Échange de P.K. : l’équipe avant tout

30 juin 2016

L’onde de choc provoquée par l’annonce du départ de P.K. Subban pour Nashville a envahi les réseaux sociaux en l’espace de quelques minutes, la plupart des commentaires faisant ressortir la colère et la frustration de ses fans envers Marc Bergevin.

Toutefois, au fur et à mesure où la poussière s’estompait, le discours des partisans faisaient place à la raison. Un discours plus pondéré axé particulièrement sur la personnalité et le tempérament de P.K.

En effet, de l’avis de plusieurs commentateurs de la scène sportive, le co-capitaine du Tricolore avait tendance à prendre beaucoup de place dans le vestiaire à tel point qu’il manquait de ce type de leadership qui fait passer le bien de l’équipe avant son aura personnel. Et ça, c’est inacceptable, quels que soit les talents de la vedette sur la patinoire.

De l’avis de Réjean Tremblay, « les joueurs n’étaient plus capables d’endurer Subban [qui] aurait eu besoin d’une bonne dose quotidienne de Ritalin ». À mon sens, Marc Bergevin a fait ce qu’il devait faire, à savoir prioriser l’esprit d’équipe au lieu du culte de la vedette populaire dont le rayonnement n’était concentré que sur sa propre personne. 

quebechebdo 30 juin 2016
 ​cyberpresse.ca 5 juillet 2016      

Trudeau dans le flou référendaire

29 juin 2016

Pris en souricière entre la loi sur la clarté référendaire et les résultats serrés en faveur du Brexit (52 %) au Royaume-Uni, le premier ministre Justin Trudeau y est allé d’une séance de patinage artistique digne d’une « valse-hésitation » mal orchestrée.

En effet, pour justifier son refus de tracer un parallèle entre la majorité de 52 % obtenue dans le référendum de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et celle qui devrait être exigée lors d'un référendum sur l'indépendance du Québec, la réponse nébuleuse de M. Trudeau reflète une vacuité désopilante : « Comme on le sait très bien, c'est très difficile de transférer des leçons référendaires d'une juridiction à une autre. Nous respectons l'ensemble des règles du jeu que la Grande-Bretagne a mises pour ce référendum. Et de tisser des liens ou des parallèles avec une situation au Canada, je pense que ce n'est pas particulièrement utile ».

Et voilà, tout est dit. Les parallèles entre la Grande Bretagne et le Canada, « ce n'est pas particulièrement utile ». Parlez-moi d’un argumentaire convaincant…une réponse laconique qui rappelle les réponses cavalières de son illustre père, tel le « just watch me » légendaire de PET au moment de l’instauration de la Loi sur les mesures de guerre au Québec le 16 octobre 1970!

quebechebdo 29 juin 2016
cyberpresse.ca 8 juillet 2016
 

Intégration des émigrants: une utopie

28 juin 2016

On aura beau crier sur tous les toits que le flot d’émigrants qui ont franchi les frontières du Québec depuis quelques décennies et particulièrement au cours des derniers mois apporte un atout culturel à la société québécoise et que nous devons demeurer une nation ouverte à l’émigration, la réalité démontre un échec patent en ce qui a trait à l’intégration de ces émigrants aux us et coutumes du Québec.

Que ce soit les mesures gouvernementales inappropriées à favoriser cette intégration ou le refus de ces émigrants de se conformer à notre culture en demeurant attachés à leur mode vie, le résultat est le même : leur intégration se traduit par une utopie flagrante.

En effet, combien de quartiers québécois, pour la plupart montréalais, sont majoritairement habités par des émigrants qui utilisent leur nationalité pour créer un petit monde à part, faisant carrément fi de nos coutumes et vivant dans leur groupuscule, isolé du reste du Québec?

Tant et aussi longtemps que ces émigrants ne seront pas confrontés à des normes gouvernementales strictes concernant leur intégration, nous assisterons impuissants à la formation de ces ghettos contradictoires avec toute forme d’intégration qui se veut possible, voire essentielle.

vigile.net tribune libre 28 juin 2016
​quebechebdo 28 juin 2016
 

Un « Québexit » à 50 %+1

27 juin 2016

Alors que le flou juridique de la loi canadienne sur la clarté référendaire stipule que la question posée au référendum doit être claire et le résultat du référendum doit être clair, le premier ministre Justin Trudeau s'est empressé pourtant de reconnaître la validité du choix référendaire des Britanniques de se retirer de l'Union européenne avec un résultat de 51,9 % en faveur du Brexit, attestant par le fait même que la majorité absolue du 50 %+1 est suffisante pour valider une décision référendaire.

En conséquence logique, le gouvernement fédéral devrait appliquer les mêmes principes démocratiques lorsqu'il s'agit du droit à l'autodétermination du Québec. En termes clairs, advenant un référendum sur l’indépendance du Québec confirmant la victoire du « oui »au « Québexit » avec une majorité absolue de 50 %+1, le gouvernement fédéral serait tenu de s’asseoir avec le Québec pour négocier les conditions de sécession du nouvel État québécois du Rest of Canada (ROC)

Car enfin, pourquoi ce qui est bon pour le Royaume-Uni ne le serait pas pour le Québec?… À vous de répondre M. Tudeau!

quebechebdo 27 juin 2016
​cyberpresse.ca "Points de vue" 27 juin 2016
​Le Devoir 28 juin 2016
 

Claude Jean Devirieux, la vérité comme fer de lance

26 juin 2016

Parmi les nombreux événements qu’a couverts le journaliste Claude Jean Devirieux, nul doute que ce qu’il a qualifié lui-même de « lundi de la matraque », le 24 juin 1968, fait partie des plus percutants. Et, par le fruit du hasard, c'est à quelques heures d’un 24 juin, date marquante dans sa vie de journaliste, que Claude Jean Devirieux a rendu son dernier souffle, libéré d’un long cancer envahissant, après avoir demandé l'aide médicale à mourir.

Du haut de ses 5 pieds et 2 pouces, ce « grand » reporter aura su insuffler un style direct, dénué de toutes « fioritures galantes » au risque de créer des remous chez ses patrons, telle son exclusion de l’équipe qui devait couvrir les élections fédérales de 1968, une décision qui provoqua le retrait solidaire des autres membres de l’équipe. Ce soir-là, à Radio-Canada, il n'y a pas eu de couverture de la soirée électorale à partir de Montréal.

Et pourtant, Claude Jean Devirieux ne raconte que la vérité. Devant les policiers qui chargent les manifestants, il ne mâche pas ses mots en ondes : « Et puisque l'on m'a dit de raconter ce que j'ai vu, j'ai vu des policiers perdre leur contrôle et frapper de façon sauvage », pendant que le chef du PLC, Pierre-Elliot Trudeau, demeure froid devant la grogne des manifestants.

Pour plusieurs jeunes reporters qui faisaient leurs armes, Claude Jean Devirieux aura été un mentor inestimable. Pour la presse, un journaliste pour qui la vérité incarnait son fer de lance. Chapeau à vous M. Devirieux…et mission accomplie avec droiture et professionnalisme!

quebechebdo 24 juin 2016
Le Journal de Québec 25 juin 2016 
 

LNH: Québec débouté

23 juin 2016

C’est sans surprise que la candidature de Québec pour une nouvelle équipe de la LNH a été refusée par les gouverneurs de la ligue, et je dirais, par Gary Bettman en tête. Les raisons évoquées, la faiblesse du dollar canadien et la recherche de l’équilibre entre les équipes de l’est et celles de l’ouest. Toutefois, le « petit marché » que représente Québec est évoqué de façon mesquine du bout des lèvres par Bettman.

Et, pour aller plus loin, j’oserais alléguer que M. Bettman souffre d’une aversion incurable envers les francophones du Québec. De ce fait, tant et aussi longtemps que ce « monsieur » occupera le siège de commissaire de la LNH, les Québécois peuvent dire adieu â leur rêve d’assister au retour des Nordiques dans le grand circuit! 

quebechebdo 23 juin 2016

Le crooner s’est éteint

23 juin 2016

J’avais quinze ans lorsque la première émission de Jeunesse d’aujourd’hui, co-animée par Pierre Lalonde et Joël Denis est lancée en juin 1962. En peu de temps, Pierre Lalonde se retrouvera seul à piloter l’émission jusqu’en 1971, période pendant laquelle le crooner québécois atteint une popularité qui le confirme comme l’idole d’une nouvelle génération.

Les samedis revêtent un air de fête à travers le Québec braqué devant le petit écran sous le charme envoûtant de l’animateur dont le sourire légendaire agit auprès des jeunes téléspectateurs telle une invitation à célébrer la chanson québécoise des nombreux jeunes prodiges qui profiteront de cette tribune pour lancer leur carrière.

En plus de ses qualités d’animateur, Pierre Lalonde a mené une carrière prolifique de chanteur de charme au cours des années 1960 et 1970, lançant quelque 70 quarante-cinq tours qui se sont écoulés à près de trois millions d’exemplaires, ainsi qu’une vingtaine d’albums.

Avec le décès de Pierre Lalonde, c’est toute une génération qui voit s’envoler non seulement une icône de la chanson québécoise et un animateur hors pair, mais aussi un gentleman du show business dont l’affabilité et la simplicité rayonnaient partout où il se présentait…Repose en paix, Pierre!

quebechebdo 23 juin 2016

 

Une décision qui ne tient pas la route

22 juin 2016

La controverse suscitée par la décision du comité exécutif de l'arrondissement d'Outremont de renommer le parc de Vimy « parc Jacques-Parizeau » tient, à mon sens, d’une réalité historique importante attribuée à la bataille de la crête de Vimy en France, en 1917, qui s'est conclue par la prise par quatre divisions canadiennes de la position sous le contrôle des Allemands, et dont la ville de Montréal soulignera le 100 ième anniversaire en 2017.

Dans ces circonstances, il faut se demander pourquoi le comité exécutif d’Outremont a décidé de changer complètement la vocation du parc de Vimy, particulièrement à la veille de cet événement historique et ce, en utilisant le nom de Jacques Parizeau pour qui l’histoire représentait la mémoire du passé, abstraction faite de toute allégeance politique. Comme l’a très bien exprimé Lisette Lapointe, « il [Jacques Parizeau] ne souhaiterait certainement pas cette controverse et c'était quelqu'un qui était très intéressé et proche de l'histoire. Et il a toujours eu un énorme respect pour cette grande victoire de l'armée canadienne en 1917 ».

Même si Jacques Parizeau a vécu près de ce parc pendant une grande partie de sa vie et que ses funérailles ont eu lieu dans l'arrondissement d'Outremont, il me semble que d’autres sites pourraient répondre à l’hommage qu’Outremont veut rendre à Jacques Parizeau. C’est pourquoi, je suis d’avis que le choix du comité exécutif ne tient tout simplement pas la route…de l’histoire !

quebechebdo 22 juin 2016
​vigile.net tribune libre 23 juin 2016 "Le parc Jacques-Parizeau"
​Le Devoir 25 juin 2016
cyberpresse.ca "Points de vue" 25 juin 2016
Le soleil 26 juin 2016

 

 

Le « trou à rats »

20 juin 2016

Ce n’est pas d’hier que le grand patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone, démontre une attitude cavalière, voire méprisante, envers le Grand Prix de Formule 1 du Canada. Cette fois-ci, dans un article publié dans le quotidien The Guardian, le maître de céans, du haut de son « podium », a qualifié l’épreuve du circuit Gilles-Villeneuve de Montréal de « trou à rats ». Une comparaison plutôt grotesque de la part d’un ancien pilote de Formule 1, aujourd’hui âgé de 85 ans, qui doit sa fortune et son renom à l’industrie de la Formule 1.

Bien que certaines installations du Grand Prix de Montréal souffrent de désuétude, il m’apparaît que M. Ecclestone a pesé un fort sur l’accélérateur et tourné les coins un peu ronds en comparant le Grand Prix à un « trou à rats » qui, pourtant, bon an mal an, attire des retombées économiques faramineuses dans les goussets de la Métropole.

En agissant de façon aussi bassement cavalière, Bernie Ecclestone s’aventure sur un terrain glissant qui risque de lui faire perdre le contrôle de son « bolide » et de de se voir pénaliser de façon significative sur sa « fiche » de notoriorité!

quebechebdo 20 juin 2016
​Le journal Métro 21 juin 2016
​Le journal de Québec 22 juin 2016 
 

Le Royaume-Uni sous tension

19 juin 2016

L’assassinat tragique de la députée travailliste pro-UE de 41 ans, Jo Cox, en pleine rue de Birstal, au nord de l’Angleterre, révèle à quel point la tension est forte entre les partisans en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’Europe et les tenants du camp pro-Brexit (sortie de l'UE), et ce une semaine avant la tenue du référendum sur le maintien ou non de l’Angleterre dans le giron européen.

Selon des témoins, un coup de feu a été tiré pendant que Mme Cox se chamaillait avec un homme. La politicienne est alors tombée entre deux voitures, ensanglantée, atteinte d'au moins trois balles, dont une dans la région de la tête, et de plusieurs coups de couteau pendant que son assaillant aurait continué à lui tirer dessus et à la poignarder alors qu'elle gisait au sol, tout en clamant « Britain first ».

Une scène horrible comme le Royaume-Uni ne nous a pas habitués à assister tout comme le sont les crimes commis avec des armes à feu. C’est dire jusqu’à quel point le conventionnel « cool British » a atteint un niveau de tension jamais égalé.

À n’en pas douter, l’Union européenne bat sérieusement de l’aile à tel point que les derniers sondages placent les deux camps à égalité. Espérons que la mort cruelle de Jo Cox contribuera tout au moins à ramener le débat dans un climat plus serein d’ici le référendum, pour le plus grand bien de la démocratie britannique!

quebechebdo 17 juin 2016