Chapeau à vous, M. Moore!
Encore enfant, les matchs télévisés du Canadien de Montréal les samedis soirs étaient devenus un lieu de rencontre sacrée dans notre famille. Bien sûr, les frères Richard et Jean Béliveau étaient sans contredit les points de mire sur la patinoire.
Toutefois, un joueur se démarquait souvent dans des situations serrées en vue de l’obtention de la rondelle dans les coins de patinoire, à savoir Dickie Moore dont l’acharnement avait souvent raison de ses adversaires, ce qui permettait à un de ses deux coéquipiers, Maurice ou Henri Richard, de s’emparer de la rondelle et d’enfiler un but.
À ce moment-là, pour moi qui étais un fan inconditionnel des frères Richard, je ne percevais pas les efforts qu’avait dû déployer Dickie Moore pour envoyer la rondelle sur la palette des Richard, ébloui que j’étais par la lumière qui s’allumait derrière le filet du gardien.
Ce n’est qu’un peu plus tard que j’ai pu constater le talent de Dickie Moore à déjouer habilement ses adversaires, un talent qui ne s’est jamais démenti durant une carrière de 14 saisons dans la LNH au cours de laquelle il a accumulé 594 points, dont 254 buts, en 654 affrontements… Chapeau à vous, M. Moore, pour votre acharnement et votre désir de vaincre qui ont contribué largement aux succès des Canadiens de la fin des années ’50.
quebechebdo 20 décembre 2015
cyberpresse.ca 24 décembre 2015
Le Soleil 24 décembre 2015
Henri Marineau

