À vouloir sauver la chèvre et le chou…
Avant même que soit présenté sur l’écran le documentaire «Nation, huis clos avec Lucien Bouchard», certains commentaires des médias font ressortir clairement l’admiration qu’il éprouvait pour René Lévesque de même que son amitié avec Brian Mulroney.
Un flottement idéologique qui s’est perpétué à mon sens tout au cours de la carrière politique de Lucien Bouchard, de son étroite collaboration avec Brian Mulroney dans l’épisode de l’accord du lac Meech à son engouement pour le «beau risque» de René Lévesque en passant par sa participation au référendum de 1995 aux côtés de Jacques Parizeau. Enfin, il m’apparaît évident que son passage à titre de premier ministre du gouvernement du parti québécois a été marqué par le sceau des «conditions gagnantes» qui ont contribué au piétinement de l’option souverainiste.
Malgré le charisme indéniable de Lucien Bouchard, je crois que l’ambivalence de son allégeance politique aura été le point marquant d’une stratégie de tergiversations axée autour de prises de positions qui l’auront placé irrémédiablement entre deux chaises. À vouloir sauver la chèvre et le chou…
quebechebdo 21 août 2014
vigile.net tribune libre 21 août 2014
Henri Marineau

