11 novembre 2017
J’ai lu et relu l’allocution de Lucien Bouchard prononcée à l’occasion de la commémoration du 30e anniversaire du décès de René Lévesque, organisée par la Fondation René-Lévesque. Et, en aucune occasion dans son texte, l’ex-premier ministre péquiste du Québec ne fait allusion à la souveraineté du Québec. Le texte contient bien sûr des allusions sur l’avenir du Québec sans toutefois faire référence à sa quête de l’indépendance.
À cet effet, permettez-moi de vous citer un passage de l’allocution de M. Bouchard : « Bien sûr, le Québec va rebondir. Pas seulement parce qu’il en est capable, mais parce qu’il se le doit à lui-même et à ceux et celles qui l’ont construit. C’est notre société tout entière et toutes les formations politiques qui se trouvent interpellées. L’histoire du Québec n’a pas cessé d’être une marche en avant. Un peuple de huit millions de personnes, doté d’un État de droit et d’assises socio-économiques modernes, trouvera toujours les voies de son avenir, aussi bien que l’énergie pour y progresser et les leaders pour l’inspirer. »
En utilisant les mots « marche en avant » et « les voies de son avenir », l’occasion était pourtant belle pour glisser le vocable « souveraineté ». Mais non, notre « lucide » a préféré raser les murs sans s’y frotter de peur de déplaire à ses tizamis ultra-mondialistes avec lesquels il a développé depuis longtemps des atomes crochus.
En bref, la question continue de se poser : Lucien Bouchard, l’ex-partisan du « beau risque » du conservateur fédéraliste Brian Mulroney, est-il vraiment souverainiste ?
quebechebdo 11 novembre 2017
vigile.net tribune libre 11 novembre 2017
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10 novembre 2017
Quand un premier ministre en est rendu à exhiber le sourire comme carte de visite de son parti pour mousser sa prochaine campagne électorale, il y a là une déconnexion pathétique avec la réalité. Une réalité qui, dans le cas de Valérie Plante, était appuyée par un vent de changement à l’Hôtel de ville de Montréal. Ce même vent de changement qui a catapulté la Coalition avenir Québec de François Legault en tête d’un dernier sondage dans les intentions de vote des Québécois.
Comme tous les analystes de la scène politique québécoise le savent, les libéraux n’ont pas l’habitude de « laisser trainer les choses » et, depuis un certain temps, Philippe Couillard frôle les murs des corridors de l’Assemblée nationale comme s’il tentait de fuir les journalistes. Il a littéralement perdu la fougue du batailleur qui l’a toujours caractérisé dans les situations où il se devait de rebondir.
Pendant ce temps, dans les couloirs secrets du PLQ, les potentiels dauphins Coiteux, Barrette et Moreau surveillent attentivement la dégringolade de Philippe Couillard, prêts à prendre l’avant-scène aussitôt que l’occasion se présentera.
Octobre 2018 s’en vient rapidement…À mon sens, ou Couillard laissera sa place ou il se fera montrer la sortie par l’exécutif du PLQ!
Le Journal de Québec 10 novembre 2017
vigile.net tribune libre 14 novembre 2017
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8 novembre 2017
Les derniers sondages laissaient voir cette tendance. Ce qui était impensable il y a quelques mois s’est réalisé : en cette journée du 5 novembre 2017, Valérie Plante est devenue la première mairesse de Montréal. « Ce soir, nous avons écrit une nouvelle page d'histoire pour Montréal. 375 ans après Jeanne Mance, Montréal a enfin sa première mairesse », a-t-elle déclaré au début de son allocution devant ses partisans.
Il faut remonter à 1960 pour retrouver un maire battu après seulement un mandat à la tête de Montréal, à savoir Sarto Fournier, qui s'était incliné contre Jean Drapeau. Une onde de choc s’est produite au sein de l’électorat montréalais qui a opté nettement pour le changement au détriment d’une continuité vétuste incarnée par le maire sortant, Denis Coderre. Le sourire communicatif et l’enthousiasme débordant de Mme Plante ont petit à petit envahi les écrans radars et les médias sociaux tel un vent de renouveau bienfaisant.
Trois thèmes majeurs ont marqué la campagne de Valérie Plante, soit la sécurité, l'habitation et le transport, des thèmes qui ont indéniablement retenu l’attention de nombreux Montréalais. Reste à la nouvelle mairesse à convaincre les divers paliers de gouvernements de répondre à son appel auquel il sera difficile de se défiler compte du poids politique de la première représentante de la métropole canadienne.
Une page d’histoire a été écrite. Valérie Plante incarne hors de tout doute le début d’un temps nouveau. Elle occupe dorénavant le siège de la mairesse…Laissons-lui maintenant le temps de réaliser ses projets!
vigile.net tribune libre 8 novembre 2017
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8 novembre 2017
Le sourire communicatif de la nouvelle mairesse de Montréal, Valérie Plante, semble avoir inspiré le premier ministre Philippe Couillard, à tel point qu’il a déclaré qu’il se servira de ce « flambeau » stratégique au cours de la prochaine campagne électorale de l’automne 2018 pour espérer se faire réélire le 1er octobre prochain. « C’est ce qu’on va faire… Les gens ont besoin de ça [sourire et positivisme] maintenant, et je pense qu’il faut mettre ça dans le paysage politique ».
Eh bien, M. Couillard, n’en déplaise à vos « bonnes intentions », je demeure fort perplexe sur le pouvoir de votre sourire pour faire oublier les années de vache maigre que vous avez imposées aux Québécois depuis le début votre mandat axé sur l’austérité. Conséquemment, à mes yeux, votre sourire « stratégique » aura autant d’effet que la pluie sur le dos d’un canard!
Le Devoir 8 novembre 2017
vigile.net tribune libre 8 novembre 2017
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7 novembre 2017
Depuis quelque temps, il ne se passe pas une journée sans que les médias nous inondent de dénonciations pour harcèlements ou agressions sexuelles de la part de femmes envers des personnages publics, notamment dans le monde culturel. Nous assistons au déferlement de révélations toutes aussi troublantes les unes que les autres visant des personnages dont la réputation était sans tache.
Depuis l’apparition du dernier mot-clic #MoiAussi, les langues se sont déliées, amenant avec elles une escalade sans précédent de dénonciations. On a l’impression d’être entrainé dans un mouvement d'agitation intense qui tourbillonne tel un maelstrom sans fin qui n’a surement pas terminé de laisser ses traces.
Par ailleurs, quel sort est réservé aux hommes et aux femmes « ordinaires » d’ici dont la couverture n’apparaît pas sur les écrans radars médiatiques? Quels moyens la société québécoise entend-elle mettre de l’avant pour agir proactivement à de tels comportements? Quand les écoles se doteront-elles d’un cours d’éducation à la sexualité enseigné par des personnes compétentes en la matière?
Des questions qui demeurent pour l’instant sans réponse mais qui doivent être abordées sans délai pour le plus grand bien du vivre-ensemble entre hommes et femmes au Québec!
vigile.net tribune libre 5 novembre 2017
Le Journal de Québec 7 novembre 2017 "#MoiAussi"
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4 novembre 2017
À plusieurs occasions au cours de leur critique du dernier spectacle de l’humoriste Guy Nantel intitulé Nos droits et libertés, les auteurs font appel à l’humour « au second degré » sans lequel, allèguent ces derniers, Nantel ne passerait pas le test de l’humour satirique, voire sarcastique. Ainsi en est-il du passage du billet de Josianne Desloges dans le Soleil : « On devine et on espère que l’exposé où il conclut que « par essence l’homme est un donneur universel et la femme, un récipient inerte » est livré au deuxième degré ».
Mais au fait, en quoi consiste cet humour au second degré? Après une petite recherche sur Internet, la plupart des définitions tournent autour d’un humour qui fait réfléchir et qui fait rire. Pourtant, dans son passage sur l’agression sexuelle d’Alice Paquet, force est de constater que la principale intéressée s’est sentie attaquée par les propos crus de Nantel…une réaction que je qualifierais de « normale ».
En somme, l’humoriste peut-il se permettre d’utiliser des événements aussi traumatisants que la mésaventure vécue par Alice Paquet sous le couvert d’un humour au second degré? À cet effet, je retiens la réaction de l’humoriste Fred Dubé sur sa page Facebook : « En humour, le deuxième degré a le dos large. Souvent, on se cache derrière lui, mais sans identifier c’est quoi le message de ce fameux second degré. Bref le deuxième degré est comme Dieu; même si on ne le voit pas, faut y croire ».
quebechebdo 4 novembre 2017
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2 novembre 2017
Réflexion inspirée d’un commentaire paru à la suite d’un article du Devoir du 31 octobre sous le titre « Je refuse »
Dans la foulée des interventions faisant référence au « racisme systémique » des Québécois, j’aimerais attirer votre attention sur des questions qui me triturent les méninges depuis un certain temps. En voici le cœur du sujet.
Comment se fait-il que les supposés bien-pensants osent nous accuser de racisme et de xénophobie alors que les personnes qu’elles protègent pratiquent la haine des mécréants et le mépris sans vergogne de nos valeurs sur notre propre territoire ?
Comment se fait-il que les Québécois soient traités de racistes alors que ce sont les émigrants qui bafouent nos coutumes, notre liberté d’expression et notre défense de l’égalité hommes-femmes, qui refusent de s’intégrer à leur société d’accueil et qui tournent le dos à notre civilisation ?
C’est George Orwell qui disait : « Dans une période de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire ». Eh bien, force est de constater qu’au Québec, nous en sommes rendus là, à clamer haut et fort nos convictions profondes envers nos valeurs et à exiger que les étrangers qu’on accueille respectent ces valeurs…Pour ce qui est du « racisme systémique », on repassera !
vigile.net tribune libre 2 novembre 2017
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1 novembre 2017
Dans la saga qui oppose le député Guy Ouellette à l’Unité permanente anti-corruption (UPAC), Guy Ouellette allègue qu’il a été « piégé » alors que l’UPAC argue qu’elle lui a fait miroiter un « appât ». Pour illustrer la différence entre les deux termes, pensons à une souris qui a été aguichée par le fromage posé sur la trappe à souris ou à un poisson attiré par le ver de terre au bout de l’hameçon.
Dans le cas qui nous concerne, l’appât dont parle l’UPAC est l’utilisation du téléphone cellulaire d’un ami de Guy Ouellette, le piège est d’avoir procédé à son arrestation. En conséquence, Guy Ouellette n’est ni l’appât ni le piège mais la proie au même titre que la souris et le poisson… Agencé ainsi, chaque élément du puzzle trouve la place qui lui convient de telle sorte que la scène apparaît plus claire.
quebechebdo 1er novembre 2017
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30 octobre 2017
Le dernier sondage réalisé par la firme Léger pour Le Devoir place la Coalition avenir Québec (CAQ) en tête des intentions de vote des électeurs avec 34 %, des gains substantiels de six points depuis août et de treize depuis février. Toujours selon le sondage, M. Legault est choisi « meilleur premier ministre » potentiel par 27 % des gens alors qu’à peine 17 % des électeurs sondés estiment que le premier ministre actuel ferait le « meilleur premier ministre » du Québec et que 12 % placerait le chef du PQ, Jean-François Lisée, à la tête du gouvernement.
Et qui plus est, la CAQ obtient le meilleur score en région avec l'appui de 35 % des électeurs, mais aussi dans la capitale nationale avec 46 %. Seule la région de Montréal donne son appui au PLQ dans une proportion de 34 %, suivi de près par la CAQ qui récolte 29 % des intentions de vote.
Des chiffres révélateurs d’un mouvement d’insatisfaction envers le gouvernement libéral et de désintérêt envers le PQ de Jean-François Lisée. Hormis l’insatisfaction envers le PLQ, il m’apparaît fort plausible que le parti de François Legault rallie de plus en plus les électeurs autour du changement, allant même chercher une partie du vote péquiste en prônant une forme de nationalisme modéré.
Bref, à moins d’un an des élections, si la tendance se maintient, François Legault, dont la persévérance et la détermination ont toujours caractérisé ses interventions depuis la fondation de la CAQ, est peut-être sur le point de réaliser ses intentions de devenir le futur premier ministre du Québec.
vigile.net tribune libre 30 octobre 2017
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29 octobre 2017
Alors que le projet de loi 62 sur la neutralité religieuse de l’État au Québec bat de l’aile sur ses modalités d’application, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, y va d’une charge à fond de train contre le projet de loi, notamment eu égard à sa constitutionnalité qu’il se dit prêt à contester devant les tribunaux.
Sans aucune surprise, Justin Trudeau, le fils de l’autre qui ne jurait que par le multiculturalisme, plaide qu’il faut trouver des moyens pour protéger les minorités, en particulier les femmes musulmanes contre le harcèlement aux endroits publics, un harcèlement, ajoute-t-il, qui serait encouragé par la loi 62 du gouvernement du Québec.
Et tout ce brouhaha malgré la « timidité » d’un projet de loi qui n’exige que les services publics soient offerts à visage découvert et cela, seulement au moment où la personne voilée se retrouve en présence du dispensateur du service en question. Une exigence minimale, voire incongrue…Et dire que les multiculturalistes à tout crin osent encore se targuer de vivre dans un beau et grand pays!
vigile.net tribune libre 27 octobre 2017
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