Le grand absent du débat

20 août 2012

Nous sommes le 19 août 2012, il est 19h40…À RDI, dans l’émission d’avant-débat, j’entends une publicité qui annonce que nous assisterons dans quelques minutes à un débat unique où « toutes les tendances politiques sont représentées ».

Quelle farce!…Il est faux de publiciser une telle affirmation sur notre télévision d’État puisque l’on sait pertinemment que le seul parti qui prône clairement la voie de l’indépendance du Québec, à savoir Option nationale, ne sera pas représenté à ce débat ni aux autres qui suivront.

19h55…La température est splendide…Je décide d’aller prendre une marche pour m’emplir les poumons de l’air frais qui envahit l’atmosphère du Québec au moment où les ondes télévisuelles pollueront le paysage politique dans le smog des vieilles ritournelles électoralistes habituelles!

À travers ce brouillard, j’essaie de deviner les grands titres qui couvriront la une des médias au lendemain de ce débat et j’imagine que l’on tentera de faire ressortir, selon la coutume, un « gagnant » à ce débat…

Puis, le smog se dissipe peu à peu pour faire place à la triste réalité…compte tenu de l’absence d’une pièce majeure sur l’échiquier politique québécois actuel en la personne de Jean-Martin Aussant, c’est le public qui recevra le titre peu honorable de « grand perdant » à ce débat.

Lundi, le 20 août…À la lecture des commentaires des divers journalistes, je constate que je ne m’étais pas trompé et que j’ai bien fait d’aller respirer l’air pur au lieu de me cantonner devant le petit écran et d’assister à une compétition de tir à l’arc où les flèches ont fusé de toutes parts, la plupart étant évitées par les habiles archers d’expérience sur le terrain connu de la petite politique provinciale!

Enfin, je laisse la parole à Jean-Martin Aussant, le grand absent à ce débat, qui résume en ces termes les propos des chefs
« invités » : « C’a été un débat de chefs ambitieux qui veulent seulement faire mal paraître l’autre pour le battre ».

quebechebdo 20 août 2012
vigile.net tribune libre 20 août 2012 "Le grand absent"
Le Devoir 21 août 2012 "Le grand absent" (version abrégée)
cyberpresse.ca 21 août 2012 "Le débat des chefs 2012" (version abrégée)

Drôle de justice!

19 août 2012

Le verdict est tombé…la Cour supérieure du Québec a rejeté la demande d’injonction d’Option nationale qui exigeait, pour des raisons d’équité, d’être représenté aux débats télévisés des chefs.

Parmi les arguments invoqués par la Cour, on répond que le chef d’Option nationale n’a pas été élu sous cette bannière et qu’il n’y a qu’un seul député d’ON à l’Assemblée nationale alors que, d’une part, les candidats élus qui représentent la CAQ ne l’ont pas été sous cette bannière et que, d’autre part, Québec solidaire sera représenté aux débats même s’il n’a qu’un député à la chambre !

Une décision qualifiée d’injuste et d’arbitraire par Jean-Martin Aussant envers son parti et les électeurs du Québec qui devront encore une fois se contenter des faux-fuyants verbeux des chefs des vieux partis en plus des élans oratoires pompeux d’un politicien carriériste de longue date comme chef d’un nouveau parti au détriment de véritables débats où les nouvelles idées de Jean-Martin Aussant auraient pu dépoussiérer les vieux discours démagogiques auxquels les Québécois ne prêtent plus aucune crédibilité.

Et, depuis le prononcé de ce jugement par la Cour supérieure qui crée un précédent en excluant des débats un chef de parti représenté à l’Assemblée nationale, avez-vous entendu un seul chef des autres partis regimber contre l’injustice que la Cour a réservée à Jean-Martin Aussant ? C’est la loi du silence…

Pourtant, si Pauline Marois, qui se proclame chef du seul parti indépendantiste susceptible de prendre le pouvoir le 4 septembre, se montrait « authentique », n’aurait-elle pas avantage à exiger que Jean-Martin Aussant fasse partie des débats et puisse lui procurer de la sorte des appuis à la cause qu’elle prétend défendre ?

À mon sens, elle gardera le silence, et vous savez pourquoi…la « stratégie » électoraliste lui impose une telle attitude. Option nationale représente aux yeux des stratèges péquistes une menace à l’hégémonie « souverainiste » du PQ sur le territoire du Québec.

Et dire qu’il y a des commentaires sur les tribunes libres qui prônent encore l’union des forces souverainistes…à ceux-là, je dis : « Vous repasserez ! »

vigile.net tribune libre 18 août 2012
quebechebdo 17 août 2012 "Injonction d'Option nationale: drôle de justice!" (version abrégée)

Option nationale…une présence indispensable sur la scène politique québécoise

17 août 2012

Au moment du déclenchement des élections, 5 893 614 électeurs étaient inscrits sur la liste électorale. Si la tendance se maintient et qu’Option nationale maintient 2% des intentions de votes exprimées lors des derniers sondages, incluant les intentions fermes et les indécis, la parti de Jean-Martin Aussant récolterait quelque 70 000 bulletins votes en sa faveur dans l’hypothèse conservatrice où le taux de participation atteindrait 60%…Pas si mal pour un parti qui n’a que huit mois d’existence et qui est rabroué par les médias quand il n’est pas dénigré bassement, par exemple, par leur refus méprisant d’inviter le chef d’Option nationale aux débats des chefs.

Imaginez maintenant, dans un scénario « idéal » où ON réussirait à faire élire les candidats Jean-Martin Aussant, Denis Monière et Catherine Dorion, pour ne nommer que ceux-là, chacun dans sa circonscription, le poids politique que prendrait Option nationale dans l’éventualité d’un gouvernement péquiste minoritaire, une hypothèse fort plausible si on se fie aux résultats des derniers sondages.

Malgré eux, les péquistes se verraient de la sorte contraints de négocier des ententes avec les tiers partis, que ce soit QS ou ON, une démarche qui aurait pour effet d’accélérer le processus de le démarche du Québec vers son indépendance.

Lors d’une entrevue réalisée au Courrier Sud le 15 août au cours de laquelle Jean-Martin Aussant eu l’occasion de passer à savon les trois chefs de partis actuellement dans la course, lesquels auparavant, y étaient allés de leurs commentaires de bas étage sur Option nationale, JMA, à la remarque de Pauline Marois qui affirmait que pour se débarrasser de Jean Charest, il ne fallait pas voter « pour un tiers parti », mais « pour un parti qui peut réellement changer les choses » et qui a « réellement des chances de former le prochain gouvernement », n’a pas manqué de répliquer en l’accusant d’avoir choisi la voie facile en reléguant au second plan la souveraineté :

« Il faut que les leaders souverainistes aient le courage et la bonne volonté d’expliquer leur position à l’électorat, plutôt que de simplement dire « parlons d’autre chose ». Je trouve ça trop mou comme leadership. Il faut être sincère avec la population, quitte à ce que ce soit plus dur d’être élu. »

Voilà, à mon sens, le type de réplique qui sera lancée en chambre par d’éventuels députés d’ON lorsque la chef du PQ fera preuve de mollesse dans son discours souverainiste en manifestant ses intentions de « parler d’autre chose ».

Voilà pourquoi aussi il serait primordial que Jean-Martin Aussant soit présent aux débats des chefs, une présence qui contribuerait à sortir les débats de leurs ornières électoralistes et à mettre sur la table les arguments que désire entendre le citoyen au sujet des avantages de l’indépendance au lieu des sempiternelle pirouettes autour du pot auxquelles sont habitués les auditeurs depuis des décennies.

En réalité, un débat sans Jean-Martin Aussant, c’est comme de s’atteler à résoudre un casse-tête tout en sachant à l’avance qu’il nous manque des morceaux pour le compléter…À ce compte-là, je préfère ne pas le commencer, en d’autres termes, ne pas regarder les débats au lieu de subir la frustration d’être confronté à la fin devant un « casse-tête inachevé » !

vigile.net tribune libre 17 août 2012

La volatilité du vote établie à 44%

16 août 2012

À mon sens, ce qu’il faut surtout retenir des résultats du dernier sondage CROP-Le Soleil-La Presse du 16 août, c’est que près d’un électeur sur deux, soit 44%, déclarent qu’ils pourraient encore « changer d’avis » d’ici le 4 septembre et que 19% des personnes sondées indiquent ignorer pour qui elles allaient voter ou refusent de répondre.

Des résultats qui démontrent hors de tout doute la volatilité de l’électorat québécois après deux semaines de campagne et que plusieurs dizaines de milliers de citoyens peuvent changer leur fusil d’épaule en fonction des circonscriptions et/ou de l’actualité qui couvrira les prochaines semaines de campagne.

vigile.net tribune libre 16 août 2012
quebechebdo 18 août 2012

Réflexion pertinente

16 août 2012

À ceux et celles qui, devant leur hésitation à voter pour le PQ ou pour Option nationale pour déloger Jean Charest du pouvoir, auraient encore des doutes entre un vote stratégique pragmatique ou un vote authentique de conviction, je vous suggère cette réflexion fort à propos de Charles De Gaulle qui est apparue dernièrement sur la page d’accueil de la tribune libre de Vigile : « Ce qui est salutaire à la nation ne va pas sans blâmes dans l’opinion ni sans pertes dans l’élection. »

vigile.net tribune libre 16 août 2012
quebechebdo 17 août 2012

Quand les idées s’entremêlent

16 août 2012

La réaction impulsive du maire de Saguenay, Jean Tremblay, concernant l’intervention de la candidate péquiste dans la circonscription de Trois-Rivières au sujet de la présence du crucifix à l’Assemblée nationale, Djemila Benhabib, démontre à quel point l’émotivité des Québécois peut contribuer à envenimer démesurément une situation qui en soi devrait être placée dans son contexte historique et être traitée objectivement pour ce qu’elle représente.

Rappelons d’abord que le crucifix n’a été installé à l’Assemblée nationale qu’en 1936 par le premier ministre Maurice Duplessis, qui voulait ainsi marquer l’alliance avec l’Église du Québec. Or, force nous est de constater que, depuis cette époque, les idées ont bien changé et qu’il y a longtemps que les Québécois ont séparé l’Église de l’État et, qu’en ce sens, le crucifix souffrirait d’être déplacé hors de l’enceinte des élus du peuple.

Par ailleurs, en ce qui a trait au projet du PQ de créer une charte de la laïcité, nous entrons dans un sujet crucial qui mérite, à mon sens, qu’on s’y arrête sérieusement. Pour l’instant, je serais porté à rejoindre la réflexion de Saint-Exupéry : « Si tu diffères de moi, frère, loin de me léser , tu m’enrichis ».

vigile.net tribune libre 16 août 2012
quebechebdo 16 août 2012

Le bénévolat « obligatoire »

16 août 2012

Après le 9 à 5 de Legault pour contrer le décrochage scolaire, voici maintenant le bénévolat «obligatoire» de Charest. En effet, dorénavant, les jeunes de cinquième secondaire seront «forcés» de réaliser 10 heures de bénévolat dans une entreprise du secteur communautaire «désignée par l’école qu’ils fréquentent» pour réussir le cours «Monde contemporain», le chef du Parti libéral alléguant «qu’il faut leur donner l'habitude et le goût pour ce type d'engagement social».

Décidément, avec de telles mesures «visionnaires», les chefs caquiste et libéral contribueront à faire en sorte que l’école québécoise fera figure de proue pour les prochaines années dans le monde de l’éducation auprès des autres pays!

quebechebdo 16 août 2012
vigile.net tribune libre 16 août 2012

Débats des chefs…Aussant attaque

15 août 2012

Réagissant au fait qu’il ait été relégué «sous le radar des médias» à l’occasion des débats des chefs, le chef d’Option nationale à réagi en faisant parvenir cette injonction contre les représentants des médias concernés :

«Une demande d’injonction visant à permettre au chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, de prendre part aux débats télévisés présentés par Radio-Canada, Télé-Québec et TVA a été déposée mardi matin (14 août) au palais de justice de Québec. Le fait de ne pas être invité aux débats télévisés traditionnels, ni d’avoir un temps d’antenne équivalent aux autres chefs de partis représentés à l’Assemblée nationale me fait douter de la santé de notre démocratie», a déclaré Jean-Martin Aussant.

Ce dernier considère son exclusion comme une injustice envers son parti, mais également envers les électeurs du Québec, qui n’auront pas la possibilité de prendre connaissance des positions d’Option nationale lors de ces soirées importantes.

Il est désolant de constater que malgré l’esprit de la Loi électorale et de son article 423, les grands diffuseurs ne donnent pas à Option nationale une visibilité équivalente aux autres partis politiques représentés à l’Assemblée nationale et semblent faire trop souvent la sourde oreille à l’enthousiasme que suscite notre jeune formation politique, dans les médias sociaux notamment », conclut Jean-Martin Aussant.

L’audition de la requête en injonction devrait avoir lieu ce mercredi (15 août), à Québec.

Option nationale est un parti politique qui a été fondé en octobre 2011. Son chef, Jean-Martin Aussant, siège à l’Assemblée nationale depuis l’élection générale de 2008. Le parti compte 123 candidats dans le cadre de la campagne électorale 2012.

Un dossier à suivre…

quebechebdo 15 août 2012
vigile.net tribune libre 15 août 2012

La querelle des Anciens et des Modernes

14 août 2012

Dans le but d’apporter plus d’éclaircissement sur mes positions, je voudrais revenir sur la dichotomie entre le vote stratégique et le vote authentique qui est en train de polariser la scène politique des souverainistes québécois et qui, à mon sens, risque de faire dévier le débat vers un discours pragmatique au détriment d’un débat d’idées auquel les souverainistes devraient pourtant être conviés durant cette campagne électorale.

Comme piste de réflexion, je vous propose un petit retour en France au XVIIième siècle au moment où se vit la querelle des Anciens et des Modernes, une polémique née à l’Académie française et qui agite le monde littéraire et artistique de l’époque en opposant deux courants bien distincts : d’une part, les Anciens menés par Boileau, soutiennent une conception de la création littéraire comme imitation des auteurs de l’Antiquité, cette thèse étant fondée sur l’idée que l’Antiquité grecque et romaine représente la perfection artistique aboutie et indépassable, et d’autre part, les Modernes, représentés par Charles Perreault, soutiennent le mérite des auteurs du siècle de Louis XIV en affirmant au contraire que les auteurs de l’Antiquité ne sont pas indépassables et que la création littéraire consiste à innover. Ils militent donc pour une littérature adaptée à l’époque contemporaine et des formes artistiques nouvelles.

En conclusion, le XVIIIième siècle, qualifié de siècle des Lumières par les historiens, donnera raison aux philosophes des Modernes, cette querelle ayant contribué néanmoins à susciter un renouvellement florissant de la littérature française tout en perpétuant les œuvres autant de Boileau que de Perreault.

Même si, comme le dit l’adage, toute comparaison cloche, je demeure convaincu que les souvenirs des Lesage, Lévesque et Parizeau demeureront à jamais dans la mémoire des Québécois pour avoir contribué à leur façon à l’émancipation du peuple québécois, chacun à sa période.

Toutefois, le passé ne doit pas fermer la porte aux « Perreault » politiques d’aujourd’hui si nous désirons, comme peuple, atteindre le « siècle des lumières » au conseil des nations en militant pour une politique « adaptée à l’époque contemporaine » que nous vivons tout en gardant en mémoire les réalisations des Anciens, sans la contribution de qui, nous ne serions pas aujourd’hui prêts à « créer » pour « innover ».

J’ai toujours été perçu comme un homme de convictions et de valeurs héritées du passé et à ce titre, je suis extrêmement attaché à mes racines québécoises…Toutefois, lorsque les circonstances l’’exigent, je suis disposé à partir avec mon baluchon d’expériences passées et m’acheminer vers d’autres sentiers pour construire un avenir meilleur.

J’invite donc toutes celles et tous ceux qui partagent mon rêve à se joindre à moi et aux milliers de Québécois qui, comme moi, ont le goût de soutenir les politiciens « modernes » d’aujourd’hui qui incarnent un vent de fraîcheur sur le paysage politique du Québec.

Enfin, en complément de réflexion, je vous soumets cet extrait de la chronique de Pierre-Luc Bégin parue le 11 août dans « Organisation du Québécois » sous le titre « Drôle de guerre » ou « Comment trancher le noeud gordien de la division » :

« Par ailleurs, si le PQ est élu mais qu’ON et Amir Kadhir sont rayés de la carte politique au profit du seul PQ, que va-t-il se produire ? Redevenu hégémonique dans le mouvement indépendantiste, le PQ retournera à ses vieilles habitudes du pouvoir pour le pouvoir. Se croyant propriétaire de l’idée d’indépendance et ne ressentant aucune menace électorale, il aura beau jeu de repousser le combat indépendantiste aux calendes grecques. Re-conditions gagnantes. Re-attente du moment jugé opportun…Ce qu’il faut donc souhaiter, selon moi, c’est l’élection du PQ au gouvernement, certes, mais aussi le développement rapide d’un vrai parti indépendantiste (Option nationale) qui pourra contraindre le PQ à avancer dans le dossier de l’indépendance et qui pourra, à terme, soit fusionner avec le PQ, soit se coaliser avec lui ou encore le remplacer, selon ce que sera devenu un PQ appelé à se transformer radicalement ou à disparaître. »

vigile.net tribune libre 14 août 2012
quebechebdo 19 août 2012 (version abrégée) 

Un vote…deux envois postaux

14 août 2012

Comme des millions de citoyens québécois, j’ai reçu récemment, via le courrier de Sa Majesté royale du Canada, ma carte d’électeur provenant du bureau du directeur général des élections du Québec. Au recto, on y indique le nom de ma circonscription et le numéro de ma section de vote tout en spécifiant que je suis inscrit sur la liste électorale.

En ce qui a trait au verso, les informations qui y apparaissent réfèrent aux coordonnées relatives à une révision de la liste électorale au cas où mon nom n’apparaîtrait pas au recto. Puis, au-dessous, sont inscrits les jours, les heures et l’endroit où je dois me présenter si je désire voter par anticipation.

Toutefois, là où le bât blesse, c’est que l’information suivante m’avise qu’en ce qui a trait au vote le jour de l’élection, je recevrai bientôt la carte de rappel m’indiquant l’adresse de mon bureau de vote.

Est-ce à dire que le DGE ne connaît pas déjà l’adresse de mon bureau de vote? Et s’il la connaît, pourquoi ne pas l’avoir indiqué sur cette carte? De cette façon, il se serait évité un deuxième envoi postal et surtout, il aurait sauvé des frais substantiels aux contribuables!

quebechebdo 14 août 2012
vigile.net tribune libre 15 août 2012