Le PQ peut-il retrouver sa vigueur?

18 octobre 2021

Actuellement, la Parti québécois (PQ) ne compte que 7 députés à l’Assemblée nationale, et selon les plus récents sondages Léger, la troisième opposition officielle croupit à 15 % d’intention de vote chez les francophones.

Son chemin risque d’être parsemé d’embuches si on se fie aux durs constats qu’ont dressés les militants, notamment les jeunes, lors du dernier Conseil national du parti. Incohérence dans les décisions, louvoiements dans les orientations, choix contestables sur divers dossiers, notamment sur la politique environnementale, sont autant de sujets que les politiciens se sont fait reprocher, particulièrement par l’aile jeunesse du parti.

Qu’à cela ne tienne, le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), a entrepris de sillonner le Québec avec son bâton de pèlerin dans l’intention de mobiliser les jeunes à la cause indépendantiste, arguant que « le PQ n'a pas mis tous les efforts par le passé et a peut-être tenu pour acquis que les jeunes étaient automatiquement en faveur de l'indépendance ».

Lors de son élection à la tête du PQ il y a un an, PSPP s’était engagé à être un chef constamment sur le terrain pour rebâtir sa formation politique, mais les restrictions sanitaires liées à la pandémie ont contrecarré ses plans. Il entend donc mettre les bouchées doubles cette année pour rattraper le temps perdu avant les élections d’octobre 2022…. Le PQ peut-il retrouver sa vigueur?

C’est St-Exupéry qui disait : « Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose… Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le cœur de tes hommes et femmes le désir de la mer ».

quebecdo tribune libre 18 octobre 2021
vigile.quebec tribune libre 19 octore 2021
Le Devoir 20 octobre 2021 "La vigueur du PQ" (version abrégée)

La pensée unique mise à mal

17 octobre 2021

J’ai écouté avec beaucoup d’attention le reportage ci-joint traitant des situations conflictuelles auxquelles sont confrontées les forces policières lorsqu’elles doivent appliquer certaines mesures sanitaires de la santé publique et les différents décrets du gouvernement.

Le nœud du problème réside dans l’inadéquation entre leur serment de protection de la paix et du citoyen au moment de leur enrôlement et l’application de mesures sanitaires et de décrets qui briment la liberté des citoyens eu égard à la Charte des droits et libertés.

Une sérieuse réflexion est entamée via les différents corps policiers du pays. Certains de ceux-ci ont déjà fait connaître à leur supérieur qu’ils ne feront plus appliquer certaines mesures qui vont à l’encontre des libertés individuelles.

La « pensée unique » est fortement remise en question chez les policiers… Reste à voir si le mouvement d’affirmation des policiers réussira à mobiliser d’autres intervenants chargés d’appliquer les mesures sanitaires et les décrets du gouvernement…  

Un reportage qui suscite à tout le moins une sérieuse réflexion… 

Durée (48 minutes)

https://www.facebook.com/temoignagepourtous/videos/2916677901996037

vigile.quebec tribune libre 17 octobre 2021
 

 

Balarama Holness, candidat à la mairie de Montréal!

17 octobre 2021

L’ex-joueur de football des Blue Bombers de Winnipeg et des Alouettes de Montréal de 38 ans qui se présente à titre de chef de Mouvement Montréal aux élections municipales, Balarama Holness, se retrouve envahi de commentaires haineux sur les réseaux sociaux par suite de sa position sur son intention de donner à Montréal le statut de ville bilingue.

« La langue est une question très difficile et délicate, convient le chef de Mouvement Montréal. Mais une chose est très claire : nous devons défendre les minorités à tous les niveaux, y compris les minorités linguistiques ici à Montréal ».

Stupéfiant! Dans une période où Montréal s’enfonce dans une anglicisation galopante, où les Cégeps anglophones ont le vent dans les voiles, où l’affichage unilingue anglophone borde encore de nombreuses rues montréalaises, le candidat à la mairie propose de bilinguiser la métropole!

Au même moment où le projet de loi 96 sur la revitalisation de la loi 101 propose une kyrielle de moyens pour défendre et promouvoir le français comme langue officielle du Québec, « [Balarama Holness] veut soustraire la métropole à la Charte de la langue française… C’est un partitionniste. Appelons ça un rejet viscéral du peuple québécois », pour reprendre les paroles de Mathieu Bock-Côté dans sa chronique du 14 octobre dans Le Journal sous le titre Le suprémacisme anti-québécois.

Monsieur Holness, malgré tout le respect que je vous dois, je me porte ipso facto contre cette forme de rejet du français que j’associe à une propension viscérale pour le sacrosaint multiculturalisme et à une volonté outrageante d’inclusion tous azimuts.

vigile.quebec tribune libre 16 octobre 2021

Temps supplémentaire obligatoire, un concept incompatible

17 octobre 2021

Il y a quelque chose de malsain, voire vicieux, dans le concept de « temps supplémentaire obligatoire » (TSO) à l’effet que, en toute logique, le temps supplémentaire devrait être un choix délibéré de la part de l’employé et non une obligation de l’employeur.

Imaginons le scénario suivant. Il est 15h45. Fabienne est fébrile. Dans 15 petites minutes, elle quittera l’hôpital pour se rendre en toute vitesse rejoindre son mari pour célébrer leur 10ième anniversaire de mariage, Pour l’occasion, ils ont réservé dans un chic restaurant, en toute intimité…. 15h55, l’infirmière-chef annonce à Fabienne qu’elle devra rester en service pour le quart de travail de 16h à minuit. Fabienne a beau lui expliquer son programme pour la soirée, pour toute réponse, la responsable lui répond qu’elle est désolée et qu’elle n’a pas d’autre solution.

Selon mon échelle de valeurs, un employeur ne devrait jamais être légitimé d’exiger à une employée d’accomplir un travail supplémentaire sans son consentement. Il en va de l’éthique professionnel qu’il se doit d’exercer envers ses employés.

Par ailleurs, si le concept de « temps supplémentaire obligatoire » , et je présume que oui, est inclus dans la convention collective, il serait plus que temps qu’il soit remplacé par le « temps supplémentaire consenti ». De cette façon, le climat ne s’en porterait que mieux de même que la qualité des soins offerts aux patients.    

Aujourd’hui, la FIQ a mis en demeure le ministre de la Santé, Christian Dubé, pour qu’il abolisse le concept de temps supplémentaire obligatoire d’ici le 15 novembre. Une histoire à suivre…

vigile.quebec tribune libre 16 octobre 2021

63 millions $ sur 8 ans pour Nick Suzuki

14 octobre 2021


Auteur de 15 buts et 26 aides en 56 rencontres la saison dernière, l’attaquant du Canadien de 22 ans, Nick Suzuki, vient de signer un contrat faramineux de 63 millions $ américains étalés sur huit ans, soit l’équivalent de 7, 875 millions $ par année, comparativement à 832, 500 $ la saison dernière. Son salaire pour la saison 2021-2022 vient donc d’être décuplé par rapport à celui de la saison dernière, ce qui en fait l’attaquant le mieux payé de toute l’histoire du Tricolore.

En ’59-’60, lors de sa dernière saison en carrière, l’auteur de 544 buts et d’une saison de 50 buts et en 50 parties, Maurice Richard, avait touché le salaire annuel de 25 000 $, et on criait au scandale le lendemain dans les pages sportives des médias de l’époque…

Bien sûr, vous allez me dire, autres temps, autres mœurs. Toutefois, il y a une chose qui n’a pas changé, c’est qu’un joueur aussi grassement payé que Nick Suzuki doit marquer des buts pour justifier un tel salaire. Or, au cours de la saison dernière, il a fait pénétrer la rondelle au fond du filet à 15 reprises en 56 rencontres. Pour être honnête, il n’y a pas là de motif sérieux qui puisse justifier un salaire aussi pharaonique.

Soyons réalistes, comment concevoir qu’un joueur de hockey de 22 ans, à sa troisième année dans la LNH, puisse décupler son salaire après avoir récolté un total de 41 points par saison au cours de ces deux premières campagnes dans le circuit Bettman? Jusqu’où iront les enchères démesurées sur les joueurs de la nouvelle génération?

vigile.quebec tribune libre 14 octobre 2021

Le syndicat est-il tenu de défendre ses membres à tout prix?

14 octobre 2021



C’est bien connu, le syndicat a pour ultime mandat de défendre ses membres. Toutefois, est-il tenu de les défendre en toutes circonstances? Telle est la situation actuelle vis-à-vis les syndiqués du personnel de la santé qui refusent de se faire vacciner malgré le décret du gouvernement sur l’obligation de la vaccination pour les travailleurs de la santé.



Actuellement, 95 % des membres syndiqués du personnel de la santé ont reçu leurs deux doses vaccinales. Selon les dernières données fournies par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), 4338 infirmières n’avaient pas reçu les deux doses de vaccin ou n’en avaient reçu qu’une seule. Cela équivaut à un peu plus de 5 % du nombre total de ses membres, qui s’élève à 80 500.



Par ailleurs, la FIQ entend contester devant les tribunaux la décision de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec de suspendre le permis de travail des infirmiers qui ne seront pas vaccinés le 15 novembre en utilisant l’argent des cotisations de leurs membres qui sont vaccinés à 95 %.



À titre d’illustration de la situation dans laquelle se retrouve actuellement la FIQ, un syndicat d’employés de chauffeurs d’autobus scolaires seraient-ils tenus de défendre un chauffeur pris en état d’ébriété au volant de son autobus rempli d’élèves, mettant en danger par le fait même la vie de ces jeunes?



Comme tout citoyen en démocratie, le personnel de la santé a des droits et des obligations et, parmi ces dernières, il a l’obligation d’offrir un climat sécuritaire auprès des patients et de ses collègues de travail, à défaut de quoi il devra assumer les conséquences de ses choix. Quant à la FIQ, je suis d’avis qu’elle devrait plutôt essayer de convaincre les récalcitrants à rentrer dans les rangs.

vigile.quebec tribune libre 14 octobre 2021
Le Soleil 16 octobre 2021

Le noeud gordien

12 octobre 2021

Le compte à rebours concernant la vaccination obligatoire du personnel de la santé tire à sa fin. En effet, le 15 octobre, tous les travailleurs de la santé devront avoir reçu leurs deux doses du vaccin contre la COVID à défaut de quoi les récalcitrants seront suspendus sans solde et, qui plus est, verront leur permis d’exercer suspendu, une décision de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et du Collège des médecins

Chez les infirmières, 4338 ne sont pas adéquatement vaccinées dont 2807 ne le sont pas du tout. À ce nombre s'ajoutent 5716 infirmières dont le statut vaccinal n'est pas encore connu pour des problèmes administratifs et qui seront contactées d'ici la date butoir pour clarifier leur situation.

Au moment d’écrire cet article, le plan de contingence du ministère de la Santé et des Services sociaux n’est pas encore connu. Toutefois, il m’apparaît utopiste d’espérer que le ministre Christian Dubé réussisse à combler plus de 4000 postes d’infirmières et d’infirmiers dans un délai aussi court.

Conséquemment, la suspension du personnel non-vacciné conjuguée à une pénurie de main d’œuvre déjà alarmante vont créer, en plus d’une augmentation de temps supplémentaire obligatoire (TSO), un accroissement des cas de délestage pour des patients déjà en attente d’un traitement ou d’une chirurgie.

Il existe peut-être un moyen moins lourd de conséquences de dénouer ce nœud gordien en exigeant que tous les travailleurs de la santé non-vaccinés se soumettent à un test de dépistage qui s’avère négatif à intervalle régulier de 3 ou 4 jours. Dans le cas d’un test positif, l’employé serait suspendu sans solde jusqu’à ce qu’il présente une preuve de vaccination complète.

vigile.quebec tribune libre 12 octobre 2021

Carey Price, l’être humain

9 octobre 2021

En rendant publique sa décision de se soumettre au programme d’aide destiné aux joueurs du circuit Bettman, le gardien de but étoile des Canadiens de Montréal de 34 ans, Carey Price, fait preuve de beaucoup de courage et d’humilité, d’abord de courage face aux tabous qui sont malheureusement encore très présents dans la société envers la santé mentale, ensuite, d’humilité en dévoilant derrière le super-héros la vulnérabilité de l’être humain.

Son épouse Angela, sur Instagram, a su, à mon avis, très bien résumer les circonstances qui entourent la décision de son mari : « Peu importe l'enjeu, nous espérons être en mesure de non seulement dire que la santé mentale est essentielle, mais aussi d'agir et de travailler en ce sens… Et c'est incroyablement important pour nous de montrer à nos enfants que demander de l'aide, et d'accepter qu'on soit aidé par d'autres, est non seulement O.K., mais encouragé en tout temps, peu importe les circonstances ».

En tant que pièce majeure sur l’échiquier de Marc Bergevin, Carey Price, en tant que gardien de but, est confronté à un stress constant. À cet effet, au cours de sa prolifique carrière, à combien d’occasions a-t-il réussi à exécuter l’arrêt-clé qui a transformé une défaite en victoire?

Un stress qui, avec le temps, s’attaque au système nerveux et crée des périodes d’anxiété qui nuisent à la concentration et à l’acuité des réflexes, deux éléments essentiels à la bonne performance d’un gardien de but.  

À mes yeux, Carey Price a pris une sage décision en privilégiant d’abord sa personne et sa famille, et je demeure convaincu qu’avec un solide encadrement, le numéro 31 reviendra encore plus fort devant le filet.

vigile.quebec tribune libre 9 octobre 2021
Le Soleil (version internet) 11 octobre 2021


 

Projet de loi 96: François Legault et le libre choix

9 octobre 2021

La commission parlementaire sur le projet de loi 96 a maintenant terminé ses travaux, et François Legault, malgré les nombreux appels de chercheurs et d’intellectuels à l’imposition du français au cégep, évoque le sacrosaint principe du libre choix en guise de motif à son refus d’imposer le français au cégep.  

Et pourtant, comment expliquer une telle résistance de la part du premier ministre du Québec quand on constate le recul du français au Québec particulièrement à Montréal, notamment dans les couronnes montréalaises?

Or, si le principe du libre choix est enfreint pour le personnel de la santé eu égard à l’obligation d’être vacciné en vertu des dangers de contamination dans les services de santé, pourquoi il n’en serait pas de même à l’égard de l’imposition du français au cégep en vertu de l’anglicisation inquiétante des étudiants francophones dans les cégeps anglophones?

Je suis d’avis qu’il considérer la place qu’occupent les cégeps dans le réseau scolaire québécois, soit des lieux où nos identités, notre trajectoire et notre environnement social se définissent. Conséquemment, il est tout à fait pertinent de créer un environnement où le français serait la norme.

Sur un autre plan, en diminuant le nombre de places dans les cégeps anglophones, comme le prévoit le projet de loi actuel, seuls les meilleurs élèves auraient accès aux cégeps anglais, ce qui apporterait comme conséquence que les étudiants moins performants se dirigeraient vers les cégeps francophones.

À mon avis, une erreur s’est produite lors de l’adoption de la loi 101. Il est temps de réparer maintenant cette erreur. Il est devenu prioritaire que le projet de loi 96 impose le cégep en français.

vigile.quebec tribune libre 9 octobre 2021

Les effets collatéraux de l’évolution

8 octobre 2021

Je suis un homme d’un certain âge, plutôt conservateur, attaché aux traditions, pour qui l’évolution, un terme qui devrait en théorie être relié au mieux-être, nous conduit souvent à vivre dans un stress déstabilisant.

Natif de la fin des années quarante, j’ai grandi dans un monde où les petites choses de la vie revêtaient toute leur importance. À titre d’exemple, je me rappelle que, vers l’âge de 12 ans, mon père m’avait acheté un vélo usagé qui m’avait comblé de bonheur. Imaginez-vous la même situation qui se produirait aujourd’hui et la réaction du jeune ado qui recevrait un tel « cadeau » pour son anniversaire!  

Les médias sociaux incarnent, à mon avis, un bel exemple d’ambivalence. En effet, bien que parfois positifs, les messages envoyés sur Facebook colportent souvent des attaques violentes et mesquines envers certaines personnes, notamment les élus. C’est sans compter la dépendance viscérale qu’ils développent, particulièrement chez les adolescents qui sont littéralement envoûtés par leur attrait qui les retient les yeux rivés sur leur petit écran pendant un nombre d’heures effarant.

En ces temps dits « modernes », la persévérance et l’effort ont été remplacés par la réussite sans effort, les échanges téléphoniques, par les messages électroniques, le personnel au service du client, par les guichets automatiques, les tables de mathématiques par les touches des calculatrices…

Évolution quand tu nous tiens!

vigile.quebec tribune libre 7 octobre 2021
Le Soleil 9 octobre 2021