La satire au secours de l’absurde

7 août 2012

Sans grande surprise, la campagne électorale québécoise 2012 est lancée sur des airs de déjà-vu, accompagnée d’une inondation de promesses stériles et d’attaques personnelles auxquelles nous sommes habitués depuis des décennies. Devant ce triste constat, il ne me reste plus que la satire pour me sortir de l’absurde dans lequel on tente de m’embarquer…

À titre d’exemples, on peut parler de l’arrivée des deux coqs d’affiche qui sont apparus dans le décor multicolore du paysage caquiste, à savoir Mm Barrette et Duchesneau, dont le dernier en liste n’a pas manqué d’envahir le poulailler dès son arrivée en se donnant le droit de désigner les prochaines poules qui tourneront autour de lui !

Et que dire de la chanson thème quétaine du PQ à saveur de Star Académie, intitulée « À nous de choisir » qui, au bout de quelque 3 minutes, ne nous a toujours pas dit ce que nous sommes appelés à choisir à part des vœux pieux qui ressemblent drôlement à son programme !

Enfin, notre premier ministre surfe sur l’engagement [est-il utile de vous dire qu’il ne le respectera pas ?] de verser 100$ par famille pour l’achat d’effectifs scolaires pour chaque enfant inscrit au primaire public tout en annonçant du même souffle son intention d’augmenter les frais de garderie !

Heureusement, en marge de ce cirque bassement électoraliste, un chef de parti, Jean-Martin Aussant, a mis les cartes sur la table en martelant que seul son parti avait un projet clairement indépendantiste. À cet effet, parlant des autres partis censément souverainistes, à savoir le Parti québécois et Québec Solidaire, l’économiste est formel :

« Ils se disent souverainistes, sauf qu’un parti qui n’a pas la souveraineté comme priorité, en arrivant au pouvoir, il va être envahi par la gestion de l’État et il n’aura plus le temps de commencer à penser à faire un pays. C’est un projet immense, et il faut avoir les idées claires en arrivant au gouvernement, comme M. Parizeau les avait en 1994, et ça a failli fonctionner. »

Quand je considère le portrait d’ensemble que me présentent les trois partis qui se font officiellement la lutte au cours de cette campagne, je ne peux que constater que le chef d’Option nationale démarre sa campagne comme un vrai chef devrait le faire, à savoir parler des vraies choses, des motifs qui nous ont conduits à cette élection… principalement, le choix d’un gouvernement québécois qui réponde à nos aspirations !

vigile.net tribune libre 6 août 2012

Le numéro 2 ramené à l’ordre

6 août 2012

Dès le lendemain de sa mise en candidature officielle au sein de la CAQ, le nouveau numéro 2 pressenti par François Legault comme le futur vice-premier dont les tâches demeurent plutôt vagues, Jacques Duchesneau, a dû être ramené à l'ordre par le chef.

La mésentente a commencé lorsque, lors d'une entrevue matinale à la station de radio 98,5, M. Duchesneau a laissé entendre qu'il aurait une certaine autorité pour nommer les ministres dans un éventuel gouvernement Legault. Questionné par les journalistes au sujet de la déclaration de Jacques Duchesneau, François Legault a immédiatement réagi en affirmant que c'est la prérogative du chef de nommer ses ministres, que M. Duchesneau sera consulté mais que la décision finale reviendra au chef.

François Legault aura beau clamer haut et fort qu’«il n'y a qu'un patron à la CAQ », il aura beaucoup de difficulté à retenir son poulain fringant qui ne s’est jamais gêné pour envahir la scène lorsqu’une porte s’ouvrait devant lui et que les projecteurs éclairaient sa personne!

quebechebdo 6 août 2012
cyberpresse.ca 7 août 2012 (Élections provinciales 2012, partie 5) "Un peu trop fringant…" 

Sur les traces de Parizeau

6 août 2012

Lors du lancement de sa campagne électorale dans la capitale nationale le 4 août, le chef d'Option nationale et député de Nicolet-Bécancour, Jean-Martin Aussant, a mis les cartes sur la table en martelant que seul son parti avait un projet clairement indépendantiste.

À cet effet, parlant des autres partis censément souverainistes, à savoir le Parti québécois et Québec Solidaire, l’économiste est formel :

«Ils se disent souverainistes, sauf qu'un parti qui n'a pas la souveraineté comme priorité, en arrivant au pouvoir, il va être envahi par la gestion de l'État et il n'aura plus le temps de commencer à penser à faire un pays. C'est un projet immense, et il faut avoir les idées claires en arrivant au gouvernement, comme M. Parizeau les avait en 1994, et ça a failli fonctionner.»

À mon sens, un vote pour ON nous permet dès maintenant de préparer notre entrée par la « grande porte » dans le pays du Québec…à nous d’investir pour notre avenir collectif!

quebechebdo 6 août 2012 

Le coq d’affiche

5 août 2012

Si l’entrée en scène politique de Jacques Duchesneau se confirme [et il semble que la rumeur soit fondée] , elle pourrait mettre la formation de François Legault à égalité avec le Parti libéral et le Parti québécois. Pour l’instant, même sans être officielle, la candidature de M. Duchesneau dans la circonscription de Saint-Jérôme semble déjà apporter des dividendes substantiels à la CAQ sur les réseaux sociaux.

Pourtant, dans une entrevue réalisée en juin dernier, à la suite de son témoignage à la Commission Charbonneau, Jacques Duchesneau avait déclaré qu’il n’envisageait pas du tout un retour à la politique :

« Jamais ! Fini ! On a souvent fait état de mes déclarations fracassantes. En fait, je livre le message. Ce n’est pas le messager qui est le problème, c’est le message que je livre, c’est ça qui est problématique, c’est à ça qu’on doit s’attaquer. Non, je pense que je vais laisser la chance à d’autres ».

En même temps, l’ex-directeur de l’Unité anticollusion est un personnage qui n’est jamais loin de la controverse. On n’a qu’à se rappeler que M. Duchesneau a été congédié pour son manque de loyauté par le patron de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), Réjean Lafrenière, ce dernier alléguant qu’il avait trop vivement critiqué l’organisation à laquelle il était forcé de se joindre.

On se souviendra aussi que M. Duchesneau s’est retrouvé à couteaux tirés avec son ancien employeur Gérald Tremblay après avoir affirmé que le maire de Montréal était resté sourd à ses mises en garde au sujet de son entourage, allégation que le maire a contestée avec véhémence.

Par ailleurs, l’ancien ministre des Transports Sam Hamad a également goûté à sa médecine, ayant été publiquement accusé d’avoir très froidement reçu son rapport d’enquête sur la collusion dans l’industrie de la construction.

Enfin, plus tôt dans sa carrière, M. Duchesneau avait quitté abruptement et sans explication son poste de président et chef de la direction de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien en 2008. Deux ans auparavant, sa gestion avait été sérieusement critiquée par la vérificatrice générale du Canada Sheila Fraser. Bref, indépendamment de la véracité des torts imputés à Jacques Duchesneau, l’homme attire autant l’attention que la controverse à l’exemple de Gaétan Barrette.

En bout de ligne, nous sommes en train d’assister à la première d’un film digne des plus grands scénarios électoralistes dans lequel les rôles principaux sont tenus par des « coqs d’affiche » qui tentent d’exercer leur pouvoir de séduction sur la basse-cour des poules caquistes qui risquent de se laisser envoûter naïvement par les « cocoricos » des mâles assoiffés de domination.

En ce qui me concerne, en adhérant à la CAQ, Duchesneau mise sur la mauvaise cible…Toutefois, en considération de ce qu’il a accompli pour lutter contre la collusion et la corruption, je lui souhaite bonne chance quand même !

vigile.net tribune libre 5 août 2012
quebechebdo 5 août 2012

La campagne de la rue

4 août 2012

Après plus de cinq semaines de silence, les rues de Montréal ont de nouveau retenti le 1er août au son du tintamarre des casseroles lors de la centième manifestation nocturne qui coïncidait [signe du destin ?!…] avec le jour du déclenchement des élections.

Par ailleurs, quelques heures auparavant, Jean Charest lançait sa campagne en arborant son carré noir de la loi et de l’ordre, alléguant que son gouvernement allait défendre la démocratie contre la violence et la désobéissance civile suscitées par les manifestants depuis le début du printemps érable.

Les Québécoises et les Québécois, clament Charest, auront à choisir entre la loi et la démocratie ou la rue, comme si la démocratie de la rue n’était pas une voie privilégiée pour le peuple de se faire entendre.

À cet effet, Bernard Descôteaux, dans son éditorial paru dans Le Devoir du 2 août, sous le titre « Élections québécoises – Démocratie 101 », résume clairement l’importance de considérer la rue comme « un lieu d’expression démocratique nécessaire » :

« Nombre de Québécois sont aujourd’hui désabusés de la politique. S’ils sont descendus dans la rue ce printemps et cet été par dizaines de milliers, et à certaines occasions par centaines de milliers, ce n’est pas sans raison. Ils y ont trouvé un lieu d’expression. Quoi que dise le premier ministre par un raccourci réducteur, la rue n’est pas qu’un lieu de perturbations sociales. Elle est aussi un lieu d’expression démocratique nécessaire. Le nier, c’est prétendre que la démocratie puisse se résumer à voter une fois tous les quatre ans pour conférer à un petit groupe d’élus le droit de parler et de décider. »

À mon sens, cette campagne électorale n’aura de sens que si elle rejoint les intérêts du peuple là où il peut s’exprimer librement, à savoir sur la tribune de la rue. S’il existe un critère qui pourrait conférer à cette campagne le qualificatif d’une « politique autrement », il réside dans la démarche d’un candidat aspirant à représenter ses concitoyens vers leur arène démocratique.

Le mouvement étudiant a sonné l’éveil d’une conscience sociale permettant au peuple de s’exprimer…La campagne électorale 2012 doit maintenant suivre le tempo en emboîtant le pas et faire en sorte que le politique rejoigne enfin ses commettants, à savoir le peuple, la raison d’être de son existence !

vigile.net tribune libre 3 août 2012
quebechebdo 4 août 2012 "Un déclenchement d'élections sur fond de casseroles" 

Une compagne de mon adolescence s’éteint

2 août 2012

Suzanne Martel, née Chouinard, est née à Québec le 8 octobre 1924. Elle est la fille de  François-Xavier Chouinard et dame Couillard greffier de la Ville de Québec entre 1927 et 1961 et la sœur de Monique Corriveau, auteure d'une vingtaine de romans pour adolescents.

Émerveillées par l'univers des romans de Rudyard Kipling, les soeurs Chouinard inventent un pays imaginaire, le Gotal, qui deviendra la plus volumineuse saga de l'histoire littéraire du Québec.

En 1963, Suzanne Martel publie son premier roman pour adolescents, un récit de science-fiction, « Surréal 3000 », pour lequel elle reçoit le prix de l'Association canadienne des éditeurs de langue française. Ce classique de la littérature jeunesse, le premier roman de science-fiction québécois, est encore aujourd'hui à l'étude dans plusieurs écoles secondaires.

Au cours de sa carrière, la prolifique écrivaine a publié plus de 40 romans dont les succès lui ont permis d’obtenir 16 prix littéraires en plus de recevoir le Prix du Gouverneur général en 1994 pour son livre intitulé « Une journée pour mourir ».

Je me souviens avec quel enthousiasme lorsque, au début de ma carrière comme enseignant, mes élèves de troisième secondaire dévoraient le roman de Suzanne Martel, « Jeanne, fille du Roy », envoûtés par la touchante histoire d’amour entre le seigneur Simon de Rouville et Jeanne Chatel qui quitte la France pour faire partie du premier contingent  de jeunes filles à marier dont la mission est de peupler la Nouvelle-France.

Avec le départ de Suzanne Martel le 30 juillet à l’âge de 87 ans, s’éteint une partie de mes rêves d’adolescent aventurier qu’elle réussissait si admirablement bien à susciter et à entretenir jusqu’à la fin de ses romans.

quebechebdo 2 août 2012
Le Soleil 5 août 2012 "Inspirante Suzanne Martel"

Le « spécialiste » de la controverse

1 août 2012

En confirmant sa candidature pour la CAQ dans la circonscription de Terrebonne, l’actuel président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), Gaétan Barrette, devient le candidat pressenti de François Legault à titre de futur ministre de la Santé, une arène professionnelle qu’il connaît bien pour y avoir défendu avec acharnement les médecins spécialistes depuis plusieurs années.

Toutefois, en plus d’avoir tenu des propos incendiaires l’an dernier au sujet des omnipraticiens en déclarant que le problème d’accès à un médecin de famille n’était pas relié à un manque d’effectif mais au fait que les omnipraticiens ne travaillaient pas suffisamment, le nouveau candidat caquiste se présente devant l’électorat avec quelques épisodes plutôt gênants derrière lui.

Rappelons d’abord que Gaétan Barrette est encore au coeur d’un litige en ce qui a trait à sa pratique dans l’épineux dossier d’une demande des dirigeants de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont auprès du Collège des médecins afin de trouver un expert capable de réévaluer les radiographies de 31 patients du Dr Barrette dans le but de statuer sur la pertinence d’évaluer sa pratique médicale… une situation qualifiée de « coup monté » par le spécialiste.

Par ailleurs, Gaétan Barrette sera cité en procès en septembre prochain pour lobbyisme illégal auprès du gouvernement, et, quoiqu’il ait reconnu les faits reprochés sous quatre chefs d’accusation, il a l’intention de plaider non coupable et de contester la loi stipulant qu’il faut s’enregistrer pour exercer du lobbyisme.

Des situations pour le moins « délicates » qui placent d’une part le « spécialiste » de la controverse sur un terrain glissant au début de son entrée en politique, et d’autre part, qui dénotent du jugement plutôt contestable de François Legault qui accueille dans ses rangs un candidat dont les antécédents soulèvent autant de tourmente.

Cependant, compte tenu des ambitions carriéristes et opportunistes du chef de la CAQ, il ne faut surtout pas s’étonner qu’il mette tout en œuvre pour attirer les « têtes d’affiche », indépendamment de leurs frasques professionnelles dérangeantes pour autant que les « étoiles » choisies puissent ajouter davantage de luminosité aux « couleurs » de son parti. Pour la suite des choses…on verra !

vigile.net tribune libre 1er août 2012
quebechebdo 1er août 2012
cyberpresse.ca 4 août 2012 "Élections provinciales 2012 (Partie 3)"

S’affirmer plutôt que survivre

1 août 2012

Si la tendance se maintient, les Québécois se donneront un gouvernement minoritaire libéral ou péquiste lors du prochain scrutin, un constat qui émerge des intentions manifestes d’une importante partie de l’électorat québécois d’éjecter du pouvoir Charest et son troupeau de moutons.

Une situation qui remet le focus sur le débat entre le vote stratégique et le vote authentique, tel qu’illustré clairement par Raymond Poulin dans son article paru sur cette tribune en date du 28 juillet sous le titre « Quand on rate le coche, on y va à pied » :

« Il ne s’agit pas d’une question de principe mais d’une exigence de survie, plutôt que de perdre nos moyens. C’est certainement décevant, triste, scandaleux et tout ce qu’on voudra, mais la réalité ne fait pas de cadeaux. Un Québec davantage affaibli et dépecé par les Libéraux pendant quatre ou cinq autres années n’aurait plus aucune possibilité de songer ensuite à l’indépendance dans des conditions normales. Une fois de plus, nous contenter de sauver les meubles ? »

Une conclusion renforcée par la déclaration du porte-parole de l’opposition aux Affaires intergouvernementales, Bernard Drainville, dans ses propos au sujet du Conseil de la fédération repris dans un article de La Presse Canadienne publié le 27 juillet :

« Le Québec a perdu tout rapport de force avec Ottawa au fil des ans. La seule façon pour le Québec de faire des gains consisterait donc à négocier directement avec Ottawa au lieu de se perdre dans de futiles discussions avec ses homologues des autres provinces aux intérêts divergents. »

Si nous relions les commentaires de Mm Poulin et Drainville, nous arrivons à la triste réalité de « nous contenter de sauver les meubles » au « profit » d’une négociation directe avec Ottawa…un défi captivant, ne croyez-vous pas ?

Comme le constate Raymond Poulin, « la réalité ne fait pas de cadeaux »…certes ! Toutefois, nous avons le pouvoir d’agir concrètement sur cette « réalité » en mettant fin à cette politique du « petit pas » qui nous conduit inlassablement dans les méandres insidieux d’un couloir sans fin.

En conséquence, comme je l’ai déjà exprimé à quelques occasions sur cette tribune en des termes variés, nous devons nous acheter dès maintenant un billet pour le prochain coche qui nous conduira à la gare de l’indépendance, à savoir celui d’Option nationale, au lieu de nous en aller à pied en compagnie du PQ en direction d’Ottawa quémander des pouvoirs qui nous sont refusés depuis des décennies et que, de toute façon, nous possédons déjà pour nous rendre à destination.

vigile.net tribune libre 29 juillet 2012

Un corps de police sexiste?

31 juillet 2012

Une demande d’intenter un recours collectif visant à révéler des harcèlements dont seraient victimes des femmes au sein de la Gendarmerie royale du Canada sera entendue par la Cour suprême de la Colombie-Britannique à compter du 2 août.

Les allégations des quelque 200 policières et retraitées de la GRC auxquelles pourraient s’ajouter des dizaines d’autres vont du sexisme dans l’attribution des promotions jusqu’à des accusations d’agressions sexuelles et proviennent des quatre coins du pays.

Si ces allégations s’avéraient fondées, nous assisterions au spectacle désolant d’un corps de police dont certains de ses représentants agissent en complète contradiction avec les principes qui devraient les guider dans l’exercice de leurs fonctions, en particulier le respect de chacun des individus, qu’il soit homme ou femme.

Un comportement mesquin et rétrograde inadmissible qu’il faudrait condamner sévèrement!

quebechebdo 31 juillet 2012
Le Soleil 13 août 2012 "La GRC sexiste?"

 

Le lion, le dresseur et la pâture

30 juillet 2012

Face au déclenchement imminent d’élections au Québec, les citoyens se retrouveront devant la fosse aux lions dans laquelle Jean Charest se vautre depuis des années en compagnie de ses petits amis, François Legault se donnera des airs de dresseur devant les fauves affamés et Pauline Marois offrira en pâture sa gouvernance souverainiste.

Un spectacle plutôt désolant sur lequel nous sommes appelés à tirer le rideau et nous déplacer vers des horizons plus agréables où nous cesserons d’incarner de simples spectateurs devant ce cirque et deviendrons enfin les acteurs de notre destin.

Option nationale, en compagnie d’un leader intègre et d’une équipe jeune et dynamique, nous offre ces nouveaux horizons…à nous de se les approprier. Avec Jean-Martin Aussant, ON bâtit le pays du Québec, avec Option nationale, ON change le décor!

quebechebdo 30 juillet 2012
cyberpresse.ca 31 juillet 2012 "Élections provinciales 2012"
vigile.net tribune libre 31 juillet 2012 (version modifiée)