Devant mon arbre de Noël

30 novembre 2014

Question de nous tremper quelque peu dans l’atmosphère des Fêtes qui approchent, je vous offre ce petit poème que j’ai composé en souvenir de mes Noëls d’antan.

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Sont toujours présents les chants de Noël
Entonnés par des anges venus du ciel
Annonciateurs de la bonne nouvelle
D’un Sauveur-Enfant aux joyeux fidèles

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Mes Noëls d’aujourd’hui ont bien changé
Relégués derrière la réalité
D’une famille à tous vents éparpillée
Par les séquelles d’un tortueux sentier

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Distorsion du passé et du présent
Amertume de mes souvenirs d’enfant
Sont toujours présents les chants de Noël
Entonnés par des anges venus du ciel

Assis devant mon arbre de Noël
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel
Où est annoncée la bonne nouvelle
D’un Sauveur-Enfant aux joyeux fidèles

quebechebdo 30 novembre 2014

 

Accessibilité aux soins de santé: à quel prix?

29 novembre 2014

Le couperet est tombé. Le projet de loi 20 du ministre Barrette stipule qu’un médecin de famille cumulant dix ans d’expérience devra, en plus de ses 12 heures de présence obligatoires à l’hôpital ou en CHSLD, assumer le suivi d’au moins 1000 patients, la moyenne étant de 564 actuellement, selon le ministre.

Et, pour justifier cette mesure, Gaétan Barrette y va de cette explication : « Nous avons tenté d’augmenter le nombre de médecins. Ça n’a pas marché. De négocier des augmentations. Ça n’a pas marché. D’instaurer des incitatifs. Ça n’a pas marché. Nous ne dépenserons plus d’argent sans garantie de résultats. » Un constat d’échec envers ses prédécesseurs, y compris Mm Couillard et Bolduc.
 
En termes clairs, le ministre de la santé place le corps médical sous tutelle, autant les omnipraticiens que les spécialistes. Toutefois, dans l’hypothèse où les avenues du ministre s’avéraient fondées, une constante sur l’échiquier m’apparaît fondamentale, à savoir le « temps ».

En effet, considérant le nombre imposant auquel seraient soumis annuellement les médecins généralistes, est-il réaliste de croire qu’ils pourront offrir la même qualité de soins qu’ils prodiguent actuellement ? En bref, par une telle mesure, sommes-nous en train de sacrifier la qualité à la quantité ? Des questions qui me laissent perplexe et que les divers intervenants devraient discuter dans une saine négociation entre les parties. Il en va de l’éthique professionnelle de l’acte médical.

quebechebdo 29 novembre 2014

La balle est dans le camp de PKP

28 novembre 2014

En annonçant officiellement sa candidature à la chefferie du PQ, Pierre Karl Péladeau a promis d’être un « chef rassembleur, qui va faire le nécessaire pour que le Québec devienne un pays ». Des mots lourds de sens pour un candidat issu du milieu des affaires qui devra rallier l’électorat québécois autour d’une option qui se situe bon an mal an autour de 40 % des intentions de vote de la part des Québécois.

Toutefois, à sa défense, PKP arrive sur la scène politique avec toute la naïveté du novice, un atout qui joue indubitablement en sa faveur. Mais, au-delà de cette considération, il m’apparaît clair que les convictions qu’il épouse sont sincères et sans nuance.

J’ai lu quelque part un jour que lorsque tu désires fortement quelque chose, tu peux y parvenir. Si vous ajoutez à cette pensée le charisme contagieux dont fait preuve le député de Saint-Jérôme, vous obtenez tous les ingrédients pour lui permettre d’aspirer à l’atteinte de ses objectifs.

À vous, M Péladeau, de faire la preuve maintenant que vous pouvez rassembler les troupes souverainistes autour de la table et paver la voie au pays du Québec…La balle est maintenant dans votre camp ! 

quebechebdo 28 novembre 2014

La pomme de discorde

27 novembre 2014

Il y a tellement longtemps que le conflit perdure entre les employés municipaux et le gouvernement Couillard concernant le projet de loi 3 que nous sommes en train d’oublier la pomme de discorde dans le panier, à savoir le bris unilatéral des conditions des régimes de retraite des employés municipaux dûment signées par les deux parties.

Le ministre Moreau aura beau invoquer que les employés municipaux ne peuvent échapper à l’effort d’austérité global pour atteindre le déficit zéro, il m’apparaît que l’argument syndical contient son pesant d’or et qu’il devra être tranché devant les tribunaux.

Quoique le projet de loi 3 s’achemine allègrement vers son adoption à l’Assemblée nationale et que je n’aie, par ailleurs, aucune compétence en matière juridique pour juger du bien-fondé de l’argumentaire des syndiqués, j’ai l’impression que le projet de loi 3 risque d’être rabroué devant les tribunaux.

quebechebdo 27 novembre 2014

« Engagez-vous! », qu’ils disaient…

26 novembre 2014

Vous souvenez-vous de ce slogan des forces armées qui incitaient les Canadiens à s’engager? « Engagez-vous! » Une invitation alléchante qui valorisait le rôle du soldat qui engageait sa vie à la défense de son pays!

Eh bien, il est loin ce temps de la bravoure et de la loyauté envers son pays lorsqu’on constate aujourd’hui la façon outrancière dont les militaires qui reviennent de la guerre sont traités concernant les soins en santé mentale qui tardent outrageusement à venir.

Selon le vérificateur général, Michael Ferguson, « si un vétéran aujourd’hui tente d’obtenir ces services, il en aura jusqu’à la fin mars avant de remplir le formulaire. Ensuite, il attendra jusqu’à la fin juillet pour obtenir la réponse du ministère quant à son admissibilité. Et encore là, 20 % d’entre eux n’auront pas obtenu de réponse. Et après cela, encore faut-il se trouver quelqu’un qui offrira le service. Alors il est très facile de penser qu’un vétéran qui tente d’entrer dans le programme d’invalidité pour de sérieux problèmes chroniques de santé mentale ne commencera peut-être pas à recevoir des services avant un an. »

Actuellement quelque 16 000 vétérans et militaires sont admissibles aux soins en santé mentale, dont la très grande majorité (15 000) est considérée comme invalide. Et, pendant ce temps, la Défense nationale met un temps fou avant de transmettre le dossier du demandeur à Anciens Combattants.

Une bureaucratie sclérosante et scandaleuse qui met sérieusement en péril la santé mentale de ces centaines de militaires qui ont cru un jour qu’il était de leur devoir de défendre les droits humains, ces mêmes droits qu’ils peinent désespérément à obtenir pour eux-mêmes dans leur propre pays !

quebechebdo 26 novembre 2014
cyberpresse.ca 28 novembre 2014

La croisade de GND

25 novembre 2014

Rarement une mobilisation d’une telle ampleur et d’une telle vélocité aura suscité autant d’ardeur auprès de groupes de citoyens, à savoir la résistance au projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada. En effet, en moins de 24 heures, le site doublonslamise.org, lancé par Gabriel Nadeau-Dubois dont l’objectif était d’atteindre la somme de 50 000 $, avait déjà permis de recueillir plus de 250 000 $.

Nul doute que le volet promotionnel de la présence de GND à l’émission TLMP a contribué grandement à cette effervescence et à créer un contrepoids de taille à la campagne du géant TransCanada. Le mouvement Coule pas chez nous, presque inconnu avant le grand coup de GND, dispose maintenant d’une force de frappe auprès de la population qui pourra dorénavant être mieux informée sur les deux côtés de la médaille.

Car c’est bien là, à mon sens, le grand avantage de la croisade de GND, à savoir de créer le climat propice à un portrait complet des implications du projet d’oléoduc Énergie Est, en particulier sur les dangers liés à l’environnement. Qu’un véritable dialogue s’amorce maintenant entre les parties pour le plus grand bénéfice d’une saine démocratie !

quebechebdo 25 novembre 2014
vigile.net tribune libre 25 novembre 2014 "La croisade de GND contre l'oéloduc" 

Quand on se compare…

24 novembre 2014

Aux dires de plusieurs observateurs, le rapport préliminaire de la Commission de révision permanente des programmes [CRPP] présidée par Lucienne Robillard nous présente un survol de propositions non étayées, agrémentées de quelques tableaux tout aussi superficiels.

Toujours selon ces mêmes observateurs, une certaine idéologie de droite, privilégiant le privé et la concurrence semble ressortir des recommandations des membres de la Commission, particulièrement au chapitre des comparaisons entre le Québec et les autres provinces. Il en est ainsi des programmes d’aide à la famille et aux agriculteurs québécois qui sont « plus généreux » qu’ailleurs. Or, à aucun endroit dans le rapport, il n’est fait mention de l’impact positif de ces programmes, encore moins des choix de société qu’ils véhiculent.

Il est toujours périlleux de comparer, particulièrement en matière de programmes gouvernementaux qui ont été créés pour répondre à des besoins spécifiques au Québec. À mon sens, la Commission Robillard fait fausse route. Elle devra réajuster son tir en fonction des véritables enjeux de son mandat, à savoir présenter des recommandations qui tiennent compte de « tous » les paramètres inhérents aux programmes concernés…et surtout éviter de nous amener dans le piège des comparaisons fallacieuses ! 

quebechebdo 24 novembre 2014
Le Journal de Québec 1er décembre 2014

Pour en finir avec le conflit d’intérêts

24 novembre 2014

Aucun simple député de l’Assemblée natio¬nale ne suscite autant de débats que Pierre Karl Péladeau depuis qu’il a fait son entrée sur la scène politique québécoise. Outre la notoriété dont il était investi avant son élection en tant que député de Saint-Jérôme, le député Péladeau, faut-il le rappeler, a été désigné critique de l’opposition officielle en matière d’économie, d’entrepreneuriat, de PME et d’exportations.

Il n’est donc pas surprenant qu’il s’oppose, à ce titre, à la vente d’entreprises québécoises entre les mains des étrangers ou à la réduction des crédits d’impôt de 20% pour la production en télévision et en cinéma au Québec.

PKP a délibérément choisi de sauter dans l’arène politique, et ce, malgré une carrière entrepreneuriale des plus florissantes. Actuellement, les libéraux et les caquistes font leurs choux gras des apparences de conflit d’intérêts auxquels serait confronté le député de Saint-Jérôme.

En ce qui me concerne, je demeure convaincu que Pierre Karl Péladeau a le Québec tatoué au cœur et je lui fais entièrement confiance lorsqu’il affirme qu’il agit d’abord et avant tout dans l’intérêt général des Québécois.

Le Journal de Québec 24 novembre 2014

 

La fin justifiait-elle les moyens?

22 novembre 2014

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a tranché : c’est pour éviter de perdre la trace de l’ancien directeur général du PLQ, Robert Parent, que trois voitures banalisées, sans gyrophares, ont parcouru le boulevard Gaétan-Boucher à 122 km/h dans une zone de 50 km/h le 13 février 2014 à Longueuil. Résultat, une collision a causé la mort d’un enfant de 5 ans lorsque le conducteur, le père de l’enfant, s’est engagé à tourner à gauche sur un feu vert.

Selon le porte-parole du DPCP, René Verret, « On ne devrait pas comparer le cas d’un policier à celui d’un civil qui circulerait sur la même voie à une vitesse semblable. Les policiers sont autorisés à dépasser les limites de vitesse, selon les circonstances. »

Parlant des « circonstances », il est pour le moins surprenant qu’à aucun moment le DPCP n’a cherché à savoir quelle était l’urgence de la situation, ce dernier alléguant que « les procureurs n’avaient pas à connaître cette information ». Or, si les procureurs de la Couronne ne savaient pas la nature de l’enquête, comment peuvent-ils justifier l’urgence de la situation ?

À mon avis, des failles importantes se sont glissées dans le processus qui a conduit à ce jugement et laissent planer des doutes sérieux sur les motifs qui ont conduit à une telle poursuite dans une zone de 50 km/h. En conséquence, je plaide pour une révision indépendante de la décision du DPCP pour que justice pleine et entière soit rendue. 

quebechebdo 22 novembre 2014

Le rôle des commissions scolaires

21 novembre 2014

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les commissions scolaires sont sur la sellette depuis plusieurs années, en particulier sur le rôle qu’elles jouent sur la scène de l’éducation au Québec. Pour en connaître davantage sur leur rôle, je me suis permis une petite recherche sur internet qui m’a conduit aux informations suivantes : 

Actuellement, 72 commissions scolaires, dans toutes les régions du Québec, veillent à la réussite des élèves en offrant des services essentiels aux 2 741 établissements d’enseignement pour qu’ils puissent se consacrer entièrement à leur mission éducative.

La mission d’une commission scolaire (CS) est d’assurer aux élèves, jeunes et adultes, l’accessibilité à des services éducatifs de qualité. Pour y parvenir, la CS veille à apporter tout le soutien et l’accompagnement nécessaires aux écoles et aux centres de formation dans la réalisation de leur mission. Le rôle d’une commission scolaire est également de contribuer au développement de la région dans laquelle elle évolue par la concertation et la coopération avec le milieu. L’ouverture sur le monde et la coopération internationale sont également des volets importants de son action.

La première responsabilité de la commission scolaire consiste à s’assurer que les personnes relevant de sa compétence reçoivent les services éducatifs auxquels elles ont droit. Cette responsabilité inclut l’administration d’un réseau d’établissements d’enseignement; l’admission aux services éducatifs; l’inscription dans un établissement; l’élaboration de politiques pédagogiques ou administratives; la conclusion d’ententes de scolarisation; l’adoption d’un calendrier scolaire; l’organisation du transport scolaire.

La deuxième responsabilité importante de la commission scolaire consiste à répartir équitablement les ressources entre ses établissements, en tenant compte des besoins exprimés par les établissements et des inégalités sociales et économiques. Pour la répartition des ressources financières, la commission scolaire doit rendre publics les objectifs, principes et critères afférents.

La troisième responsabilité de la commission scolaire consiste à organiser et à offrir des services à la communauté. Ces services peuvent être de nature culturelle, sociale, sportive, scientifique ou communautaire, tel les services de garde; les activités de formation de main-d’oeuvre; les services aux entreprises; les activités de coopération avec d’autres organismes du milieu.

À ces différentes activités, s’ajoutent d’autres champs d’actions qui contribuent activement au développement local et régional, soit la participation à différentes instances de développement local et régional et la mise en place d’infrastructures (bibliothèques, gymnases, fibre optique, etc.).

Advenant le regroupement des commissions scolaires, une question devrait être posée : qui, parmi les autres intervenants éducatifs, pourrait pallier les mandats qui sont actuellement dévolus aux 72 commissions scolaires ? Une question à laquelle les tenants des fusions devront répondre avant d’en ranger 26 dans le placard, soit 24 francophones et 2 anglophones, d’autant plus que le ministre Bolduc est incapable de fournir à ce jour une évaluation des économies escomptées par ces fusions !

quebechebdo 21 novembre 2014
vigile.net tribune libre 21 novembre 2014