Carney, le premier ministre téflon

Selon le récent sondage Léger en date du 5 mars, le Parti libéral du Canada (PLC) de Mark Carney recueille 49% des intentions de vote des électeurs, devançant de 14 points le Parti conservateur du Canada (PCC) de Pierre Poilievre qui recueille 35%. Mark Carney marche littéralement sur les eaux, ses nombreux voyages à travers le monde, quoique n’ayant rapporté aucun avantage concret pour les Canadiens, n’ayant nullement fait bouger à la baisse l’aiguille de sa popularité. Son discours de Davos sur le nouvel ordre mondial et l’importance de créer des liens économiques entre les pays de taille moyenne a suscité un engouement d’un bout à l’autre de la planète.

Mark Carney est comme une poêle téflon, rien ne colle. À preuve la sortie au vitriol sans conséquence de Paul St-Pierre Plamondon sur le discours des Plaines d’Abraham du premier ministre canadien ou sa position initiale sur l’implication du Canada dès le début du conflit américano-israélien. Aucun effet sur sa crédibilité auprès de ses fans.

Mark Carney n’est pas venu en politique pour tenir au chaud son siège à la Chambre des communes. De facto, il déborde du rôle du politicien traditionnel. Il s’est engagé en politique pour créer un « Canada fort » et, pour atteindre son objectif, il doit sillonner la planète à la conquête de pays alliés disposés à transiger avec le Canada. Dans un contexte géopolitique de fragilité relié aux conflits armés et d’imprévisibilité en lien avec la personnalité de Donald Trump, le premier ministre, imbu d’une solide expérience dans le monde des affaires, a toute la latitude pour exploiter à sa guise ses relations avec les dirigeants de la scène économique et politique

Par ailleurs, le téflon finit par perdre de son efficacité à l’usage. Un jour, les bévues du premier ministre téflon vont apparaître dans leur réalité, et vont coller au fond de la poêle. Et comme la perfection n’est pas de ce monde, la relation d’amour entre les Canadiens et leur idole va s’effriter peu à peu et perdre de son lustre et, par ricochet, de son glamour. De surcroît, ni Trump ni les guerres actuelles ne sont éternels. Le contexte économique devrait se stabiliser un jour, et Mark Carney devra occuper davantage son siège de premier ministre et affronter les partis d’opposition. Reste à voir, si alors, Mark Carney réussira à conserver son aura auprès de la population!

vigile.quebec tribune libre 22 mars 2026

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