ON sous le radar des médias

12 août 2012

Même s’il y a à peine huit mois Option nationale n’existait pas et qu’il présente aujourd’hui 122 candidats au Québec dans la campagne électorale actuelle et un membership de plus de 3500 membres, c’est un euphémisme de dire qu’ON passe sous le radar des médias.

Ce sont ces mêmes médias qui refusent à Jean-Martin Aussant une tribune lors des débats des chefs alors que la Loi électorale à cet effet stipule clairement que TOUS les partis représentés au parlement, ce qui inclut Option nationale, doivent avoir un temps d’antenne équivalent.

Le chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, a plus que jamais l’intention de faire partie du prochain débat des chefs, son parti ayant mandaté des avocats pour trouver la meilleure façon d’obtenir gain de cause.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le directeur général des élections n’est pas très loquace actuellement au sujet de cette entorse aux stipulations de la Loi électorale dont il est le premier responsable de l’application !

vigile.net tribune libre 12 août 2012
quebechebdo 13 août 2012

Le couloir électoraliste

12 août 2012

Je ne compte plus les commentaires à l’effet qu’il faut éviter la division du vote souverainiste et se ranger derrière le seul « parti souverainiste » qui puisse déloger le gouvernement Charest du pouvoir, à savoir le PQ. De là, est née la pernicieuse dichotomie entre le vote stratégique et le vote authentique.

À la défense du vote stratégique se dressent des ténors qui proclament qu’en politique, le pragmatisme doit primer sur la promotion des idées, particulièrement au cours de cette campagne où l’objectif ultime est d’éliminer Charest de la scène politique.  

En réalité, si on jette un coup d’œil objectif sur la petite histoire du PQ, il ne faut pas s’étonner que la promotion de ses idées fondamentales soient devenues secondaires puisqu’il les a reléguées dans le placard depuis belle lurette au profit de ses intérêts électoralistes.

Et, plus de quarante ans plus tard, on voudrait m’embarquer dans la galère de la gouvernance souverainiste en me faisant accroire que le PQ représente le véhicule « privilégié » du projet souverainiste alors qu’un véhicule d’avant-garde, beaucoup mieux outillé, à savoir Option nationale, m’invite à monter à bord d’un vaisseau-amiral qui me conduira sans détour à bon port.

À mon sens, la division du vote souverainiste et son corollaire, le vote stratégique, conduisent à un couloir électoraliste qui contribue à favoriser l’intérêt du pouvoir au détriment des idées et qui ne fait que servir de béquilles à ceux qui sont devenus trop usés par les attraits du pouvoir stratégique pour marcher résolument vers la réalisation de leurs idées.

En conséquence,
je refuse d’être gavé par la « galette de la gouvernance souverainiste » que m’offre le PQ-Marois. Je préfère un parti qui prône l’authenticité de ses idées à celui qui accorde sa priorité à une stratégie bassement électoraliste. Voilà pourquoi, le 4 septembre, j’accorderai fièrement mon vote au candidat d’Option nationale dans ma circonscription.

En terminant, je vous laisse sur l’image de Jean-Martin Aussant qu’il véhicule depuis le début de la campagne…Si vous avez un caillou dans le soulier, vous pouvez soit ne pas en tenir compte et continuer de marcher difficilement, soit essayer de vous y habituer tout en tentant de vous en accommoder, soit vous arrêter, l’enlever et poursuivre votre marche confortablement.

Actuellement, deux partis, soit le PLQ et la CAQ, nous proposent la première hypothèse et deux autres, à savoir le PQ et QS, la deuxième solution…ON nous propose plutôt la troisième voie. Alors, qu’est-ce qui nous empêche de l’emprunter et de marcher avec confiance vers notre indépendance les deux pieds bien installés dans nos souliers?

quebechebdo 12 août 2012
vigile.net tribune libre 12 août 2012 (version abrégée)

 

Pouvoir respirer ce vent de liberté

12 août 2012

Il m’arrive à l’occasion de comparer la vie humaine à celle d’une société. Par exemple, qui d’entre nous n’a pas eu le goût un jour de tourner la page et de quitter la cage qui le tenait en otage?

En cette période où nous aurons comme peuple à nous prononcer sur notre avenir, j’ai cru opportun de vous offrir ce poème que j’ai écrit à un moment de ma vie où j’éprouvais le vif désir de « pouvoir respirer ce vent de liberté » :

Je dois tourner la page
Et quitter cette cage
Qui me tient en otage
Depuis mon tout jeune âge

M’extirper des ficelles
Qui sans cesse me harcèlent
Ces sournoises félines
Qui peu à peu me minent

Planter l’arbre nouveau
Me l’offrir en cadeau
Ensemencer de graines
Une terre riche et saine

Appuyer le soleil
Du bout de l’arrosoir
Émerger de l’éveil
En aire de reposoir

M’asseoir pour contempler
Ce sol régénéré
Et pouvoir respirer
Ce vent de liberté

Fredonner le ramage
D’un chardonneret volage
Et m’envoler au large
Vêtu de son plumage

Tourner enfin la page
Et libérer la rage
Qui m’obstrue l’œsophage
Depuis mon tout jeune âge

quebechebdo 11 août 2012

 

Les attrapeurs de rêves

12 août 2012

La légende raconte que les attrapeurs de rêves étaient utilisés par les autochtones et qu’ils étaient suspendus dans le quartier de sommeil de la demeure devant une fenêtre. Ils avaient la propriété d’attraper tous les rêves, bons ou mauvais, les mauvais étant pris dans la toile et prisonniers jusqu’à la première lumière du matin qui les brûlait, les bons, eux, retrouvant leur chemin et revenant par les plumes.

Encore aujourd’hui, certaines personnes croient que les attrapeurs de rêves ont un effet bénéfique autant sur les adultes que sur les enfants. Que ce soit le pouvoir du Grand Esprit ou le pouvoir de suggestion, il semblerait que les mauvais rêves disparaissent des cycles du sommeil.

Quelques mois après la naissance de ma petite-fille en 2004, un de mes amis que je surnomme le « coureur des bois » m’en a fabriqué un pour que je lui remette à l’occasion de son arrivée sur terre. Il avait aussi ajouté ce petit texte à son « veilleur de nuits » :

« Les plumes d’oies blanches et de paons vont te protéger durant tes voyages alors que celles du harfang des neiges, oiseau nocturne, vont veiller sur toi pendant la nuit, et celles du faucon, pendant le jour. »

quebechebdo 11 août 2012

Ah ces sondages électoraux!

10 août 2012

Après une semaine de campagne électorale fertile en rebondissements, les résultats du sondage CROP- Le Soleil- La Presse publiés le 10 août révèlent que le PQ reçoit 32% des intentions de vote, le PLQ, 29% et la CAQ, 21%.

Par ailleurs, les Québécois accordent leur appui à Jean Charest dans une proportion de 26 % comme le meilleur premier ministre alors qu’ils privilégient l’intégrité à 37% comme principale qualité du prochain gouvernement.

Sur une note plus divertissante, Pauline Marois rallie 30% de l’échantillonnage comme étant le chef à qui les Québécois confieraient leur enfant tandis que 26% de ces mêmes personnes sondées aimeraient aller prendre une bière avec Jean Charest.

Heureusement, 44% de l’échantillonnage se réserve encore le droit de changer d’opinion d’ici le 4 septembre…Espérons que le résultat final démontrera davantage de cohérence de la part de l’électorat québécois!

quebechebdo 10 août 2012

En serions-nous encore aujourd’hui à tergiverser?

9 août 2012

Dans mes premiers articles parus sur la tribune libre de Vigile au début de 2011, pas moins de quatre de ceux-ci tournaient autour de l’idée de « remettre à la une le rêve de René Lévesque » et ce, entre le 14 et le 22 janvier de cette année-là.

C’est vous dire tout l’engouement que j’éprouvais pour le fondateur du Parti québécois, encore sous l’effet du dynamisme qu’il avait su insuffler au mouvement souverainiste québécois au début des années ’70 alors que je me trouvais au début de la vingtaine.

Puis, les années ont passé…À la suite de la défaite référendaire de 1980, le PQ s’est usé sur les chaises du pouvoir, il est allé par la suite refaire ses classes dans l’opposition jusqu’au 30 octobre 1995 où le glas de ses convictions souverainistes a sonné, annonçant le départ précipité du dernier véritable défenseur de l’indépendance du Québec, à savoir Jacques Parizeau.

Un peu plus d’un an et demi après la parution des articles dont je vous ai parlé plus haut, et ce, grâce surtout aux quelque 340 articles que j’ai écrits depuis et que Vigile a consenti à publier sur sa tribune libre, le temps a soulevé peu à peu la poussière qui s’était accumulée sur mes convictions souverainistes et permis à mon regard de jeter un œil prospectif sur les événements qui ont donné naissance au PQ.

À cet effet, j’aimerais vous faire part de l’argument invoqué par l’auteur d’une opinion parue dernièrement dans un quotidien, et des réactions que m’ont suscitées la lecture de cet article.

Pour soutenir sa thèse avançant l’union des forces indépendantistes comme moyen d’éviter la division du vote souverainiste, l’auteur évoque le 26 octobre 1968, date à laquelle Pierre Bourgault, le président du RIN, propose la dissolution de son parti pour permettre à ses membres, compte tenu de l’échec des négociations entre les deux formations, de joindre le MSA de René Lévesque, une fusion qui donnera naissance au PQ, l’argument de l’auteur de l’article étant essentiellement basé sur la question du vote stratégique pour évincer Jean Charest du pouvoir en se ralliant derrière le PQ.

Après la lecture de cet article, je me suis demandé si nous en serions encore aujourd’hui à tergiverser autour de la notion de souveraineté-association de René Lévesque, perpétuée jusqu’en 2012 dans la gouvernance souverainiste de Pauline Marois, si Pierre Bourgault avait persisté dans ses convictions profondes en maintenant l’existence du RIN il y a plus de 40 ans.

Alors, avant de proposer des fusions entre un PQ usé et embourbé dans les racines de ses propres origines et d’autres formations s’affichant résolument indépendantistes, peut-être aurions-nous avantage à tirer des leçons de l’histoire !

vigile.net tribune libre 9 août 2012

Le vote par dépit

8 août 2012

Nombreux sont les commentaires entendus ou lus sur les tribunes libres des divers médias arguant l’urgence d’expulser du pouvoir le gouvernement Charest. Et, du même souffle, la plupart des intervenants proposent la voie du PQ pour parvenir à leurs fins.

À titre d’exemple, je vous suggère ce commentaire émis à la suite de mon article paru sur cette tribune en date du 7 août sous le titre « Éveiller la passion irréductible de la liberté » :

« Il est dommage M. Marineau que vous vous entêtiez à trouver une sortie de secours à ce qui nous assaille au Québec. L’important est de se sauver de ce merdier qu’est le gouvernement libéral actuel. Le bateau est en train de couler et plusieurs tentent de regarder la couleur ou la longueur des rames et de se dire que ce n’est pas la situation propice pour réaliser notre destin. Vous êtes en train de vous poser des questions sur la personne battant le tambour dans cette galère. Je vous le répète. Le bateau est en train de couler. Ramez !!! »

En d’autres termes, au lieu de mettre le pain au four, on m’implore de manger de la galette parce que le pain sur la table est rassis…ou, si vous préférez…d’embarquer dans la « galère » du PQ au risque de tourner en rond pendant des années alors que le « voilier » d’ON m’offre de prendre le large et de rejoindre la côte avec fierté.

En ce qui me concerne, je préfère profiter des bons vents qui soufflent sur le Québec plutôt que de « ramer » à contre-courant, et si le bateau-pirate libéral réussissait à gagner la bataille, nous pourrions regrouper nos forces pour l’attaquer lorsqu’il aura mis pied à terre.

Concrètement, dans le pire scénario, les Québécois se donneront un gouvernement libéral minoritaire, à savoir un gouvernement exposé continuellement à une position de faiblesse et soumis à la surveillance constante de l’opposition. Conséquemment, un « bateau » qui ne risque pas de « brouiller l’eau » dangereusement.

Par contre, pendant que de petites guéguerres se dérouleront sur les berges du Saint-Laurent, l’équipage du voilier aura tout son temps pour recruter de nouveaux marins et garnir la « flotte » qui lui permettra d’envahir les installations des « pirates » et de hisser le drapeau du Québec sur son « vaisseau-amiral ».

En conclusion, je dis « non » à un vote par dépit…je préfère de loin rester sur mon appétit et mettre mon pain au four plutôt que de devoir manger la galette que l’on me force à manger depuis trop d’années !

vigile.net tribune libre 8 août 2012
cyberpresse.ca 8 août 2012 (Élections provinciales 2012, partie 5) "Non au vote par dépit" (version abrégée)
quebechebdo 9 août 2012 (version abrégée)

Et si Bourgault avait persisté!…

8 août 2012

Pour soutenir sa thèse avançant l’union des forces indépendantistes comme moyen d’éviter la division du vote souverainiste, Évelyne Guay, dans un article paru dans le Carrefour du lecteur du Soleil du 7 août sous le titre « Pensez-y! » , évoque le 26 octobre 1968, date à laquelle Pierre Bourgault, le président du RIN, propose la dissolution de son parti pour permettre à ses membres, compte tenu de l’échec des négociations entre les deux formations, de joindre le MSA de René Lévesque, une fusion qui donnera naissance au PQ.

L’argument de Mme Guay est essentiellement basé sur la question du vote stratégique pour évincer Jean Charest du pouvoir en se ralliant derrière le PQ, indépendamment de nos convictions politiques qui peuvent trouver des échos plus attentifs auprès de d’autres partis naissants.

À mon sens, si Pierre Bourgault avait persisté dans ses convictions profondes en maintenant l’existence du RIN il y a plus de 40 ans, nous n’en serions pas encore aujourd’hui à tergiverser autour de la notion de souveraineté-association de René Lévesque, perpétuée jusqu’en 2012 dans la gouvernance souverainiste de Pauline Marois.

Peut-être aurions-nous avantage à tirer des leçons de l’histoire et faire confiance à Option nationale qui, comme le RIN à l’époque, est le seul parti qui s’affiche résolument indépendantiste!

quebechebdo 8 août 2012
cyberpresse.ca 10 août 2012 (Élections provinciales 2012, partie 7)

 

 

Éveiller la passion irréductible de la liberté

7 août 2012

J’ai toujours été ébahi par le style littéraire imagé et concis d’Albert Camus. Dernièrement, à la page d’accueil de la tribune libre de Vigile, une des pensées percutantes de Camus, comme lui seul peut les exprimer, m’a élevé au niveau de la passion irréductible de la liberté :

« Je crois, pour ma part, que l’idée de révolution ne retrouvera sa grandeur et son efficacité qu’à partir du moment où elle mettra au centre de son élan la passion irréductible de la liberté. »

Toutefois, en mon fors intérieur, je me suis demandé si cette « passion » du peuple québécois, soulevée au début des années ’80, ne s’était pas éteinte avec le temps sous l’influence de vents violents venant de l’ouest et des dépressions intérieures qui en ont découlé.

Comme plusieurs d’entre vous, j’aurais aimé que cette « révolution » se produise au cours des prochaines semaines au Québec…mais malheureusement, force est de constater que ce n’est pas le 4 septembre que nous amorcerons notre périple vers notre indépendance.

Entre le rêve et la réalité, nous devrons attendre les conditions atmosphériques propices qui nous permettront de bâtir ensemble ce Québec souverain que nous espérons habiter et développer au moyen de ses ressources naturelles et culturelles.

Fort heureusement, certains signes nous permettent d’être optimistes dans les prévisions météorologiques à court terme…Entre autres, le mouvement de mobilisation étudiante suscité au printemps et toujours vivant encore aujourd’hui représente, à mon sens, un élément extrêmement positif pouvant influencer l’éveil de cette « passion irréductible de la liberté ».

De plus, la naissance d’Option nationale incarne un vent de fraîcheur qui saura nous insuffler l’énergie nécessaire pour promouvoir à moyen terme « l’idée de révolution » dans la population et réveiller peu à peu la fibre nationaliste chez les Québécoises et les Québécois.

En terminant, je vous laisse sur la dernière strophe de « L’alouette en colère » de Félix Leclerc, histoire de vous rappeler l’urgence d’éveiller en chacun de nous la passion irréductible de la liberté avant que s’installe en nous la colère :

« Mon fils est en prison Et moi je sens en moi Dans le tréfonds de moi Pour la première fois Malgré moi, malgré moi Entre la chair et l’os S’installer la colère »

vigile.net tribune libre 7 août 2012
quebechebdo 7 août 2012 (version abrégée)

Legault et les gros égos

7 août 2012

À la suite de la dernière incartade de Jacques Duchesneau concernant son pouvoir de  nomination de certains futurs ministres caquistes et des nombreux commentaires sur les craintes que François Legault perdent le contrôle de son équipe avec des personnalités aussi fortes que celles de Gaétan Barrette et de Jacques Duchesneau, le chef de la CAQ a répliqué sur son compte Twitter qu’il était habitué de gérer de gros égos, ayant eu à gérer des pilotes.

Indépendamment du qualificatif plutôt dénigrant utilisé pour désigner ses nouvelles recrues et du manque de respect envers ses anciens pilotes, la réponse de François Legault nous plonge dans un style de gestion de l’État qui serait géré à la manière d’une entreprise privée dans laquelle le citoyen devient un consommateur de biens publics soumis à la concurrence du marché.

Une conception entrepreneuriale dans laquelle je refuse d'embarquer au nom d'une saine démocratie participative, indispensable pour le plein épanouissement d'un société.

quebechebdo 7 août 2012