Oui à l’éthique…mais pour tous les élus!

20 octobre 2011

Par les temps qui courent sur la scène politique, personne ne mettra en doute la pertinence de l’initiative du gouvernement provincial d’offrir aux élus une séance de formation sur l’éthique.

Mais là où le bât blesse outrageusement, c’est que seuls les élus municipaux seront tenus d’assister à cette formation. À cet effet, j’appuie entièrement le maire de Saint-Joseph-de-Kamouraska, Sylvain Roy, qui a décidé de ne pas se présenter à cette formation.

En fait, pourquoi seuls les élus municipaux sont-ils contraints d’être présents et non pas les députés, ministres et premier ministre? Pour M. Sylvain, un élu est un élu, peu importe à quel niveau politique il évolue.

Si l’on considère que l’origine de cette formation à l’éthique émane des allégations de collusion et de corruption entre les divers paliers de gouvernements et certains entrepreneurs en construction et firmes de génie-conseil, il me semble que l’instigateur du projet, soit le gouvernement Charest, devrait prêcher par l’exemple et assister à cette formation.

Sinon, je me rallie à la décision de Sylvain Roy et j’encourage fortement les conseils municipaux à boycotter la loi 109, tout en proclamant haut et fort « Oui à l’éthique… mais pour tous les élus! »

quebechebdo 20 octobre 2011

La commission placebo

20 octobre 2011

En annonçant la création de sa commission d’enquête libérale le 19 octobre, Jean Charest vient de confirmer l’effet paravent de l’UPAC. En effet, il m’apparaît évident que la mise sur pied de l’unité permanente anti-corruption a été pensée et créée en vue de la créature qui nous a été présentée hier, une commission placebo qui vise l’effet psychologique sans apporter aucune solution aux problèmes détectés.

En excluant le pouvoir de contrainte des prérogatives des commissaires, contrairement à ce que prévoit la Loi sur les commissions d’enquête, tout en alléguant que les témoins risquent de se « blanchir » et de nuire aux enquêtes policières, Jean Charest, encore une fois, démontre son énorme talent dans la manipulation du sophisme.

En effet, n’eût-été de l’obligation de comparaître de plusieurs témoins sur qui pesaient de lourds soupçons lors de la commission Gomery , ces derniers ne se seraient sûrement pas précipités pour expliquer leur rôle dans le scandale des commandites et, par conséquent, ne se seraient jamais retrouvés derrière les barreaux.

En invoquant le fait que l’objectif premier de la dite commission est de faire la lumière sur une possible corruption systémique entre le monde de la construction et le financement des partis politiques, et ce, sans pouvoir de contrainte accordé aux commissaires, ces derniers sont voués à entendre des témoins floués par le supposé système sans la présence des présumés coupables…en réalité, les agressés sans les agresseurs. Et, pour ajouter le ridicule à la mesquinerie, les témoins qui désireront se présenter devant la commission Charbonneau n’auront aucune immunité !

Dans ces circonstances, j’ai nettement l’impression que nous assisterons à un défilé de bonnes et courageuses personnes qui accepteront de leur plein gré de se présenter à la barre des témoins devant la juge Charbonneau, munie d’un marteau de caoutchouc qui ne risque pas de faire beaucoup de bruit dans les annales judiciaires québécoises !

vigile.net tribune libre 20 octobre 2011
quebechebdo 20 octobre 2011 "Un marteau de caoutchouc dans la main de France Charbonneau"
cyberpresse.ca 20 octobre 2011 (Vos réactions à la mise sur pied de la commission Charbonneau) "Un marteau de caoutchouc"

Commentaire:

"Il est dommage que votre article ne paraisse pas dans la presse populaire. Il aurait aussi avantage à être lu publiquement sur les médias télévisuels connus. Il est clair, facile à lire et à comprendre pour la majorité des citoyens québécois. De plus, et c'est sa force, il a l'avantage de décrire avec exactitude ce que constitue la commission d'enquête du PLQ de John James
Charest."

Réjean Pelletier
vigile.net tribune libre 21 octobre 2011 

Si j’étais une femme!…

19 octobre 2011

À la lumière de commentaires disgracieux envers les femmes, entendus ou lus de la part de certains hommes au cours de ma vie, particulièrement depuis que j’ai atteint un certain âge, je me suis souvent demandé comment, l’homme que je suis, dans la peau d’une femme, réagirait…Et, j’ai choisi la voie de la poésie pour vous l’exprimer…

Moi si j’étais une femme
J’userais de mes charmes
Pour faire tomber tombeurs
Et ces rustres charmeurs

Moi si j’étais une femme
De pique je serais dame
De cœur je serais roi
Et l’as serait ma loi

Moi si j’étais un femme
Toutes les notes de la gamme
Je jouerais sans remords
Pour redresser les torts

Moi si j’étais une femme
Du feu de ma flamme
J’attiserais le tison
De ces hommes en bâillon

Moi si j’étais une femme
De ma tranchante lame
Je couperais les maillons
Des pernicieux affronts

Moi si j’étais une femme
Toute la force de mon âme
J’employerais sans pitié
Pour combattre vacuité

quebechebdo 19 octobre 2011 

Rendez-vous médical via la boîte vocale

19 octobre 2011

Une de mes amies est inscrite depuis plusieurs années au programme de dépistage du cancer du sein. Il y a environ six semaines, à l’occasion d’un examen annuel, son médecin a détecté des kystes, à la suite d’une mammographie. Le médecin lui a alors prescrit une échographie des seins bilatérale.

Mon amie a alors tenté d’obtenir un rendez-vous à l’hôpital mais jamais, elle n’a pu obtenir une conversation avec quiconque…elle est tombée plutôt sur une boîte vocale qui lui a indiqué les modalités à suivre pour faire parvenir la prescription de son médecin, soit par télécopieur.

Comme elle n’avait pas de nouvelles depuis six semaines, elle a décidé d’appeler son médecin pour lui demander d’intervenir dans le cheminement du dossier, mais ces efforts ont été vains.

Inquiète, elle s’est alors rendue à l’hôpital où elle avait fait parvenir son fax pour se faire dire que sa demande était rendue dans un autre centre hospitalier et que son dossier était traité normalement, suivant l’ordre des priorités.

En attendant, mon amie attend un appel d’"elle ne sait pas qui", d’"elle ne sait pas où", pour lui confirmer un rendez-vous "elle ne sait pas quand", pour un problème de santé dont "elle ne sait pas la gravité"!

quebechebdo 19 octobre 2011
cyberpresse.ca 21 octobre 2011 "Dans le brouillard"

 

Un « vieux » préjugé

18 octobre 2011

Je me souviens de l’impatience manifeste de mon père devant la lenteur des conducteurs d’automobiles qu’il appelait les « sunday drivers » à l’occasion de nos sorties dominicales en famille!

Aujourd’hui, avec le vieillissement de la population, les baby boomers prenant de l’âge envahissent de plus en plus les routes du Québec, si bien que les attitudes d’impatience à leur endroit risquent d’augmenter de plus en plus.

Si l’on ajoute à ce phénomène l’âgisme dont font preuve en particulier les jeunes conducteurs contre les personnes âgées au volant, nous assistons à un dénigrement de cette catégorie de conducteurs qui, en réalité, n’est peut-être pas fondé.

En effet, selon les statistiques, les conducteurs de 16 à 24 ans représentent 10% des détenteurs de permis de conduire et sont impliqués dans environ 25% des accidents avec dommages corporels, alors que les conducteurs de plus de 65 ans, quoique représentant 15% des détenteurs de permis, ne sont impliqués que dans 8% des accidents avec dommages corporels.

En réalité, selon le Dr Jamie Dow, médecin-conseil à la SAAQ, les personnes âgées, bénéficiant d’une longue expérience au volant, peuvent prévoir les situations à risques, faire preuve d’une bonne anticipation de ces situations et avoir de meilleures chances de les éviter que les conducteurs ayant peu d’expérience.

En conséquence, la perception de la société en général aurait peut-être avantage à ranger dans le placard ses préjugés contre les personnes âgées au volant et s’attaquer plutôt aux conducteurs pressés qui pestent contre ceux qui, bien souvent, ne font que respecter les règles de la sécurité routière!

quebechebdo 18 octobre 2011

La dégringolade du PQ se poursuit

18 octobre 2011

Malgré le taux d’insatisfaction le plus bas depuis 2007 par rapport au parti libéral sur les intentions de vote des Québécois si des élections avaient eu lieu il y a une semaine, soit 26%, le PQ n’arrive toujours pas à remonter la pente, mais au contraire, perd un point par rapport au mois précédent en récoltant 25%.

Pire encore, si François Legault confirme ses intentions de se lancer dans la course, le PQ tombe à 18%, loin derrière le futur parti de Legault à 36% et même des libéraux à 22%. Quant à savoir quelle la personnalité qui ferait le meilleur premier ministre, François Legault récolte 39%, Jean Charest, 24%, et Pauline Marois, 16%.

Une telle tendance pour la popularité envers la CAQ de Legault qui, à mon sens, incarne l’illusion d’un changement à couleur de retour vers le futur, une telle tendance envers la dégringolade persistante du PQ malgré les déboires du parti libéral, confirment que le PQ de Pauline Marois ne représente plus une solution acceptable ni le changement nécessaire souhaité par une proportion importante des Québécois.

En conséquence, il m’apparaît de plus en plus évident et urgent qu’une alternative de véritable changement, incarnée dans un projet de pays concret, soit proposée à l’électorat québécois pour connaître les véritables aspirations des Québécois, à savoir le statu quo ou le changement constitutionnel.

Vivement une coalition citoyenne des forces indépendantistes chapeautée par un parti politique prônant fermement en priorité l’indépendance du Québec !

vigile.net tribune libre 18 octobre 2011

« Speeds » aux effets pervers

17 octobre 2011

Après les désastres causés par l’utilisation de l’alcool au volant, les méthamphétamines apparaissent aujourd’hui comme le fléau dominant dans la cause d’accidents de la route, particulièrement chez les jeunes conducteurs.

En effet, selon les données du Centre de réadaptation en alcoolisme et toxicomanie de Chaudière-Apalaches, en 2006-2007, une personne sur quatre était traitée pour des problèmes de consommation de méthamphétamines alors qu’en 2010-2011, la proportion est passée à une personne sur trois, ce qui laisse supposer que de plus en plus de gens consomment de cette drogue dans la population en général.

La popularité de cette drogue, communément appelée « speed », tient au fait que ses consommateurs présentent très peu de symptômes, ce qui diminue les risques d’être interceptés par les policiers au volant de leur voiture. Or, seulement depuis 2009, la consommation de « speeds » a joué un rôle dans trois tragédies routières qui ont coûté la vie à un total de huit personnes en Beauce et dans Lotbinière.

Pour contrer les problèmes de consommation d’alcool au volant, des mesures de contrôle, telle l’invention de l’alcotest, ont été mises de l’avant. Peut-être qu’un jour, avec l’avancement de la science, réussira-t-on à prévenir ces accidents mortels causés par les effets pervers de l’utilisation des « speeds » en créant le « speedotest »! Pourquoi pas?

quebechebdo 17 octobre 2011

Le nombrilisme

15 octobre 2011

On aura beau invoquer le fait que le dernier sondage réalisé par L’Idée fédérale, groupement qui fait la promotion du fédéralisme, pourrait porter à interprétation, il n’en demeure pas moins que ses résultats sont plutôt inquiétants.

En effet, selon ce sondage, 37 % des Québécois refusent désormais toute étiquette politique, qu’elle soit souverainiste, fédéraliste, nationaliste ou autonomiste. De plus, 77 % des électeurs considèrent que le débat sur l’avenir politique du Québec doit être mis de côté. Pire encore, 71 % estiment dépassé le débat national.

En ce qui a trait au déni d’étiquettes de la part de 37% des Québécois, il ne fait que révéler, selon moi, une forme d’individualisme qui a envahi les sociétés occidentales, un nombrilisme qui régit maintenant les rapports entre les êtres, chacun se présentant comme le centre du monde. C’est le règne du « mon » au détriment de celui du « notre » !

Toutefois, même si de plus en plus de Québécois ne veulent pas être étiquetés politiquement, et qu’ils estiment à 71% que le débat national est dépassé, le même sondage révèle que 47% des répondants croient n’avoir que peu ou pas de valeurs communes avec les Canadiens du reste du Canada.

En conséquence, sur quelles bases communes s’appuient les répondants pour appuyer leurs divergences avec le ROC ?

À mon sens, la réponse à cette question est la clé du problème…En d’autres termes, nous arriverons à créer un sentiment identitaire et à renverser ce nombrilisme pernicieux dans la mesure où nous mettrons en lumière les bases communes qui définissent les caractéristiques de la nation québécoise, à savoir, entre autres, son dynamisme et sa force créatrice légendaires, son sens aigu de l’initiative entrepreneuriale, son leadership dans la découverte et l’exploitation des nouvelles technologies, sans oublier son rayonnement culturel à travers toute la francophonie .

Le refus d’étiquettes, l’individualisme, le nombrilisme, sont le reflet d’une société qui a perdu ses repères. Seul le retour à nos forces comme peuple saura recréer le sentiment d’appartenance nécessaire à briser l’isolement et à remobiliser les décrocheurs !

vigile.net tribune libre 15 octobre 2011
quebechebdo 15 octobre 2011 "Une société qui a perdu ses repères"

Et si Tristane Banon avait été violée!…

15 octobre 2011

Tristane Banon aura attendu huit ans avant de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour agression sexuelle et tentative de viol.

Malheureusement pour la plaignante, en France, ce crime est libéré par prescription au bout de trois ans. Par contre, si elle avait été violée, la prescription courait sur dix ans et, dans ce cas, elle aurait été en droit d’être entendue devant le tribunal.

Pas de chance! Mme Banon s’est trop défendue, le viol a été raté! Dommage, la justice française ne peut rien pour elle!

Une décision scandaleuse qui jette une flaque de boue sur la justice française!

quebechebdo 15 octobre 2011

Appel aux artistes, créateurs et poètes

14 octobre 2011

À la question de Marie-France Bazoo à son invité, Jacques Parizeau, lors de son émission diffusée le 6 octobre, « de quoi le Québec a-t-il besoin ? » Parizeau a répondu : des artistes, des créateurs et des poètes.

Bien que je sois en accord avec M. Parizeau sur le rôle fondamental de la communauté artistique sur l’essor du sentiment patriotique des Québécois, je me demande si les artistes d’aujourd’hui n’ont pas dérogé de cette mission.

À observer l’évolution de la carrière des artistes actuels, j’ai souvent l’impression que le « geste créateur », celui pour lequel ils se sont engagés dans cette carrière, se limite désormais à une gestion de l’offre et de la demande, de cotes d’écoute, de ventes d’album, du goût du public, de gestion de carrière et de programmes de subventions.

Comme le disait Simon Jodoin sur son blogue de cyber-boom du 7 octobre, intitulé « Les artistes ont-ils choisi de gérer au lieu de créer ? » :

« Bien sûr, certains artistes épousent une cause, ce en quoi on les considère comme « engagés », mais le plus souvent, cet engagement ne dépasse guère le niveau de la simple gestion : gestion de telle ou telle ressource naturelle, gestion de l’état et de l’éventuelle indépendance du Québec, gestion d’une calamité sociale ou d’une autre, faim, pauvreté, maladie. Dans tous les cas, on a presque l’impression que ce qui est réclamé, c’est de la saine gestion de la part des politiciens, ce qui me semble pour le moins irréconciliable avec la nature même de la création qui devrait s’employer à transgresser les conventions et non à en réclamer de nouvelles…Se pourrait-il que les artistes soient devenus, en quelque sorte, des fonctionnaires du divertissement, qui gèrent au lieu de créer ? »

Dans une période de notre histoire où les bases de notre système parlementaire sont sapées par la corruption, je retiens cette remarque de Pierre Curzi qui affirme que les artistes ont comme mission de contribuer à l’éveil de la conscience sociale et, qu’en ce sens, leurs œuvres devraient nous dire : « Voici ce qui va arriver ».

vigile.net tribune libre 14 octobre 2011