Une coalition Bloc-PQ

Le mot "coalition" a plutôt mauvaise presse par les temps qui courent! M. Harper accusent les partis d'opposition de coalition partisane, ces derniers s'en défendent. Par ailleurs, le Bloc Québécois vient d'amorcer sa 7ième campagne électorale depuis sa création en 1991. À la dissolution des Chambres, il occupait 48 des 75 sièges au Québec, soit 64% des circonscriptions fédérales.
Imaginons le scénario suivant: les 48 députés bloquistes se déplacent au Québec. Vous réalisez toute la force de frappe qu'une telle migration aurait sur le vent souverainiste! Une coalition Bloc-PQ redorerait le blason du terme "coalition", actuellement associé à une tare dont il faut absolument se débarrasser à tout prix en évinçant sa connotation de coalition de basse-cour pour la substituer à une véritable connotation politique.
Et, pour ajouter davantage de crédibilité à mon scénario, jetons un coup d'oeil sur le scénario actuel. Une troupe de 48 chiens de garde, chèrement payés, exercent présentement leur surveillance dans la cour du voisin! Dans mon scénario idéal, je les amène dans ma cour pour venir appuyer les chiens de chasse qui courent tous azimuts après ceux qui menacent leur territoire, délaissant par le fait même les abords de leur niche!
Toutefois, pour que ma mise en scène puisse paraître à l'écran, une condition s'impose: les chiens de garde fédéraux doivent renoncer à "l'os alléchant" de leur salaire et à "la niche douillette" de leur fonds de retraite! Accepteraient-ils ma proposition? C'est à voir! Dans le cas où ils la refuseraient, je m'interrogerais sur la pertinence de mon projet de scénario et je retournerais à la maison faire mes devoirs, envisageant plutôt la production d'un film de science-fiction ou, pourquoi pas…d'une bande dessinée!

quebechebdo 29 mars 2011  
 

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