Le PQ comme alternative à la CAQ?

3 décembre 2021

À l’occasion d’un congrès d’orientation du Parti québécois (PQ) qui se tiendra les 4 et 5 décembre à Trois-Rivières, le chef du parti, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), fera la promotion du PQ comme seule alternative à la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault qui domine largement dans le dernier sondage Léger avec 46 % d’intention de vote contre 20 % pour le Parti libéral du Québec (PLQ)  et 13 % pour le PQ, nez à nez avec Québec solidaire (QS) en troisième position.

Aux yeux du chef du PQ, son parti « sera le véritable adversaire de la CAQ pour défendre la nation québécoise ». Lors du congrès, le PQ se présentera sous un nouveau jour en arborant un nouveau logo, et en dévoilant le slogan pour la prochaine campagne électorale : « Changeons d’avenir ». Toujours selon le chef du PQ, la popularité de François Legault est grandement attribuable à sa gestion de la pandémie, et les prochains mois feront place aux questions de fond dans l’espace public, notamment le déclin de la langue française, de la culture québécoise et de la place du Québec à l’international.

Parmi les propositions qui seront au menu, on retrouve l’octroi d’un financement aux cégeps et aux universités anglophones qui soit le reflet du poids démographique de la minorité historique anglophone, l’application de la loi 101 au cégep et l’obligation pour les immigrants de connaître le français avant leur arrivée au Québec.

Nonobstant la ferveur de PSPP envers la lutte au déclin du français, et la pertinence des mesures proposées pour y remédier, force est de constater que le fer de lance du PQ, soit l’indépendance du Québec, n’est pas du tout dans le paysage de la scène politique du Québec, notamment chez les jeunes.

Toutefois, je suis d’avis que le nationalisme « mou » de François Legault, notamment dans le projet de loi sur la nouvelle mouture de la loi 101, procure des provisions à PSPP eu égard à ses propositions sur la relance et la promotion du français au Québec.

Somme toute, à moins d’un miracle, le PQ, même s’il peut aspirer à faire des gains en octobre 2022, ne pourra dépasser plus de 20 % du suffrage populaire, tout en parvenant, peut-être, à se glisser comme troisième opposition officielle ou même deuxième advenant une déconfiture du PLQ.

vigile.quebec tribune libre 3 décembre 2021

So-So-So-Solidarité!

3 décembre 2021

La saga qui oppose les éducatrices en CPE et le personnel de soutien au gouvernement semble de plus en pus s’orienter vers un conflit sans fin dans lequel chaque partie se braque sur ses positions.

Pourtant, en ce qui a trait aux éducatrices qualifiées qui représentent 85 % du personnel des CPE en grève, les négociations ont, à toutes fins pratiques, abouti à une entente tacite sur les demandes salariales proposées par le gouvernement.

Or, ce qui achoppe, ce sont les conditions salariales des employés de soutien à qui le gouvernement offre 9,3 %, en toute équité avec ce qui a été offert à leurs pairs dans le secteur public alors que les syndicats demandent plutôt entre 13,6 % et 14,8 % d’augmentation.

Le déclenchement d’une grève générale illimitée dans 400 centres de la petite enfance du Québec entraine comme conséquence le fait que 43 000 enfants devront se faire garder par des grands-parents, des voisins ou des parents en télétravail tant et aussi longtemps que Québec et les syndiqués ne parviendront pas à une entente. À cet effet, l’appui massif des parents envers les éducatrices manifesté au début du conflit tend à s’amenuiser compte tenu de la durée illimitée que prend le conflit et qui rend la tâche des parents beaucoup plus complexe eu égard à la garde des enfants.

Actuellement, seuls les CPE membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN, sont en grève illimité, deux autres syndicats ayant en main un mandat de grève générale illimitée. Or, pendant ce temps, des négociations sont en cours.

Dans ces circonstances, il m’apparaît aberrant de déclencher une grève générale illimitée en pleine négociation, des journées de grèves sporadiques feraient tout aussi bien l’affaire tout en permettant aux parents de souffler un peu… En bref, un peu de solidarité envers les parents sans nuire à la solidarité syndicale.

vigile.quebec tribune libre 3 décembre 2021

Pour une véritable politique de la natalité au Québec

3 décembre 2021

Selon les chiffres de l’Institut de la Statistique du Québec de 2021, il serait né 81 850 enfants au Québec en 2020. C’est 2,79 % de moins qu’en 2019. Avec 81 850 enfants pour une population estimée de 8,55 millions d’habitants au Québec en 2020, on obtient un taux de natalité de 9,57 naissances pour mille habitants (9,57 %). Il s’agit du taux de natalité le plus bas depuis 1900 et probablement de l’histoire du Québec. Pour illustrer une comparaison, les 8,5 millions d’habitants du Québec de 2020 ont produit un nombre similaire d’enfants que les 2,1 millions de Québécois de 1913. Par ailleurs, selon les statistiques du ministère de la Famille du gouvernement du Québec du 1er juillet 2020, 590 090 familles comptaient un seul enfant (45,8 %), 495 0500, 2 enfants (38.5 %) et 201 405, 3 enfants ou plus (15,6 %).

Des chiffres fort révélateurs qui illustrent clairement la baisse alarmante du taux de natalité au Québec (9,57 pour mille habitants), et le nombre élevé de familles ayant un ou deux enfants (85,3 %).Si la tendance se maintient, la population du Québec est condamnée à une baisse progressive alarmante.

Or, il existe peut-être une alternative à ce phénomène de baisse de la natalité au Québec, à savoir mettre sur pied une véritable politique de la natalité. Mais comment y arriver? À titre d’exemples, l’octroi d’un crédit d’impôt substantiel à la naissance d’un enfant pendant les 6 premières années de sa vie à tous les parents dont le revenu familial est inférieur à 60 000 $, offrir un autre crédit d’impôt pour les enfants durant leur passage en garderie, offrir des programmes subventionnés pour les enfants intéressés à s’inscrire à des activités sportives ou culturelles, établir la gratuité des transports en commun pour les familles à faible revenu, établir des normes universelles subventionnées favorisant l’adoption d’un enfant, etc…

En réalité, le Québec est mûr pour mettre sur pied une véritable politique de la natalité offrant des mesures incitatives permettant un climat social propice à la naissance des enfants, pour le plus grand bien de la nation québécoise.

vigile.quebec tribune libre 3 décembre 2021
Le Devoir 6 décembre 2021

CH: le recrutement, le maillon faible

2 décembre 2021

Après un début de saison catastrophique pour le Canadien de Montréal, soit 6 victoires en 23 sorties, il était écrit dans le ciel qu’un vent de changement soufflait dans les coulisses du propriétaire et président du CH, Geoff Molson. Sans grande surprise, le directeur général du Tricolore, Marc Bergevin, a été congédié de même que le responsable du recrutement Trevor Timmins et le vice-président principal affaires et communications, Paul Wilson.

Sans vouloir m’attribuer indument l’expertise nécessaire pour me prononcer sur les changements apportés par Geoff Molson, j’ai quand même pu observer durant les nombreuses années où j’ai suivi les matchs du CH au petit écran, et les commentaires des analystes entre les périodes, que l’opération recrutement d’une équipe de hockey professionnelle constitue ou son fer de lance ou son tendon d’Achille, dépendamment du flair des recruteurs pour dénicher de futurs talents pour évoluer dans la LNH.

Or, malgré les quelques bons choix du responsable du recrutement pour le CH, Trevor Timmins, notamment Alex Galchenuyk et Jesperi Kotkaniemi, lesquels, en passant, ne font plus partie du CH, le « faible » penchant de Timmins envers les espoirs québécois [et c’est un euphémisme] m’apparaît être en partie le maillon faible de la chaine décisionnelle du Tricolore.

La ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ) regorge de talents malheureusement recrutés par plusieurs équipes de la LNH autres que le Canadien. À partir du moment où le poste de responsable du recrutement chez le CH est vacant, je verrais d’un bon œil que les nouveaux dirigeants lorgnent du côté des recruteurs québécois qui ont en main l’expertise nécessaire pour dénicher les espoirs du Québec.

En bref, les nouveaux dirigeants devront placer dans leurs priorités le colmatage de la brèche profonde qui s’est formée dans l’organisation du CH depuis plusieurs années eu égard au recrutement, notamment en portant une attention toute particulière du côté des jeunes joueurs talentueux du Québec.

vigile.quebec tribune libre 1er décembre 2021

Patrick Roy, DG du CH?

1 décembre 2021

Les spéculations vont bon train concernant le choix du futur directeur général (DG) du Canadien de Montréal (CH). Selon toute vraisemblance, Mathieu Darche et Daniel Brière, seraient les deux favoris dans la course. Toutefois, le nom de Patrick Roy revient souvent dans les commentaires de certains chroniqueurs sportifs comme le choix le plus judicieux quoiqu’il ne semble pas, pour l’instant, sur la liste des prétendants du propriétaire du CH, Geoff Molson.

Tel qu’annoncé par M. Molson, une nouvelle structure hybride sera appelée à diriger le Tricolore, à savoir un DG appuyé d’un vice-président des opérations hockey en la personne de Jeff Gorton, réputé pour avoir un tempérament bouillant. Or, aux dires de Patrick Roy, il a déjà rencontré Jeff Gorton qui lui avait fait bonne impression et avec qui il ne verrait aucun problème à faire équipe.

Toutefois, une ombre se dresse au tableau de l’ex-gardien de but étoile du CH, à savoir son passage en tant qu’entraineur-chef et vice-président aux opérations hockey de l’Avalanche du Colorado qui lui avait promis un droit de regard sur les décisions hockey, ce qui, dans les faits, n’a jamais été respecté, le directeur général Joe Sakic occupant toute la place en ce domaine. Finalement, après trois saisons derrière le banc de l’Avalanche, Roy avait pris la décision de quitter l’organisation.

Pour revenir au CH, Geoff Molson a besoin d’un homme au tempérament fort dont la détermination est inébranlable, et Patrick Roy a tous les atouts pour répondre à ces conditions, De plus, depuis le début de sa carrière à titre de directeur général et d’entraineur-chef des Remparts de Québec, il a su enseigner la fierté, et le sens de l’effort et du dépassement à ses jeunes joueurs.   

Enfin et surtout, son expertise dans la LHJMQ lui a ouvert la porte lui donnant accès à toute une pépinière de joueurs talentueux qui, pour la plupart, ont été laissés de côté par le CH lors des séances de repêchage, une stratégie que Patrick Roy saura vite renversée.

À 56 ans, Patrick Roy a accumulé de nombreuses expériences dans les hautes sphères du hockey professionnel et junior majeur. Sa fougue s’est atténuée pour faire place à la sagesse. Toutefois, s.il s’avérait qu’il obtienne le poste de DG du CH, soyez assurés qu’une de ses exigences serait d’avoir les coudées franches devant le flamboyant Jeff Gorton.

Le Soleil (version internet) 1er décembre 2021
vigile.quebec tribune libre 1er décembre 2021
Journal Métro 5 décembre 2021

Le virage vert à saveur économique du PLQ

29 novembre 2021

Dans la foulée de la tradition du Parti libéral du Québec (PLQ) qui a longtemps lancé de grands chantiers, tels la révolution tranquille de Jean Lesage et le développement de l’hydroélectricité de Robert Bourassa, la cheffe actuelle du PLQ, Dominique Anglade, lance l’idée de passer à la nationalisation de la production et de la distribution de l’hydrogène vert sous l’égide d’Hydrogène Québec.

Aux yeux de Dominique Anglade, le PLQ doit se renouveler et se moderniser. L’avenir est aux énergies vertes, tous les sondages vont dans cette direction. Dans son allocution, la cheffe a reconnu que le PLQ « traverse un moment de redéfinition ». « Est-ce qu’on a une côte à remonter ? Oui, on a une côte à remonter. On a une montagne de travail devant nous », a-t-elle aussi admis. « Nous avons la responsabilité d’être prêts pour la prochaine campagne électorale de 2022.

En ce qui a trait à Québec solidaire et à la Coalition avenir Québec (CAQ), Dominique Anglade n’a pas mâché ses mots en résumant la vision solidaire en ces termes : « il suffit d’enlever tout ce qui roule avec un moteur et de fermer tout ce qui fait travailler du monde et qui a une cheminée ». En ce qui concerne la CAQ, le parti de François Legault représente selon elle « le siècle dernier » puisqu’il a « abandonné nos aînés pendant la crise », qu’il « refuse de reconnaître la pénurie de main-d’œuvre » et n’a pas « de vision économique et environnementale ».

Est-ce que Dominique Anglade réussira à redonner un second souffle aux militants du PLQ réunis en congrès? Parviendra-t-elle à reconquérir l’électorat francophone, notamment celui de la grande région de la Capitale nationale qui a déjà été un château fort du PLQ? Parviendra-t-elle à étouffer la grogne qui sévit parmi plusieurs partisans eu égard à l’affaire Marie Montpetit? Toutes des questions auxquelles seul le temps pourra nous fournir des réponses!

vigile.quebec tribune libre 29 novembre 2021
Le Soleil (version internet) 2 décembre 2021

Paul St-Pierre Plamondon est-il l’homme de la situation?

29 novembre 2021

Héritier d’un parti portant derrière lui une longue tradition de chefs charismatiques et imbus profondément de la flamme souverainiste, tels René Lévesque, Jacques Parizeau et Bernard Landry, le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), a tout un défi à relever d’ici le scrutin du 3 octobre 2022.

Formant le troisième groupe d’opposition à l’Assemblée nationale derrière le Parti libéral du Québec et Québec solidaire avec un faible 7 députés, malmené dans les sondages eu égard aux intentions de vote des Québécois, le thème de l’indépendance du Québec se retrouvant loin derrière les priorités des Québécois, notamment chez les jeunes, un chef encore peu connu, brillant par son absence lors des débats en Chambre,  le PQ peine à se remettre de sa dégelée de 2018, ayant passé de 28 à 9 sièges avec un peu plus de 17 % du vote populaire.

Si on ajoute à ces constats la très grande popularité du chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, qui siège confortablement au sommet des sondages à tire de meilleur premier ministre aux yeux de l’électorat québécois, et le spectre de la fibre nationaliste qu’il a su ranimer auprès des Québécois, le créneau souverainiste du PQ ne s’en trouve que plus difficilement accessible.

Pour reprendre les mots de Jacques Parizeau, le PQ fait face à un « champ de ruines », et sa reconstruction risque de rencontrer sur son chemin des écueils de taille qui menacent de mettre en péril la raison même de son existence, à savoir l’indépendance du Québec. Paul St-Pierre Plamondon parviendra-t-il à renflouer le vaisseau amiral?… Permettez-moi d’en douter!

vigile.quebec tribune libre 29 novembre 2021
Le Soleil (version internet) 30 novembre 2021 

Pierre Fitzgibbon, le ministre délinquant

27 novembre 2021

De mon temps, lorsqu’un élève manquait à un règlement à l’école où j’enseignais, il était qualifié de délinquant. Or, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, en autorisant pour 68 millions $ en prêts à au moins 10 entreprises qui ne répondaient pas à tous les critères de sélection, mérite le même qualificatif que l’élève fautif. Dans cette foulée, il convient de se rappeler que, ces dernières années, le ministre de l’Économie a fait l’objet de quatre enquêtes du Commissaire à l’éthique, ayant même été contraint de quitter son poste durant une certaine période

Dans le cas qui nous occupe, le ministre fait l’objet de constats de la part de la Vérificatrice générale Guylaine Leclerc qui lui reproche notamment d’avoir utilisé son pouvoir discrétionnaire eu égard aux subventions versées à certaines entreprises dans le cadre du Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises (PACTE) et du programme Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (PAUPME), deux soutiens temporaires ayant été mis sur pied au printemps 2020 dans l’urgence pour aider les compagnies ébranlées par la pandémie.

Quoiqu’une clause permettait au ministre de l’Économie d’autoriser un prêt, et ce, même si la compagnie ne répondait pas aux critères, cette information n’a jamais été dévoilée publiquement, si bien que d’autres entreprises n’ont pas pu déposer une demande sur la base de besoins similaires. De surcroît, parmi les 10 compagnies qui ne respectaient pas tous les critères, certaines avaient déjà établi des relations d’affaires avec Investissement Québec, lequel relève du ministère de l’Économie.

De toute évidence, il est plus aisé pour M. Fitzgibbon de sortir du monde des affaires que de sortir le monde des affaires de son ADN…

vigile.quebec tribune libre 27 novembre 2021

Le bilinguisme de Mary Simon

27 novembre 2021

La saga entourant la nomination de Mary Simon au poste de gouverneure générale du Canada continue à faire couler beaucoup d’encre. Cette fois-ci, la grogne émane du rapport d’enquête préliminaire du commissaire aux langues officielles du Canada, Raymond Théberge, qui allègue que la décision de nommer Mme Simon relève du premier ministre, que ses décisions ne sont pas assujetties à la Loi sur les langues officielles, et qu’elles ne peuvent donc pas être examinées par le commissaire.

Du fait de sa Constitution, le Canada compte deux langues officielles, l’anglais et le français et, par conséquent, il m’apparaît tout à fait légitime d’exiger que les détenteurs de postes chargés de représenter le pays à l’étranger, telle la gouverneure générale, puisse s’exprimer dans les deux langues officielles lors de leurs sorties publiques. Or, Mary Simon est effectivement bilingue mais en inuktitut et en anglais.

Conséquemment, Trudeau fils fait fi de l’article de la Constitution canadienne de Trudeau père eu égard aux deux langues officielles du Canada, poussé par sa propension viscérale envers le sacrosaint multiculturalisme si cher à Trudeau père en désignant comme gouverneure générale une femme issue des premières nations… Et tant pis pour la Constitution de PET!

Enfin, ce n’est surement pas sa performance pour le moins médiocre lors de la « lecture » du discours du trône que Mary Simon nous a fait la preuve qu’elle pouvait « parler » un français acceptable! 

vigile,quebec tribune libre 27 novembre 2021

À chacun ses juridictions

25 novembre 2021

Le gouvernement Trudeau persiste et signe, le contrôle des armes de poing devrait être délégué aux provinces alors que, dans les faits, les lois sur le contrôle des armes à feu, qui relèvent du droit criminel, sont de compétence fédérale. Par ailleurs, le même gouvernement fédéral projette d’implanter des normes nationales pour les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), alors que la Santé est de juridiction provinciale, des politiques fédérales pour le moins paradoxales.

Par ailleurs, si Justin Trudeau désire vraiment que les provinces jouent pleinement leur rôle auprès des personnes âgées, il doit augmenter les transferts en santé aux provinces sans ajouter de conditions. Du côté des armes de poing, Ottawa doit légiférer sur le port de telles armes, et renforcir les contrôles de sécurité aux frontières.

Somme toute, le gouvernement fédéral ne dispose d’aucune expertise pour élaborer adéquatement des normes nationales pour les CHSD. Quant au contrôle des armes de poing, compte tenu de la fréquence élevée de passages aux frontières entre les provinces, des normes nationales sont indispensables pour assurer la sécurité des Canadiens aux frontières et à travers tout le pays… En bref, à chacun ses juridictions, et les relations fédérales-provinciales ne s’en porteront que mieux.

vigile.quebec tribune libre25 novembre 2021
Le Devoir 29 novembre 2021 (version abrégée) "À chacun ses compétences"