Ce soir, j’ai l’âme au Québec!

6 avril 2011

En lisant le poème de Gilles Ouimet paru sur la tribune libre de Vigile, intitulé "Je m'oublie, un peu, beaucoup, passionnément", je n'ai pu m'empêcher de ressortir de mon coffre aux souvenirs ces deux poèmes que j'ai écrits un jour et qui cadrent très bien, à mon sens, avec ce souffle d'autonomie qui anime tous ceux qui continuent de se battre pour ce pays du Québec dans la lignée de Félix Leclerc et de s'émerveiller devant l'accueil chaleureux des gens qui l'habitent et l'immensité de son territoire!

Au bout de l'île

Au bout de l'île d'Orléans
Devant le fleuve Saint-Laurent
Tournoyant en reflets d'argent
J'entends le chant des goélands

Sur l'autre rive curieux mariage
De vert côtoyant l'usinage
Le temps sur son infâme passage
Ayant brisé la pâturage

Au loin un paquebot fend l'eau
Du fleuve qui porte sur son dos
La marée noire du cargo
Enfouie dans son lourd tombeau d'eau

Mon regard se porte à nouveau
Sur l'élégant mouvement de l'eau
Je le reçois comme un cadeau
Du matelot venu d'en haut

Par un après-midi d'automne
En revenant par le pont de l'île
Je me suis rappelé Leclerc de l'île
Comme l'homme que toujours on fredonne

De chaque côté du Saint-Laurent
Mon regard se porte à nouveau
Sur l'élégant mouvement de l'eau
En arrière-plan l'île d'Orléans

Région d'immensité

Le lac Saint-Jean tel un océan
Trône de Roberval à Alma
S'étirant jusqu'à Péribonka
Ceinturé de lacs petits et grands

Tout autour les montagnes en cerceaux
Jour après jour veillent sur les plans d'eau
Dessinant de gracieuses courbes
Frontières de la céleste voûte

Bordant son immense étendue d'eau
Un tapis moelleux de sable fin
Aux pures couleurs de tissu de lin
Laisse le roi d'eau flatter sa peau

Dans ce décor de bout du monde
Où règnent calme et sérénité
J'ai rencontré des gens où abonde
Un monde de générosité

Alors lentement avec le temps
La nature nous a apprivoisés
Semant entre nous une amitié
À l'image des gens du lac Saint-Jean

vigile.net tribune libre 6 avril 2011

 

Une galère confortable?

6 avril 2011

D'entrée de jeu, permettez-moi de vous citer un extrait de mon article paru sur la tribune libre de Vigile le 4 avril, intitulé "Le Bloc…une question de frontières":
"En d'autres termes, ramenons nos "chiens de garde", sans connotation péjorative puisque les sympathisants du Bloc se sont souvent définis en ces termes, dans notre cour pour prêter main forte aux "chiens de chasse souverainistes" qui courent tous azimuts après ceux qui menacent leur territoire!"
Loin de moi, dans les propos du texte qui suit, mon intention de changer mon opinion émise dans cet article! Au contraire, je rejoins d'emblée ceux de Caroline Moreno dans son commentaire intitulé "Parlons QC":
"L'heure du retour a sonné. Chacun à sa place: les Bloquistes au Québec, les Libéraux au Canada. Ainsi, le Québec sera gouverné en fonction de ses besoins, des valeurs, des intérêts, des aspirations de sa population."
Toutefois, sans vouloir jeter de l'huile sur le feu dont la flamme semble déjà assez ardente si nous nous fions aux dix-sept commentaires clairement polarisés autour de la pertinence ou non du maintien du Bloc à Ottawa à la suite de l'article de Michel Jacques par sur Vigile le 1er avril "Que fait le Bloc dans cette galère?", je me permets d'ajouter une réflexion qui m'est venue à la suite du commentaire de S. Sauvé sur l'article de Michel Jacques:
"Je voterai Bloc avec force et conviction dans l'attente que les députés élus quitteront Ottawa pour venir joindre la députation du Québec pour créer notre pays. Loin d'être certain qu'ils auront les couilles pour le faire, mais d'ici là, j'ai encore espoir."
Sans remettre en question l'ardeur des députés bloquistes à Ottawa quant à la défense des intérêts supérieurs du Québec, je ne peux m'empêcher de considérr l'aspect attrayant que représentent les conditions professionnelles de ces députés. En effet, n'y-a-t-il pas une tentation tout à fait humaine et normale, pour nos "chiens de garde", de tirer profit de "l'os alléchant" de leur salaire de députés fédéraux tout en s'assurant du "confort douillet de la niche" de leurs revenus de retraite?
À mon sens, la seule façon de répondre à cette question, c'est de les inviter à venir appuyer "les chiens de chasse souverainistes" dans leur cour! Alors, nous saurons si M. Sauvé avait raison d'avoir encore espoir…en espérant que lui comme plusieurs ne soient pas déçus!

vigile.net tribune libre 5 avril 2011

Le Bloc…une question de frontières

4 avril 2011

Le Bloc vient d'entamer sa 7ième campagne électorale fédérale depuis sa création en 1991. À la dissolution des Chambres, il occupait 48 des 75 sièges de la députation fédérale au Québec, soit 64% des circonscriptions. En ce sens, je serais malvenu de nier son importance aux yeux de l'électorat québécois!
Toutefois, il ne faudrait pas oublier que le Bloc émerge d'une volonté politique de défendre et de promouvoir les intérêts du Québec lors du référendum de 1995 et que, subséquemment, il ne devait pas s'incruster à Ottawa dans l'intention d'y obtenir davantage de pouvoirs pour le Québec, un petit jeu qui risque d'avoir à la longue un effet boomerang sur la cause de notre souveraineté! À cet effet, je rejoins les propos de Michel Jacques dans son article publié sur cette tribune le 1er avril, intitulé "Que fait le Bloc dans cette galère?":
"Cessons d'envoyer une avant-garde nationaliste à Ottawa et sortons de la tranchée ici même, sur nos terres, pour passer à l'attaque. Le combat et l'information des masses pour l'indépendance doit se faire au Québec."
En d'autres termes, ramenons nos "chiens de garde", sans connotation péjorative puisque les sympathisants du Bloc se sont souvent définis en ces termes, dans notre cour pour prêter main forte aux "chiens de chasse souverainistes" qui courent tous azimuts après ceux qui menacent leur territoire! Imaginons l'ampleur de la force de frappe d'une expertise comme celle du Bloc sur le vent de souveraineté au Québec si ce dernier établissait ses bases à l'intérieur de nos frontières! Pour employer un mot qui a plutôt mauvaise presse par les temps qui courent, nous assisterions alors à une véritable "coalition" politique, voire même sociétale.
En attendant, je devrai me satisfaire de la tribune ontarienne en espérant qu'un jour elle s'installe sur nos terres pour que nous puissions, tous ensemble, nous affirmer "maîtres chez nous"!

vigile.net tribune libre 4 avril 2011

Commentaire:

"Quand les dirigeants du Bloc et du PQ vont-ils comprendre que seule une coalition entre ces deux partis, à la prochaine élection au Québec, pour réaliser le pays du Québec, est la seule possible?"

André Gignac
vigile.net tribune libre 4 avril 2011   

Une campagne qui bat de l’aile

4 avril 2011

Un peu plus d'une semaine après le début de la campagne électorale fédérale, je vous propose ces trois petits commentaires personnels:

Une coquille vide *

Un fantôme de coalition qui ne ferait même pas peur aux enfants…des promesses utopiques…des attaques de bas étage dignes des gangs de rue…et, au milieu de ce charabia, un homme intègre, seul, Jack Layton, continue de prêcher dans le désert au milieu des cactus. Et, comble de désespoir, j'ai bien l'impression que ce soit la dernière campagne de M. Layton. Imaginez le spectacle désolant qu'une prochaine campagne pourrait nous offrir sans lui!

Parlons Qc

Tel est le slogan de la campagne électorale du Bloc québécois qui représente à Ottawa 64% de la députation fédérale du Québec, soit 48 sièges sur 75 à la dissolution des Chambres. Prenons pour acquis que le Bloc doit sa création à la défense et à la promotion des intérêts des Québécois. En ce sens, pourquoi ces défenseurs persistent-ils à exercer cette garde dans la cour du voisin au lieu de s'installer dans leur cour? À ce moment-là, je me sentirais davantage interpellé par le slogan "Parlons Qc au Québec"

Les potins de la semaine **

André Arthur fait la manchette grâce à la sortie de Gilles Duceppe sur ses activités extra-parlementaires comme chauffeur d'autobus et sur son absentéisme chronique à Ottawa, le qualifiant de "parasite qui vit aux dépens des électeurs de Portneuf".
Pendant ce temps, en Beauce, le député sans pancartes, Maxime Bernier, rassure ses concitoyens en leur promettant qu'il maintiendra sa clinique de passeport malgré la campagne!
À la lumière de ces commentaires, êtes-vous encore surpris que l'électorat québécois soit désabusé de la politique?

vigile.net tribune libre 4 avril 2011
*cyberpresse.ca "Campagne vide" 4 avril 2011
**cyberpresse.ca 5 avril 2011    

Une lutte au quotidien

3 avril 2011

Rébecca Normand-Ruel était une adolescente conventionnelle dont le parcours scolaire en cheminement particulier dénotait des difficultés d'apprentissage liées, entre autres, à des problèmes d'attention, de motivation et d'assiduité.
Puis, à l'automne 2008, l'univers de Rébecca a basculé à l'annonce d'un diagnostic de cancer au cerveau! Après une année entière d'absence de l'école, à la suite d'une chirurgie, de traitements et de réhabilitaion, l'adolescente a réintégré l'école avec la ferme intention d'améliorer ses rendements scolaires. Rapidement, grâce à un horaire personnalisé qui s'adapte à ses traitements et à ses conditions, Rébecca a démontré une persévérance remarquable. Ses résultats ont augmenté à un point tel qu'elle a réussi les examens de fin d'année et qu'elle a intégré le cheminment régulier.
Bien que la maladie ait laissé des séquelles intellectuelles et physiques et que les risques de récidive ne soient pas encore complètement endigués, la jeune fille de 18 ans a réussi à reprendre sa place parmi les autres élèves et même à faire valoir ses opinions. À titre d'exemple, lors d'un débat visant à choisir un organisme qui bénéficierait d'un certain montant d'argent, Rébecca a argumenté en faveur de Leucan et elle est parvenue à faire accepter son point de vue.

quebechebdo 3 avril 2011 

Poisson d’avril!

1 avril 2011

On raconte que l'origine du poisson d'avril remonte au 16ième siècle lorsque Charles IX a décidé de déplacer le début de l'année du 1er avril au 1er janvier. En conséquence, les échanges de cadeaux qui marquaient le passage à la nouvelle année furent aussi décalés. Certains coquins, pour semer le doute au sujet de la date du Nouvel An, ont continué d'offrir des étrennes en avril. Avec le temps, les petits présents d'avril sont devenus des stratagèmes pour piéger les autres.
Mais pourquoi le poisson? Au 16ième siècle toujours, les cadeaux offerts en avril étaient alimentaires. Comme cette période marquait la fin du carême et que la consommation de viande était interdite pour les chrétiens, le poisson était le cadeau le plus fréquent. Alors, les pièges les plus courants sont devenus la remise de faux poissons. Rassurez-vous, cette histoire n'est pas un poisson d'avril!

quebechebdo 31 mars 2011
Le Devoir 1er avril 2011
vigile.net tribune libre (version allongée) 1er avril 2011
cyberpresse.ca "Bon poisson!" 1er avril 2011  

Du hockey à la jonquille

1 avril 2011

Né à Québec en 1977, Xavier Delisle a été repêché par le Lightning de Tampa Bay avant d'être échangé au Canadien après avoir évolué une saison pour chacune de ces équipes. Il a évolué en Allemagne les quatre dernières années de sa carrière qui s'est brutalement interrompue à la suite d'un diagnostic de cancer il y a près de cinq ans.
Quoique le cancer dont il était atteint ait un très bon taux de guérison, la série de traitements de chimiothérapie et de radiothérapie auxquels il a été soumis pendant neuf mois n'ont pas donné les résultats escomptés, si bien qu'il a dû subir une greffe de la moelle osseuse qui lui accordait 50% des chances de gagner cette bataille. Enfin, en novembre 2007, la tumeur était disparue!
Xavier Delisle est convaincu qu'il doit sa guérison à la recherche sur le cancer. C'est pour cette raison que le Québécois de 33 ans a accepté cette année la présidence d'honneur des jours de la jonquille pour la Société canadienne du cancer…une façon bien concrète de donner au suivant!

quebechebdo 31 mars 2011 

La plus haute distinction à Jacques Parizeau

31 mars 2011

Dans sa biographie publiée en 2001 aux Éditions Québec Amérique sous le titre "Jacques Parizeau, le croisé", Pierre Dufresne amorce ainsi son livre:
"L'idée d'entreprendre la biographie d'un personnage qui vit toujours est plutôt intrépide. Dans le cas de Jacques Parizeau, le défi est d'autant plus périlleux que sa présence et son influence sur le paysage politique continuent de se faire sentir."
M. Dufresne n'aurait jamais cru si bien dire! En effet, poursuit le biographe dans son chapitre "Les voeux politiques" à l'intérieur duquel il qualifie René Lévesque et Jacques Parizeau de "frères siamois de l'indépendance":
"Le samedi 14 octobre 1967, avec l'appui d'un petit groupe de fidèles, René Lévesque tente de faire accepter sa proposition constitutionnelle par le Parti Libéral. À des milliers de kilomètres de là, dans un wagon, Jacques Parizeau est en train de rédiger le texte d'une allocution qui risque de faire dérailler la fédération canadienne. En fin d'après-midi, René Lévesque quitte la salle de bal du Château Frontenac. Son idée de souveraineté-association vient d'être rejetée par les instances du parti."
Moins de quarante-huit heures plus tard, Jacques Parizeau, invité par la Banff School Advanced Management, conclut ainsi son exposé:
"La question de savoir si le Québec aura ou n'aura pas de statut particulier est byzantine. Québec a déjà un statut particulier embrassant tout un éventail d'activités. Il aura tôt ou tard un statut encore plus particulier. Il deviendra peut-être même indépendant."
Près de quarante-cinq ans plus tard, le même Jacques Parizeau publie une lettre au Devoir le 28 mars 2011 déplorant le "flou artistique" du PQ au sujet de la souveraineté, particulièrement sur le mutisme actuel de l'article 1 du Parti concernant la préparation du référendum et l'utilisation de fonds publics pour le tenir.
Et Jacques Parizeau de conclure son article:
"Si les souverainistes persistent dans le flou artistique, une fois au pouvoir, ils se retrouveront dans la position du PQ en 1996: "On découvre qu'on n'a pas le mandat pour faire la souveraineté et donc qu'on ne peut en conscience utiliser des fonds publics à cette fin. Cela est démoralisateur, plaide-t-il, et actuellement, même si l'opinion publique reste étonnamment attachée à la souveraineté, de plus en plus de gens pensent qu'on n'y arrivera pas."
En plus d'avoir passé plus de la moitié de sa vie à lutter "pour" la souveraineté du Québec, voilà qu'encore une fois, le croisé se voit contraint de lutter "contre" les instances du PQ! Une croisade épique qui mérite à Jacques Parizeau la plus haute distinction de la persévérance!

vigile.net tribune libre 31 mars 2011   

Le Match bleu…un pas de plus!

30 mars 2011

Après la Marche bleue qui a regroupé plus de 60 000 personnes sur les Plaines d'Abraham, le Match bleu rassemble plus de 14 000 spectateurs au Colisée Pepsi pour assister au match entre le Canadien et les Thrashers d'Atlanta…sur écrans géants! C'est plus que la foule moyenne de 13 278 spectateurs aux matchs locaux des Thrashers!
Aux yeux du maire Régis Labeaume, la ville de Québec est maintenant devenue un incontournable dans les projets futurs de la LNH quant à la relocalisation éventuelle d'une de ses équipes!
Enfin, pour ceux que la chose intéresse, le Canadien l'a emporté 3-1 contre les Thrashers, à la grande déception de la foule qui appuyait Atlanta, une équipe qui se trouve actuellement sur l'écran radar des candidates à un possible déménagement.
Le Match bleu…un pas de plus vers le retour d'une équipe de la LNH dans la Capitale nationale!

quebechebdo 30 mars 2011 

Une coalition Bloc-PQ

29 mars 2011

Le mot "coalition" a plutôt mauvaise presse par les temps qui courent! M. Harper accusent les partis d'opposition de coalition partisane, ces derniers s'en défendent. Par ailleurs, le Bloc Québécois vient d'amorcer sa 7ième campagne électorale depuis sa création en 1991. À la dissolution des Chambres, il occupait 48 des 75 sièges au Québec, soit 64% des circonscriptions fédérales.
Imaginons le scénario suivant: les 48 députés bloquistes se déplacent au Québec. Vous réalisez toute la force de frappe qu'une telle migration aurait sur le vent souverainiste! Une coalition Bloc-PQ redorerait le blason du terme "coalition", actuellement associé à une tare dont il faut absolument se débarrasser à tout prix en évinçant sa connotation de coalition de basse-cour pour la substituer à une véritable connotation politique.
Et, pour ajouter davantage de crédibilité à mon scénario, jetons un coup d'oeil sur le scénario actuel. Une troupe de 48 chiens de garde, chèrement payés, exercent présentement leur surveillance dans la cour du voisin! Dans mon scénario idéal, je les amène dans ma cour pour venir appuyer les chiens de chasse qui courent tous azimuts après ceux qui menacent leur territoire, délaissant par le fait même les abords de leur niche!
Toutefois, pour que ma mise en scène puisse paraître à l'écran, une condition s'impose: les chiens de garde fédéraux doivent renoncer à "l'os alléchant" de leur salaire et à "la niche douillette" de leur fonds de retraite! Accepteraient-ils ma proposition? C'est à voir! Dans le cas où ils la refuseraient, je m'interrogerais sur la pertinence de mon projet de scénario et je retournerais à la maison faire mes devoirs, envisageant plutôt la production d'un film de science-fiction ou, pourquoi pas…d'une bande dessinée!

quebechebdo 29 mars 2011