Pas question de ranger mes convictions dans le placard!

28 août 2012

Pour les plus âgés d’entre vous, vous vous souviendrez sûrement qu’à l’âge de sept ans, je n’ai jamais su pourquoi cette supposée sagesse nous était acquise spontanément à cet âge, nous parvenions à « l’âge de raison ».

Dorénavant, comme nous l’imposaient les règles de la « bonne société », nous devions être raisonnables…toute une responsabilité sur les épaules d’un enfant de sept ans, vous ne croyez pas ? Puis, nous avons grandi avec ce poids sur nos épaules sans vraiment nous rendre compte qu’il nous forgeait inconsciemment à une docilité souvent démesurée, voire même aliénante.

Aujourd’hui, l’héritage de cette vieille coutume se perpétue à travers les arguments électoralistes de nombreux péquistes qui nous incitent à voter stratégique pour le PQ-Marois dans le but de sortir le gouvernement Charest du pouvoir…en d’autres termes d’être « raisonnables » !

Et, pour ajouter davantage de poids à leurs arguments, ces mêmes défenseurs de la « raison » y ajoutent la manipulation en alléguant qu’un vote pour un tiers parti, Option nationale par exemple, contribuera à diviser le vote et risquer de faire passer le PLQ par la porte d’en arrière.

« Soyez raisonnables, clament-ils à peu près en ces termes, élisons d’abord le PQ car nous avons besoin du pouvoir pour gouverner, il sera toujours temps de sortir nos armes via d’autres partis par la suite ! » En d’autres termes, l’argumentaire des stratégiques nous demande de ranger nos convictions dans le placard pour le temps d’une élection, quitte à les ressortir le 5 septembre.

À mon sens, si Martin Luther King avait été « raisonnable » et qu’il était demeuré chez lui à continuer d’assister impunément aux politiques ségrégationnistes des américains, nous n’aurions sûrement pas un président noir aujourd’hui aux USA…de la même façon, si René Lévesque s’était montré « raisonnable » et qu’il était demeuré docilement au sein du PLQ, nous n’aurions jamais assisté à l’éveil du mouvement souverainiste au Québec.

Tout grand projet de société commence par un « rêve »…un rêve qui transcende les limites de la raison, qui vise des idéaux qui outrepassent les stratégies, un rêve qui demande du temps mais surtout les convictions nécessaires pour accéder à sa réalisation.

Pour toutes ces raisons, je refuse de me confiner aux arguments invoqués par les tenants de la stratégie au détriment de l’authenticité de mes convictions que je m’objecte résolument à ranger dans le placard…en attendant… !

vigile.net tribune libre 28 août 2012
quebechebdo 30 août 2012 "Réplique aux messagers stratégiques"

Neil Armstrong: dernière odyssée

28 août 2012

Je me souviens très bien, les yeux rivés sur le téléviseur, de l’instant précis où Neil Armstrong, en ce 20 juillet 1969, a posé le pied sur la Lune. Imaginez… un homme, à bord d’un vaisseau spatial, foule le sol d’un monde extraterrestre… la fiction de mes livres de jeunesse qui se transforme en réalité !

« Houston, ici la base de Tranquillité. L’aigle s’est posé », avait alors lancé le commandant de la mission Apollo 11. Quarante-trois plus tard, à l’âge de 82 ans, le légendaire astronaute s’est envolé discrètement, à son image, pour sa dernière odyssée vers une destination inconnue des humains… Bonne route, M. Armstrong !

Le Devoir 28 août 2012
quebechebdo 28 août 2012

La voie de l’avenir

27 août 2012

Après 25 jours de campagne, quatre débats télévisés au cours desquels les Québécois ont dû assister aux sempiternels combats de coqs où chacun des chefs invités s’est distingué dans l’art de serrer ses ergots sur le dos de ses adversaires, et les innombrables « savants » diagnostics des analystes sur les performances des gallinacés, nous abordons maintenant le dernier sprint de cette course au pouvoir.

Les voies du recul

D’un côté, le PLQ qui se présente devant l’électorat avec un dossier terni par les magouilles de collusions contre lesquelles il a eu à se défendre depuis ses trois derniers mandats, un parti en pleine chute de crédibilité auprès de ses plus fervents supporteurs qui commencent déjà à envisager des solutions de rechange à sa déconfiture.

De l’autre, la CAQ de François Legault, le supposé parti du changement, composé en grande partie d’anciens membres de l’ADQ, qui s’est donné comme vocation de faire le grand ménage dans l’appareil de l’État en puisant dans la Caisse de dépôt et en gérant les services publics comme des entreprises privées.

Les voies de la stagnation

Dans l’autre coin de l’arène politique, se présente le PQ, un parti qui se dit souverainiste tout en affichant une démarche aplaventriste qui consiste à aller cogner à la porte du fédéral pour espérer obtenir davantage de pouvoirs, alléguant que cette approche, utilisée pourtant sans succès à maintes occasions par nos pères de l’étapisme, devrait obtenir, comme par miracle, des résultats positifs.

À ses côtés, QS, un parti mi-figue mi-raisin, nous laisse voir par la voix de son co-chef, Amir Khadir, que la souveraineté en réalité n’est peut-être pas nécessaire, lequel Khadir a donné son vote à la candidate néo-démocrate aux dernières élections fédérales, contribuant par le fait même au déferlement de la vague orange dans laquelle le candidat bloquiste de son comté, Gilles Duceppe, a été emporté.

La voie de l’avenir

Enfin, dans une autre arène moins connue des chefs traditionnels, à savoir celle de l’intégrité et de la transparence des idées, évolue Jean-Martin Aussant, le chef d’Option nationale, le seul parti qui nous offre clairement de prendre le chemin de notre indépendance.

Face à un tableau aussi hétéroclite qui nous présente des partis qui nous font reculer et d’autres qui nous offrent la stagnation, je préfère d’emblée aller de l’avant et appuyer Option nationale parce que je suis convaincu qu’avec Jean-Martin Aussant, ON avance vers notre destination…à petits pas bien sûr mais sans détours inutiles.

ON, un parti qui, après seulement huit mois d’existence, présente 121 candidats le 4 septembre et compte déjà plus de 4000 membres, un parti dynamique qui reçoit un appui marqué des jeunes qui incarnent un vent de renouveau politique au Québec…des faons qui pourront prendre avec conviction la relève des caribous !

vigile.net tribune libre 27 août 2012
quebechebdo 26 août 2012 "Les faons à la relève des caribous"

Lettre ouverte à Jacques Parizeau

25 août 2012

En ’95, les Québécois sont venus à un cheveu d’obtenir leur passeport leur permettant de franchir les frontières leur ouvrant les portes de leur indépendance. Dix-sept ans plus tard, force est de constater que le parti, où vous avez milité avec tant de conviction, nous a conduits dans un cul-de-sac politique dans lequel les chefs qui vous ont succédé ne cessent de nous maintenir.

Aujourd’hui, une énième campagne électorale « provinciale » est en cours et, je ne sais trop pour quelles raisons, vous observez un mutisme inquiétant, voire même difficilement explicable.

Pourtant, vous le savez mieux que moi, les enjeux de cette campagne électorale sont cruciaux, en particulier la question nationale sur laquelle les partis traditionnels s’enfargent à qui mieux dans un dédale alambiqué qui conduit le citoyen dans les abîmes de l’obscurantisme.

À mon sens, M. Parizeau, vous avez toujours incarné un homme politique intègre, un homme de conviction qui s’est toujours tenu debout devant ses adversaires, un conducteur qui avait « vraiment » les deux mains sur le volant et, en tant que tel, vous avez le devoir de dissiper le brouillard « électoraliste » dans lequel les partis traditionnels ont envahi le paysage politique de l’électorat québécois .

Aujourd’hui, sans avoir ni l’expérience ni la crédibilité que vous avez acquises au cours des années, un homme, Jean-Martin Aussant, ose, comme vous l’avez fait en des centaines d’occasions, s’affirmer comme un souverainiste de conviction et proposer, dans la plate-forme de son parti, Option nationale, un processus clair d’accession du Québec à son indépendance.

Toutefois, à quelques jours qui nous séparent du scrutin, vous demeurez cois…comment devons-nous, en tant que souverainistes convaincus, interpréter ce silence? Est-ce à dire que vous endossez le plan de gouvernance souverainiste de Pauline Marois? Devons-nous en comprendre que le « croisé » a rendu les armes? Pourquoi ne donnez-vous pas votre appui officiel à Option nationale, le seul parti qui, dans cette campagne, s’affirme résolument en faveur de la souveraineté du Québec?

Toutes des questions auxquelles nous aimerions que notre « chère belle-mère nationale » nous fournisse des réponses…des réponses qui auront sans contredit beaucoup de poids dans la balance des indécis qui représentent, encore aujourd’hui, un pourcentage substantiel de 20%.

En conséquence, M, Parizeau, je vous incite à sortir de votre tanière et à prendre fermement position sur la question nationale, un terrain privilégié sur lequel vous avez su laisser votre marque sur la scène politique québécoise.

quebechebdo 25 août 2012
vigile.net tribune libre 25 août 2012

Entre l’arbre et l’écorce

24 août 2012

Le 15 février 2012, soit deux semaines après que le Conseil national du PQ eut adopté à l’unanimité le principe des référendums d’initiative populaire, Pauline Marois avait déclaré, en conférence de presse, qu’une fois les 850 000 signatures recueillies et les autres conditions remplies, le gouvernement serait dans l’obligation de tenir un référendum qui serait « exécutoire ».

Toutefois, six mois plus tard, au lendemain du débat entre Pauline Marois et François Legault où la chef du PQ a semblé déstabilisé par sa position ambiguë sur les RIP, elle a affirmé que les référendums d’initiative populaire ne seront que « consultatifs » et que la signature d’un registre par 15 % des électeurs pour obtenir la tenue d’un référendum n’engagerait pas le gouvernement et l’Assemblée nationale. En guise d’argument justifiant son changement de position, la chef péquiste allègue que la procédure serait anticonstitutionnelle si elle devait lier les élus.

Par ailleurs, selon le constitutionnaliste Henri Brun, l’argument constitutionnel évoqué par Mme Marois ne tient toutefois pas puisque rien dans la Constitution n’empêcherait l’Assemblée nationale d’adopter un projet de loi forçant le gouvernement à tenir un référendum à la suite de la signature d’un registre, comme le prévoit la formule des RIP.

À mon sens, la formule des référendums d’initiative populaire représente une saine approche démocratique pour autant qu’ils aboutissent à des résultats concrets. Dans le cas présent, il m’apparaît clair que Pauline Marois est prise entre l’arbre et l’écorce : d’un côté les « purs et durs » du parti qui voient dans cet exercice démocratique un moyen d’atteindre la souveraineté du Québec et de l’autre, les « modérés » qui vont tout tenter pour retarder l’application d’un RIP portant sur le déclenchement immédiat du processus d’accession à notre souveraineté, alléguant, et la chanson n’est pas nouvelle, que les Québécois « ne sont pas prêts pour une telle démarche ».

Conséquemment, la chef du PQ se doit de prendre clairement position en campagne électorale sur un sujet aussi crucial : ou elle confère aux RIP un statut exécutoire et le processus référendaire est enclenché advenant les 850 000 signatures recueillies, ou elle devra se résigner à coller un funeste RIP sur la pierre tombale des référendums d’initiative populaire!

quebechebdo 24 août 2012
vigile.net tribune libre 24 août 2012

Ça sent la déconfiture libérale…

23 août 2012

Ce n’est pas sans raison que le fin politicien qu’est Thomas Mulcair, le chef du NPD fédéral, annonce, en pleine campagne électorale québécoise, son intention d’ouvrir une succursale provinciale au Québec.

À mon sens, les néo-démocrates visent clairement deux objectifs : d’une part, le NPD se montre disponible à prendre la relève des Libéraux de Jean Charest en cas de déconfiture de son parti, comme il a réussi à le faire au Québec avec le Parti Libéral fédéral lors de la dernière élection fédérale et d’autre part, l’incursion néo-démocrate sur la scène provinciale représente une gifle cavalière à l’endroit de Québec solidaire avec lequel le NPD entretenait jusqu’ici des liens plutôt « conviviaux ».

Il semble évident que, dans les milieux fédéralistes, on constate la désaffection des Québécois, et plus particulièrement de l’électorat anglophone, à l’égard du PLQ compte tenu, entre autres facteurs, de l’ampleur de la corruption qui devrait être révélée au grand jour dans les prochains mois par la Commission Charbonneau, et, de ce fait, on envisage sérieusement sa déconfiture le 4 septembre.

Du côté de QS, même si Amir Khadir a donné son appui au NPD lors de la dernière élection fédérale en accordant son vote à la candidate néo-démocrate dans sa circonscription au détriment de Gilles Duceppe, il appert que les atomes crochus de QS envers le NPD ne soient pas partagés par Thomas Mulcair qui a « ordonné » à ses députés de ne pas s’ingérer dans la campagne électorale québécoise.

En stratège aguerri, Mulcair réalise très bien l’errance de Québec solidaire sur la scène politique québécoise, son programme étant, à ses yeux, trop radical et l’extrême-gauche du parti en menant beaucoup trop large, sans compter la position officielle de QS en faveur de l’indépendance du Québec, inconciliable avec l’option fédéraliste du NPD.

En conséquence, il m’apparaît que le chef du NPD espère rapatrier au sein du nouveau NPD-Québec les membres de Québec solidaire qui partagent le même point de vue que lui, entraînant une désaffection envers QS et pouvant même conduire à sa disparition de la carte électorale québécoise.

Et tout ça, c’est sans compter les appuis que le frérot provincial pourrait apporter à son grand frère fédéral ! D’ailleurs, à cet effet, un sondage Léger Marketing mené pour Le Devoir et The Gazette en octobre 2011 a montré que la présence du NPD au Québec ne serait pas mal reçue et, qu’au contraire, pas moins de 34% des répondants se sont dits prêts à voter pour un NPD- Québec, les électeurs potentiels provenant de tous partis confondus.

vigile.net tribune libre 23 août 2012

Je rêve depuis plus de quarante ans

23 août 2012

C’était en 1963, il y aura bientôt cinquante ans…un certain Martin Luther King, de race noire, clamait, à la face même du peuple américain, son rêve de justice envers TOUS les citoyens de ce pays. Le 4 novembre 2008, soit 45 ans après le discours historique du pasteur King, Obama devenait le premier président américain de race noire.

Qui l’eût cru? Et pourtant, l’incroyable est devenu réalité parce qu’un homme a décidé de hisser son rêve et ses convictions au-dessus de toute stratégie même s’il semblait incarner, pour plusieurs faux prophètes, la voix dans le désert!

Aujourd’hui, au Québec, certaines voix s’élèvent pour crier la soif de liberté du peuple québécois…Aussi, ai-je senti le besoin de m’unir à leurs voix à ma façon en vous offrant ce petit poème qui sort tout droit de mon « rêve » :

Je rêve depuis plus de quarante ans
D’un pays en terre d’Amérique
Qui se libère des sorts maléfiques
Qui le harcèlent depuis tant de temps

Je rêve depuis plus de quarante ans
D’un peuple qui ose s’affirmer
Et clamer sa soif de liberté
Par delà les carcans étouffants

Je rêve depuis plus de quarante ans
D’une voix qui proclame ses convictions
Au-delà des stériles ambitions
D’un pouvoir bêtement avilissant

Je rêve depuis plus de quarante ans
D’une nation québécoise française
Qui arrête de filer à l’anglaise
Devant un adversaire dénigrant

Je rêve depuis plus de quarante ans
De reprendre fièrement mes cours d’eau
Mes forêts, mes mines, mes animaux
Et d’en disposer comme je l’entends

Je rêve depuis plus de quarante ans
D’un Québec libre et souverain
Qui aspire à se prendre en main
Et à s’assumer toutes voiles au vent

quebechebdo 23 août 2012
vigile.net tribune libre 12 mars 2013

 

Sondage dans Nicolet-Bécancour – Aussant récolterait 28% des suffrages

22 août 2012

Un commentaire, laissé à la suite de mon article paru dans Le Devoir du 21 août dans la rubrique « Opinion/Lettre » et intitulé « Le grand absent » en version abrégée [cf tribune libre de vigile.net le 20 août pour version intégrale], se lisait comme suit :

« L’ON ne décolle pas parce que les Québécois ne veulent pas encore se séparer du Canada. Peut-être iraient-t-ils, majoritairement, vers un genre souveraineté-partenariat ou autre chose comme une véritable confédération d’États souverains mais pas la simple séparation. Si tel était le cas "le besoin de séparation", l’ON attirerait plus de votes avec M. Aussant, charismatique politicien avec un manque de raffinement sur l’option constitutionnelle qui le fait coller au fond avec l’ON. Il est même en danger d’arriver 4e dans son propre comté, selon les derniers sondages. »

Toutefois, sous ce commentaire en apparaissait un autre qui contredisait les propos du commentaire précédent et référait à un site qui affirmait qu’un sondage interne, publié par TVA et effectué par la firme Cible-Recherche dévoilé le 21 août, plaçait Jean-Martin Aussant, le chef d’Option nationale, aux portes de la victoire dans la circonscription de Nicolet-Bécancour. En fait, la différence entre lui et son plus proche rival de la CAQ se situait à l’intérieur de la marge d’erreur.

Après répartition des indécis, voici les résultats que révélait ce sondage :

Parti politique (candidat)                Intentions de vote
 
Coalition Avenir Québec (Donald Martel)      30.6%
Option nationale (Jean-Martin Aussant)       27.7%
Parti Québécois (Gilles Mayrand)                 25.4%
Parti Libéral du Québec (Marc Descoteaux)  16.3%

La marge d’erreur de ce sondage est de 4%, ce qui signifie que la lutte est extrêmement serrée puisque l’écart entre la CAQ et Option nationale, qui est de moins de 3%, se situe à l’intérieur de la marge d’erreur.

Pas si mal pour un parti qui a été exclu des écrans de plus de 1,6 million de téléspectateurs lors du débat des chefs et qui n’a que huit mois d’existence !

Dans un autre ordre d’idée, en guise de pointe d’humour sur les débats des chefs qui se déroulent ces derniers jours, je vous propose cette analogie avec la tradition de la galette des rois…je me demande qui, parmi les trois chefs des « principaux » partis, héritera de la fève et sera couronné le roi ou la reine le 4 septembre !

vigile.net tribune libre 22 août 2012

Pointe d’humour sur les débats des chefs

22 août 2012

En guise de pointe d’humour sur les débats des chefs qui se déroulent ces derniers jours, je vous propose cette analogie avec la tradition de la galette des rois…je me demande qui, parmi les trois chefs des « principaux » partis, héritera de la fève et sera couronné le roi ou la reine le 4 septembre!

quebechebdo 22 août 2012 

Ce que JMA aurait dit au débat télévisé

21 août 2012

Exclus du débat des chefs organisé par le consortium des télévisions publiques du Québec, Option nationale a participé à sa façon à l’exercice du 19 août. En effet, le chef de la formation souverainiste, Jean-Martin Aussant, a commenté le débat en direct sur le réseau social Twitter, insistant surtout sur le financement des partis politiques, la nationalisation des ressources naturelles, en passant par la santé et l’économie.

Faisant d’abord référence aux chefs des deux "grands" partis, à savoir Charest et Marois, JMA à lancé d’entrée de jeu que nous étions en présence d’un "politicien de carrière contre une politicienne de carrière [et que nous étions soumis aux] éternels arguments prévisibles".

À titre d’exemple, alors que la chef du Parti québécois s’est dite "pour le développement du Nord qui va amener des redevances aux Québécois", le chef du Parti libéral a défendu son Plan Nord en soulignant que le gouvernement allait "chercher la part qui nous revient". Sur cette question, Jean-Martin Aussant a indiqué que "les partis traditionnels s’enferment dans un débat stérile sur les redevances" et "qu’il faut nationaliser les ressources naturelles".

Sur la question controversée du financement des partis politiques, la position de Jean-Martin Aussant est ferme et sans équivoque : "La solution est pourtant simple : interdire les dons privés aux partis politiques ! C’est une question de volonté politique".

Du côté de la santé, M. Aussant estime qu’élargir "le rôle des infirmières et des pharmaciens" ainsi que d’informatiser "le système de santé" permettrait d’offrir "un médecin de famille pour tous".

Toutefois, c’est sur la question nationale que JMA a surtout insisté. À cet effet, je vous lance en vrac quelques unes des réflexions qu’il a abordées au cours de la soirée :

- Renouvellement du fédéralisme ? Il est futile de tenter d’améliorer les aptitudes d’un autre peuple à bien nous gérer ; 
- ON ne veut pas plus de pouvoirs, ON veut tous les pouvoirs ; 
- Un Québec souverain fera plus de surplus en période de croissance et moins de déficits en période difficile. ON y gagnera tout le temps ; 
- Si la priorité de M. Charest était vraiment l’économie, il serait souverainiste pour investir dans NOS secteurs stratégiques ; 
- Le meilleur moyen de "relancer le Québec" [dixit M. Legault] est de devenir maîtres chez nous ; 
- Chaque priorité des Québécois, que ce soit la santé, l’éducation
l’économie, etc…serait mieux gérée si le Québec avait tous ses outils ;
- Environ 200 pays dans le monde ont acquis leur indépendance depuis quelques décennies et aucun n’a jamais regretté ni voulu redevenir une province. ON est rendus là.

Enfin, sur la question de la souveraineté, Pauline Marois, lors du débat, a réitéré sa fidélité au dessein souverainiste, tout en évitant de fixer une date pour un référendum, ce sur quoi Jean-Martin Aussant a rétorqué : "Quand il faut insister sur le fait qu’on est souverainiste, il y a quelque chose de pas très clair dans les propos de Mme Marois !…"

En terminant, je vous laisse sur cet extrait de l’éditorial de Josée Boileau paru dans Le Devoir du 21 août sous le titre "Face à face électoraux – Les absents" : "Marois, Legault et Charest en face-à-face à TVA, c’est intéressant mais prévisible. Ajouter Khadir, David et Aussant aurait eu le grand mérite de sortir de leur confort tous ces vieux routiers de la politique. Il faudra bien finir par en prendre acte."

vigile.net tribune libre 21 août 2012
quebechebdo 21 août 2012 "Ce qu'Aussant aurait pu dire au débat télévisé"