Frédéric Bastien sonne l’alarme

9 avril 2021

Dans un article paru dans Le Journal du 8 avril sous le titre Francisation des immigrants : la grande illusion, l’historien et ex-candidat à la direction du Parti Québécois (PQ) Frédéric Bastien réfère à une récente étude de l’Office de la langue française du Québec qui prédit un recul spectaculaire du français chez nous d’ici 15 ans, la question migratoire jouant un rôle prioritaire dans ce phénomène.

Depuis plusieurs années, l’immigration est perçue comme la panacée au vieillissement de la population et au manque de main d’œuvre. Or, d’une part, cette assertion ne tient toutefois pas compte du fait que les gens vivent sur une plus longue période en bonne santé et qu’ils sont productifs plus longtemps et d’autre part, l’expression «manque de main-d’œuvre» désigne en fait un faible taux de chômage, lequel a, pour les patrons, le fâcheux inconvénient de les forcer à hausser les salaires des travailleurs, faute de pouvoir recruter.

Par ailleurs, l’arrivée massive des immigrants permet aux employeurs d’engager des immigrants à salaire moindre. Or, comme la majorité des nouveaux venus au Québec ne parlent pas français, des programmes censés les franciser, payés à même les impôts des contribuables québécois, ont été mis sur pied depuis plusieurs années. Or, moins du tiers des immigrants non francophones s’inscrivent à des cours de français dont le taux de réussite est très faible. De surplus, comme les ghettos linguistiques existent déjà dans la région de Montréal, il est très facile de trouver un emploi où l’anglais est accepté comme langue de travail.

Solutions

Baisser le taux d’immigration, un sujet tabou pour les partis politiques hormis le PQ.

Enfin, obtenir le statut de pays, ce qui permettrait au Québec d’avoir les pleins pouvoirs sur son immigration.

vigile.quebec trbune libre 9 avril 2021

Cachez le dessous de ces seins!

7 avril 2021

L'UQAM est en pleine tornade médiatique depuis qu'une finissante, Hélène Boudreau, a publié des portraits osés d'elle-même affichant le logo de l’université. Une décision prise, selon les dires de la bachelière, à la défense de la détabouisation des femmes qui travaillent dans le « sex work » et qui « peuvent avoir de multiples facettes ».


En contrepartie, la direction de l’UQAM poursuit actuellement l’étudiante pour 125 000$, l'établissement reprochant à la jeune étudiante que la photo d'elle exhibant le dessous de ses seins avec le logo de l’université nuise à la réputation de l’établissement.


En réalité, nous assistons à un duel entre la défense d’une cause et l’image d’une institution universitaire. En termes clairs, la cause défendue par Hélène Boudreau porte-elle vraiment préjudice à la réputation de l’UQAM, tel qu’allégué par l’Université? La démarche d’Hélène Boudreau associant l’université aux filles de rue n’atteint-elle pas son objectif, à savoir que les deux situations peuvent très bien être conciliables?


Je suis d’avis que l’intention de la bachelière n’était nullement de nuire de quelque manière à la réputation de l’UQAM. Bien au contraire, le milieu universitaire fait partie intégrante de sa démarche visant la réinsertion du statut des travailleuses de rue dans les milieux académiques de haut niveau.

vigile.quebec tribune libre l7 avril 2021

Tout un défi pour Simon Jolin-Barrette!

7 avril 2021

Dans un article paru dans Le Devoir du 3 avril, sous le titre Guy Rocher: «Ce que je souhaite à Simon Jolin-Barrette, c’est d’être le Camille Laurin de la CAQ, le sociologue Guy Rocher, maintenant âgé de 96 ans, lance un défi pour le moins herculéen au ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette,

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la barre est haute, très haute, quand on se rappelle les embûches innombrables, non seulement des oppositions mais aussi de la députation péquiste de l’époque, voire de René Lévesque lui-même.


Près de 45 ans plus tard, Guy Rocher fixe les bases de la réforme de la loi 101 autour de trois paramètres, soit l’usage exclusif du français dans l’affichage public, l’extension de la loi 101 aux cégeps ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises (PME), tout en prenant bien soin de spécifier que le Québec ne pourra atteindre ces objectifs sans accéder à son indépendance. « Pour moi, ce n’est pas dans le Canada que le Québec a un avenir. […] Tant qu’on est dans ce “carcan canadien”, on va avoir un problème linguistique, si ce n’est pas une crise », soutient le sociologue.


Depuis plusieurs mois, le ministre responsable de la Langue française nous promet un projet musclé. Il se fait toujours attendre… Pas surprenant quand on considère que Simon Jolin-Barrette cumule, en plus de ministre responsable de la Langue française, les postes de ministre de la Justice, de procureur général du Québec, de ministre responsable de la laïcité et de la réforme parlementaire, de ministre responsable de l’Accès à l’information et de la protection des renseignements personnels, de ministre responsable de la région de la Montérégie et de leader parlementaire du gouvernement québécois. Une tâche titanesque pour celui qui a pour mandat de mettre un frein au glissement de plus en plus abrupt du français vers l’anglais, notamment sur l’île de Montréal où le problème prend de plus en plus d’expansion.


À mon avis, si le premier ministre Legault souhaite faire de la défense et de la promotion de la langue un objectif prioritaire, il se doit de délester Simon-Jolin-Barrette de plusieurs des responsabilités qu’il cumule pour lui permettre « d’être le Camille Laurin de la CAQ »

vigile.quebec tribune libre 7 avril 2021

Où fixer la barre d’une saine gestion de crise?

5 avril 2021

Prévoir l’imprévisible, c’est exactement ce à quoi je pensais quand je lisais dans différents médias les critiques des partis d’opposition accusant le gouvernement de jouer au yo-yo avec la population eu égard aux derniers relâchements suivis, deux jours plus tard, d’un reconfinement dans certaines régions du Québec.

En bref, que s’est-il donc passé pour que les restaurateurs se retrouvent avec des frigos pleins pour la venue du congé de Pâques et qu’ils doivent fermer leurs portes à leurs clients à deux jours d’avis? À mes yeux, un élément de réponse réside dans le fait que les variants disposent d’une propagation extrêmement rapide qui peut changer la donne en l’espace de quelques heures.

Pris au dépourvu par des statistiques qui augmentent de façon exponentielle, l’équipe de gestion de crise ne peut gérer cette flambée de variants qu’à l’aide de données prévisibles, ce qui manifestement est hors de sa portée.

Conséquemment, la seule arme dont disposent la Santé publique et le gouvernement, c’est l’agilité avec laquelle ils réagissent devant l’imprévisible et, dans le cas présent, on ne peut surement pas les accuser d’avoir tergiversé indûment.

vigile.net tribune libre 3 avril 2021

Connaissez-vous Arora Akanksha?

4 avril 2021

Selon Wikipédia, les objectifs premiers de l'Organisation des Nations unies, (ONU) créée en 1945, sont le maintien de la paix et la sécurité internationale. Pour les accomplir, elle promeut la protection des droits de l’homme, la fourniture de l’aide humanitaire, le développement durable et la garantie du droit international. 

D’entrée de jeu, avec tous les conflits qui font rage aujourd’hui, notamment au Myanmar, je suis plutôt d’avis que l’ONU rate un de ses objectifs premiers, à savoir le « maintien de la paix », C’est sans compter toutes les dictatures qui font la pluie et le beau sur la planète et qui mettent à mal la « sécurité internationale ».

Eh bien sachez qu’une jeune Canadienne de 34 ans du nom d’Arora Akanksha, jeune employée des Nations unies, manifeste son intention de devenir secrétaire générale de l’ONU en remplacement d’Antonio Guterres.

Or, selon les règles des Nations unies, un candidat au poste de secrétaire général doit obtenir une lettre de nomination d'un État membre pour se présenter. À cet effet, Mme Akanksha a déjà rencontré l'ambassadeur canadien aux Nations unies, Bob Rae, mais elle attend toujours de savoir si Ottawa appuiera officiellement sa candidature.

Aux sceptiques qui la trouvent trop jeune pour ce mandat, Akanksha réplique que l'expérience n’est pas nécessairement un gage de résultats, et que « Parfois, trop d'expérience dans un domaine vous lie à la culture de l’organisation»… «Vous ne pouvez même pas penser différemment. Le silence devient une réponse acceptable.».

Arora Akanksha, un nom à retenir sinon pour le remplacement d’Antonio Guterres mais surement pour les années à venir… Un véritable vent de fraîcheur qui souffle sur une Organisation vieillissante!

quebechebdo tribune libre 4 avril 2021
vigile.quebec tribune libre 5 avil 2021

Air Transat, un fleuron québécois

3 avril 2021

Lorsque j’ai appris que la transaction entre Air Canada et Air Transat avait avorté, je vous avoue sérieusement que j’ai éprouvé un soupir de soulagement et de satisfaction. J’éprouvais énormément de difficulté avec la prise de contrôle du voyagiste québécois par le plus important transporteur aérien au pays.

Le 16 mai 2019, Air Canada et Transat A.T. annoncent la signature d’une entente d’exclusivité pouvant mener à une transaction. Air Canada offre 13 $ pour chaque action de Transat A.T., ce qui représente environ 520 millions $. Or, le 10 octobre 2020: Transat A.T. et Air Canada annoncent une révision de l’arrangement, en évoquant notamment l’impact de la pandémie de COVID−19. Air Canada versera 5 $ pour chaque action du voyagiste québécois dans le cadre d’une offre évaluée à 190 millions $, soit un écart substantiel de 330 millions $.

À mes yeux, il est plus que temps que le gouvernement fédéral cesse de tergiverser en s’engagent financièrement dans la relance d’Air-Transat, un fleuron québécois qui a fait sa marque, notamment dans des destinations en direction des Caraïbes, pour le plus grand bonheur de millions de Québécois depuis sa création en 1986 par deux anciens pilotes de Québecair, Yvon Lecavalier et Pierre Ménard, ainsi que Jean-Marc Eustache et François Legault, Du côté du gouvernement du Québec, le premier ministre François Legault clame depuis des mois qu’il ne laissera pas tomber Air Transat.

Depuis maintenant 35 ans, l’oiseau bleu et blanc fait la fierté des Québécois. Le transporteur aérien Air Transat a besoin de l’aide gouvernementale … C’est un investissement incontournable pour les voyageurs québécois épris des destinations-soleil.

quebechebdo tribune libre 3 avril 2021
vigile.quebec tribune libre 3 avril 2021
Le Soleil (version internet) 9 avril 2021

Pierre Fitzgibbon, le ministre caméléon

2 avril 2021

Décidément, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, semble avoir une propension pour s’attirer les allégations de conflits d’intérêt dans le cadre de ses fonctions la dernière en liste concernant les récentes révélations entourant sa participation dans un fonds basé dans un paradis fiscal, une tuile qui s’ajoute aux trois enquêtes antérieures de la commissaire à l’éthique le visant dans des affaires compromettantes.

Or, le principal intéressé dénonce « l’acharnement » dont les médias ont fait preuve dans la récente controverse. En point de presse, il a déclaré qu’il y avait « zéro conflit d’intérêts » tout en ajoutant timidement qu’il y aurait « apparence, peut-être », de conflit d’intérêts, et qu’il quitterait la politique dans l’hypothèse où le gouvernement pense que ce serait la meilleure alternative.

De son côté. François Legault répète que son ministre représente « un atout » pour son gouvernement, balayant du revers de la main les critiques le présentant comme un boulet au sein de son équipe.

Un vieux proverbe dit qu’ « il n’y a pas de fumée sans feu ». Dans le cas de M. Fitzgibbon, on peut tout au moins observer que les bouffées de fumée gravitent souvent autour de sa personne… En attendant, je suis ‘avis que le ministre de l’économie n’a jamais fait véritablement le saut dans la vie politiques où la prudence fait office de pierre angulaire. En réalité, il est demeuré un homme d’affaires gérant le ministère de l’Économie tel une entreprise privée.

vigile.quebec tribune libre 1er avril 2021

La Capitale-Nationale sous haute surveillance

1 avril 2021

Comme des milliers d’autres résidants de la Capitale-Nationale, je n’ai pas d’autre choix que de me rendre à l’évidence : le nombre de cas testés positifs lors des derniers jours a grimpé de façon exponentielle, un phénomène lié notamment à la rapidité de propagation des variants.

Comme le disait le maire de Québec, Régis Labeaume, « on l’a carrément échappé… » Aux dires du coloré maire, une minorité de groupes de citoyens ont fait preuve d’une « irresponsabilité » inacceptable en faisant fi des règles sanitaires élémentaires, favorisant de la sorte des foyers d’éclosions dévastateurs eu égard à la contamination communautaire.  

Depuis le début de cette pandémie, la majorité de citoyens s’efforcent de suivre les consignes de la Santé publique et se retrouvent pris en otages par une minorité de délinquants, notamment lors de la tenue de rassemblements festifs pourtant prohibés

Enfin, je suis convaincu que nous pouvons contenir la propagation du virus, en espérant que la vaccination dans la population générale s’accélère, pour autant que chaque Québécois soit solidaire en respectant les consignes à la lettre. « L’alarme a sonné », lance le premier ministre, la balle est dorénavant entre les mains des citoyens de la Capitale-Nationale.

Le Soleil (version internet) 1er avril 2021
vigile,quebec tribune libre 1er avril 2021

Peut-on se fier à AstraZeneca?

31 mars 2021

Les « précautions » à prendre eu égard au vaccin AstraZeneca ne cessent de s’accumuler depuis sa sortie officielle à titre de vaccin sécure pour la population, si bien que les doutes sur ses effets secondaires, notamment la formation de caillots, inquiètent de plus en plus la population.

 

De son côté, la Santé publique a pris la décision de ne pas l’offrir à la clientèle de 55 ans et moins, alléguant que ce groupe d’âge, particulièrement les femmes, sont davantage à risque de subir des complications selon les données de certains pays européens.

 

Ici au Québec, le directeur de la Santé publique mise sur la transparence envers les Québécois, Grand bien lui fasse! Toutefois, cette transparence a un effet boomerang compte tenu de l’histoire du vaccin AstraZeneca qui emprunte des méandres plutôt inquiétants.

 

Or, mon rendez-vous pour la vaccination est prévu pour la 17 avril. Il est certain que , comme bien des citoyens, je vais surveiller de près l’évolution des commentaires des scientifiques sur le vaccin controversé, et soyez assurés que, dans l’hypothèse où on m’offre la vaccin AstraZeneca, et qu’il existe le moindre doute sur ses effets secondaires potentiels, je vais passer mon tour.

vigile.quebec tribune libre 30 mars 2021

 

Féminicides: agir auprès des hommes violents

26 mars 2021

Âgée de 28 ans, Rebekah Harry a succombé à ses blessures et est devenue la septième femme à mourir sous les coups de son conjoint en moins de six semaines au Québec. Un fléau catastrophique qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

La question : quels sont les facteurs qui sont susceptibles de contribuer à cette escalade des féminicides? À mon avis, j’en perçois tout au moins trois. D’entrée de jeu, on ne peut passer sous silence le manque de ressources matérielles et humaines pour venir en aide aux femmes battues par leur conjoint, une situation dramatique dénoncée par les responsables des maisons pour femmes battues depuis des lunes.

Ensuite, les confinements imposés par la pandémie ont surement contribué aux manifestations de violence conjugale, les deux conjoints étant souvent cantonnés dans des lieux exigus qui ne peuvent que favoriser les scènes de ménage qui risquent parfois à pousser le conjoint à commettre l’irréparable.

Enfin, et non le moindre facteur, les ressources pour venir en aide aux hommes pris avec un problème de violence sont nettement insuffisantes. Et pourtant, les hommes violents constituent le démarreur conduisant aux catastrophes auxquelles nous sommes de plus en plus témoins, Conséquemment, un coup de barre radical doit être donné en amont si notre société aspire à diminuer un tant soit peu ces scènes atroces dans une société dite civilisée. .

vigile.net tribune libre 24 mars 2021