Un vieux débat
J’aimerais revenir sur un extrait de l’article de la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Mme Josée Bouchard, paru dans le Journal de Québec du 1er septembre 2013 sous le titre « Un signal clair en faveur de l’école publique » :
« Ce signal est d’autant plus important que le réseau des établissements privés a davantage été épargné par les plus récentes compressions et qu’il continue de bénéficier d’un généreux financement public à la hauteur de 60% en plus de demander un financement additionnel pour accueillir les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. La Fédération demande au gouvernement de revoir le financement de l’enseignement privé depuis plusieurs années, mais c’est un sujet qui semble tabou au Québec. Il est temps de faire le débat sur cette question et ce sera donc un enjeu important de la prochaine année. »
Premièrement, en ce qui a trait au financement des établissements privés, il m’apparaît important de signaler que chaque élève qui migrerait de l’école privée à l’école publique advenant une diminution du financement du réseau privé, voire son abolition, loin d’amener des économies, engendrerait des coûts supplémentaires au réseau public.
Deuxièmement, pour avoir œuvré plus de trente ans dans le réseau privé et, par conséquent, avoir pu vivre ce vieux débat pendant toutes ces années, j’ai pu constater l’effet positif de la saine compétitivité entre les deux réseaux de l’éducation, particulièrement au niveau des structures d’encadrement des élèves.
quebechebdo 1er septembre 2013
Henri Marineau

