François Legault au diapason des Québécois

15 novembre 2021

Les analystes et les chroniqueurs politiques québécois prétendent souvent que le premier ministre du Québec, François Legault, privilégient les sondages internes menés par la CAQ pour orienter ses stratégies de gestion de la société québécoise Si on se fie aux différents sondages menés depuis le début de son mandat en 2018 qui demeurent élevés eu égard à son taux de popularité, force est de constater que sa stratégie apporte des résultats plus que satisfaisants.

Que ce soit sur les plans de la protection et de la défense de la langue française, du développement économique, de l’environnement, ou de la gestion de l’épineux dossier de la pandémie, le premier ministre fait flèche de tout bois. Mais par-dessus tout, il réussit admirablement à maintenir éveillée la fibre nationaliste des Québécois, notamment par la priorité qu’il accorde aux produits québécois.

En ce qui a trait à ses relations avec Ottawa, que ce soit sur la langue ou sur les dossiers liés à la santé, François Legault se dresse comme un défenseur incontournable des pouvoirs de juridiction provinciale, sans compter sa détermination sans borne à exiger un transfert en santé à la hauteur des besoins pressants des provinces.

Lors du dernier conseil général de la CAQ, tenu sous le thème «Des régions plus fortes, un Québec plus fier», le chef a su rallier les militants en plaçant les régions au centre de ses priorités, un thème qui démontre encore une fois que François Legault aspire toujours se maintenir au diapason de tous les Québécois.

vigile.quebec tribune libre 15 novembre 2021

La lettre de Régis Labeaume

14 novembre 2021

Deux éléments-clés font partie de la missive envoyée au premier ministre François Legault par le maire sortant de la Capitale nationale Régis Labeaume, soit le tramway à Québec et le troisième lien reliant Québec à Lévis.

Voyons d’abord l’argumentaire de Régis Labeaume. En ce qui a trait au troisième lien, M, Labeaume souligne son désaccord à un troisième lien qui passerait du côté est de Lévis et de Québec, le qualifiant d’inutile compte tenu que la circulation pose problème du côté ouest, à savoir sur les deux ponts.

En ce qui a trait au tramway, le maire sortant tient responsable le gouvernement du Québec des dépassements de coûts de 600 millions $ qu’il attribue au changement au tracé du projet imposé «sur le tard» par le gouvernement et au décret permettant le départ du premier appel de propositions voté «des mois plus tard que le calendrier prévu», tout en ajoutant que la Ville de Québec n’avait pas l’intention de payer ces coûts excédentaires et, du même souffle, en  accusant le gouvernement de s’être immiscé dans la campagne électorale municipale.

La réaction du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, n’a pas tardé, ce dernier mettant le ton d’ «  amertume » de M. Labeaume sur le fait que sa dauphine, Marie-Josée Savard, ait mordu la poussière lors du dernier scrutin municipal.

À mon avis, qu’il y ait amertume ou non, je suis en parfait accord avec les propos de M. Labeaume, autant sur le troisième lien que sur sa position concernant les coûts reliés aux retards dans le dossier du tramway qui représente, aux yeux de Régis Labeaume, son dernier legs pour les citoyens de Québec.

quebechebdo tribune libre 14 novembre 2021

La « main tendue » du ministre Dubé!

13 novembre 2021

En déposant le projet de loi 11 visant à augmenter l’offre de services de première ligne, lequel fait abstraction, aux dires du ministre, de toute mesure de de « coercition » et de « punition » pour les médecins de famille ne prenant pas en charge suffisamment de patients, le ministre de la Santé, Christian Dubé, affirme continuer de miser sur la politique de la « main tendue ».tout en ajoutant du même souffle qu’il désire avoir les médecins omnipraticiens « à l’œil ».

Ceci état dit, voyons maintenant quelles sont les grandes lignes de ce projet de loi. Grosso modo, M. Dubé demande à l’Assemblée nationale d’autoriser la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) à communiquer les plages horaires de disponibilité de tous les médecins omnipraticiens aux gestionnaires du réseau de la santé. En plus, le projet de loi stipule que le ministre aura la possibilité de planifier des effectifs médicaux en « déterminant, par exemple, le pourcentage des plages horaires de disponibilité d’un médecin qui doivent être offertes du lundi au vendredi, avant 8 h et après 19 h, ainsi que le samedi et le dimanche.

Somme toute, Christian Dubé aura en main les plages horaires de tous les omnipraticiens du Québec et pourra, de la sorte, avec la collaboration des gestionnaires du réseau de la santé, combler les espaces « libres » sur la grille horaire de tel ou tel médecin de famille, tout en ajoutant qu’il désire, de cette façon, établir un « canevas de négociation pour les prochaines semaines » avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).

À mon avis, l’approche « comptable » proposée par Christian Dubé entre en contradiction avec la politique de la « main tendue » dont il a fait allusion dans son point de presse. Je suis plutôt d’avis qu’il devrait ouvrir ses horizons et rechercher des solutions en amont, notamment du côté des infirmières cliniciennes spécialisées, en augmentant leurs champs de compétence au lieu de chercher des moyens d’ « avoir à l’œil » les omnipraticiens.

vigile.quebec tribune libre 13 novembre 2021

Bon courage, Carey!

11 novembre 2021

En levant le voile sur les raisons du gardien de but étoile du CH, Carey Price, qui ont motivé son choix de se retirer temporairement du hockey, à savoir la consommation de substances, il a accompli un acte de courage et d’humilité exemplaire tout à son honneur.

Si vous me permettez, je vais reprendre quelques extraits qu’il a publiés sur son compte Instagram : « Au cours des dernières années, je me suis laissé sombrer dans un état de noirceur dont il m’est devenu impossible de sortir sans aide… Je travaille présentement à rétablir ma propre santé mentale après plusieurs années à la négliger, ce qui prendra évidemment du temps…Je demande aux médias et à la communauté hockey de continuer à respecter notre vie privée. Votre soutien et votre respect demeurent des pièces maîtresses essentielles à mon rétablissement ».

Dès son entrée dans la ligue nationale de hockey, Carey Price a été rapidement auréolé de la gloire des grandes stars. Or, être l’idole de dizaines de milliers de fervents partisans du Tricolore n’est pas un fardeau facile à porter, l’emprise inextricable du stress s’étant imposée comme la compagne de route assidue du numéro 31. Dans ces circonstances, il n’est donc pas étonnant qu’il se soit mis à consommer dans le but d’y trouver l’exutoire à cette surabondance de stress qu’il arrivait à oublier par sa consommation.

Aujourd’hui, après un mois de thérapie, Carey Price semble commencer à percevoir la lumière au bout du tunnel. Pour le reste, la présence de sa famille et de ses coéquipiers agira comme une bougie d’allumage sur le chemin de sa guérison…Aussi, ai-je le goût, en pensée avec ses nombreux fans, de lui souhaiter sincèrement « bon courage, Carey! » 

vigile.quebec tribune libre 11 novembre 2021

Plus de 2 000 plaintes plus tard…

11 novembre 2021

L’allocution presque exclusivement en anglais et les propos mesquins sur le français du nouveau p.-d.g. d’Air Canada, Michael Rousseau, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain a fait sauter la cagnotte des plaintes auprès du commissaire aux langues officielles en accumulant plus de 2 000 plaintes, un nombre jamais atteint jusqu’à maintenant.

À cet effet, ce n’est pas d’hier que le transporteur aérien Air Canda contourne sans coup férir la loi sur les langues officielles au Canada en faisant preuve de négligence systémique envers sa clientèle francophone. À preuve, de 2016 à aujourd’hui, le Commissariat aux langues officielles a reçu 431 récriminations, dont 160 seulement en 2019.

Mais revenons à la saga engendrée par l’allocution et les propos de Michael Rousseau. Une question me semble essentielle pour la suite des choses : le C.A. d’Air Canada était-il informé sur le fait que M. Rousseau ne parlait pas français au moment de son entrevue?  Si oui, je verrais mal comment il pourrait justifier un congédiement ou quelque autre mesure. Si non, il m’apparaîtrait injustifiable qu’il n’ait pas eu cette information dans le CV du postulant et, par conséquent, le C.A.ne serait pas davantage légitimé d’appliquer une mesure réparatrice contre Michael Rousseau.

Conséquemment, les seuls intervenants crédibles qui pourraient agir légitimement dans cette saga sont les actionnaires, notamment le gouvernement fédéral qui est devenu actionnaire de la société en contrepartie d’une portion des 6 milliards $ d’aide gouvernementale offerte pour remettre à flot le transporteur aérien pendant la pandémie. À eux de décider des suites à donner à cette affaire…

vigile.quebec tribune libre 11 novembre 2021
Le Soleil 13 novembre 2021

Le chef du PQ se présentera-t-il dans Marie-Victorin?

9 novembre 2021

Maintenant que le comté de Marie-Victorin est devenu vacant à la suite de l’élection de Catherine Fournier à la mairie de Longueuil, le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) en profitera-t-il pour se présenter lors de l’élection complémentaire qui doit se tenir, selon l’article 130 de la loi électorale, au plus tard dans les six mois suivant la démission d’un élu?

La décision du chef du PQ est cruciale. En effet, s’il décide de ne pas se présenter, PSPP ayant toujours invoqué qu’il préfère travailler à la reconstruction du PQ sur le terrain, certains pourraient lui reprocher de manquer de cran et de craindre les effets négatifs d’une défaite. D’un autre côté, s’il se présente et qu’il perd, la défaite pourrait être fatale pour le moral des troupes, voire même sonner le glas du PQ, déjà très fragilisé par sa piètre performance du dernier scrutin de 2018.

Dans un autre scénario plausible, le premier ministre François Legault pourrait choisir de ne pas présenter de candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Marie-Victorin afin de de permettre au chef d'un des partis d'opposition de siéger à l'Assemblée nationale. En revanche, très présente sur la rive-sud de Montréal, la CAQ pourrait profiter de l'occasion pour tenter de ravir cette circonscription au PQ, alors que Catherine Fournier avait récolté une mince avance de 705 votes en 2018, avec 30,8 % du vote, contre 28,3 % d'appuis à la CAQ.

Quoi qu’il en soit, la balle est maintenant dans les mains de PSPP. En ce qui me concerne, le chef du PQ a tout avantage à profiter de cette occasion de faire son entrée à l’Assemblée nationale, là où il pourra faire avancer les dossiers sur la souveraineté du Québec, laquelle, il faut bien l’admettre, ne pèse pas lourd, par les temps qui courent, sur l’échiquier politique du Québec.

vigile.quebec tribune libre 9 novembre 2021

Les Forces armées canadiennes au pas

8 novembre 2021

Finie la belle époque où les membres des Forces armées canadiennes (FAC) soupçonnés d’allégations d’inconduite sexuelle étaient convoqués en cour devant des magistrats faisant partie des FAC. En termes clairs, toutes les allégations d’inconduite sexuelle visant des membres des FAC seront désormais transférées aux autorités civiles des différentes provinces qui auront la responsabilité de faire enquête et de déposer des accusations, le cas échéant.

Au moment où de nombreux hauts gradés de l'armée sont visés par des allégations d'inconduite sexuelle, notamment l'ex-chef d'État-major Jonathan Vance, son successeur Art McDonald et le responsable de la distribution de vaccins au Canada, Dany Fortin, cette réforme arrive à point nommé.

Aux yeux de Stéphanie Raymond, ancienne militaire et victime d'agression sexuelle au sein des Forces canadiennes, l'annonce de la ministre de la Défense nationale Anita Anand représente un grand pas en avant arguant que les plaignants n’avaient pas accès à une justice équitable. Mme Raymond espère qu'avec les changements annoncés, davantage de plaignants potentiels auront le courage de porter plainte. De plus, elle insiste sur le fait qu’’il était devenu prioritaire de rebâtir les liens de confiance entre les membres des forces armées et l'appareil judiciaire militaire.

Enfin, je suis d’avis qu’un geste aussi déterminant posé par la ministre Anita Anand quelques jours seulement après être entrée en fonction laisse présager un avenir prometteur eu égard aux réformes qui restent encore en plan au sein de l’appareil judiciaire des FAC.

vigile.quebec tribune libre 7 novembre 2021

Place au changement à Québec!

8 novembre 2021

À l’époque où j’ai enseigné le français au jeune Bruno Marchand en troisième secondaire à la fin des années ‘80, il se démarquait comme un travailleur infatigable, un élève consciencieux, avide d’apprendre et doué d’une curiosité intellectuelle peu commune. À cet effet, il lui arrivait fréquemment de me rencontrer après les cours pour échanger son point de vue sur un sujet d’actualité quelconque.

À la tête de l’Association québécoise de prévention du suicide pendant plusieurs années, et par la suite président de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches, Bruno Marchand est un homme de terrain qui a toujours placé en priorité l’écoute de ses commettants, une attitude à laquelle il s’est engagé envers les citoyens de Québec au cours de sa campagne.

En l’emportant sur la dauphine du maire sortant Régis Labeaume, Marie-Josée Savard, l’élection de Bruno Marchand vient confirmer, à mon avis, le désir de changement des citoyens de la Capitale nationale, un changement basé sur la concertation que le nouvel élu de 48 ans à l’Hôtel de Ville entend créer avec la population.

Le défi remarquable que M. Marchand a su relever avec enthousiasme à la tête du parti Québec forte et fière qui est né depuis seulement quelques mois, démontre à quel point le dynamisme de son chef a su mobiliser un nombre suffisant de partisans pour se hisser petit à petit au coude à coude avec Marie-Josée Savard lors des derniers sondages.

Enfin, Bruno Marchand est un rassembleur qui place ses convictions au sommet de ses valeurs. Nul doute qu’il saura créer auprès des citoyens le sentiment d’une ville « forte et fière ».

quebechebdo tribune libre 8 novembre 2021
Le Soleil (version internet) 8 novembre 2021
vigile.quebec tribune libre 9 novembre 2021

Le p.-d.g. d’air Canada vole à basse altitude

5 novembre 2021

Quoique le transporteur Air Canada soit assujetti à la loi fédérale sur les langues officielles, laquelle stipule la reconnaissance de l’anglais et du français comme langues officielles du Canada, le nouveau patron d’Air Canada, Michael Rousseau, a décidé de prononcer son premier grand discours au Québec devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain exclusivement en anglais. Et, pour ajouter l’insulte à l’ignominie, M. Rousseau a répondu aux journalistes qu’il n’a pas comme priorité d’apprendre le français, alléguant que ses priorités sont concentrées sur les enjeux de sa compagnie, et qu’il a toujours pu vivre à Montréal depuis 2007 sans parler le français.

Le seuil de tolérance venait d’être dépassé. Et les critiques n’ont pas tardé à fuser de tous les horizons, notamment des politiciens québécois. À ce sujet, je m’en voudrais de ne pas reprendre la réaction sans équivoque du ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette : « Le grand patron d’Air Canada exprime tout ce que nous avons rejeté il y a des décennies : le mépris pour notre langue et notre culture chez nous au Québec. Ces propos sont indignes des fonctions qu’il occupe ».

Mais là où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est que cette attitude méprisante provient du grand patron d’Air Canada. À partir de là, comment voulez-vous que le reste de la pyramide se soumette aux recommandations du Commissaire aux langues officielles qui, bon an mal an, envoie une moyenne annuelle de 80 plaintes aux dirigeants de l’entreprise?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le grand patron de la flotte d’Air Canada vole dangereusement à basse altitude. Il devra rapidement monter d’altitude s’il ne veut pas frapper la dure réalité d’un congédiement.

vigile.quebec tribune libre 5 novembre 2021

Le franco-québécois, la « langue de chez nous »

4 novembre 2021

Un phénomène curieux se produit lorsque certains Québécois se sentent mal à l’aise en présence de Français lorsqu’ils entament une conversion avec un cousin français, On a souvent l’impression que les Québécois vivent un complexe d’infériorité eu égard au français de France.

Et pourtant, par rapport à certains mots ou expressions, les Québécois n’ont rien à envier aux Français. À titre d’exemples, les Québécois font leur magasinage, exécutent leur arrêt au coin des rues si nécessaire, gare leur voiture dans un stationnement, profitent de leur fin de semaine ou se rendent à la pharmacie. Or, de leur côté, les Français font leur shopping, leur stop, utilise le parking pour garer leur voiture, profitent de leur week-end ou se rendent au drugstore.

Sur un autre plan, enclavé dans un environnement anglophone, le franco-québécois a toujours été une langue sous influence des Britanniques d’abord, puis de nos voisins du Sud par la suite, d’où la surabondance d’anglicismes qui l’habitent. Toutefois, depuis la révolution tranquille au début des années ’60, la création du ministère de l’Éducation, qui permettait à tous les petits québécois de fréquenter l’école, a contribué grandement à épurer le parler français au Québec.

Les québécismes constituent une mine de mots qui donnent une couleur particulière au franco-québécois, notamment venant de l’amérindien ou tout simplement créés ici, tels « Canada » qui signifie village, « Québec », passage étroit, et « Saguenay », d’où sort l’eau en amérindien, et « achaler » pour contrarier, « magané » pour abîmé, « achigan », « ouananiche ».   

J’avais coutume, lorsque j’enseignais le français en troisième secondaire, d’intégrer un module sur l’histoire du franco-québécois, et, à ma grande surprise les élèves manifestaient beaucoup d’intérêt pour cette courte incursion dans la langue de chez nous, Dans ces circonstances, j’invite les enseignants à faire de même. Somme toute, on défend toujours plus adéquatement ce que l’on connaît.

Et que dire des poètes de chez nous, tels Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Robert Charlebois, etc… qui ont traversé l’Atlantique pour aller chanter notre langue. À cet effet, je me souviens avoir fait entendre Le p’tit bonheur de Félix Leclerc à des élèves de première secondaire, et, surprise, la plupart connaissaient les paroles de la chanson.

Enfin, qui de mieux qu’Yves Duteil pour louer La langue de chez nous, « C'est une langue belle à qui sait la défendre Elle offre les trésors de richesses infinies Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie »

vigile.quebec tribune libre 4 novembre 2021
Le Soleil (version internet) 6 novembre 2021