Noël au camp

21 décembre 2015

En cette période de remise en question sur l’identification des Québécois, particulièrement chez les jeunes, j’ai pensé qu’un retour aux sources, en reprise, via la vie de nos valeureux ancêtres pourrait nous retremper dans la « job de bras » qu’ils ont dû accomplir pour se maintenir debout devant la rigueur du climat de notre grand pays. 

Onze heures, pis aujourd'hui, ben c'est Noël
Pis pour moé, ben c'est mon dix-huitième
J'ai passé la journée à regarder dehors
Pis ça fait trois jours qui neige ben raide
Pis que les chemins sont bloqués ben dur

Avant-hier, on a reçu des cartes
Pis on a passé la soirée
À regarder les images qui avait dessus
Moé, j'suis pas pire
J'en ai cinq d'accroché sur mon mur au-dessus de mon buck
J'en ai même une qui est faite à main
C'est d'mon père
C'est un artiste mon père
Y a jamais été à l'école pour apprendre ça
C'est comme un don
Y'é capable de dessiner tout c'qu'y voit
Excepté ma mère
Y dit qu'est trop belle, pis qu'y a jamais voulu essayer

Hé Rosaire, quelle heure qu'y est?
Minuit dans vingt
Merci ben

Ça doit être noir de monde sur le perron de l'église
Mon oncle Papou doit être nerveux là
C'est lui qui chante le "Minuit Chrétiens" dans notre paroisse
Cré Papou, y doit tanker dur là lui

Ma tête me tourne un petit brin
C'est que j'ai quasiment bu le 26 onces à Rosaire
En écoutant les cantiques à la radio
Ça pas dérougi de la journée
Non, mais c'est-y beau de la musique de Noël

C'est ben pour dire
On a beau pus être un enfant
Pis être capable de faire face à la vie
Pis, en ce moment, ben
J'ai comme des boules dans gorge
Pis si c'était pas de ce maudit orgueil
Ben j'cré ben que j'braillerais

Ah, c'est une grande chose pareil
Un p'tit enfant vient au monde
Pis toute la terre le sait
Ti-Jésus, même nous autres icitte dans l'bois
Qui te blasphème à grande journée
Tu sais que c'est pas pour mal faire
On a appris à sacrer avant de marcher
C'est pas pour être méchant Ti-Jésus
Toé, tu nous connais icitte
Les gars de bois, tu l'sais

Hé les gars, vous êtes ben tranquilles ?
Sept, huit, neuf, dix, onze, douze
Joyeux Noël tout le monde!!!!!!!!

Il est né le divin enfant
Jouez hautbois, résonnez musettes
Il est né le divin enfant
Chantons tous son avènement ….

Paroles et musique de Tex Lecor
 

vigile.net tribune libre 21 décembre 2015
quebechebdo 21 décembre 2015

https://www.bing.com/videos/search?q=no%C3%ABl+au+camp+tex+lecor+paroles+et+musique&view=detail&qpvt=no%C3%ABl+au+camp+tex+lecor+paroles+et+musique&mid=FE48B1454917CBB7E436FE48B1454917CBB7E436

 

 

Chapeau à vous, M. Moore!

20 décembre 2015

Encore enfant, les matchs télévisés du Canadien de Montréal les samedis soirs étaient devenus un lieu de rencontre sacrée dans notre famille. Bien sûr, les frères Richard et Jean Béliveau étaient sans contredit les points de mire sur la patinoire.

Toutefois, un joueur se démarquait souvent dans des situations serrées en vue de l’obtention de la rondelle dans les coins de patinoire, à savoir Dickie Moore dont l’acharnement avait souvent raison de ses adversaires, ce qui permettait à un de ses deux coéquipiers, Maurice ou Henri Richard, de s’emparer de la rondelle et d’enfiler un but.

À ce moment-là, pour moi qui étais un fan inconditionnel des frères Richard, je ne percevais pas les efforts qu’avait dû déployer Dickie Moore pour envoyer la rondelle sur la palette des Richard, ébloui que j’étais par la lumière qui s’allumait derrière le filet du gardien.

Ce n’est qu’un peu plus tard que j’ai pu constater le talent de Dickie Moore à déjouer habilement ses adversaires, un talent qui ne s’est jamais démenti durant une carrière de 14 saisons dans la LNH au cours de laquelle il a accumulé 594 points, dont 254 buts, en 654 affrontements… Chapeau à vous, M. Moore, pour votre acharnement et votre désir de vaincre qui ont contribué largement aux succès des Canadiens de la fin des années ’50.

quebechebdo 20 décembre 2015
cyberpresse.ca 24 décembre 2015
Le Soleil 24 décembre 2015

« J’ai honte! »

19 décembre 2015

Tels sont les mots exprimés par Guy Turcotte à la fin des représentations sur sentence. Or, selon ce qu’on entend souvent, les « remords » de l’accusé peuvent jusqu’à un certain point jouer en sa faveur au niveau de la sentence.

Pour connaître la distinction entre le « remords » et la « honte », j’ai fait appel au Larousse qui définit ainsi les deux termes : le remords est une « vive douleur morale causée par la conscience d'avoir mal agi » tandis que la honte constitue un « sentiment d'avoir commis une action indigne de soi ».

Deux mots dont les nuances m’apparaissent fort importantes, la plus évocatrice se retrouvant dans les termes « vive douleur morale » contenus dans la définition du remords, tandis que la honte réfère à « une action indigne de soi » sans référence à quelque remords que ce soit.

Conséquemment, je ne crois pas que Guy Turcotte éprouve des remords pour avoir tué ses deux enfants, seule la honte de son geste semblant l’habiter!

quebechebdo 19 décembre 2015
Le Journal de Québec 21 décembre 2015
 

Le cocu meurtrier

19 décembre 2015

Nombreux sont les commentaires entendus ou lus à l’effet que Guy Turcotte n’aurait jamais tué ses deux enfants si sa femme, Isabelle Gaston, ne l’avait pas trompé. Un argumentaire aberrant qui nous place devant une mentalité machiste outrancière.

Pour mieux comprendre l’objet de mon intervention, essayez de vous imaginer ce qui se serait passé si les rôles avaient été inversés, à savoir que Guy Turcotte aurait eu une maîtresse et demandez-vous si Mme Gaston aurait assassiné ses deux enfants pour cette raison…

La cause de Guy Turcotte a démontré, à mes yeux, hors de tout doute raisonnable que le meurtrier n’a pas pu supporter que sa femme l’ait triché et il a voulu lui enlever par vengeance ce qu’elle avait de plus cher au monde, ses deux enfants. Un geste inhumain et crapuleux qui mérite amplement que le cocu meurtrier se retrouve le plus longtemps possible derrière les barreaux. Que justice soit enfin rendue et qu’Isabelle Gaston puisse retrouver une certaine paix bien méritée!

quebechebdo 19 décembre 2015
 

Les divagations de Justin

18 décembre 2015

Lors d'un entretien accordé au magazine canadien-anglais Maclean's, Justin Trudeau y est allé d’une comparaison pour le moins douteuse entre le projet de charte des valeurs québécoises présenté par le gouvernement Marois en novembre 2013, et les déclarations racistes de Donald Trump qui préconise rien de moins que de fermer la porte des USA à tous les musulmans qui désirent s’y rendre.  

À une question lui demandant s’il entendait condamner la « rhétorique raciste » de Donald Trump, M. Trudeau a répondu qu'il s'opposait fermement aux politiques de division, de peur et d'intolérance, écorchant au passage la charte des valeurs québécoises qu’il a qualifiée d’ « enjeux de division mis de l'avant par la précédente première ministre du Québec ».

Une analogie subversive et inappropriée qui dénote à quel point le fils de l’autre a hérité d’une conception viscérale du multiculturalisme qui vient saper tout caractère distinct du Québec…En bref, des divagations échevelées qui conduisent à des aberrations inacceptables de la part du nouveau premier ministre canadian!

quebechebdo 18 décembre 2015
vigile.net tribune libre 18 décembre 2015

Droit des autistes à une éducation appropriée

18 décembre 2015

Même si, au Québec, le taux de prévalence de l'autisme continue d’augmenter depuis plusieurs années, à savoir 1 enfant sur 9 au Canada, les parents d’enfants atteints de cette maladie doivent dépenser sans relâche temps et énergie pour avoir le droit d’inscrire leur enfant dans une classe spécialisée.

C’est le cas de Michel Labonté, père d’un enfant autiste, qui poursuit la commission scolaire de la Capitale pour discrimination pour 600 000 $ à la suite de préjudices causés par des informations dissimulées et une fausse liste d’attente pour avoir accès à des services spécialisés.

Un cas semblable s’est présenté en Montérégie où le petit Benjamin, 11 ans, a été suspendu de l’école qui lui offrait en contrepartie une heure de scolarisation par jour à la maison. Heureusement, la Fédération québécoise de l’autisme (FQA) a mené avec succès une pétition qui a permis de réintégrer l’enfant dans une nouvelle école.

Sans vouloir justifier les attitudes dégradantes de certaines commissions scolaires envers les enfants autistes, est-il utile de mentionner que les coupures drastiques du gouvernement Couillard en éducation sont pointées du doigt par les gestionnaires des écoles? Quoiqu’il en soit, il est impératif que les enfants autistes acquièrent leur plein droit à une éducation appropriée…C’est une question de justice sociale élémentaire!

quebechebdo 18 décembre 2015
cyberpresse.ca 23 décembre 2015
Le Soleil 23 décembre 2015

Le cas Badawi: où est Justin?

17 décembre 2015

Lorsque les libéraux occupaient les banquettes de l’opposition, nombreuses ont été leurs interventions en faveur de la libération de Raïf Badawi, exhortant Stephen Harper  à appeler Ryad afin de faire pression directement auprès du roi d'Arabie saoudite.

 

Toutefois, depuis qu’ils ont pris le pouvoir, les libéraux se font plus silencieux. Quant à leur chef, Justin Trudeau, questionné sur ses intentions face à son intervention en faveur du blogueur, il s’est contenté de répondre que cela n’était « pas dans [ses] plans immédiats ».

 

Je veux bien croire que M. Trudeau est fort occupé. Néanmoins, il me semble qu’un coup de téléphone ne demande pas une longue préparation ni beaucoup de temps à son agenda…un appel qui démontrerait l’importance du premier ministre du Canada pour une cause qui s’éternise. Allez, M. Trudeau, il est temps d’user de votre  rôle de défenseur des droits de l’homme dont vous vous réclamez si souvent.

quebechebdo 17 décembre 2015
vigile.net tribune libre 18 décembre 2015
Le Journal de Québec 19 décembre 2015

Quotas et bonis chez Revenu Québec

17 décembre 2015

Décidément, plus on en apprend sur le gouvernement Couillard, plus les informations reçues nous laissent perplexes sur les stratégies utilisées pour compresser les dépenses et…augmenter les revenus. Et, cette fois-ci, c’est revenu Québec qui fait la manchette.

Ce qui m’inquiète au plus haut point, c’est qu’il soit nécessaire de fixer des quotas et d’attribuer des bonis aux employés de Revenu Québec pour qu’ils fassent correctement leur travail alors qu’en réalité, ces employés devraient retirer leur salaire « régulier » en accomplissant professionnellement le boulot pour lequel ils sont rémunérés.

Établir en système un régime clandestin de quotas et de bonis démontre à quel point Revenu Québec a perdu le contrôle sur le professionnalisme de ses employés, une lacune que le ministre des Finances se doit de pallier illico au lieu de laisser ses employés voguer sur une galère pernicieuse et indigne d’un ministère qui, à priori, est déjà perçu négativement par les contribuables.

Quant à ceux qui allèguent les avantages d’une « prime au rendement », je suis d’avis qu’elle peut être bénéfique envers ceux qui accomplissent leur travail de façon exceptionnelle alors que dans la situation actuelle, les employés doivent atteindre les quotas fixés à défaut de quoi ils risquent le congédiement…Et là, le système est dangereusement vicieux!

quebechebdo 17 décembre 2015
vigile.net tribune libre 4 janvier 2016
 

La rigueur de Renaud Lachance

16 décembre 2015

Quelque chose me chicote dans l’argument de Renaud Lachance concernant sa défense sur sa dissidence avec la juge France Charbonneau. Je veux parler ici de la « rigueur » dont il est supposément victime.

Si on suppose que cet argument est fondé et qu’il arrive à des interprétations différentes de celles de France Charbonneau sur des témoignages semblables entendus à la Commission, est-ce à dire que la juge ne fait pas preuve de « rigueur »?

Une question plutôt embarrassante et qui laisse supposer qu’un commissaire avec une formation en comptabilité est le seul à avoir le pas sur des points de droit devant une personne qualifiée en droit dont l’expertise est hautement reconnue…À moins que la « rigueur » de Renaud Lachance ne transcende les compétences de la juge Charbonneau, ce qui serait plutôt surprenant!

quebechebdo 16 décembre 2015
 

Une indemnité scandaleuse

16 décembre 2015

Selon les « règles établies », les anciens premiers ministres québécois ont droit à une indemnité allant jusqu’à 200 000 $ par année afin de couvrir notamment le soutien administratif et bureautique dans les trois années suivant la fin de leur mandat. Et, comme il y a droit, Jean Charest se paie le luxe d’un bureau à 9030 $ par mois dans un prestigieux édifice de Montréal…à même les poches des contribuables québécois. Et vogue la galère!

Dans un contexte d’austérité mis en place par le gouvernement libéral de Philippe Couillard depuis le début de son mandat en s’attaquant aux petits contribuables sans scrupule, je suis outré quand j’entends de telles aberrations circuler au grand jour sans coup férir.

Une indemnité scandaleuse qui ne fait que contribuer à augmenter davantage le cynisme d’une population prise en otage par des politiciens de passage qui s’offrent honteusement des privilèges « autorisés »…Jusqu’à quand notre auguste Assemblée nationale tolérera-t-elle une pratique aussi éhontée? Pouvons-nous compter sur Philippe Couillard et sa bande de carriéristes pour mettre la hache là-dedans? Poser la question, c’est un peu y répondre!

quebechebdo 16 décembre 2015