Un réseau routier en déroute

17 septembre 2011

Les constats du rapport Duchesneau sur les grands chantiers de construction, confirmant une collusion organisée entre certains entrepreneurs proches des milieux criminalisés et certaines firmes de professionnels et de génie-conseil finançant les partis politiques provinciaux et municipaux, sont accablants.

Et, qui plus est, au Québec, qui dit grands chantiers ne peut passer sous silence les travaux routiers dont la sécurité a souvent été mise à rude épreuve au cours des dernières années!

À mon sens, le gouvernement ne peut plus cacher de telles pratiques insidieuses qui risquent de miner davantage l'intégrité du système parlementaire. C'est pourquoi, le rapport Duchesneau doit déboucher rapidement sur la création d'une commission d'enquête publique sur la corruption et la collusion dans l'industrie de la construction.

Il en va, entre autres et surtout, de l'urgence d'assurer la sécurité de la population sur un réseau routier en déroute!

cyberpresse.ca 17 septembre 2011 "Vos réactions au rapport Duchesneau"
quebechebdo 19 septembre 2011 "Un rapport alarmant"

La revente de billets…pour ou contre?

16 septembre 2011

Les discussions entourant le dépôt du projet de loi 25 qui vise à interdire la revente de billets pour des événements sportifs ou artistiques à un prix supérieur à celui fixé par le vendeur autorisé suscitent de vives réactions de la part des deux clans qui s’affrontent.

D'un côté, ceux qui condamnent l'effet pervers de cette industrie qui pénalise sans scrupule les adeptes de ces événements, de l'autre, ceux qui invoquent le droit des consommateurs de payer le prix qu'ils veulent pour assister à ces activités.

Dans la situation actuelle, la revente de billets avec profits est déjà interdite sur la place publique. Toutefois, avec l'avènement des nouvelles technologies, la revente de billets emprunte maintenant le Web, via les sites d'achat en ligne qui encouragent l'achat massif de billets, diminuant ainsi l'accès aux billets à prix régulier.

Si nous posons comme hypothèse que la revente d'un billet à un prix supérieur à son coût original doit être interdite, ce qui à mon sens représente la voie la plus juste pour tous les contribuables, nous devons d'abord permettre à l'organisme chargé d'assurer la surveillance de cette pratique, soit l'Office de la protection du consommateur, de disposer des ressources nécessaires pour y parvenir.

Considérant que les budgets de l'Office sont actuellement gelés autour d'une infime équipe de six inspecteurs pour l'ensemble du Québec, il serait utopique de penser qu'une telle loi, si elle était adoptée, pourrait empêcher la revente de billets avec profits!

quebechebdo 14 septembre 2011

Un pas en avant…deux pas en arrière

15 septembre 2011

Si l’on se fie aux dernières déclarations publiques de Jean-Martin Aussant, c’est lundi le 19 septembre que le rideau tombera sur sa décision concernant la formation d’un nouveau parti indépendantiste au Québec.

En ce qui a trait à la pertinence de tenir des États généraux sur l’indépendance, M. Aussant se montre catégorique, alléguant qu’ils seraient inutiles compte tenu que tous les groupes intéressés ont déjà fait connaître leur position sur la meilleure marche à suivre et qu’une telle démarche aurait bien peu de chances d’amener des indécis ou des fédéralistes à épouser la cause souverainiste.

Par ailleurs, Louise Beaudoin, l’une des premières à avoir apporté son appui à la tenue d’États généraux sur l’indépendance, recule en invoquant qu’un tel exercice n’est plus pertinent dans l’état actuel des choses.

Pour Mme Beaudoin, les positions irréconciliables avec lesquelles les différents mouvements indépendantistes abordent le débat, ajoutées au refus de Pauline Marois d’apporter des modifications au programme adopté par le PQ en avril, risquent de déborder sur une guerre de clocher stérile.

Toutefois, dans les deux argumentaires utilisés, et par M. Aussant et par Mme Beaudoin, nulle part n’apparaît l’idée de faire de ces États généraux une vaste consultation citoyenne dénuée de toute partisanerie, un forum où le simple citoyen viendrait exprimer ses attentes, non seulement sur la meilleure stratégie pour parvenir à notre statut de nation, mais aussi et surtout, sur les priorités à mettre de l’avant pour y parvenir.

Comme je l’exprimais dans mon article paru sur la tribune libre de Vigile le 12 septembre sous le titre « Deux voies
complémentaires », « …je dois admettre que des États généraux axés autour d’une consultation citoyenne sans partisanerie…aurait probablement l’effet de faire avancer positivement le débat sur la souveraineté. » Et, j’ajoutais, « Il serait opportun que les deux stratégies (une consultation citoyenne et la création d’un nouveau parti) soient menées conjointement de telle sorte que les réflexions des uns alimentent celles des autres et contribuent de la sorte à un élargissement bénéfique de la plate-forme consultative. »

En conséquence, je crois que M. Aussant et Mme Beaudoin auraient avantage à s’ouvrir les yeux sur des horizons élargis aux attentes des citoyens plutôt que de restreindre de façon minimaliste leur perception en s’appuyant uniquement sur les demandes d’organismes partisans.

vigile.net tribune libre 15 septembre 2011



La Loi 101 selon Félix

15 septembre 2011

À une époque où l’anglicisation menace de plus en plus le territoire du Québec, particulièrement l’île de Montréal, j’ai cru opportun de vous présenter ce texte de Félix Leclerc, offert quelques mois avant sa mort en 1988 au Mouvement Québec français sous le titre « La Loi 101 » :

« Oui, je suis bilingue ;
Ce n’est pas à l’école primaire que j’ai appris l’anglais
mais dans les rues d’Ottawa et à l’âge de 15 ans.

C’est une mauvaise partance pour l’enfant anglais ou français,
(suffisante pour l’écœurer à tout jamais)
que de lui inculquer deux langues à l’école primaire.
Que chacun baigne dans sa langue maternelle jusqu’à
l’âge de 15 ans, s’il veut la bien posséder.

Une langue seconde s’apprend en six mois
dans une ville étrangère
quand on a l’âge de 17 ans et le goût de la parler.
C’est faux des bilingues à 8 ans, ce sont des baragouineux.

La langue, c’est comme un instrument de musique,
celui qui les joue tous, les joue mal.
Celui qui n’en joue qu’un seul le joue bien.

Nous avions la Loi 101 comme protection et survie.
Où est-elle rendue ?
la Loi 101 reconnaissait le français
la seule langue officielle au Québec,
comme la langue américaine est reconnue
la seule langue officielle aux États-Unis,
(ce qui ne les empêche pas d’en parler 5).

la Loi 101 criait aux deux Amériques
ce qu’on leur cachait depuis des siècles,
qu’une Nouvelle-France existait à leur porte.

la Loi 101 disait à l’univers que les Québécois
étaient l’un des deux peuples fondateurs du Canada.

la Loi 101 me faisait marcher librement et partout
dans le Québec, comme si j’avais été chez moi.

la Loi 101 disait à l’immigrant
arrivant ici en terre d’accueil,
que le français était la langue du Québec
contrairement à ce que la propagande d’Ottawa
leur avait appris avant leur départ,
que nous étions tous anglais.

Afficher et parler notre langue à l’usine, à l’école,
à la douane, au restaurant, au forum, au magasin, partout,
était une affaire entendue et acceptée par la minorité
anglaise du Québec, qui avait fini par comprendre
qu’enfin décolonisés, nous avions une langue maternelle,
et surtout que nous apportions, (parce que différents)
une richesse incalculable au Canada entier.

Hélas,
il aura fallu que quelques arrivistes,
Canadiens-français de surcroît,
vendent pour un plat de lentilles (de votes)
notre droit d’aînesse en Amérique.

Est-ce que tout serait à recommencer
à cause de quelques magasiniers
qui échangent
trafiquent
vendent
trois siècles d’histoire pour quelques heures de pouvoir ? »

quebechebdo 15 septembre 2011
vigile.net tribune libre 20 février 2015

Schizophrénie linguistique

14 septembre 2011

En cliquant sur une association « Loi 101/Immigration », je suis tombé sur deux textes, l’un de Félix Leclerc, écrit quelques mois à peine avant son décès sous le titre « La loi 101 », paru sur cette tribune en 2008, l’autre de Jean Arceneaux, intitulé « Schizophrénie linguistique », paru en 1978. En cette période où l’immigration pose de sérieux problèmes, particulièrement sur l’île de Monréal, j’ai pensé vous présenter le texte de Jean Arceneaux :

I will not speak French on the school grounds,
I will not speak French on the school grounds.
I will not speak French…
I will not speak French…
I will not speak French…
Hé ! Ils sont pas bêtes, ces salauds.
Après mille fois ça commence à pénétrer
Dans n’importe quel esprit.
Ça fait mal ; ça fait honte ;
Puis là, ça fait plus mal.
Ça devient automatique,
Et on speak pas French on the school grounds
Et ni anywhere else non plus.
Jamais avec des étrangers.
On sait jamais qui a l’autorité
De faire écrire ces sacrées lignes
À n’importe quel âge.
Surtout pas avec les enfants.
Faut jamais que eux, ils passent leur temps de recess
À écrire ces sacrées lignes
Faut pas qu’ils aient besoin d’écrire ça
Parce qu’il faut pas qu’ils parlent français du tout.
Ça laisse voir qu’on est rien que des Cadiens.
Don’t mind us, we’re just poor coonasses.
Basse classe, faut cacher ça.
Faut dépasser ça.
Faut parler anglais.
Faut regarder la télévision en anglais.
Faut écouter la radio en anglais.
Comme de bons américains.
Why not just go ahead and learn English.
Don’t fight it. It’s much easier anyway.
No bilingual bills, no bilingual publicity.
No danger of internal frontiers.
Enseignez l’anglais aux enfants,
Rendez-les tout le long,tout le long jusqu’aux discos,
Jusqu’au Million Dollar Man.
On a pas réellement besoin de parler français quand même.
C’est les État-Unis ici,
Land of the free.
On restera toujours des poor coonasses.
Coonass. Non, non. Ça gêne pas.
C’est juste un petit nom.
Ça veut rien dire.
C’est pour s’amuser. Ça gêne pas.
On aime ça. C’est cute.
Ça nous fait rire.
Mais quand on doit rire, c’est en quelle langue qu’on rit ?
Et pour pleurer, c’est en quelle langue qu’on pleure ?
Et pour crier ?
Et chanter ?
Et aimer ?
Et vivre ?

vigile.net tribune libre 14 septembre 2011


 

Deux voies complémentaires

12 septembre 2011

Les derniers écrits sur l’évolution du mouvement indépendantiste québécois font ressortir, à mon sens, deux tendances différentes quant à la forme, quoique convergentes sur les objectifs, soit la mise sur pied d’une stratégie pour accéder à notre indépendance.

D’un côté, on retrouve les fervents de la mise sur pied d’états généraux sur l’indépendance (ÉGI), privilégiant ainsi la participation citoyenne au processus d’élaboration d’un projet de société qui serait présenté à un parti intéressé à promouvoir ledit projet.

De l’autre côté, des voix préconisent la création d’un nouveau parti indépendantiste qui, lui, auprès de son leader, élaborerait un projet de société qui serait par la suite soumis aux citoyens.

Quoique mon choix s’arrêterait plutôt sur la création d’un nouveau parti indépendantiste regroupant toutes les forces souverainistes, tel qu’exprimé dans quelques uns de mes articles, je dois admettre que des États généraux axés autour d’une consultation citoyenne sans partisanerie, telle que préconisée par Gérald McNicolls Tétreault dans son article publié sur cette tribune sous le titre « Des États généraux pour le Québec » en date du 2 septembre, aurait probablement l’effet de faire avancer positivement le débat sur la souveraineté.

En ce sens, il serait peut-être opportun de faire en sorte que les deux stratégies soient menées conjointement de telle sorte que les réflexions des uns alimentent celles des autres et contribuent de la sorte à un élargissement bénéfique de la plate-forme consultative.

Toutefois, une chose est sûre… peu importe le chemin que les participants à un tel débat emprunteront, ils devront éviter à tout prix les sentiers qui nous ont égarés depuis si longtemps de notre destination, soit les voies de l’étapisme sous toutes ses formes ou la recherche de conditions gagnantes avant que toute forme de consultation populaire par quelque procédé que ce soit ne soit entreprise !

En résumé, la meilleure stratégie sera celle qui sera la plus mobilisatrice… Et, s’il le faut, que les deux stratégies soient mises de l’avant si elles peuvent rallier davantage de sympathisants à la cause indépendantiste!

vigile.net tribune libre 12 septembre 2011
quebechebdo 13 septembre 2011 (version abrégée) 


 

Des circonstances obscures de décès

12 septembre 2011

Selon la coroner en chef, la Dre Louise Nolet, des médecins enfreignent la loi en omettant d’informer le bureau du coroner du décès aux circonstances obscures de personnes âgées dans les centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) et les résidences privées pour aînés.

Toutefois, à la défense des médecins, Mme Nolet invoque leur ignorance concernant les dispositions de la loi régissant ces règles de divulgation et propose la mise sur pied d’une campagne d’information auprès des médecins pour les sensibiliser à leurs obligations prévues dans la loi s’ils ont des soupçons sur les circonstances ayant entouré la mort d’une personne âgée.

Sans vouloir mettre en doute la qualité des services desservis par les organismes chargés de veiller sur ces personnes âgées, il est permis de penser qu’un certain nombre de décès y soient survenus suite à une négligence ou une surveillance inadéquate de ces personnes dont la mobilité ou le degré de lucidité peuvent parfois représenter de lourds handicaps.

En conséquence, il m’apparaît urgent que tous les intervenants oeuvrant auprès des personnes âgées, que ce soit le personnel, la direction des organismes concernés, les médecins, le bureau du coroner et la Commission des droits de la personne, unissent leurs efforts pour que la lumière soit faite sur les circonstances obscures de certaines personnes âgées…pour le plus grand respect qui leur est dû!

quebechebdo 12 septembre 2011
cyberpresse.ca 18 septembre 2011

 

 

Recréer l’exaltation de l’idée de nation

11 septembre 2011

Certains analystes attribuent le déclin du nationalisme québécois au fait que la scène politique québécoise ne soit plus alimentée par des tensions nationales, citant en exemples, entre autres, l’affaire Louis Riel, les écoles francophones de l’Ontario, les batailles pour l’affichage de la langue française ou la longue période de luttes constitutionnelles entre 1970 et 1992.

Quoique ces revendications nationales aient pu contribuer à maintenir le nationalisme québécois, il m’apparaît minimaliste de réduire la notion de nationalisme à un simple contexte politique favorisant la confrontation.

À mon sens, nous devons ramener le concept du nationalisme dans des territoires davantage fertiles à son émancipation. À cet effet, j’ai cru bon de consulter la définition que donne Wikipédia du nationalisme :

« Le nationalisme est le sentiment de vif attachement à la nation, c’est-à-dire d’une grande exaltation de l’idée de nation ; c’est également une doctrine politique qui affirme la primauté de l’intérêt national, sur les intérêts particuliers de ses composantes d’une part et sur les intérêts des autres nations d’autre part.
Le nationalisme, c’est la volonté d’un peuple, d’une identité commune, de posséder un territoire national.
Le nationalisme est une doctrine qui revendique pour une nationalité le droit de former une nation. »

Dans cette optique, le véritable défi des forces indépendantistes se retrouve dans les moyens à prendre pour recréer cette « grande exaltation de l’idée de nation ». En réalité, construire à partir de nos racines identitaires, recréer le sens de l’histoire auprès de notre jeunesse, redonner la fierté d’être un peuple dynamique et solidaire, défendre et promouvoir notre patrimoine de ressources naturelles, encourager le talent et la créativité de nos artistes québécois, mettre en valeur l’indépendance nationale comme seul moyen de parvenir à notre plein épanouissement.

Le meilleur exemple que je puisse vous donner est celui des Premières nations, ici même, au Québec. Avez-vous déjà porté attention aux flammes qui illuminent les yeux des chefs des nations autochtones lorsqu’ils se portent à la défense des intérêts de leur nation ? Dans ce contexte, pourquoi les Québécois, comme peuple fondateur de la nation du Québec, ne pourraient-ils pas recréer l’exaltation de l’idée de nation et devenir la Première nation francophone en terre d’Amérique ?

vigile.net tribune libre 11 septembre 2011



Avons-nous appris des leçons de l’histoire?

8 septembre 2011

Personne ne peut rester insensible à la catastrophe qui a causé la mort atroce de milliers d’innocentes victimes lors des attentats du 11 septembre 2001 ! La riposte de l’administration Bush ne s’est pas fait attendre… L’affront envers l’Amérique devait être vengé et tant pis pour le sinistre abattoir ! La loi du talion devait s’appliquer !

Quelques jours après les événements qui ont conduit à la chute de Saddam Hussein, soit le 9 avril 2003, j’ai écrit ce poème :

L’honneur est sauvé

Là-bas règne en maître Ben Laden
Alors que Bush se flatte la bedaine
Ses hommes ayant envahi le sol
Lui ouvrant les portes du pétrole

L’affront du onze septembre est vengé
L’honneur de l’Amérique est sauvé
À bas les méchants terroristes
Place aux gentils impérialistes

C’est ce que nous réserve l’histoire
Mais qu’en est-il du jeune de Bagdad
Qui au bout d’une longue escapade
Rencontre sa mère au crématoire ?

Pourtant la presse se presse et s’empresse
Cogitant avec le président
Sur les moyens à prendre pour que cessent
Toutes ces injustices sans précédent

Car Britanniques comme Américains
Doivent sauver l’honneur et le pouvoir
L’histoire leur a légué ce destin
Tant pis pour le sinistre abattoir

Avec le recul des dix dernières années, avons-nous appris des leçons de l’histoire ?

vigile.net tribune libre 8 septembre 2011
quebechebdo 11 septembre 2011



Un cas de conscience

8 septembre 2011

Depuis quelques semaines, nous pouvons lire de nombreux commentaires sur l’évolution du cancer dont souffrait Jack Layton au moment de la dernière campagne électorale fédérale. Devant l’incertitude provoquée par ce flou médiatique, la population est en droit, à mon sens, de connaître la vérité sur ce sujet.

Toutefois, au-delà des questions soulevées sur les répercussions qu’aurait pu avoir la divulgation d’un état de santé détérioré sur l’électorat, la décision de Jack Layton de ne pas révéler la véritable condition de sa maladie, si tel est le cas puisque nous en sommes encore au niveau des hypothèses, demeure, selon moi, un cas de conscience.

Si nous partons de l’hypothèse que M. Layton connaissait la gravité de sa maladie au moment de la campagne électorale, il a sûrement dû se poser la question, à savoir s’il devait taire ou avouer cette situation. Manifestement, il aurait choisi la première hypothèse. Et ce choix, il lui appartient en son âme et conscience sans que nous puissions le juger sur l’honnêteté de sa personne.

Cependant, les conséquences éventuelles de ce choix peuvent être, elles, soulevées à juste titre. Sans présumer de l’ampleur des répercussions sur l’électorat devant la divulgation par Jack Layton de son état de santé, nous devons admettre qu’une telle révélation aurait certainement influé sur les résultats de l’élection.

Quoiqu’il en soit, la vérité sur cette affaire doit être connue pour le mieux-être de notre démocratie. Ceci étant dit, cette même vérité ne doit pas faire ombrage à l’intégrité de Jack Layton, pas plus qu’elle ne pourra changer quoi que ce soit sur les résultats du 2 mai!

quebechebdo 8 septembre 2011
cyberpresse.ca 14 septembre 2011