Intimidation dans les CHSLD

19 août 2014

Des menaces d’éviction, des privations de services, de l’intimidation, des matraquages judiciaires contre les usagers semblent être monnaie courante dans les CHSLD. C’est du moins ce que nous révèlent les dessous de la saga que livre depuis trois ans Pierrette Thériault-Martel contre l’homme d’affaires Eddy Savoie, le propriétaire des Résidences Soleil. Une situation qui, aux dires de Louis Plamondon, le porte-parole de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraités et préretraités, se produit au quotidien.

À cet effet, un jugement vient de condamner Eddy Savoie à verser à Mme Thériault-Martel quelque 300 000$ pour avoir intenté une «poursuite-bâillon» de 400 000$ dans l’intention de la faire taire sur les conditions de vie déplorables des personnes hébergées au CHSLD en PPP Saint-Lambert-sur-le-Golf où la mère de Mme Martel vivait.

Toujours selon M. Plamondon, «il y a une culture de l’impunité qui se développe, sachant que les personnes n’ont pas les moyens d’entamer des procédures». Conséquemment, je ne peux que souscrire au dernier jugement contre Eddy Savoie dans l’espoir qu’il incitera les personnes lésées à porter plainte et qu’il servira de jurisprudence pour tous les autres cas d’intimidation qui se présenteront devant les tribunaux.

quebechebdo 19 août 2014
cyberpresse.ca 10 septembre 2014

Des « amis » qui conduisent au suicide

18 août 2014

La dramatique histoire qui a conduit au suicide du jeune Maxime Forgues, embourbé dans une arnaque ivoirienne sur Facebook, ne peut que susciter des sentiments de consternation et d’impuissance devant l’influence perverse que peuvent jouer les réseaux sociaux, particulièrement chez les jeunes.

Et pourtant, aux dires de sa mère, le jeune homme de 19 ans ne présentait aucun signe de  détresse apparente avant qu’il soit retrouvé pendu dans le cabanon derrière chez lui. La honte d’avoir été piégé dans une arnaque à laquelle il avait succombé à une invitation de se filmer en train de faire des gestes à caractère obscène l’a conduit à l’irréparable.

Bien sûr, il ne faut pas généraliser et conclure que les médias sociaux sont à proscrire sans discernement. Toutefois, je crois que, comme parents, nous devons demeurer vigilants sur l’utilisation que nos jeunes en font et surtout garder contact avec eux en s’informant à l’occasion sur leurs nouveaux « amis » qu’ils se sont faits sur Facebook.

Peut-être que, en agissant de la sorte, nous pourrions éviter qu’un de nos enfants laisse dans son ordinateur un mot aussi désespéré avant de s’enlever la vie : « Je suis désolé d’avoir déçu mes amis et ma famille ».

quebechebdo le 17 août 2014

Lac-Mégantic: à l’heure des comptes

18 août 2014

À la veille de la publication du rapport du Bureau de la sécurité des transports (BST) sur les circonstances ayant entouré la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, des informations provenant du Centre canadien des politiques alternatives laissent entrevoir que Transports Canada aurait fait preuve «d’aveuglement volontaire» et que l’organisme «a échoué, directement et indirectement, à prévenir la négligence corporative, pour laquelle les citoyens de Lac-Mégantic ont payé un terrible prix».

Selon M. Bruce Campbell, le directeur du CCPA, «les règles de fonctionnement des chemins de fer de Transports Canada sont à l’occasion vagues et inadéquatement appliquées, étant donné que les compagnies ont trop de latitude et obtiennent trop d’exemptions».

Un peu plus d’un an après cette terrible catastrophe qui a fauché la vie de 47 personnes en plus de saper le cœur d’une ville jusque-là paisible, l’heure des comptes a sonné pour que «tous» les coupables soient divulgués au grand jour et qu’ils soient condamnés pour le laxisme éhonté dont ils ont fait preuve…C’est une question de justice à laquelle la mémoire des victimes et les survivants ont pleinement droit!

quebechebdo 18 août 2014
Le journal Métro 19 août 2014 "L'heure des comptes"

Mais où est passé Mario Laprise?

17 août 2014

Le scénario déployé par la ministre de la Sécurité publique Lise Thériault pour annoncer le départ « volontaire » du directeur général de la SQ, Mario Laprise, me laisse perplexe quant aux véritables raisons qui ont conduit M. Laprise à quitter son poste.

En effet, pourquoi quelqu’un qui quitte délibérément un poste d’une telle importance n’est-il pas présent à la conférence de presse convoquée pour annoncer son départ? Pourtant, il me semble qu’il aurait été tout à fait dans la normale des choses que le principal intéressé soit présent pour répondre tout au moins aux questions des journalistes.

À mon sens, Mario Laprise a été éjecté « poliment » de son siège de DG de la SQ à cause de sa proximité avec le PQ, ce qui expliquerait son absence entourant son départ. Pour ce qui est du comité bidon, créé par le gouvernement libéral pour procéder à la nomination du futur DG, il ne fera que recommander une liste de trois candidats au même gouvernement qui procédera au choix du candidat retenu pour le poste…et, pour la transparence, on repassera!

quebechebdo 17 août 2014
vigile.net tribune libre 17 août 2014 

Et vos électeurs, M. Dubé?

16 août 2014

En annonçant son départ de la vie politique à titre de député caquiste de Lévis pour occuper les fonctions de premier vice-président de la section Québec de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Christian Dubé évoque l’argument de la continuité en poursuivant sa carrière dans le secteur public.

Soit!…Mais qu’en est-il de l’engagement qu’il avait pris envers ses électeurs il y a à peine deux ans? Je veux bien respecter le choix de carrière de M. Dubé qui se donne « bonne conscience » dans sa décision, mais j’avoue éprouver un certain malaise vis-à-vis les électeurs qui lui ont fait confiance lors du dernier scrutin et qui se voient du jour au lendemain devenir orphelins.

Enfin il me semble que le métier de député exige une certaine imputabilité de la part de son titulaire envers ses électeurs…À cet effet, on repassera, M. Dubé!

quebechebdo 16 août 2014

Une aile jeunesse qui bat de l’aile

15 août 2014

Si l’on se fie aux propositions débattues au congrès de l’aile jeunesse du Parti libéral du Québec, on est en droit de se demander quel sort désastreux subira la future politique québécoise si cette frange de notre jeunesse venait à s’emparer du pouvoir.

Au menu, entre autres, l’abolition des Cégeps pour les substituer par une formule « utilitaire » au détriment de la culture générale, de quoi faire riposter n’importe quel citoyen pour qui l’avenir de notre jeunesse repose sur autre chose que des institutions essentiellement pragmatiques dont l’objectif ultime est de répondre aux besoins des employeurs en matière de formation.

Et, de la voix du chef de l’aile jeunesse du PLQ, Nicolas Perrino, le gouvernement devrait accorder moins d’importance au français dans la sélection des immigrants, une proposition qui tient carrément de cette sorte de laxisme éhonté qui conduit à une attaque en règle contre notre langue maternelle.

Bref, une aile jeunesse qui bat dangereusement de l’aile et qui devrait séjourner encore un certain temps au nid pour apprendre les rudiments de la vie au lieu de s’élancer à corps perdu dans le vide…de ses idées!

quebechebdo 15 août 2014

 

La plan de match du PQ selon Drainville

14 août 2014

Même si la course à la direction du PQ n’est pas encore lancée, le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, se montre transparent et avoue penser sérieusement se présenter à la succession de Pauline Marois.

Et, son plan de match est tout aussi transparent : attribuer à l’indépendance du Québec une place prioritaire dans le programme politique du PQ dont le «point de départ» doit être identique à son «point d’arrivée», c’est-à-dire la question d’un éventuel troisième référendum sur l’indépendance du Québec. Le libellé de la question? «Voulez-vous que le Québec demeure une province du Canada [ou] devienne un pays indépendant?» Et, le député d’ajouter : «Si nous voulons être entendus des Québécois sur tous les autres enjeux, réglons d’abord la question fondamentale de notre raison d’être comme parti».

Quant à ceux que Bernard Drainville qualifie de «provincialistes», il encourage les sympathisants de la cause indépendantiste à leur répondre en les forçant à défendre le maintien du Québec, «une province comme les autres», au sein du Canada, alléguant que le fardeau de la preuve leur incombe tout autant qu’aux indépendantistes.

Après des décennies de valse-hésitation de la part des dirigeants du PQ relativement à l’option fondamentale du parti, je ne peux qu’adhérer au discours pragmatique du député de Marie-Victorin et endosser la direction qu’il se propose de présenter aux instances du PQ lors de leur réflexion sur les bases d’un «nouveau» Parti québécois.

quebechebdo 14 août 2014
vigile.net tribune libre 14 août 2014 "Beaulieu et Drainville sur la même longueur d'onde"

Le Bloc, ça passe ou ça casse!

13 août 2014

La démission du député bloquiste de Haute-Gaspésie–La Mitis–Matane–Matapédia, Jean-François Fortin, vient ajouter de l’huile sur le feu aux réactions controversées ayant entouré la nomination de Mario Beaulieu à la tête du Bloc.

Dans sa lettre de démission, Jean-François Fortin reprend pour l’essentiel les arguments des détracteurs du nouveau chef qui, selon eux, « radicalise le parti par son approche dogmatique, divise les souverainistes » et sape « la crédibilité établie par Gilles Duceppe et poursuivie par Daniel Paillé ».

De son côté, Mario Beaulieu argue que les ténors du Bloc québécois font front commun derrière lui et que les arguments évoqués par le député Fortin viennent « torpiller le Bloc québécois et la cause indépendantiste », tout en ajoutant que le député démissionnaire « n’a jamais accepté la décision démocratique » des membres du Bloc de le choisir lors de la course à la chefferie.

À mon sens, le Bloc québécois, sous la gouverne de Mario Beaulieu, joue la carte de la clarté concernant son option indépendantiste et il se doit de maintenir le cap dans cette voie malgré les soubresauts qu’elle provoque au sein de l’aile conservatrice du parti. En termes clairs, ça passe ou ça casse !

quebechebdo 13 août 2014
vigile.net tribune libre 14 août 2014 "Beaulieu et Drainville sur la même longueur d'onde"

Raymond Gravel, le délinquant sympathique

12 août 2014

Parmi les nombreux témoignages parus dans les médias depuis l’annonce du décès de l’abbé Raymond Gravel, je retiens cet extrait de la députée de Joliette, Véronique Hivon : « Il n'a jamais eu peur de brasser la cage des institutions au sein desquelles il évoluait pour faire avancer les choses. C'est un homme qui n'a jamais eu peur d'afficher ses convictions. »

J’ajouterais que, derrière cette force de conviction, Raymond Gravel possédait un sens du respect de l’autre exceptionnel qui faisait de lui un interlocuteur crédible et chaleureux. Un délinquant sympathique qui se présentait aux barricades, armé d’une douceur dans la voix et d’un sourire contagieux qui avaient l’heur de provoquer inévitablement des rapprochements dans les idées.

Avec le décès de Raymond Gravel, notre société perd un humaniste hors du commun de qui les personnages publics auraient clairement avantage à s’inspirer si nous souhaitons qu’un jour notre monde puisse s’ouvrir au véritable dialogue.

quebechebdo 12 août 2014
Le journal Métro 14 août 2014 "Délinquant sympathique"
Le Journal de Québec 15 août 2014 "Le délinquant sympathique"
Le Soleil 16 août 2014 "Le délinquant sympathique"
Le Devoir 23 août 2014

Le déficit de la discorde

11 août 2014

Face à la contestation des employés municipaux concernant le projet de loi du gouvernement sur les régimes de retraite, il m’apparaît évident que le remboursement à parts égales des déficits passés qui s’élèvent à 3,9 milliards de dollars représente l’irritant majeur.

À ce sujet, on ne peut pas dire que le premier ministre Couillard laisse véritablement une place à la négociation lorsqu’il allègue qu’ «il y a une place pour le dialogue» tout en ajoutant du même souffle que l’objectif ultime du gouvernement est de renflouer les coffres de retraite, y voyant un aspect «fondamental» de la réforme.

Il y a quelque chose qui me chicote dans ce partage des déficits accumulés. En effet, en quoi les employés municipaux devraient-ils être tenus responsables de la mauvaise gestion des fonds de retraite, lesquels ont été négociés «de bonne foi» entre les parties?

Une question fondamentale à laquelle le gouvernement libéral devrait apporter une réponse sensée s’il désire éviter une confrontation percutante lors de la rentrée parlementaire, particulièrement depuis les révélations de collusion et de corruption de la commission Charbonneau qui ont entaché sérieusement l’intégrité du PLQ.

quebechebdo 11 août 2014
vigile.net tribune libre 11 août 2014
Le Journal de Québec 12 août 2014