Carney, le premier ministre téflon

23 avril 2026

Selon le récent sondage Léger en date du 5 mars, le Parti libéral du Canada (PLC) de Mark Carney recueille 49% des intentions de vote des électeurs, devançant de 14 points le Parti conservateur du Canada (PCC) de Pierre Poilievre qui recueille 35%. Mark Carney marche littéralement sur les eaux, ses nombreux voyages à travers le monde, quoique n’ayant rapporté aucun avantage concret pour les Canadiens, n’ayant nullement fait bouger à la baisse l’aiguille de sa popularité. Son discours de Davos sur le nouvel ordre mondial et l’importance de créer des liens économiques entre les pays de taille moyenne a suscité un engouement d’un bout à l’autre de la planète.

Mark Carney est comme une poêle téflon, rien ne colle. À preuve la sortie au vitriol sans conséquence de Paul St-Pierre Plamondon sur le discours des Plaines d’Abraham du premier ministre canadien ou sa position initiale sur l’implication du Canada dès le début du conflit américano-israélien. Aucun effet sur sa crédibilité auprès de ses fans.

Mark Carney n’est pas venu en politique pour tenir au chaud son siège à la Chambre des communes. De facto, il déborde du rôle du politicien traditionnel. Il s’est engagé en politique pour créer un « Canada fort » et, pour atteindre son objectif, il doit sillonner la planète à la conquête de pays alliés disposés à transiger avec le Canada. Dans un contexte géopolitique de fragilité relié aux conflits armés et d’imprévisibilité en lien avec la personnalité de Donald Trump, le premier ministre, imbu d’une solide expérience dans le monde des affaires, a toute la latitude pour exploiter à sa guise ses relations avec les dirigeants de la scène économique et politique

Par ailleurs, le téflon finit par perdre de son efficacité à l’usage. Un jour, les bévues du premier ministre téflon vont apparaître dans leur réalité, et vont coller au fond de la poêle. Et comme la perfection n’est pas de ce monde, la relation d’amour entre les Canadiens et leur idole va s’effriter peu à peu et perdre de son lustre et, par ricochet, de son glamour. De surcroît, ni Trump ni les guerres actuelles ne sont éternels. Le contexte économique devrait se stabiliser un jour, et Mark Carney devra occuper davantage son siège de premier ministre et affronter les partis d’opposition. Reste à voir, si alors, Mark Carney réussira à conserver son aura auprès de la population!

vigile.quebec tribune libre 22 mars 2026

Ingérence systémique des États-Unis dans les conflits armés

23 avril 2026

Que ce soit en Corée, en Irak ou en Afghanistan, ou plus récemment dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine ou celle opposant Israël à Gaza, ou aujourd’hui, dans le conflit américano-israélien en Iran, un dénominateur commun surgit implacablement, soit l’ingérence systémique américaine à l’intérieur de ces conflits, si bien qu’on est en droit de se demander si les USA ne se sentent pas investis d’une mission salvatrice à l’échelle mondiale.

Or dans cette foulée, alors que les médias exhibent à n’en plus finir les destructions massives des édifices, des centaines de milliers d’innocentes victimes, femmes et enfants, croulent sous les décombres sans coup férir, le fracas incendiaire des frappes meurtrières accaparent toute la place sur nos petits écrans. Et pendant ce temps, les combats ne cessent de s’envenimer et cela, malgré l’intervention des Américains.

Pas plus tard que le 28 février, les États-Unis, de connivence avec leurs amis israéliens, ont ouvert le feu sur les « méchants » Iraniens, semant la terreur, dans un effet domino, sur l’ensemble des pays du golfe. Les têtes dirigeantes du gouvernement iranien tombent, et le régime est toujours debout envers et contre tous. Pour une énième fois dans l’histoire, les USA se sont ingérés dans des conflits étrangers et, pour une énième fois, ils contribuent au massacre de civils pour qui le seul espoir est de vivre en paix dans leur pays.

Et, de surcroît, des rumeurs circulent à l’effet que le « maître du monde », Donald Trump, songerait à envoyer les militaires américains sur le terrain iranien. Une décision qui risquerait de dégénérer en guerre meurtrière et en conflit sans fin au Moyen-Orient. Encore une fois dans l’histoire, les Américains contribueront à l’effusion d’un bain de sang ignominieux.

vigile.quebec tribune libre 20 mars 2026

 

ChatGPT, le robot confident

23 avril 2026

L’utilisation du robot conversationnel ChatGPT a été propulsée à une vitesse vertigineuse au cours des dernières années, si bien qu’un sondage mené par Common Sense Media en 2025 révèle qu’un tiers des adolescents préfère les compagnons IA aux humains pour des conversations sérieuses. De la rédaction de messages délicats à l’analyse de conversations amoureuses, l’intelligence artificielle s’impose peu à peu comme un conseiller relationnel chez les jeunes.

En revanche, Joséphine Arrighi de Casanova, vice-présidente du collectif MentalTech, est catégorique : « Chez un utilisateur qui est en souffrance psychologique […], se confier à un robot conversationnel tel ChatGPT risque de l'isoler davantage. Et on sait que l'isolement est un facteur très aggravant pour la santé mentale ».

Toujours accessible, ChatGPT peut sembler remplacer un confident. Mais attention à ne pas lui confier vos états d'âme ou vos histoires personnelles. Le robot explique qu'il est capable d'écouter, de mettre des mots et d'apporter des outils de réflexion, mais son rôle ne peut pas aller au-delà. « Un confident humain reste irremplaçable », répond-il quand on le questionne, car « je n'ai pas d'émotion », argue-t-il.

À mon avis, il appartient à Santé Québec d’intervenir en amont auprès des jeunes via des campagnes publicitaires et des rencontres exploratoires dans les écoles primaires et secondaires pour mettre en garde les jeunes contre l’utilisation du robot conversationnel ChatGPT en lien avec des situations à caractère émotionnel. L’IA comporte des limites, et il est impératif que les jeunes en soient informés le plus tôt possible au cours de leur évolution personnelle. Il en va du sain développement de leur santé affective.

vigile.quebec tribune libre 19 mars 2026  

Rejet des pays de l’OTAN de la demande d’appui de Trump

23 avril 2026

Si les analystes politiques avaient déjà une bonne idée de l’imprévisibilité du président américain Donald Trump à la suite de son premier mandat, c’était sans se douter que la version 2.0 surpasserait de loin ses élucubrations les plus farfelues et ses comportements narcissiques sans commune mesure.

Dans cette foulée, le déclenchement du conflit américano-israélien au Moyen-Orient atteint des sommets inégalés au chapitre de la déstabilisation géopolitique mondiale. Une guerre déclenchée sans l’accord du Congrès et, de surcroît, des pays de l’OTAN qui ont déjà subi le désaveu du président dès le début de son premier mandat.

Or malgré cette humiliation scandaleuse en lien avec son rejet de l’OTAN, Donald Trump a le culot de demander l’appui des pays membres de l’Organisation dans le déblocage du détroit d’Ormuz qui devient son principal talon d’Achille en raison de la pénurie de pétrole dans plusieurs pays et, par conséquent, de l’augmentation croissante du prix de l’essence à la pompe. Sans grande surprise, Trump s’est vu recevoir un refus catégorique des membres de l’OTAN, ce à quoi le président a répondu que, de toute façon, il n‘avait aucunement besoin de leur appui. En revanche, dans un tel scénario, Donald Trump pourra toujours invoqué que l’OTAN l’a laissé tomber.

Par ailleurs, la grogne monte au sein du mouvement MAGA, une tête d’affiche ayant claqué la porte invoquant son désaccord sur le déclenchement des hostilités au Moyen-Orient. Des rumeurs circulent à l’effet que le président songerait à envoyer l’armée sur le terrain, une manœuvre qui risquerait de dégénérer en conflit mondial. En Israël, Benyamin Netanyahou aspire depuis des années à faire tomber le régime iranien.

De son côté, Trump est de plus en plus isolé. Aucun analyste de la politique internationale n’est en mesure de percevoir ce qui se trotte dans la tête de Trump, lui-même ne le sachant probablement pas. La plus grande puissance militaire mondiale est confrontée à un défi titanesque dans lequel le Commandant en chef des forces armées l’a conduite. Comment réagira Donald Trump? Seules ses « trippes » guideront ses décisions.

vigile.quebec tribune libre 19 mars 2026

Du « Canada fort » de Mark Carney

23 avril 2026

Depuis un an, les médias font bonne presse des dix-sept voyages du premier ministre du Canada, Mark Carney, à travers le monde dans le but, particulièrement, de créer de nouvelles ententes commerciales internationales, et de faire du pays un « Canada fort », un slogan devenu la marque de commerce du financier. Dans cette foulée, les budgets destinés à la défense du pays ont pris des proportions titanesques dans le but d’assurer la sécurité des Canadiens dans un contexte géopolitique fragilisé par les élucubrations de Donald Trump.

De plus, le gouvernement Carney a lancé, en août 2025, le Bureau des grands projets pour accélérer les infrastructures stratégiques telles les mines, l’énergie, le transport, jugées d'intérêt national. Axée sur la souveraineté économique, cette approche vise à réduire les délais réglementaires et diversifier les marchés, avec des investissements dépassant 56 milliards$. Jusqu’à maintenant, aucun de ces « grands projets » n’ encore été mis en chantier.

Or pendant ce temps-là, les coûts à la consommation explosent, le coût de la vie s’enflamme jusqu’au panier d’épicerie des Canadiens qui n’en finit plus de croître. Les PME croulent sous le poids des tarifs imposés par notre voisin du Sud. La reprise des négociations sur l’ACEUM tarde à venir dans un climat d’incertitude créé par Trump qui évoque même la menace de l’abandon de l’alliance économique.

​En somme, la croisade de Mark Carney dévolue en grande partie à l’expansion des relations internationales dans le but de diversifier l’économie canadienne plane au-dessus des intérêts des contribuables canadiens sans aucun effet sur les besoins de « monsieur et madame tout’l monde » Dans ces circonstances, il m’apparaît primordial que le premier ministre mette pour un certain temps de côté le Canada et s’adresse enfin aux vraies priorités des Canadiens.particulièrement à l’augmentation vertigineuse du coût de la vie.

vigile.quebec tribune libre 15 mars 2026

De la montée de l’extrême droite

23 avril 2026

Plusieurs études se sont penchées sur l’émergence du mouvement d’extrême-droite notamment sur les motifs qui incitent quelqu’un à adhérer à un tel mouvement. En voyageant sur la toile, j’ai découvert que « l'adhésion à l'extrême droite est souvent motivée par la peur du déclin culturel, le nationalisme, la précarité économique, et le besoin de trouver des boucs émissaires face à des frustrations sociales. Ces mouvements séduisent en offrant des réponses autoritaires, en défendant une identité nationale "pure" et en dénonçant l'immigration ou le "wokisme" comme des menaces ». 

Parmi les principaux facteurs d’incitation ressortent notamment la peur du déclin et l’insécurité culturelle, le nationalisme, les frustrations économiques et sociales, l’autoritarisme et le désir d’ordre, le sentiment anti-élite et le populisme, le besoin d'appartenance et de sens. En bref, les adeptes de l’extrême-droite aspirent se reconnecter avec les points de repère d’antan qu’ils ne retrouvent plus dans la société néo-libérale et inclusive d’aujourd’hui. .

L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche et de sa base personnifiée par le mouvement MAGA, l’effervescence du masculinisme, du machisme et, par conséquent, de la misogynie a certes contribué à l’escalade de l’extrême-droite. Par ailleurs, sans plébisciter aucunement ce mouvement sociétal d’extrême-droite, force est de constater qu’il n’est pas étranger aux effets collatéraux d’une société qui a perdu ses repères au chapitre des valeurs démocratiques traditionnelles, telles le partage des richesses et le respect des minorités culturelles.

Il n’en fallait pas davantage pour que la montée en flèche des messages prônant l’extrême-droite sur les médias sociaux atteignent des sommets de popularité inégalés notamment auprès des jeunes et, par ricochet, jusque dans les écoles où la violence physique et psychologique ne cesse de s’accroître à vitesse grand V.

Notre société est chamboulée dans un marasme idéologique déstabilisant qui l’entraîne dans le chaos. La démocratie est malade, envahie par les effets délétères des élites ploutocratiques. Jusqu’où ira cette dégradation vertigineuse de notre société? Je n’ai malheureusement pas de réponse à cette question existentielle. Pourtant, il faudra bien qu’un jour elle retrouve son équilibre à défaut de quoi…

vigile.quebec tribune libre 15 mars 2026

Don Cherry, un grossier personnage indigne de l’Ordre du Canada

22 avril 2026

Le Parti conservateur du Canada (PCC) appuyé de son chef Pierre Poilievre mènent actuellement une campagne pour que le controversé commentateur de hockey, Don Cherry, soit décoré de l’Ordre du Canada, la plus haute distinction honorifique du pays. De plus, les conservateurs ont mis en ligne sur leur site web un formulaire de pétition visant à récolter des appuis à cette nomination dans lequel ils soulignent « le style franc et direct » de Don Cherry qui « reflète un esprit d’authenticité et d’indépendance qui a trouvé un écho auprès de millions de Canadiens ».

En revanche, les signataires de la pétition omettent de mentionner que les Québécois francophones ont été, durant toute sa carrière de 39 anns à titre de commentateur au segment « Coach’s Corner » diffusé à la pause de l’émission Hockey Night in Canada, bombardés d’insultes disgracieuses, de dénigrements dégoûtants et de propos subversifs. Son « fameux » franc parler tant loué par ses défenseurs anglophones s’est manifesté bassement par des attaques vicieuses à l’égard des francophones, des Québécois, des immigrants, des Autochtones, des femmes.

Comme si ce n’était pas suffisant, les commentaires de Cherry sortent régulièrement de son champ d’intervention, soit le sport. À titre d’exemples, en 1991, il reproche aux Québécois de rejeter « notre affichage (en anglais) » et « notre langue (l’anglais) », ce qui lui vaut la l’ire des Québécois. Quelques années plus tard, en 1998, il traite les Québécois de « pleurnichards ». En ce qui concerne la visière protectrice au hockey, elle n’est portée que par les Européens et les francophones, ce qui fait d’eux des peureux, argue-t-il en 2004.

L’Ordre du Canada vise à reconnaître des « réalisations exceptionnelles », une « contribution extraordinaire à la nation » ou un dévouement remarquable envers une communauté. De toute évidence, ces critères disqualifient sans l’ombre d’un doute le grossier personnage Don Cherry des honneurs extraordinaires reliées a une telle récompense. Selon moi, le dossier est clos. Que l’on passe vivement au suivant!

vigile.quebec tribune libre 14 mars 2026

 

À propos des transfuges

22 avril 2026

Quatre députés transfuges sont passés dans le clan du PLC en moins d’un an après les élections générales, soit trois du PCC et une du NPD. Un scénario qui positionne Mark Carney à deux doigts d’une majorité aux Communes si l’on prend pour acquis que les libéraux remporteront les deux circonscriptions ontariennes aux élections partielles du 13 avril. Le cas échéant, une victoire dans Terrebonne pour le PLC ne serait que la cerise sur le gâteau.

Or selon plusieurs études, le vote de l’électeur dans l’urne est motivé à 92% par le parti que représente le candidat. Dans ces circonstances, il est tout à fait légitime d’entendre la grogne du chef parlementaire du NPD, Don Davies, qualifiant le geste de la transfuge du NPD, Lori Idlout, de « trahison », d’autant plus que, dans sa province, la Colombie-Britannique, il existe, au palier provincial, une procédure de révocation d’un député. Si une pétition, gérée par Elections CB, est signée par 40 % des électeurs inscrits dans une circonscription, le député est automatiquement destitué.

Au fédéral, c’est la politique de la porte tournante qui s’applique. On entre en politique sous une bannière et on en sort pour en briguer une autre sans coup férir. De facto, le contrat moral qui lie le député à ses électeurs est complètement bafoué. Et tant pis pour l’imputabilité qui en prend honteusement pour son rhume. À ce propos, la député néo-démocrate de Nunavut, Lori Idlout, a avoué avoir eu des contacts avec le PLC sur ses intentions de traverser de l’autre côté de la Chambre. Par ailleurs, il est probable [sous toutes réserves] que des tractations entre les trois députés conservateurs et le PLC aient eu lieu pour les inviter à siéger comme libéraux.

Quoiqu’il en soit, à mon humble avis, le cirque a assez duré. Le gouvernement doit impérativement sonner le glas d’une telle pratique injustifiable et condamnable, et adopter dans les meilleurs délais une politique similaire à celle de la Colombie-Britannique pour responsabiliser les candidats potentiellement transfuges sur les conséquences éventuelles de leur choix.

vigile.quebec tribune libre 12 mars 2026

Tout n’est pas parfait au royaume de Carney

22 avril 2026

Depuis les premières frappes américano-israéliennes sur l’Iran le 28 février, le premier ministre du Canada, Mark Carney, telle une girouette, s’est empêtré dans ses déclarations eu égard au conflit au Moyen-Orient à trois occasions. Primo, Mark Carney a manifesté son appui sans condition à l’opération militaire en Iran. Secundo, il s’est mis à admettre que les frappes « semblaient de prime abord être contraires au droit international » et exiger une « désescalade » du conflit. Et tertio, dès le lendemain de cette déclaration, il annonce qu’on « ne peut jamais exclure catégoriquement une participation » canadienne dans ce conflit qui s’étend désormais à des pays alliés. Enfin, il aura fallu l’intervention de la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, pour affirmer que le Canada n’avait aucune intention de participer activement à ce conflit de quelque façon.

Ce n’est pas la première fois que Mark Carney s’empêtre dans ses propos, son plaidoyer emberlificoté sur la bataille des Plaines d’Abraham en faisant foi. C’est à se demander parfois s’il ne dévie pas intentionnellement de l’opinion de ses conseillers par sa suffisance héritée de de sa popularité croissante en politique. Et pourtant, en tant qu’expert dans les fluctuations de la bourse, M. Carney devrait savoir que tout ce qui monte redescend, particulièrement en politique où, le temps d’un sondage, tout peut basculer sans préavis.

Pour l’heure, il bénéficie de la chance du débutant, la cote de popularité du premier ministre se maintient dans les sommets. Les prochaines élections partielles dans la grande région de Toronto devraient maintenir cette tendance. Il s’approcherait de facto d’une majorité aux Communes à moins qu’il s’empare de Terrebonne, ce qui serait fort surprenant.

En politique, la popularité se maintient avec l’acquisition de résultats. De nombreux projets ont été annoncés depuis son arrivée en poste en tant que premier ministre du Canada mais bien peu de chantiers ont été ouverts. Le coût de la vie continue de grever le panier d’épicerie des Canadiens. Ses élucubrations sur le conflit au Moyen-Orient risque de se répercuter sur l’aura que lui vouent une majorité de Canadiens.

Enfin le premier ministre a brillé par son absence aux Communes le 9 février à l’occasion du débat exploratoire sur la position du Canada portant sur le conflit au Moyen-Orient pour porter plutôt son choix sur une activité du Ramadan, une décision qui s’apparente dangereusement à un manque de jugement patent de sa part.

vigile.quebec tribune libre 10 mars 2026

Aline Desjardins, figure de proue du féminisme

22 avril 2026

Aline Desjardins, née le 21 août 1934, a marqué l’imaginaire du mouvement féministe au Québec notamment en animant l’émission quotidienne Femme d’aujourd’hui de 1966 à 1979 sur les ondes de Radio-Canada. De passage à l’émission Tout peut arriver animée par Marie-Louise Arsenault sur les ondes d’ICI RDI le 7 mars, la journaliste et animatrice est revenue sur les moments forts ayant marqué les premiers balbutiements du féminisme au Québec notamment sur l'avortement, la contraception, l'inceste, la violence conjugale, les inégalités salariales entre les hommes et les femmes. la capacité juridique des femmes, etc.

Nonobstant sa satisfaction sur les avancées du féminisme depuis les années ‘60 et ’70, elle raconte ce que c’était d’être féministe à l’époque et souligne que certains enjeux semblent ne pas avoir évolué dans la société moderne. « Moi, je regarde les sujets qu’on abordait et je me dis qu’on pourrait presque tous les reprendre. », argue-t-elle.

À une époque où les droits des femmes étaient nettement négligés, voire oubliés, dans une société qui s’ouvrait lentement sur le monde, la « croisade » d’Aline Desjardins pour l’émancipation des femmes prenaient tout son sens, et elle a fort bien su en tirer profit dans sa lutte inébranlable pour l’égalité entre les hommes et les femmes. Dotée d’une forte personnalité et d’une maîtrise de la langue impeccable, elle savait convaincre ses auditeurs du bien-fondé de ses propos.

Aline Desjardins a contribué grandement à conférer au mouvement féministe ses lettres de noblesse. Elle a porté courageusement pendant des décennies le flambeau des droits inaliénables des femmes dans la société. Et pour cela, nous devons lui être extrêmement reconnaissants. Merci infiniment, madame Desjardins, pour votre implication indéfectible envers une meilleure qualité de vie des femmes du Québec et votre détermination illimitée!

vigile.quebec tribune libre 9 mars 2026