La valse de l’essence

14 mai 2011

Qu'on le veuille ou non, les consommateurs sont pris en otages par les variations imprévisibles du prix de l'essence à la pompe. Un profond sentiment de frustration, amplifié par une impression d'impuissance, s'emparent des automibilistes lorsque, un matin, ils contatent que les prix ont augmenté de plusieurs sous le litre en l'espace d'une nuit! Encore une nuit où les pétrolières s'en sont donné à coeur joie dans leur valse de l'essence coutumière! Encore une fois, les Québécois sont confrontés à une résignation nauséeuse et avilissante devant l'inaction des divers paliers de gouvernements.
Pourtant, dans certains pays, les gouvernements ont pris des mesures pour faire cesser ces fluctuations aberrantes. C'est la cas, entre autres, du Royaume-Uni où les taxes sur l'essence ont été baissées, même constat en Autriche où le pouvoir encadre les prix de l'essence, un tel projet est présentement discuté en Allemagne, en Belgique, le débat porte sur la rétrocession d'une partie de la taxe sur l'essence aux automobilistes. D'autres mesures sont envisageables, entre autres, un appel au Bureau de la concurrence pour lancer une enquête sur la collusion entre les compagnies pétrolières quant à la fixation des prix, ou la modification ou l'ajout de lois pour s'assurer d'un marché plus fonctionnel.
Et pendant ce temps, le Québec demeure la province la plus taxée au pays sur le prix de l'essence, tandis que le ministre fédéral de l'Industrie, Tony Clement, se contente de demander qu'un comité de la Chambre des communes convoque les acteurs de l'industrie pétrolière afin que ceux-ci expliquent pourquoi les prix de l'essence sont si élevés! Foutaise…les petits garnements sont convoqués au bureau du directeur après l'école pour expliquer pourquoi ils ont lancé une balle de neige à une élève! À mon avis, les petits garnements vont s'en tirer avec des réprimandes…et les acteurs de l'industrie pétrolière vont continuer à jouer au yo-yo avec les prix de l'essence!

vigile.net tribune libre 14 mai 2011

Un bonbon scandaleux

13 mai 2011

Après une course aux chasseurs de tête pilotée par la firme Korn-Ferry International, basée à Los Angeles, appuyée par l'École nationale d'administration publique, le choix du directeur pour la construction du nouvel amphithéâtre de la Ville de Québec s'est arrêté en février sur l'ingénieur Jacques A. Bédard, lequel a signé un contrat de 4 ans et demie pour lequel il recevra un salaire annuel de 200 000$ gratifié d'une prime de 15% par année, soit un salaire global de 230 000$ par année.
En plus, si M. Bédard réussit à livrer l'amphithéâtre à la date prévue, soit en septembre 2015, et à l'intérieur du budget de
400 M$, il aura droit à une année de salaire en boni, payé par les contribuables de Québec. En fait, les dirigeants de la Ville de Québec ont décidé de remercier M. Bédard s'il arrive à faire ce pour quoi il est déjà bien rémunéré!
Imaginez un instant qu'une année de salaire en prime soit versée à tous les gestionnaires qui respectent les termes de leur mandat! Je crois que la facture risquerait d'être salée pour les entrepreneurs!

quebechebdo 13 mai 2011 

Une déclaration d’intention prématurée

13 mai 2011

À peine quelques heures avant la conférence de presse finale de Gilles Duceppe, le numéro deux du Bloc, Pierre Paquette, confirmait son intérêt pour sa succession, alléguant un souci de transparence. Toujours selon M. Paquette, il faut se laisser du temps pour décanter sans toutefois laisser traîner les débats, ce qui risque de voir le Bloc se disloquer. À cet effet, il convient de préciser que la direction du Bloc a déjà pris la décision de tenir un conseil général à l'automne pour discuter de l'orientation du parti et déterminer les règles du jeu quant au processus de nomination du nouveau chef.
La déclaration prématurée de Pierre Paquette ne s'est pas faite sans heurts au sein du Bloc, si bien que la pagaille semble se dessiner auprès d'autres prétendants non annoncés à la succession, en particulier Daniel Paillé et Bernard Bigras, lesquels prônent tous les deux de prendre le temps nécessaire avant d'entamer le processus de succession.
À mon avis, la force du KO qu'a subit le Bloc le 2 mai nécessite tout au moins qu'il attende le compte de 10 avant de se relever et, s'il en a la possibilité, de décider si oui ou non il poursuit le combat. Dans l'hypothèse où la réponse est affirmative, il lui appartiendra alors de désigner le coach qui l'appuiera dans la stratégie à utiliser pour poursuivre efficacement le combat.
En d'autres termes, à mon sens, l'heure est au bilan…et le parti a décidé qu'il se ferait à l'automne. En attendant, les candidats intéressés à la succession devraient dépenser leurs énergies à mobiliser les sympathisants de l'indépendance dans leur milieu…ils seraient davantage utiles pour la cause qu'ils défendent!

vigile.net tribune libre 12 mai 2011

L’amphithéâtre au banc des accusés?

13 mai 2011

Depuis quelques semaines, la guérilla s'est déclarée entre la Ville de Québec et Québecor d'une part, et l'ancien directeur général de la Ville de Québec, Denis de Belleval d'autre part, à propos du contrat entre la Ville de Québec et Québecor pour la gestion du futur amphithéâtre.
L'argumentaire de M. de Belleval tourne autour de deux éléments: la non-transparence du maire Labeaume dans l'octroi du contrat à Québecor, entre autres le fait qu'il ait transigé sans appel d'offres, et l'emprunt de 200 millions de la Ville de Québec, jugé astronomique et difficilement remboursable compte tenu des intérêts annuels de 10 millions au plus bas taux de 5%.
Dans le camp des défenseurs du projet d'un nouvel amphithéâtre, les arguments se situent surtout au niveau de l'émotivité, passant des dangers de faire échouer la venue d'une équipe de hockey de la LNH, à des retours à l'immobilisme du temps où M. de Belleval était directeur général de la Ville de Québec, à ses intérêts personnels, voire même politiques.
Quoiqu'il en soit, M. de Belleval, appuyé selon ses dires par une vingtaine de citoyens engagés qui préfèrent pour l'instant taire leur nom, songe à des recours juridiques dans ce dossier. Si une telle éventualité se concrétisait, le projet du nouvel amphithéâtre se retrouverait au banc des accusés. Alors, les procureurs de la Couronne, en l'occurence M. de Belleval et son avocat, devront faire la preuve de la culpabilité de l'accusé, hors de tout doute raisonnable…en d'autres termes, que le contrat liant la Ville de Québec à Québecor doit être résilié. C'est à suivre!

quebechebdo 12 mai 2011
vigile.net tribune libre 12 mai 2011 "Une déclaration d'intention prématurée"

Vivement un leader charismatique

10 mai 2011

En Pologne, en 1980, Lech Walesa est le principal leader des mouvements revendicateurs qui aboutissent à la création du syndicat Solidarité qu'il préside de 1981 à 1990. Arrêté en 1981, il reçoit le Prix Nobel de la Paix, un an après sa libération en 1982. Il devient par la suite président de la République de 1990 à 1995.
Plus près de nous, certains leaders québécois ont su rallier le peuple à leurs idées par leur charisme. On peut nommer les Maurice Duplessis, Jean Lesage, René Lévesque ou Jacques Parizeau. Et, qu'on le veuille ou non, le charisme de Jack Layton a joué pour beaucoup dans l'électorat québécois au cours de la dernière élection fédérale!
À mon avis, on aura beau échafauder toutes les stratégies pour parvenir à notre indépendance, s'il n'y a pas de leader possédant le charisme nécessaire pour entraîner le peuple derrière lui, nous nous acheminons vers un cul de sac! Le peuple ne peut pas gouverner pas plus qu'il ne peut se substituer aux politiciens. Le peuple doit vaquer à ses occupations…et, quand il en a la possibilité, écouter ceux qui lui parlent. Et, ceux qui s'adressent à lui doivent être animés de la conviction profonde de leurs idées, sans quoi, il zappera ailleurs!
Mais où se cache ce leader? Qui est-il?…Je vous avoue que je n'en ai aucune idée! L'important est de prendre conscience qu'il nous en faut un si nous voulons avancer vraiment comme peuple vers notre indépendance!
Toutefois, je serais porté à avancer une piste de réflexion…Nous sommes là, depuis des décennies, entre têtes blanches, à discuter de la meilleure stratégie pour parvenir à notre statut de pays! Pourquoi n'irions-nous pas scruter auprès de la génération montante s'il n'y aurait pas quelques jeunes animés de la conviction profonde d'accéder à notre indépendance?

vigile.net tribune libre 10 mai 2011
cyberpresse.ca 12 mai 2011 (version abrégée) "Êtes-vous satisfait du résultat des élections? (2)"
cyberpresse.ca 13 mai 2011 

Mal du pays

8 mai 2011

La grisaille a pris racine depuis plusieurs jours sur le territoire du Québec, des crues inégalées jusqu'à maintenant inondent des villages entiers. On a l'impression que le soleil s'est endormi derrière cette masse grise et compacte qui a assiégé la voûte céleste. Et, devant ce triste arrière-scène, appataît un Québec errant, habité par un peuple déchiré en perpétuelle quête d'identité.
Ce soir, je me sens fatigué de crier dans le désert…je me sens épuisé par les tiraillements incessants, souvent engendrés par les habitants du peuple auquel j'appartiens. Pourtant, ce soir, je me rappelle aussi tous ces patriotes qui ont sacrifié de leur vie leur foi en ce peuple francophone isolé dans une illusion de pays créé par les pères de la Confédération.
Ce soir, j'ai le goût de clamer mon désarroi devant une valse hésitation séculaire, sclérosante et avilissante. Ce soir, je me demande si un jour, nous allons parvenir à nous tenir solidaires et nous affranchir une fois pour toutes du joug fédéral.
Ce soir, je lance un appel pressant à toutes celles et tous ceux qui vivent des émotions semblables aux miennes pour que nous parvenions, ensemble, à expulser ce cancer de l'âme qui nous gruge insidieusement depuis si longtemps, Si, comme moi, vous ressentez le mal du pays, peut-être devrions-nous nous unir tous ensemble autour de la fierté de bâtir un pays!
Néanmoins, ce soir, malgré ce vague à l'âme amer, je me souviens, avec un mélange de nostalgie et d'espoir, des paroles de Félix Leclerc dans son "Hymne au printemps", et j'ai encore le goût d'y croire…et vous?

"Les bourgeons sortent de la mort,
Papillons ont des manteaux d'or,
Près du ruisseau sont alignées les fées
Et les crapauds chantent la liberté"

vigile.net tribune libre 7 mai 2011
quebechebdo 8 mai 2011 "version abrégée"

Commentaire:

"C'est dans le vague à l'âme que se trouve la toile de fond, celle qui est le fondement de l'action. Il est certain que la volonté de faire un pays n'est pas le rêve de tous les Québécois….Une jeunesse s'est jointe au rêve et est beaucoup plus déterminée puisqu'elle possède naturellement la confiance des luttes victorieuses de leurs aînés. Qui créera le rassemblement et l'inspiration d'un tel acte? À toute grisaille succède un soleil éclatant et la foi en ce projet de pays a vaincu bien des orages."

Martin Lavoie
vigile.net tribune libre 8 mai 2011 

La grenouille et le crapaud

6 mai 2011

Il en est souvent du cheminement des êtres humains comme de celui d'une nation. Ainsi en est-il de la propension viscérale de l'être humain à rechercher le bonheur au loin alors que bien souvent, il se trouve dans sa propre cour. De même, le peuple québécois a-t-il été souvent porté, au cours de son histoire, à poursuivre la quête de son identité dans des voies souvent opposées alors qu'elle se trouvait à sa portée. Pour illustrer ce phénomène autant humain que sociologique, je vous propose cette fable que j'ai écrite un jour…

La grenouille et le crapaud

Dame grenouille trouvait la vie bien routinière
Les yeux en l'air et les pattes sur un nénuphar
Au glas funèbre des ouaouarons de cimetière
Épiée par quelques quenouilles en guise de phares
"Ah! se dit-elle, j'aimerais bien vivre sur la terre
Et sauter gaiement aux champs comme les crapauds
Eux qui semblent profiter pleinement du grand air
Et moi qui suis prisonnière de ce bassin d'eau!"
Or à l'aurore où ses compères dormaient encore
Elle plongea et atteignit enfin la terre ferme
Ouvrit grand les yeux et admira le décor
Grisée par la chaleur sur son épiderme
"Enfin! pensa-t-elle, à moi la grande liberté!"
Puis elle entreprit son périple vers les champs
Sautillant le nez au vent et le corps léger
Propulsée par l'euphorie du souffle du vent
Près d'un espace sablonneux elle vit un crapaud
"Bonjour madame la grenouille! Que faites-vous ici
Aussi loin de la tranquillité de vos eaux?
-Je m'ennuyais captive de cette triste vie!
-Et vous pensez trouver mieux sur ce sol aride?
Comparez votre peau si douce à ma cuirasse
N'attendez pas que votre corps soit plein de rides
Et retournez à votre sereine surface!"
Le grenouille fit fi des bons conseils du crapaud
Si bien qu'après quelques jours de tours et de sauts
De cabrioles à travers les champs et boisés
Son eau jadis si terne en vint à lui manquer
Le chaud soleil dessécha peu à peu sa peau
Alors elle se souvint des conseils du crapaud
Et madame la grenouille s'en retourna bredouille
Auprès de ses nénuphars et de ses quenouilles
Vous qui comme la grenouille recherchez le bonheur
Sachez apprécier la présence d'une fleur!

Si le Québec revient bredouille de son dernier périple orange, peut-être en arrivera-t-il enfin à apprécier la présence du "fleurdelisé" et à "se souvenir" de ses erreurs du passé!

vigile.net tribune libre 6 mai 2011

  

Le NPD…le dernier beau risque?

5 mai 2011

À peu près tous les observateurs de la scène politique attribuent la remontée spectaculaire des néodémocrates au vent de changement. Ce n'est pas la première fois que les Québécois, tant sur les scènes fédérale que provinciale, explorent de nouvelles voies qui pourraient répondre à leurs aspirations. Un revirement irrationnel et imprévisible qui incarne une société en recherche de son identité, qui n'a pas encore trouvé sa voie, en manque de jalons susceptibles de représenter ses valeurs et sa culture.
À mon sens, le 2 mai, l'électorat québécois, particulièrement les sympathisants traditionnels du Bloc, lassés de la présence de ce parti national défendant les intérêts du Québec à Ottawa depuis 20 ans, a évincé d'un seul coup du décor, et le Bloc et les vieux partis qui l'ont décu depuis des décennies et s'est tourné vers le NPD, la seule voie qui n'avait pas encore utilisée et la dernière qui peut encore peut-être lui faire parcourir un bout de chemin vers sa quête d'identité.
Et si les Québécois, après avoir parcouru ce bout de chemin avec le NPD, se retrouvaient encore une fois devant un cul de sac, ils pourraient toujours se tourner ver le "beau rêve", la dernière voie qui s'offrira à eux, celle de l'accession à leur indépendance!

vigile.net tribune libre 5 mai 2011
quebechebdo 5 mai 2011
Le Devoir 6 mai 2011 "Le dernier beau risque?"
cyberpresse.ca 9 mai 2011 "Êtes-vous satisfait du résultat des élections?" 

Bilan et perspectives

4 mai 2011

Élections fédérales 2011

Bilan

Le 30 novembre 2011, soit deux jours avant les élections, plusieurs maisons de sondage prévoyaient que le NPD obriendraient 45% du suffrage au Québec contre 26% pour le Bloc québécois. Le 3 mai, après 37 jours de campagne scrutés à la loupe par une meute d'analystes politiques concernant cette 41ième élection générale fédérale, les résultats du vote démontrent hors de tout doute la remontée spectaculaire du NPD, qui remporte 58 comtés au Québec avec 43% des suffrages, et la dégringolade catastrophique du Bloc qui ne récolte que 4 comtés et 23% de la faveur populaire.
Que nous révèlent de tels résultats? L'heure est au bilan et chacun ira du sien…voici le mien. D'abord, ni le fort pourcentage du NPD ni la déconfiture du Bloc ne peuvent être associés d'aucune façon à un désintéressement de l'électorat québécois envers la cause souverainiste. Ensuite, à mon avis, le revirement de l'électorat québécois contre le Bloc doit être plutôt perçu comme un désabusement des Québécois envers un parti nationaliste représentant depuis 20 ans l'opposition fédérale qui défend les intérêts du Québec à Ottawa.
Face à une telle situation, les Québécois se sont retrouvés devant trois alternatives: le Parti conservateur dirigé par Harper, centralisateur, obscurantiste et magouilleur, le Parti Libéral, mené par Ignatieff, un chef inexpérimenté, qui écope d'un parti qui ne s'est jamais remis du scandale des commandites ni de la loi sur la clarté référendaire, ou les néodémocrates de Jack Layton, incarnant l'élément nouveau. Le peuple québécois a parlé et s'est tourné vers le NPD, délaissant par le fait même son appui traditionnel au Bloc.

Perspectives

D'une part, il est sûr que le Bloc fera son propre examen de conscience face à de tels résultats. À mon sens, il devra envisager sérieusement la pertinence de son existence sur la scène fédérale, voire même son rapatriement au Québec.
D'autre part, le NPD, devenant l'opposition officielle à Ottawa, et un PQ, persistant à maintenir le cap sur son plan de gouvernance, risquent de placer les Québécois sur un mode attente avant que la souveraineté ne soit replacée à la une! En effet, imaginez un parti, détenant l'opposition officielle au fédéral, prônant des mesures socialistes, entre autres, sur la famille et la santé, devant des demandes similaires provenant du Québec! Une situation où le PQ pourrait se pendre avec sa propre corde et faire mentir Gilles Duceppe lorsqu'il déclarait au congrès du PQ que le Canada n'avait plus rien à offrir au Québec.
Dans ce contexte, il m'apparaît évident que le PQ doit mettre sur les tablettes son plan de gouvernance qui consiste à tenter de gruger à la pièce des pouvoirs du fédéral en attendant un référendum gagnant, et s'attaquer immédiatement à la relance du projet de souveraineté. Alors, nous serons en mesure de juger de la ferveur souverainiste de Pauline Marois lorsque, dans un discours enflammé, à la clôture du congrès du PQ au soir du 16 avril 2011, elle déclarait que la confiance qu'elle avait reçue de ses militants allait lui permettre de se mettre en route vers la victoire d'un projet que les Québécois portent au coeur depuis des décennies! Si telles sont les véritables ambitions politiques de Mme Marois, et c'est ce que je nous souhaite de tout coeur, il ne reste plus qu'à nous mettre en route vers notre souveraineté!

vigile.net tribune libre 3 mai 2011
quebechebdo 5 mai 2011 "Élections générales…Bilan"

   

Un reliquaire

3 mai 2011

Le prince William a convolé en justes noces avec Kate Middleton. Avouons qu'ils forment un beau petit couple! C'est un grand jour pour le futur héritier de la Couronne britannique et, par conséquent, pour le futur roi du Canada, l'un des 54 pays membres du Commonwealth, qui, à titre de constitution monarchique, reconnaît la reine comme souveraine. Au cas où vous l'auriez oublié, ce faste mariage, auquel le Canada a été représenté par le gouverneur général, digne représentant de Sa Majesté au Canada, a eu lieu trois jours avant l'élection du premier ministre de cette même constitution monarchique. La monarchie, un reliquaire dont nous ne pourrons nous affranchir qu'en accédant à notre souveraineté!

Le Soleil 3 mai 2011