Les églises abandonnées…des proies alléchantes

10 janvier 2012

Dans son homélie en marge de la Fête interculturelle qui s’est tenue le 8 janvier en l’église Saint-Ignace-de-Loyola, Mgr Lacroix a pris la défense des fusions paroissiales, alléguant, entre autres, la faible densité de population de ces communautés paroissiales, le bas niveau de fréquentation des pratiquants, à savoir environ 15%, et les coûts élevés de chauffage.

Des arguments rationnels dont nous ne pouvons nier l’évidence…Toutefois, à mon sens, l’archevêque de Québec fait fausse route lorsqu’il argue comme comparaison que d’autres institutions, telles les caisses populaires Desjardins et les municipalités ont aussi dû procéder à certaines fusions.

En effet, dans le cas des fusions paroissiales, c’est le patrimoine québécois qui se verra amputer d’une partie de sa richesse par les fermetures éventuelles de certaines églises emportées dans la tornade des fusions.

D’où la question fondamentale…qu’adviendra-t-il de ces églises abandonnées? Deviendront-elles des appâts intéressants et des proies alléchantes pour quelques promoteurs avides de revenus supplémentaires et quelques municipalités tout aussi avides de taxes foncières?

Face à l’éventualité d’un tel scénario, je crois que nous devons demeurer vigilants sur les intentions des autorités gouvernementales concernées vis-vis la survie de ces églises!

quebechebdo 10 janvier 2012
vigile.net tribune libre 10 janvier 2012
cyberpresse.ca 15 janvier 2012

Comment ajouter l’ignominie à l’insulte

9 janvier 2012

Dans un article de la Presse canadienne publié le 7 janvier, nous apprenons que des fonctionnaires fédéraux du ministère des Affaires étrangères, non satisfaits d’avoir substitué deux tableaux d’Alfred Pellan par le portrait d’Élisabeth II dans le foyer du ministère dix jours avant le passage de Kate et William à l’été 2011, avaient envisagé de vendre les dits tableaux.

En effet, un mois après le passage des deux « célèbres tourtereaux » en nos terres, des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information indiquent que des fonctionnaires avaient discuté de la possibilité de vendre les Pellan, qui valent chacun 90 000 $ selon l’estimation du ministère. Mais ces discussions ont rapidement cessé lorsque la nouvelle du remplacement a fait les manchettes.

On se souvient que la décision de retirer les Pellan pour installer un portrait de la reine Élisabeth II a été vertement critiquée au Québec, en plus d'être jugée comme colonialiste et des plus insultantes, Alfred Pellan étant considéré comme l'un des plus célèbres peintres québécois, avec Paul Borduas et Jean-Paul Riopelle.

N’eût été des critiques virulentes vis-à-vis ces intentions de vendre les tableaux de Pellan, nous aurions assisté à un autre épisode de Western dans lequel les rangers du ROC étaient prêts à vendre sans scrupule au plus offrant tout un pan de notre culture…une attitude bassement méprisante qui vient ajouter l’ignominie à l’insulte vécue lors du voyage du couple princier du United Kingdom ! 

vigile.net tribune libre 8 janvier 2012
quebechebdo 9 janvier 2012

Un débat stérile

9 janvier 2012

À lire certains articles parus sur la tribune libre de Vigile dernièrement, j’ai l’impression que le blizzard de janvier s’est installé sur le Québec. Si je tente de remonter aux origines de ces vents froids, je perçois le conflit qui s’est installé entre les « féministes » et les « sexistes » depuis les attaques répétées contre le leadership de Pauline Marois.

Dès lors, on a pu le ressentir à travers les commentaires de certaines féministes, une guéguerre d’arguments de la part des femmes s’est déclenchée relativement au fait que Mme Marois était une femme. Nombreux ont été les hommes qui ont réagi à ces allusions, sans beaucoup de succès…force nous est de le constater !

Certaines de ces femmes se sont même carrément dissociées de Vigile pour fonder leur propre site d’échanges d’où les hommes sont exclus, sauf pour y faire des commentaires « respectueux ».

Nous en sommes là, chacun dans notre coin, à bouder comme des enfants qui auraient été punis injustement…Je dis bien « injustement » car, en fait, quel est le véritable objet de ce conflit si ce n’est le fait que certaines « féministes » considèrent les attaques sur les idées de Pauline Marois comme des attaques personnelles envers elle.

Pourquoi le fait d’attaquer le programme actuel de gouvernance souverainiste du PQ-Marois devrait-il être perçu comme une flèche envers Pauline Marois, la femme, au lieu de la chef du parti qui doit nous conduire à notre indépendance ? Croyez-vous sérieusement, mesdames, que, si ce même programme était défendu par un homme, il ne serait pas attaqué par les mêmes hommes qui s’expriment en ce sens aujourd’hui ?

Tant et aussi longtemps que cette muraille de vieux préjugés envers les femmes s’érigera, nous nous maintiendrons dans cette position conflictuelle stérile qui nous empêche de situer le débat au niveau des idées au détriment d’attaques personnelles mesquines.

C’est pourquoi, j’invite toutes les femmes et tous les hommes de « bonne volonté » à faire la paix entre eux, à abattre ces préjugés dévastateurs et à reprendre le sentier de l’échange « respectueux » dans lequel hommes et femmes sont invités à cheminer ensemble vers notre statut de pays.

vigile.net tribune libre 8 janvier 2012

 

La grossesse du coeur

8 janvier 2012

Long et ardu est le chemin qui conduit à l’adoption internationale. Le couple du Saguenay, formé de Guylaine Cossette et Alain Larouche, peut en témoigner puisqu’il attend l’arrivée de Maya Kim, une petite chinoise, depuis le 11 août 2006, soit la date où les autorités ont accepté leur dossier et ont inscrit leur nom au bas de la liste des parents désirant adopter un enfant de la Chine.

En plus de ce délai d’attente qui atteint maintenant 64 mois, il faut souligner que les problèmes administratifs, tels l’inscription auprès d’un organisme accrédité du Québec, les examens médicaux, les évaluations psychologiques, le dossier judiciaire scruté à la loupe et la santé financière, sont des pré-requis à l’acceptation de la candidature.

En attendant, la vie continue pour le couple Cossette-Larouche, Mme Cossette étant déjà la mère biologique d’une fille d’une trentaine d’années et M Larouche, le père de deux filles, toutes trois de précédentes unions. En plus, il héberge un garçon de huit ans en pension sous la tutelle de l’État depuis cinq ans.

Un couple hors normes soumis à l’incompréhension des membres de sa famille et qui vit de l’espoir de serrer un jour son enfant qui, pour l’instant, n’existe que dans son imagination, une « grossesse du cœur » selon les termes de Guylaine Cossette qui porte sa petite fille depuis cinq ans dans son coeur.

Souhaitons-leur que le téléphone sonnera enfin pour leur annoncer la fin d’une interminable attente!

quebechebdo 8 janvier 2012 

Rallier les souverainistes

6 janvier 2012

Les déchirements auxquels sont confrontés actuellement les partis de droite au Québec, lesquels sont en train de voir s’éteindre l’ADQ et ressurgir un nouveau parti constitué des adéquistes réfractaires à la fusion avec la CAQ, et les divisions que vivent les forces de gauche risquent de laisser la voie libre au parti qui se proclame ni de droite ni de gauche, à savoir la CAQ.

Dans un de mes articles précédents paru sur cette tribune en date du 2 janvier sous le titre « La lumière au bout du tunnel », j’incitais les souverainistes à joindre l’Option nationale de Jean-Martin Aussant et je continue de prétendre qu’elle demeure encore le véhicule le plus sûr pour accéder à notre indépendance, compte tenu de sa plate-forme claire et de la droiture de son chef :

« À l’aube de 2012, un homme semble vouloir incarner les convictions nécessaires pour rallier les forces souverainistes au Québec, un homme qui présente une vision claire de la nation québécoise de demain, un homme qui ose placer l’indépendance du Québec dans ses priorités. Cet homme, c’est Jean-Martin Aussant. »

Pour reprendre un extrait de l’article d’Élie Presseault paru dans sa chronique du 2 janvier 2012 sur le site de Vigile sous le titre « L’intranquillité au cœur de nos consciences » :

« Maintenant qu’Option Nationale est du paysage et que la CAQ caquette de plus belle avec une ADQ plus moribonde que jamais, je postule sur l’importance de réunir nos forces cohésives autour de l’idée centrale de l’indépendance du Québec. »

Dans ces circonstances, le grand défi de Jean-Martin Aussant réside sans aucun doute dans ses capacités à rallier sous un même toit les forces souverainistes disséminées à travers le Québec. Quoique je demeure convaincu que l’avenir de notre pays appartient aux citoyens qui le composent, je suis tout aussi persuadé que les sympathisants à notre cause doivent se regrouper dans un parti qui les conduira au grand jour.

Pour y parvenir, Jean-Martin Aussant n’a d’autre choix que de se mettre à l’écoute du citoyen et ce, dans toutes les régions du Québec. En plus d’incarner celui qui doit offrir une vision claire de ce qu’il préconise comme démarche d’accession à notre souveraineté, le vrai leader doit situer les intérêts du peuple au-dessus de ses intérêts personnels et partisans.

À mon sens, Jean-Martin Aussant possède tous les atouts nécessaires pour mobiliser les sympathisants à l’indépendance du Québec. À lui de bien jouer ses cartes, le ralliement des souverainistes derrière son Option nationale étant son meilleur atout !

vigile.net tribune libre 6 janvier 2012
quebechebdo 7 janvier 2012 (version abrégée)

Les Coyotes à Québec…pourquoi pas?

6 janvier 2012

Maintenant que la Ligue nationale de hockey a pris la décision de déménager les Thrashers d'Atlanta à Winnipeg, il est temps que Gary Bettman passe à l’analyse de la situation catastrophique des Coyotes de Phoenix.

En effet, les Coyotes attirent en moyenne 10 996 spectateurs par rencontre cette saison, ce qui constitue 64,2% de la capacité totale du Jobing.com Arena. Ils sont l'une des quatre équipes de la LNH à remplir leur aréna à moins de 80% de sa capacité, les autres étant les Stars de Dallas (61,9%), les Blue Jackets de Columbus (76,7%) et les Islanders de New York (79,1%).

Par ailleurs, les Canadiens de Montréal, malgré tous leurs déboires de cette année, attirent 21 273 spectateurs par rencontre et se classent deuxième derrière les Black Hawks de Chicago dans le palmarès des plus fortes assistances par partie dans la LNH, quatre autre villes canadiennes, soit Toronto, Calgary, Ottawa et Vancouver se situant dans les dix premières positions. Pour ce qui est d’Edmonton et de Winnipeg, elles remplissent 100% de la capacité de leur aréna à chacun de leur match.

Face à ces statistiques fort révélatrices, il ne fait aucune doute dans mon esprit que la popularité d’un sport d’hiver comme le hockey se manifeste particulièrement dans un climat nordique et, qu’en ce sens, Gary Bettman doit mettre le cap sur un plan Nord qui se doit de sortir les Coyotes d'un marché «désertique» comme Phoenix et les transplanter sur une terre fertile comme…Québec!

quebechebdo 6 janvier 2012

La pyramide salariale

5 janvier 2012

Selon une étude du Centre canadien des politiques alternatives, basée sur les rapports financiers des entreprises inscrites à la Bourse de Toronto en 2010, les 100 canadiens les plus fortunés bénéficiaient d’un revenu annuel 189 fois plus élevé que la moyenne canadienne, soit 8,38 millions de dollars comparativement à 44 366 $.

Et, loin de vouloir s’atténuer, cet écart entre les plus riches et les plus pauvres continue de s’accroître. En effet, en 1998, les statistiques démontrent que les 100 Canadiens les plus fortunés gagnaient 105 fois plus que le salarié canadien moyen.

De plus, en 2010, les plus riches ont collectivement profité d'une hausse de 27 % de leur revenu moyen par rapport aux 100 plus fortunés de 2009, dont le revenu moyen avait atteint 6,6 millions de dollars.

Des chiffres qui démontrent hors de tout doute que le partage de la richesse collective demeure une utopie qui prend des proportions scandaleuses. Des chiffres qui projettent l’image d’une société qui incarne le modèle pyramidal par excellence, à savoir beaucoup de salariés à la base, peu au sommet!

Comme dirait Yvon Deschamps lorsqu’il parodie un certain proverbe dans un de ses monologues, « vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade! » 

quebechebdo 5 janvier 2012
vigile.net tribune libre 10 janvier 2012 "Des salaires outranciers" 

Adieu Bye Bye!

4 janvier 2012

Pour être honnête, il y a longtemps que je ne regarde plus le Bye Bye de fin d’année à Radio-Canada, désabusé par la vacuité des textes et la bassesse des contenus humoristiques des émissions des dernières années. Toutefois, à lire les commentaires sur la cuvée de cette année, il semble que la tendance se maintienne et que, finalement, je n’aie pas perdu grand chose!

Faiblesse des contenus, jeu médiocre des comédiens sans oublier l’utilisation à outrance des jurons reviennent constamment dans les interventions des personnes qui se sont exprimées ces derniers jours sur le Bye Bye 2011.

Enfin, toujours selon la plupart des intervenants, loin de se bidonner, ils affirment avoir esquissé, tout au plus, à l’occasion, un léger sourire, d’autres allant même jusqu’à manifester leur répugnance devant les attaques vulgaires vis à vis certains personnages publics.

Face à ces critiques pour le moins négatives, nous sommes en droit de nous demander si la formule actuelle n’a pas atteint son seuil de longévité, voire même son seuil de compétence relié aux performances souvent minables des comédiens.

À mon sens, si les Québécois désirent souligner de façon festive le passage d’une année à l’autre, il faudra imaginer une formule nouvelle d’émission de variété qui fait appel à nos talents artistiques québécois. Et ce ne sont pas les talents qui manquent au Québec!

Dans ces circonstances, il me semble que le temps soit venu de tourner la page sur le Bye Bye et de mettre l’accent sur l’originalité et la créativité qui nous caractérisent pour débuter l’année nouvelle sur une note typiquement de chez nous!

quebechebdo 4 janvier 2012
vigile.net tribune libre 6 janvier 2012

Tant pis pour le sinistre abattoir!

3 janvier 2012

L’année 2011 a certes été marquée par les mouvements des indignés qui ont surgi de partout à travers le monde. Les motifs d’indignation ont été nombreux à être dénoncés.

Parmi ceux-ci, les actes les plus insensés commis par les êtres humais et les pires calamités qui affligent des milliers d'innocentes victimes se situent dans l'absurdité de ces guerres où se terrent souvent des velléités purement matérielles. Des bêtises humaines qui soulèvent l’indignation générale devant ces tueries d'enfants, de femmes et d'hommes qui périssent dans des carnages sanguinaires!

Pour illustrer mon propos, permettez-moi de vous présenter ce poème que j’ai écrit à la fin du conflit américano-irakien :

Tombe la statue de Saddam Hussein
Alors que Bush contemple la scène
Ses hommes ayant envahi le sol
Lui ouvrant les portes du pétrole

L’affront du onze septembre est vengé
L’honneur de l’Amérique est sauvé
À bas les méchants terroristes
Place aux gentils impérialistes

C’est ce que nous réserve l’histoire
Mais qu’en est-il du jeune de Bagdad
Qui au bout d’une longue escapade
Découvre sa mère au crématoire?

Pourtant la presse se presse et s’empresse
Cogitant avec le président
Sur les moyens à prendre pour que cessent
Toutes ces injustices sans précédent

Car Britanniques comme Américains
Doivent sauver l’honneur et le pouvoir
L’histoire leur a légué ce destin
Tant pis pour le sinistre abattoir

vigile.net tribune libre 2 janvier 2012
quebechebdo 3 janvier 2012

Une nouvelle année toute en lumière!

2 janvier 2012

À la naissance de ma petite-fille il y a quelques années, j’ai éprouvé toute une gamme d’émotions que j’ai traduites un jour dans ce poème que j’offre aujourd’hui à tous les grands-parents du Québec en guise de souhait pour une nouvelle année toute en lumière.

Un jour quand tu sauras voir
Et que tes yeux brilleront
À l’éclosion des bourgeons
J’aimerais être un bougeoir

Un jour quand sonnera l’école
Et que tu te heurteras
Aux écueils des aléas
J’aimerais être une boussole

Un jour quand tu auras peur
Et que tes jambes figeront
Devant le fragile pont
J’aimerais être une lueur

Un jour quand naîtra l’amour
Et que ton cœur s’enflammera
Au simple son d’une voix
J’aimerais être un toujours

Un jour quand tu seras mère
Et que ton sang coulera
Dans les veines de l’enfant-roi
J’aimerais être une lumière

Un jour quand tu seras vieille
Et que ton corps flétrira
À la lourdeur de tes pas
J’aimerais être un soleil

Un jour quand viendra la mort
Et que ton souffle répondra
À l’appel de l’au-delà
J’aimerais être une aurore

quebechebdo 2 janvier 2011
vigile.net tribune libre 2 janvier 2012 "À tous les grands-papas du Québec"