L’art de se mettre les pieds dans les plats

26 août 2014

Décidément, le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, semble avoir le don de répéter les gaffes à répétition. Après le scandale des primes de prise en charge de patients qu’il avait encaissées du temps où il pratiquait la médecine tout en étant député de l’opposition, il déclarait récemment son intention de couper dans les budgets attribués à l’achat de livres par les commissions scolaires.

Et, pour « réparer » sa dernière bourde, M. Bolduc présente ses excuses, alléguant que sa déclaration avait été « très malhabile » et qu’elle « ne représente vraiment pas sa pensée ». Eh bien, M. Bolduc, il me semble qu’un adulte responsable, à fortiori le ministre de l’Éducation, devrait apprendre à se tourner la langue sept fois avant de lancer des déclarations aussi incongrues. Quant à vos excuses, elles n’effacent en rien votre manque de jugement!

quebechebdo 26 août 2014
Le journal Métro 27 août 2014
vigile.net tribune libre 30 août 2014

La rencontre de l’unité

26 août 2014

Par-delà les démissions de Jean-François Fortin et d’André Bellavance au sein du caucus bloquiste à Ottawa, il m’apparaît primordial que le nouveau chef du Bloc Mario Beaulieu et son ex-chef Gilles Duceppe se rencontrent pour en arriver à faire l’unité entre l’establishment du parti et sa base militante incarnée par Mario Beaulieu.

Le nœud de la discorde réside à mon sens dans la déclaration de Mario Beaulieu lors de son élection comme chef du Bloc, à savoir les « 20 ans d’attentisme et de défaitisme » du Bloc depuis sa fondation au début des années ’90,  une déclaration que Gilles Duceppe n’arrive manifestement pas à digérer.

Toutefois, les deux hommes s’entendent sur la nécessité de continuer le combat sur la souveraineté. À preuve cette déclaration de Gilles Duceppe : « Les Québécois sont dans un vide. Il n’y a pas d’emballement pour le fédéralisme non plus, comme au temps de Trudeau ou de Mulroney. C’est le vide, et la nature a horreur du vide. Ou les Québécois comblent le vide, ou ils seront bouffés par le vide. »

Mm Duceppe et Beaulieu sont sûrement assez diplomates pour tirer un trait sur le passé à la satisfaction de chacun et se donner la main pour tourner leur regard vers l’avenir d’un Bloc unifié et fort, capable de relever les défis qui l’attendent lors de la prochaine campagne électorale fédérale.

quebechebdo 26 août 2014
vigile.net tribune libre 27 août 2014 "Vivement une rencontre Beaulieu-Duceppe"

Et puis, ce fut l’hiver

25 août 2014

J’ai reçu ce texte dernièrement d’un ami qui me veut du bien…Aussi ai-cru bon de vous le partager dans l’espoir que, peut-être, vous en tiriez quelque satisfaction!

«Tu sais, le temps a une manière d’aller très vite sans que tu t’aperçoives des années qui ont passé. Il me semble qu’hier j’étais encore jeune, nouvellement marié et m’aventurais dans ma nouvelle vie avec ma conjointe. Mais je me questionne, où sont passées toutes ces années?

Je sais que je les ai toutes vécues selon mes espérances et mes rêves de la façon qu’elles étaient à l’époque. Mais l’hiver de ma vie m’a rattrapé par surprise. Comment en suis-je arrivé là si vite? Où sont passées toutes ces années et où s’est envolée ma jeunesse?

Je me rappelle bien d’avoir vu des personnes âgées pendant toutes ces années et qu’elles avaient beaucoup d’avance sur moi, que mon hiver était encore bien loin et que je ne pouvais deviner ou imaginer ce qu’il pourrait être.

Mes amis sont retraités et grisonnants, ils se déplacent plus lentement et je vois des personnes encore plus âgées que moi. Quelques-unes sont en bonne forme, d’autres moins que moi, leur âge est plus apparent et je suis devenu le vieux que j’avais l’habitude d’observer et que je ne pensais pas devenir. Maintenant, à chaque jour, je réalise que seulement de prendre une douche est devenu difficile et de faire une sieste n’est plus un luxe mais une nécessité

J’entre dans cette nouvelle saison de ma vie sans être préparé aux malaises, aux souffrances, à la perte de force et d’autonomie et je sais que l’hiver de ma vie est arrivé mais je ne sais pas ce que sera sa durée.

Oui, j’ai des regrets. Certaines choses que je n’aurais pas dû faire, certaines que j’aurais dû m’efforcer d’accomplir, par contre il y a plusieurs choses que je suis fière d’avoir faites, ça fait partie de mon vécu.

Alors, si tu n’es pas encore dans ton hiver, laisse-moi te rappeler que le temps passe plus vite que tu ne le penses. S’il y a des choses que tu désires accomplir durant ta vie, s’il te plaît fais-les vite. Ne remets pas à plus tard, la vie est si courte. Fais ce que tu peux aujourd’hui même car tu ne peux t’assurer que ton hiver est lointain ou pour demain.

Il n’y a aucune assurance que tu verras toutes les saisons de ta vie. Vis pour aujourd’hui et fais part de toutes les choses dont tu rêves à ceux que tu aimes afin qu’ils se souviennent. La vie est un cadeau pour toi. Rends-la fantastique! Vis-la bien ! Amuse-toi aujourd’hui! Fais quelque chose de plaisant ! Sois heureux ! Aie une belle journée ! Rappelle-toi que la vraie richesse est la santé et non pas des pièces d’or ou d’argent ! Vis heureusement!»

quebechebdo 25 août 2014

Deux poids deux mesures

25 août 2014

J’ai bien apprécié la caricature de YGRECK dans le Journal du 25 août sur laquelle on aperçoit deux cégépiens s’apprêtant à rentrer au collège pour le début de leur année scolaire. Et l’un d’eux de lancer: «Si on tombe en grève cette année, la police a intérêt à nous sacrer la paix!»

En voilà un, me suis-je dit, qui a bien appris la leçon que nous ont servie les policiers dans leur non-intervention lors de la dernière manifestation des employés syndiqués municipaux à l’hôtel de ville de Montréal… Et voilà où nous mène l’application paradoxale du «deux poids deux mesures»!

quebechebdo 25 août 2014

Petite histoire d’un grand homme

24 août 2014

Le 24 août 1922 naissait l’ex-premier ministre du Québec René Lévesque à Campbellton au Nouveau-Brunswick. Annonceur et lecteur de nouvelles à la radio dès l’âge de 13 ans, il s’engage comme correspondant de guerre pour les troupes américaines pendant la Deuxième Guerre mondiale et devient ensuite journaliste à temps plein pour Radio-Canada, notamment pour la populaire émission « Point de mire », en ondes à partir de 1956.

Élu député sous la bannière libérale en 1960, il participe activement aux réformes de la Révolution tranquille. En 1967, il quitte le parti et fonde le Mouvement souveraineté-association (MSA), un des partis fondateur du futur Parti québécois. En tant que premier ministre péquiste de 1976 à 1985, il dirige le référendum sur la souveraineté-association de 1980. L’échec du référendum et des négociations pour le rapatriement de la Constitution en 1982 le pousseront à mettre la souveraineté en vielleuse, puis à démissionner de la tête du parti en 1985.
(Source: sympatico.ca)

quebechebdo 24 août 2014

La lecture, vecteur de l’écriture

23 août 2014

À n’en pas douter, le ministre de l’Éducation Yves Bolduc ne mesure pas toute l’ampleur de sa dernière déclaration concernant le peu d’importance qu’il accorde au livre en éducation. Je veux bien croire que M. Bolduc manque de l’expertise en ce domaine mais un fait demeure, il incarne, de par sa fonction, le premier responsable du développement de notre jeunesse. Et, à cet effet, il vient de perdre une belle occasion de se taire.

Même son chef Philippe Couillard a dû remettre son ministre à l’ordre en déclarant que « la base de notre éducation est la qualité de notre langue, qui s’obtient notamment par la lecture ». Et j’ajouterais la qualité de notre langue parlée « et » écrite. En effet, combien de fois, pendant ma carrière d’enseignant en français au secondaire, ai-je suggéré à mes élèves en difficulté dans cette matière de lire dans le but de visualiser l’orthographe des mots, quitte à les reproduire correctement par la suite dans leurs travaux.

C’est une question de gros bon sens, M. Bolduc…Conséquemment, avant de viser les bibliothèques scolaires dans vos mesures de compressions, commencez donc par faire le ménage dans votre entourage ministériel qui aurait avantage à être épuré au profit d’intervenants qui ont déjà mis les pieds dans les écoles !

quebechebdo 23 août 2014
vigile.net tribune libre 24 août 2014 "Les livres dans la mire de Bolduc"
Lr Journal de Québec 30 août 2014 "La lecture est à la base" 

Lebel en opération charme

22 août 2014

À chaque fois que je vois apparaître le visage souriant de Denis Lebel à l’écran, je me demande dans quelle galère il s’apprête à tenter de nous embarquer par ses propos mielleux. Sa tournée québécoise dans le but de rallier les électeurs au PCC ne fait pas exception à la règle.

En fait, Denis Lebel agit comme si les citoyens du Québec ne comprenaient pas tout ce que son parti a réalisé pour eux depuis qu’il est au pouvoir alors que, dans la réalité, il a échoué sur la plupart des dossiers auquel il a été confronté.

À titre d’exemples, on n’a qu’à penser au saccage de l’assurance-emploi, au mépris des droits linguistiques des francophones, sans oublier son inertie dans le dossier de la contamination aux poussières toxiques émanant du port de Québec, contamination qui affecte dangereusement les citoyens de la grande région de Québec.

M. Lebel, je vous invite à ranger votre opération charme dans le placard de vos flagorneries et à retourner illico dans vos terres pour faire le plein du Québec avant que vous n’oubliiez complètement vos racines.

 

quebechebdo 22 août 2014

Le mur de la confrontation

22 août 2014

Plus les intervenants témoignent à la commission parlementaire sur les fonds de retraite des employés municipaux, plus le mur de la confrontation s’érige comme annonciateur d’un cul-de-sac inévitable. D’un côté, le ministre Moreau revient sans cesse sur la pérennité des fonds de retraite pour les générations futures, et de l’autre, les représentants syndicaux se braquent contre l’obligation de payer de leurs poches le déficit accumulé. Aucune allusion à quelque compromis ne point à l’horizon de part et d’autre.

Bref, cette commission parlementaire qualifiée par plusieurs de « bidon » n’aura permis, si la tendance se maintient, qu’à étaler les arguments de chacune des parties sur la place publique sans s’ouvrir à quelque dialogue que ce soit…Une spectacle désolant, payé à même nos impôts, qui se terminera inévitablement en queue de poisson!

 

quebechebdo 22 août 2014

À vouloir sauver la chèvre et le chou…

21 août 2014

Avant même que soit présenté sur l’écran le documentaire «Nation, huis clos avec Lucien Bouchard», certains commentaires des médias font ressortir clairement l’admiration qu’il éprouvait pour René Lévesque de même que son amitié avec Brian Mulroney.

Un flottement idéologique qui s’est perpétué à mon sens tout au cours de la carrière politique de Lucien Bouchard, de son étroite collaboration avec Brian Mulroney dans l’épisode de l’accord du lac Meech à son engouement pour le «beau risque» de René Lévesque en passant par sa participation au référendum de 1995 aux côtés de Jacques Parizeau. Enfin, il m’apparaît évident que son passage à titre de premier ministre du gouvernement du parti québécois a été marqué par le sceau des «conditions gagnantes» qui ont contribué au piétinement de l’option souverainiste.

Malgré le charisme indéniable de Lucien Bouchard, je crois que l’ambivalence de son allégeance politique aura été le point marquant d’une stratégie de tergiversations axée autour de prises de positions qui l’auront placé irrémédiablement entre deux chaises. À vouloir sauver la chèvre et le chou…

quebechebdo 21 août 2014
vigile.net tribune libre 21 août 2014

Au-delà de la limite raisonnable

20 août 2014

Aucune raison valable ne peut justifier à mon sens le saccage perpétré le 18 août à l’hôtel de ville de Montréal par les employés municipaux qui contestent le projet de loi 3 du gouvernement Couillard. Les images dégradantes présentées sur les médias parlent d’elles-mêmes. Quand une enceinte démocratique est envahie de la sorte par des syndiqués mécontents, on assiste à une manifestation qui dépasse de façon outrancière la limite du raisonnable.

Toutefois, indépendamment de cet incident condamnable, il est à espérer que les travaux de la commission parlementaire sur le régime de retraite des employés municipaux contribueront à remettre l’appareil démocratique sur ses rails. À cet effet, autant le gouvernement que les syndiqués devront trouver un terrain d’entente à ce conflit qui a déjà causé son lot de provocations stériles. C’est une question de respect des parties en cause sans lequel aucune négociation raisonnable sur les points en litige n’est possible.

quebechebdo 20 août 2014