son camp…Espérons que M. Bettman arrivera le 22 juin avec une déclaration claire et qu’enfin, nous connaîtrons ses véritables intentions dans ce dossier qui traine depuis trop longtemps en longueur!

quebechebdo 7 juin 2016

Ali c. le gouvernement des États-Unis

6 juin 2016

Tout a été dit sur Muhammad Ali depuis l’annonce de son décès, de ses prouesses dans l’arène à sa lutte pour les droits civiques en passant par son combat contre la maladie de Parkinson à partir de 1984 et dont il disait qu’il s’agissait du combat le plus difficile de sa vie.

Toutefois, en 1966, conscrit, Ali rencontre un adversaire de taille impossible à vaincre par la seule force de frappe de ses deux poings : le gouvernement des États-Unis contre qui il se bat en refusant d’aller faire la guerre au Vietnam en invoquant ces propos : « Je n’ai rien contre les Vietcongs. Jamais un Vietcong ne m’a traité de nègre, jamais ils ne m’ont lynché, jamais ils n’ont lâché les chiens sur moi, jamais ils ne m’ont enlevé ma nationalité, jamais ils n’ont violé ma mère ni tué mon père. Comment pourrais-je aller tirer sur eux ? Vous n’avez qu’à m’envoyer en prison. » De toute manière, les Noirs aux États-Unis « vivent en prison depuis 400 ans ».

Passible de cinq ans de pénitencier pour objection de conscience, Ali se battra jusqu’en Cour suprême, qui finira par l’exonérer en 1971 grâce à une détermination sans borne pour la défense de ses droits comme il a toujours répondu présent pour la défense de son titre de champion du monde…Muhammad Ali, une force de la nature doublée d’une foi inébranlable en ses convictions, un personnage hors norme qui aura su rester debout tout au cours de sa vie !

quebechebdo 6 juin 2016
Le journal Métro 9 juin 2016

Daoust acculé au pied du mur

5 juin 2016

Décidément, les jours se suivent et se ressemblent dans la vie politique du ministre des Transports Jacques Daoust. En effet, comme si ce n’était pas suffisant que sa crédibilité soit remise sérieusement en question dans le dossier de documents falsifiés au ministère des Transports (MTQ), voilà qu’une autre saga le rejoint dans le dossier de la liquidation des actions de Rona par Investissement Québec lorsqu’il occupait le poste de ministre de l’Économie en 2014.

Dans ce dernier dossier, alors qu’un rapport de la vérificatrice générale du Québec (VG) écrit noir sur blanc que le ministre Daoust a donné son accord pour que le conseil d'administration d'Investissement Québec liquide les actions de Rona qu'il détenait, Jacques Daoust, dans un élan de tergiversations toutes plus abracadabrantes les unes que les autres, affirme qu’il n’était pas informé de la démarche d’Investissement Québec.

Lorsque des allégations aussi sérieuses attaquent un ministre dans les deux derniers ministères occupés par ce dernier, on doit convenir que sa légitimité en tant que ministre est dangereusement ébranlée.

Conséquemment, je suis d’avis que Jacques Daoust est acculé au pied du mur et que le premier ministre Couillard doit lui montrer la porte de sortie pour la plus grand bien d’une saine démocratie…C’est une question de clarté et de transparence parlementaires, des éléments-clés qui étaient au centre de la dernière campagne électorale de Philippe Couillard!

quebechebdo 4 juin 2016
Le Journal de Québec 5 juin 2016
 

La talon d’achille de Lise Thibault

3 juin 2016

Après une saga qui aura nécessité deux ans d’enquête et six ans de procédures judiciaires, l'ex-lieutenante-gouverneure du Québec de 77 ans, Lise Thibault, a finalement obtenu une sortie préparatoire à sa libération conditionnelle.

Toutefois, nonobstant son âge avancé et le fait qu’elle ne représente aucun danger pour la société, les deux commissaires ayant entendu la cause de Lise Thibault s’entendent pour confirmer qu’elle a toujours de la difficulté à reconnaître la responsabilité de ses délits.«Vous avez tendance à nier votre intention frauduleuse», peut-on lire dans la décision rendue.

Or, il m’apparaît évident qu’après avoir clamé son innocence depuis sa mise en accusation et avoir tenté d'invoquer l'immunité royale pour mettre fin aux procédures, Lise Thibault n’atteindra jamais le niveau de repentir minimum qui lui permettrait d’être blanchie complètement de toutes les accusations qui pèsent contre elle…Un talon d’Achille qu’elle devra porter jusqu’à la fin de sa vie!

quebechebdo 3 juin 2016