PQ, réactions aux changements

12 novembre 2015

C’est bien connu, dans toute entreprise ou organisation, il est à prévoir des réactions tout à fait normales aux changements véhiculés par le style de gestion ou les idées du nouveau leader. Il en va ainsi de l’arrivée de PKP au sein du PQ. La démission de Stéphane Bédard en est un exemple frappant.

Par les temps qui courent, des tensions semblent surgir des coulisses du PQ, si bien que son chef a dû faire une sortie officielle pour tenter de les minimiser en les qualifiant plutôt d’ « interrogations »,  nuance peut-être mais signal quand même. À mon sens, M. Péladeau erre lorsqu’il compare ces réticences avec « ses vies professionnelles antérieures », le champ de ces activités illustrant selon moi un volet « affaires » complètement absent de la vie politique où le « service » incarne le principal leitmotiv.

En clair, PKP devra apprendre à composer avec les aspirations de ses troupes et faire les concessions qui s’imposent sur certains dossiers, en particulier sur la stratégie référendaire qu’il entend mettre de l’avant. À défaut de quoi, ses « interrogations » risquent de se retrouver sans réponse au grand dam de la nécessaire mobilisation autour de l’accession du Québec à son statut de pays.

quebechebdo 12 novembre 2015
Le Journal de Québec 13 novembre 2015
cyberpresse.ca 14 novembre 2015

Dominique Anglade, ministre de la Sécurité publique?

11 novembre 2015

L’élection de Dominique Anglade, ancienne présidente de la CAQ, dans Saint-Henri-Sainte Anne au sein du PLQ me laisse croire que son adhésion subite au PLQ dans un bastion libéral cache des intentions professionnelles visant un poste de ministre au sein du gouvernement Couillard.

Et, qui plus est, le poste de ministre de la Sécurité publique, actuellement tenue par Lise Thériault, au repos pour maladie, risque de se libérer suite à une démotion déguisée de la part du premier ministre, ce qui ouvrirait la porte à Dominique Anglade.

En termes clairs, je ne crois pas que Mme Anglade se soit convertie aux valeurs libérales en si peu de temps. J’opterais plutôt pour une promesse de la part de M. Couillard de lui faire gravir les échelons rapidement si elle acceptait de se présenter sous la bannière libérale.

Quant à savoir si la nouvelle députée serait en mesure de bien jouer son rôle de ministre de la Sécurité publique, il lui faudrait conserver en elle tout flot d’émotions « déplacé » qui pourrait causer des sueurs froides dans le dos de ses compères masculins!

quebechebdo 11 novembre 2015

Une question de choix

10 novembre 2015

Nonobstant les motifs justifiant l’aide médicale à mourir, j’ai peine à comprendre pourquoi la Maison de soins palliatifs Aube-Lumière de Sherbrooke a décidé d’offrir à ses patients l’aide médicale à mourir alors qu’il était déjà convenu que cette forme de fin de vie n’y était pas acceptée au moment de l’admission de ses patients.

Quoiqu’il en soit, je suis d’avis que cette brèche dans les soins palliatifs ne doit pas être imitée par les autres Maisons ayant adopté une position qui refuse l’euthanasie, pour certaines depuis plus de trente ans, les soins palliatifs en fin de vie ayant déjà fait la preuve depuis des décennies qu’ils répondaient à un besoin dans la population, aussi bien chez les patients que chez les proches.

Conséquemment, je souhaite que les deux alternatives soient offertes aux patients en phase terminale de cancer…C’est une question de choix à laquelle la société québécoise ne peut humainement déroger! 

quebechebdo 10 novembre 2015
Le journal Métro 11 novembre 2015

Au pays de l’horreur

10 novembre 2015

La prolifération à outrance des armes à feu aux États-Unis demeure un sujet brûlant toutes les fois qu’une tuerie sauvage se produit. Cette fois-ci, ce sont deux policiers, qui devraient pourtant être formés pour une utilisation intelligente de leur arme, qui défraient la manchette.

L’histoire se passe le 3 novembre en Louisiane au moment où deux policiers à la poursuite d’un homme de 25 ans accompagné de son petit garçon autiste tirent à bouts portants sur la voiture du fuyard. Résultat…le père est blessé grièvement et son fils, atteint à cinq reprises à la tête et au torse, est décédé, devenant ainsi la plus jeune victime de tirs mortels de la police américaine en 2015. Aucune arme n’a été retrouvée dans le véhicule du conducteur.

Sans être un expert dans de telles situations, je me demande pourquoi les policiers n’ont pas fait feu dans les pneus de la voiture pour la stabiliser, une riposte qui aurait obtenu l’effet escompté sans risquer la vie des deux passagers… Un autre pavé dans la marre au pays de l’horreur!

quebechebdo 10 novembre 2015
 

Le « nationalisme » de la CAQ

8 novembre 2015

Stigmatisée en position centriste entre la droite du PLQ et la gauche du PQ, la CAQ de François Legault se cherche désespérément une voie qui pourrait rallier l’électorat québécois. Il n’est donc pas surprenant qu’elle opte pour une stratégie « nationaliste », celle-là même qui avait permis à la défunte ADQ de devenir l’Opposition officielle à l’Assemblée nationale pour un certain temps.

Aux yeux de François Legault, ce nationalisme «plus pragmatique et rassembleur», comprenant des rapatriements de pouvoirs, se construira à l'intérieur du cadre fédéral. Une recette, admettons-le, qui est loin d’être nouvelle et sur laquelle de nombreux gouvernements provinciaux se sont échoués au cours des dernières décennies. Et je ne crois pas que ce soit l’arrivée de Justin Trudeau à la tête du gouvernement canadien qui changera la donne, le chef du PLC étant déjà inhibé depuis son jeune âge par son père de l’importance d’un gouvernement centralisateur fort à Ottawa.

À mon sens, l’ère d’une position mi-chair mi-poisson est passée date. Les Québécois ne veulent plus être assis entre deux chaises. La débâcle de la CAQ lors du dernier scrutin en fait foi. L’appel au « nationalisme caquiste » de François Legault résonnera comme une voix dans le désert…Un retour vers le futur raté!

Quelques demandes de Legault

Langue et culture
Rapatriement des budgets fédéraux en culture et application de la loi 101 aux entreprises fédérales

Immigration
Québec sélectionne près de 70 % des immigrants. La CAQ vise 100 %, à l’exception des réfugiés

Autonomie fiscale
Transfert de points d’impôt du gouvernement fédéral au Québec, déclaration de revenus unique et encadrement du pouvoir fédéral de dépenser

Environnement 
Politique unique du Québec sur le développement durable

Infrastructure
Transfert en bloc des budgets provenant du Fonds Chantiers Canada pour que le Québec soit maître d’œuvre dans le choix des priorités en matière d’infrastructure

Reconnaissance du Québec
Sélection des trois juges de la Cour suprême issus du Québec.

On nage en pleine utopie…

quebechebdo 8 novembre 2015 (version abrégée)
Le Journal de Québec 9 novembre 2015 (version abrégée)
vigile.net tribune libre 11 novembre 2015
 

L’Eldorado de J.-M. Fournier

6 novembre 2015

Dans sa lettre publiée dans certains médias, Jean-Marc Fournier déclare par deux fois que « nous ne voulons plus être sur la défensive », tout en demandant s’ « il faut toujours ignorer que nous allons mieux ». Puis, un long panégyrique sur la présence accrue de la langue française au Québec et hors Québec nous est présenté en grandes pompes.

« Nous voulons toujours être maîtres chez nous, sauf que, sortis de la crainte de l'autre, on redécouvre un territoire d'attachement plus large. Nous avons plus d'un chez-nous. » En quoi, M. Fournier, le ROC devrait-il apparaître aux Québécois comme un « deuxième chez-nous »? Qu’est-ce qui fait que le ROC se bat tellement pour conserver le Québec dans le giron canadien hormis sa position géographique privilégiée grâce à son passage sur le Saint-Laurent?

En vous promenant dans les rues de Montréal ou en entrant dans les maisons des anglophones, comment pouvez-vous affirmer sérieusement que « le français a pris sa place » et qu’ «  il progresse, [qu’] il est fier et [qu’] il s'affirme? Non, M. Fournier, le Québec n’est pas devenu l’Eldorado que vous nous présentez tant pour la protection de notre territoire, pour nos choix environnementaux, pour la sauvegarde de nos politiques sociales, pour notre économie que pour la défense de notre langue ou de notre culture…

En terminant, aspirer à notre indépendance n’est pas, comme vous l’affirmez, une attitude « défensive », loin de là, Au contraire, c’est la meilleure stratégie « offensive » pour parvenir à notre plein épanouissement.

quebechebdo 6 novembre 2015 
 

Un vent de fraîcheur à Ottawa

5 novembre 2015

Que l’on soit fédéraliste ou non, partisan ou non du Parti Libéral du Canada, on ne peut nier le contraste frappant entre le ton austère de l’ère Harper et les sourires qui se lisaient sur les visages des nouveaux ministres libéraux lors de leur cérémonie d’assermentation.

Fait important aussi à noter, la proximité entre les ministres désignés et la foule de curieux qui s’étaient déplacés pour assister à ce que certains ont appelé un « rendez-vous avec l’histoire ».

Certes la lune de miel connaîtra son terme lorsque viendra le temps des décisions qui pourront choquer certains chauds partisans de la première rencontre avec ceux et celles qui ont été appelés à gérer le Canada.

Toutefois, un vent de fraîcheur vient de souffler sur la colline parlementaire pour le plus grand bien du climat politique fédéral et interprovincial, le Québec s’étant approprié au surplus six ministères, soit 20 % du cabinet de Justin Trudeau…Il ne reste plus qu’à laisser la chance aux coureurs. Pour le reste, je suis convaincu que les observateurs se manifesteront bien assez tôt!

quebechebdo 5 novembre 2015
 

Haro sur le poste de gouverneur-général

4 novembre 2015

Pour une énième fois, la pertinence du poste de lieutenant-gouverneur revient sur la liste des sujets d’actualité. Et, pour une énième fois, le représentant officiel de la Reine d’Angleterre au Québec fait les frais de critiques acerbes dans les médias.

Cette fois-ci, c’est l’agenda plutôt « clairsemé » du lieutenant-gouverneur sortant Pierre Duchesne qui est la cible de ses détracteurs, certains mois n’indiquant que quelques activités protocolaires au menu, pour la plupart la ratification de décrets et la sanction de projets de loi.

Pour leur part, les tenants de la pertinence du poste allèguent que le lieutenant-gouverneur joue un peu le rôle d’un « pompier » qui doit être au poste même s’il n’y a pas d’urgence. Mais à quelles urgences réfèrent-ils exactement, sinon pour signer des bouts de papier qui pourraient recevoir le sceau du juge en chef de la Cour d’appel qui assume déjà cette fonction lorsque le poste devient vacant selon la constitution.

En bref, 750 000 $ annuellement pour un pompier qui n’est jamais appelé au feu constitue, à mes yeux, une comparaison pour le moins « boiteuse »…Jusqu’à quand allons-nous tolérer le maintien d’un poste aussi archaïque et aussi désuet?

Fonctions du lieutenant-gouverneur (source : Wikipédia)

Le lieutenant-gouverneur est l’une des composantes de la sphère législative (avec l’Assemblée nationale du Québec) et de la sphère exécutive (avec le Conseil des ministres du Québec). Au niveau législatif, il est responsable de sanctionner les lois de l’ANQ.

Le lieutenant-gouverneur possède deux pouvoirs particuliers : Le pouvoir de réserve et le pouvoir de désaveu.

Le pouvoir de désaveu consiste en la possibilité pour le lieutenant-gouverneur de transmettre toute loi provinciale adoptée par l’Assemblée nationale au gouvernement fédéral qui peut en vertu de ses pouvoirs, annuler la loi en question. Le gouvernement fédéral a utilisé le pouvoir de désaveu 112 fois depuis 1867 et pour la dernière fois en 1943. La dernière loi québécoise désavouée l’a été en 1910.

Le pouvoir de réserve s’applique lorsque le lieutenant-gouverneur refuse de sanctionner une loi adoptée par l’Assemblée nationale. Cela a comme impact de la transmettre au gouvernement fédéral pour que celui-ci se prononce à son sujet. Les lieutenants-gouverneurs canadiens ont utilisé ce pouvoir 70 fois, la dernière fois, sans succès, en 1961. Le dernier projet réservé au Québec l’a été en 1914.

Aujourd’hui, le lieutenant-gouverneur exerce la partie « administrative et protocolaire » du pouvoir exécutif au Québec, le rôle « politique » étant l’apanage du Premier ministre. Bien que nommé par le gouvernement fédéral du Canada, le lieutenant-gouverneur n’est pas un fonctionnaire relevant de son autorité. Il est le représentant de la personne du monarque en titre (actuellement la reine Élisabeth II) pour la province, à l’image du gouverneur général du Canada au niveau fédéral.

vigile.net tribune libre 6 nouvembre 2015
quebechebdo 4 novembre 2015 "Le pompier, une comparaison boiteuse" (version abrégée) 
 

Blais, le ministre « sans portefeuille »

3 novembre 2015

À regarder le ministre de d’Éducation, François Blais, agir tel l’envoyé spécial de Martin Coiteux, j’ai peine à croire que ce « colporteur de l’austérité » assumera le leadership nécessaire pour lancer le projet de loi qui mettra à jour l’école québécoise du 21e siècle à la mi-novembre.

En réalité, chaque apparition du ministre contient son lot de coupures qui minent à petit feu les ressources nécessaires au bon fonctionnement des écoles dont il devrait assumer le leadership. Mais, tout au contraire, le bras droit de Coiteux ne présente aucune vision de l’école du 21e siècle. En bref, au lieu d’un quart-arrière, il agit tel le porteur d’eau de l’équipe.

Soyons sérieux…Quelqu’un croit-il sérieusement que ce pantin incarne le type de leader pouvant mener à bien la réforme annoncée? Quelqu’un peut-il me nommer un élément d’une vision de l’école québécoise annoncée par François Blais depuis le début de son mandat?

Dans les faits, notre ministre de l’Éducation incarne à mes yeux le type idéal d’un ministre « sans portefeuille » dont la mission consiste à jeter un baume sur les coupures annoncées, avec en toile de fond, le mirage d’un bouffon qui allègue que les services ne seront pas affectés…Et vous voulez me faire croire, M. Couillard, que cet olibrius incarné a la crédibilité pour bâtir l’école québécoise de demain? Foutaise!…

À titre indicatif, voici quelques fonctions que doit remplir le ministre de l’Éducation:

Loi sur le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (Éditeur officiel du Québec) (extrait)

1.2. Le ministre élabore et propose au gouvernement des politiques relatives aux domaines de sa compétence, en vue notamment:

 1° de promouvoir l'éducation, le loisir et le sport;

 2° de contribuer, par la promotion, le développement et le soutien de ces domaines, à l'élévation du niveau scientifique, culturel et professionnel ainsi que du niveau de la pratique récréative et sportive de la population québécoise et des personnes qui la composent;

 3° de mener des actions concertées avec le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie afin de favoriser la continuité, le développement et l'intégration des parcours éducatifs;

 4° de contribuer à l'harmonisation des orientations et des activités avec l'ensemble des politiques gouvernementales et avec les besoins économiques, sociaux et culturels.

Il dirige et coordonne l'application de ces politiques.

Le ministre a également charge de l'application des lois confiées à sa responsabilité.

vigile.net tribune libre 3 novembre 2015
quebechebdo 3 novembre 2015 (version abrégée)
 

Hillary, première femme présidente?

2 novembre 2015

Traditionnellement, la coutume veut que les Américains respectent l’alternance entre les démocrates et les républicains d’une élection à l’autre. Toutefois, l’élection de 2016 risque de déroger à la règle.

En effet, la candidate démocrate pour la Maison-Blanche Hillary Clinton surpasse de loin tous les autres candidats de son parti. À cela s’ajoute la bisbille au sein des républicains entretenue par le mastodonte dévastateur en la personne de Donald Trump et la chute vertigineuse de Jeb Bush dans les sondages auprès de l’électorat.

« Je suis candidate pour que l'économie soit au service de vous et de chaque Américain », clame Hillary Clinton dans ses discours. « La prospérité ne peut pas être seulement pour les dirigeants d'entreprises et les patrons de fonds d'investissement. La démocratie ne peut pas être seulement au service des milliardaires », tout en multipliant les critiques contre Wall Street, relevant que les 25 premiers gestionnaires de fonds d'investissement gagnaient plus que tous les enseignants de maternelle du pays.

Enfin, Hillary Clinton tranche considérablement avec le discours des républicains en invoquant d’une part sa volonté de faire des États-Unis « la superpuissance des énergies propres du 21e siècle » et d’autre part, son intention de prioriser les droits des enfants et des femmes en affirmant que « notre pays ne sera pas compétitif ou équitable tant que nous n'aiderons pas les familles à donner à leurs enfants le meilleur départ dans la vie ».

Considérant que le discours d’Hillary Clinton incarne un virage important dans la politique intérieure des USA, il est fort à parier qu’elle deviendra en 2016 la première femme à diriger la terre de l’oncle Sam…

quebechebdo 2 novembre 2015