Un hymne national fleur bleue

23 juin 2011

Malgré tout le respect que je voue à l’auteur-compositeur-interprète Raôul Duguay, je suis resté sur mon appétit devant les paroles à connotation fleur bleue de sa proposition d’hymne national pour le Québec. Afin de vous permettre de porter votre propre jugement, j’ai cru bon de vous transcrire les paroles du texte de M. Duguay :

Ô Kébèk

"Kébèk c’est nous gens d’ici gens de coeur
Pays unique du nord de l’Amérique
Grand peuple uni sous le fleurdelisé
Nation qui fleurit et aspire au bonheur

Sous l’arc-en-ciel de l’amour
Nous chantons liberté
Au fil des jours nous gardons
En mémoire notre histoire
Nous allons à la rencontre
De nos ressemblances
Accueillons nos différences
Respectons nos croyances

Notre fierté notre victoire
C’est de parler français
Et de vivre ensemble en paix

Ô Kébek
Pays de nos amours"

Quant à la musique, réalisée conjointement avec Alain Sauvageau, je crois qu’elle a le mérite de susciter un certain élan rassembleur et qu’en ce sens, elle constitue une bonne toile de fond à un éventuel hymne national québécois.

www.hymnenationalokebek.com

vigile.net tribune libre 16 juin 2011



Pierre Curzi, un homme de droiture et de convictions

23 juin 2011

Il y a de ces individus dont les convictions ne trompent personne. À mon sens, Pierre Curzi en est un. À cet effet, son profil en témoigne à plusieurs égards. Né dans le quartier Villeray de Montréal le 11 février 1946 d’un père d’origine italienne et d’une mère d’origine française, il n’est donc pas étonnant que sa plus grande contribution à titre de président de l’Union des artistes, poste qu’il occupa de 1998 à 2007, aura été de mettre sur pied la Coalition sur la diversité culturelle, un modèle de libre-échange culturel qui fut même adopté par l’UNESCO et proposé à plusieurs pays à travers le monde.

En 2003, il est reçu Chevalier de l’Ordre de la Pléiade, une initiative de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. En 2006, Pierre Curzi reçoit le Prix Camille-Laurin, décerné par l’Office québécois de la langue française à une personne qui, au cours de sa carrière et dans sa vie quotidienne, défend le français et en fait la promotion. Enfin, quelques jours avant son élection à titre de candidat péquiste de Borduas, en janvier 2007, il est couronné lauréat du prix Jutras-Hommage au cours de la neuvième soirée des Jutras.

Au moment de l’annonce de son entrée en politique en septembre 2006, Pierre Curzi annonce ses couleurs en disant qu’il refusait de passer les dix prochaines années dans « le confort de l’indifférence », paraphrasant ainsi le titre du film de Denys Arcand. Et, du même souffle, après avoir été membre du PQ depuis 1976 et avoir fait campagne en faveur du oui en 1995, il ajoute avoir la ferme conviction, depuis quarante ans, que la souveraineté est nécessaire et, qu’à l’évidence, le fédéralisme ne nous donne pas les moyens de répondre à nos véritables désirs.

Récemment, à la suite de sa démission à titre de député du PQ, quelque 300 électeurs de Borduas sont venus entendre leur député les entretenir sur les raisons de sa démission et sur ses intentions quant à son avenir politique. Pierre Curzi, quoique se montrant ouvert à la création d’une coalition des forces indépendantistes, a déclaré qu’il ne fermait pas la porte à l’idée de réintégrer le PQ pour autant que celui-ci apporte des changements.

Compte tenu de la droiture et des convictions profondes qui animent Pierre Curzi, l’homme et le politicien, je crois sincèrement qu’il devrait réintégrer les rangs du PQ et faire valoir le leadership qu’il exerce au sein de ce parti, en faisant connaître clairement les idées de changements qu’il préconise pour remettre le PQ sur les rails de l’indépendance.

vigile.net tribune libre 23 juin 2011



Naviguer entre le rêve et la réalité

22 juin 2011

Qui d’entre nous n’a jamais été envoûté par les paroles de Claude Léveillée ou bercé par sa musique ? De « La légende du cheval blanc » à « Mon pays », nous sommes appelés à naviguer entre les ruisseaux calmes du rêve et les mers déchaînées de la réalité.

La légende du cheval blanc

Sur un cheval blanc je t’emmènerai Défiant le soleil et l’immensité Dans des marais inconnus des dieux Loin de la ville Uniquement nous deux Et des milliers de chevaux sauvages Feront un cercle pour nous isoler N’entends-tu pas toutes les guitares Criant de joie dans la chevauchée Sur un cheval blanc je t’emmènerai Défiant le soleil et l’immensité Dans les marais inconnus des dieux Loin de la ville Uniquement nous deux Pourtant je sais que ce n’est qu’un rêve Pourquoi faut-il que ce ne soit qu’un rêve Mais l’hymne à l’amour je l’entends déjà J’entends déjà son alléluia Alléluia

Mon pays

Mon pays c’est grand à se taire C’est froid, c’est seul C’est long à finir, à mourir Entendez-vous les vents, les pluies, les neiges et les forêts ? Mon pays quand il te parle Tu n’entends rien tellement c’est loin… loin… loin… loin… Entendez-vous les vents, les pluies, les neiges et les forêts ? Dans mon pays, les gens se taisent Endurent, apprennent Et se cramponnent aux dures semaines Entendez-vous les vents, les pluies, les neiges et les forêts ? Et que veux-tu que je te dise de plus ? Que mes pères au lieu de s’en aller s’instruire Pour survivre se devaient de construire Et que maintenant arrachent et fracassent Arbre et nature Pour au plus vite s’inscrire dans le bien-vivre Dans mon pays les gens se taisent…

Toute l’œuvre de Claude Léveillée arpente ces sentiers tortueux où se côtoient la beauté des paysages à admirer et les troncs d’arbres à enjamber, où se marient le rêve du « cheval blanc défiant le soleil et l’immensité » et la dure réalité de ses pères qui « au lieu de s’instruire pour survivre se devaient de construire »

Telle est l’héritage de Claude Léveillée…naviguer entre le rêve et la réalité sans jamais perdre espoir dans la réalisation de nos rêves. À preuve, malgré les obstacles à surmonter tout au cours de ce combat engagé par ses pères, Léveillée nous lance un appel pressant au bien-vivre : « Et que maintenant arrachent et fracassent Arbre et nature Pour au plus vite s’inscrire dans le bien-vivre »

En cette saison d’eaux agitées qui déferlent sur le territoire du Québec, je me souviens de l’héritage de Claude Léveillée !

vigile.net tribune libre 22 juin 2011

Que reste-t-il du souvenir du PQ de 1968?

20 juin 2011

Il en est de l’histoire d’un parti politique comme de celle d’un individu. Avec le temps, il est appelé à vivre des hauts et des bas! Ainsi, le Parti québécois a connu ses heures de gloire et ses périodes de grande noirceur. Aujourd’hui, il est confronté à une crise existentielle majeure.

Que reste-t-il aujourd’hui
Du souvenir de ce 14 octobre 1968
Où est créé au Québec un parti
Prônant la création d’un État
Souverain de langue française?

Que reste-t-il aujourd’hui
Du souvenir de ce 29 avril 1970
Où sont élus au Québec
Les sept premiers députés du PQ
Appelés à siéger à l’Assemblée nationale?

Que reste-t-il aujourd’hui
Du souvenir de ce 15 novembre 1976
Où sont élus au Québec
Soixante et onze députés du PQ
Appelés à former le premier gouvernement péquiste?

Que reste-t-il aujourd’hui
Du souvenir de ce 20 mai 1980
Où une parole venue du cœur
A sonné l’espoir dans les oreilles des Québécois
« À la prochaine fois! »?

Que reste-t-il aujourd’hui
Du souvenir de ce 30 octobre 1995
Où une province canadienne
Est venue à un cheveu de devenir
Le pays du Québec?

Que reste-t-il aujourd’hui
Du souvenir des nobles ambitions du PQ?
Il lui appartient maintenant
De nous donner une réponse
Avant de sombrer avec les rêves de ses fondateurs!

vigile.net tribune libre 20 juin 2011

Commentaire:

"La réponse qu'il se doit de nous donner est de dire:
"nous vous avons compris et agirons en conséquence."
Ce sera cela ou sombrer avec les rêves de ses fondateurs."

Claude G. Thompson
vigile.net tribune libre
20 juin 2011
      

En souvenir de mon père

19 juin 2011

En cette journée de la Fête des pères, j'ai souvenir de ces levers du jour où nous remontions, mon père et moi, le sentier longeant la rivière, tels deux complices à la recherche d'un trésor. Ses images m'ont inspiré un jour ce poème que j'offre aujourd'hui à tous les pères du Québec.

Le pêcheur
Partant très tôt le matin
Sa canne à pêche à la main
Il arpente le long sentier
Le menant à son gibier

Tout près d'un arbre géant
Il appâte son guet-apens
Et d'un gracieux mouvement
Dépose sa ligne dans l'étang

Entouré de maringouins
Fouinant ses moindres recoins
Il s'allume une cigarette
Faisant fuir tous ces insectes

Soudain la corde se raidit
Et son poignet réagit
D'un coup sec il sort sa proie
Qui sans succès se débat

Il l'empoigne dans ses mains
La ramène sur sa poitrine
Désamorce sa gueule fine
Et l'ensache avec grand soin

Bien planté sur une roche
Une main dans sa poche
Passe le temps lentement
Tournoie la ligne rondement

Puis au bout de quelques heures
Empli de son élixir
Il siffle le P'tit bonheur
Sur ses lèvres un sourire

quebechebdo 19 juin 2011
vigile.net tribune libre 19 juin 2011 "Le pêcheur"

Une aventure prématurée

18 juin 2011

Je n’ai pas l’intention de revenir sur les circonstances récentes qui ont secoué le PQ et contribué à provoquer la démission de quatre de ces députés. Pas davantage sur les bavures de Pauline Marois dans le dossier de l’amphithéâtre. Je me contenterai de dire que, dans tout ce fracas de déclarations récentes qui entourent la « descente aux enfers » du PQ, expression que j’ai utilisée pour désigner la chute de popularité de Mme Marois dans un article que j’ai signé sur cette tribune en date du 8 juin 2011 (et que je signerais encore), je considère prématurée l’idée de création d’un nouveau parti indépendantiste au Québec.

Quarante-trois ans, c’est jeune pour un parti politique qui est passé à travers bien des maladies, telles l’épidémie de l’étapisme, l’hystérie du beau risque, la grippe de l’affirmation nationale, la rage des conditions gagnantes, et qui doit maintenant combattre la paranoïa de la gouvernance souverainiste! Et pendant ce temps, le PLQ continue de végéter depuis belle lurette sur la scène politique québécoise, deux autres partis tentent de trouver leur voie sur l’échiquier, et un dernier, issu de croisements hétéroclites, s’apprête à naître.

Mais, revenons sur la crise au PQ…puisque ce parti existe encore, quoique je commence à en douter si je me fie aux derniers articles qui ont paru sur Vigile et qui voient déjà l’apparition d’un nouveau parti indépendantiste! La crise est sérieuse, j’en conviens. Toutefois, est-elle fatale à ce point qu’il faille sacrifier un parti enraciné au Québec, un parti né de la conviction profonde de ses fondateurs de donner à notre nation son statut de pays, ce même parti qui, avant les dérives entourant le projet de loi privé 204, voguait allègrement vers une victoire aux prochaines élections provinciales?

À mon sens, nous devons dépasser l’émotivité qui anime le débat autour de la disparition brutale du PQ et saisir l’occasion d’utiliser les forces vives qui habitent encore ce parti…et je ne doute pas qu’elles existent! Il suffit, selon moi, que les militants et les sympathisants péquistes fassent appel à eux! Mais au fait, où sont-ils, ces militants et ces sympathisants péquistes? J’aimerais bien qu’ils se manifestent…à moins que je sois devenu un dinosaure ou « la dernière belle-mère sympathisante »

vigile.net tribune libre 17 juin 2011           

L’agonie du PQ, une hypothèse précipitée

18 juin 2011

Le PQ arrive à peine à la mi-quarantaine et déjà, certains spécialistes le voient en train d’agoniser. Quarante-trois ans, c’est jeune pour un parti politique! Un autre, beaucoup plus âgé, continue son pèlerinage laborieux depuis belle lurette sur la scène politique québécoise, deux autres, beaucoup plus jeunes, font leur apprentissage, et enfin un dernier, issu de croisements hétéroclites, s’apprête à naître.
Mais, parlons de celui qui, en vertu de la maturité et de la vigueur dont il devrait preuve en raison de son âge respectable, soit le Parti québécois, semble se retrouver en soins palliatifs. Et si le PQ était tout simplement tombé dans un profond coma! En réalité, ce ne serait pas surprenant si l’on considère tous les chocs psycho-somatiques auxquels il a été soumis depuis sa naissance, entre autres, l’épidémie de l’étapisme, la grippe de l’affirmation nationale, la rage des conditions gagnantes, l’hystérie du beau risque et, tout récemment, la paranoïa de la gouvernance souverainiste!
Pas étonnant, dans ces conditions, que l’air soit devenu irrespirable dans la chambre du patient à tel point que certains de ses proches ont décidé de quitter les lieux. D’autres,  moins empressés de partir, sont restés pour le veiller. Enfin, d’autres, jugeant la condition du malade en phase terminale, envisagent déjà la relève par la création d’un nouveau parti.Devant cette hypothèse précipitée, j’exhorte ceux qui ont déserté les lieux devenus « irrespirables » à y rejoindre les membres de la famille qui sont demeurés à son chevet et à ouvrir les fenêtres pour rendre l’atmosphère plus sain et ainsi permettre au malade de récupérer les énergies nécessaires pour reprendre le combat dans lequel il s’était engagé avant de sombrer dans ce profond coma.

quebechebdo 18 juin 2011
vigile.net tribune libre 17 juin 2011 "Aérer pour rendre l'air plus respirable"         
      

La Saint-Jean…beuverie ou party?

15 juin 2011

C’est bien connu, depuis bien des années, le traditionnel rassemblement sur les plaines d’Abraham lors des fêtes de la St-Jean recêt un caractère festif, et, qui dit fête dit party! À cet effet, pouvez-vous imaginer un party sans alcool…surtout pour des jeunes?
Actuellement, le débat semble tourner autour de la consommation d’alcool dans les rues de la Ville, ce qui, de toute façon est interdit en tout temps. Eh bien, contentons-nous d’appliquer les mesures de sécurité qui s’imposent à ces endroits! Pour le reste, place à la Fête!

quebechebdo 15 juin 2011
Le Soleil 22 juin 2011

À propos du combat de coqs

15 juin 2011

La dernière saga que se sont livrée le groupe des douze députés péquistes et Jacques Parizeau a donné lieu à une sorte de combat de coqs duquel il semblerait que nous devrions déterminer un gagnant. Lequel a raison?
En fait, est-ce la vraie question que nous sommes appelés à nous poser? Ne pourrions-nous pas nous demander si, de ce « choc des idées » ne pourrait pas « jaillir la lumière »? Pourquoi faudrait-il en arriver à croire que nous devrions séparer l’ivraie du bon grain alors que les deux « opposants » sèment leurs grains dans le même champ, soit celui de l’accession à l’indépendance du Québec? Pourquoi et M. Parizeau et ces douze députés ne cesseraient-ils pas leurs débats oratoires stériles? À partir du moment où chacun s’est exprimé sur les motifs de ses interventions, ne serait-il pas préférable de signer la paix pour le plus grand bien de la cause souverainiste?
Si nous pouvons ressortir une morale de cette histoire, c’est que tous les tenants de l’indépendance du Québec, peu importe leur âge ou leurs idées sur les moyens à prendre pour parvenir au pays du Québec, doivent se montrer réceptifs les uns aux autres et déterminer ensemble des consensus auxquels se rallier!

quebechebdo 15 juin 2011

Un admirable défi

14 juin 2011

Réplique à Marcel Haché
http://www.vigile.net/Pauline-la-pas-fine,38934

Même si trois de mes récents articles parus sur cette tribune libre puissent  ressembler à de l’acharnement contre Pauline Marois, en particulier pour M. Marcel Haché dans son article intitulé « Pauline-la-pas-fine » et sur-titré « Le détestable déni », je voudrais rétablir les faits concernant mes intentions en écrivant ces articles. J’ai toujours été perçu par ceux qui me connaissent vraiment comme une personne manifestant des intérêts de rassembleur, par conséquent à l’opposé de la confrontation. Mes derniers articles concernant le leadership de Pauline Marois visent, non pas à susciter « le détestable déni » contre elle, mais plutôt à la fouetter pour qu’enfin, les tenants de la souveraineté puissent entendre de sa part un discours axé sur une véritable promotion de l’indépendance du Québec.
À cet effet, le commentaire que j’ai adressé à M. Haché à la suite de son article, résume très bien le contenu de ma pensée et mérite d’être cité pour appuyer mon argumentaire :
« Mettons les choses au clair ! Je vous réfère d’abord à l’extrait de l’allocution de Pauline Marois au début de mon article intitulé « Dernier acte », autour duquel tourne l’argumentaire de mon article et dans lequel j’aborde aussi le contenu de ses allocutions prononcées lors des congrès du PQ auxquels elle est intervenue à titre de chef du parti. J’y vois une sorte de dichotomie entre ce que j’appelle des « élans oratoires faisant appel au sentiment patriotique des délégués » et son plan de gouvernance qui ne constitue pas, à mes yeux, une « bataille » qui pourrait rallier les militants péquistes.Voilà pourquoi je conclus en invoquant qu’il est impérieux pour Mme Marois qu’elle passe des paroles aux actes ! Tout est là…ni plus ni moins.
C’est donc au chef du PQ que ma lettre ouverte s’adresse, tout simplement parce qu’en tant que tel, elle demeure la première responsable des destinées de ce parti. En d’autres termes, mon propos ne suppose aucun « détestable déni » envers Pauline Marois mais l’invite plutôt à un « admirable défi! »

Par ailleurs, en ce qui a trait à la différence que semble faire M. Haché, dans son article, entre les sympathisants et les militants au sein du PQ, je n’ai pas l’intention de m’embarquer dans une forme de classification dangereuse où les militants profiteraient d’un statut privilégié par rapport aux sympathisants, alors que tous ces « défenseurs » de la cause indépendantiste travaillent honnêtement pour le même objectif et qu’ils ont tous voix au chapitre sans distinction de rôles.

Enfin, comme le hasard fait souvent bien les choses, je vous laisse sur cette pensée que j’ai reçue hier d’une de mes nièces, et qu’elle considère comme sa phrase fétiche :
« Twenty years from now, you will be more disappointed by the things you didn’t do than by the ones you did.
So, throw off the bowlines, sail away from the safe harbor. Catch the trade winds in your sails. Explore, dream, discover. » Mark Twain.

vigile.net tribune libre 14 juin 2011