François, un pape pas comme les autres

29 novembre 2013

Le pape François continue d’étonner, voire de provoquer, par ses déclarations fracassantes sur la société d’aujourd’hui. Cette fois-ci, il s’en prend au capitalisme financier qu’il qualifie de système économique de « l’exclusion » et de « nouvelle tyrannie invisible » tout en plaidant pour un « retour de l'économie et de la finance à une éthique en faveur de l'être humain », en appelant les dirigeants des grandes puissances mondiales à lutter contre la pauvreté et les inégalités engendrées par le capitalisme financier, et en rappelant la nécessité d’une solidarité sans condition entre riches et pauvres.

« Il n'est pas possible que le fait qu'une personne âgée réduite à vivre dans la rue, meure de froid ne soit pas une nouvelle, tandis que la baisse de deux points en Bourse en soit une… Tant que ne seront pas résolus radicalement les problèmes des pauvres, en renonçant à l'autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, et en attaquant les causes structurelles de la disparité sociale, les problèmes du monde ne seront pas résolus, ni en définitive aucun problème. La disparité sociale est la racine des maux de la société ».

Extrait du document apostolique du pape François « Evangelii Gaudium » (« La Joie de l'Évangile »)

Une exhortation apostolique qui en appelle à la « gratuité » et à la « solidarité » pour contrer le « capitalisme sauvage », dans le style chaleureux et simple du pape François, tranchant radicalement avec les écrits plus académiques et plus formels de ses prédécesseurs.

"Ici se vit une hospitalité ouverte, sans distinction de nationalité et de religion, selon l'enseignement de Jésus. Nous devons tous retrouver le sens du don, de la gratuité, de la solidarité. Un capitalisme sauvage a enseigné la logique du profit à tous prix, du don fait pour obtenir, de l'exploitation sans attention aux personnes. Et nous en voyons les résultats dans la crise que nous vivons !"

Le 21 mai 2013, au Vatican, en visite à la maison d'accueil tenue par les soeurs de Mère Térésa

Indépendamment du fait que je ne sois pas un « catholique pratiquant », force m’est de constater que François m’interpelle sur les valeurs profondes de justice entre les hommes qui m’ont été inculquées dès ma jeunesse et que j’ai toujours défendues. Aussi dois-je admettre que ce pape, au contraire de ses prédécesseurs, incarne une dynamique de renouveau bénéfique au sein de l’Église catholique.
 

quebechebdo 29 novembre 2013
vigile.net tribune libre 29 novembre 2013

Les voies réservées de la frustration

28 novembre 2013

Mercredi, le 27 novembre, 16h10, je pars de mon lieu de travail et emprunte l’autoroute Robert-Bourassa, direction nord, confiant que les aménagements que les automobilistes ont dû subir depuis près de quatre ans me permettront de rouler enfin à une vitesse normale…

Mais voilà que, dès le premier feu de circulation, j’aperçois au loin le long convoi de voitures avancer péniblement pendant que les autobus filent à vive allure à mes côtés dans leur voie réservée.

J’ouvre alors la radio, histoire de me détendre un peu et de calmer ma frustration, et j’entends un bulletin sur la circulation qui annonce que l’autoroute Robert-Bourassa est congestionné de l’Univesité Laval jusqu’à la sortie Charest…Merci mais je m’en étais rendu compte!

Trêve de plaisanterie (de toute façon, je n’avais pas du tout le goût de plaisanter!), je dois vous avouer que j’ai vécu de la frustration en assistant à ce triste spectacle dans lequel, me suis-je dit, le « méchant » automobiliste est encore une fois pris en otage par les environnementalistes à outrance!

quebechebdo 28 novembre 2013

Tourisme Montréal: la vache à lait de Charles Lapointe

28 novembre 2013

La « mauvaise utilisation des fonds publics » relevée par le vérificateur général du Québec, Michel Samson, concernant le salaire, les primes et les avantages sociaux de l’ex-p.-d.g. de Tourisme Montréal tient carrément du vil scandale. Jetons d’abord un coup d’œil sur la « liste d’épicerie » de Charles Lapointe :

-Un salaire annuel frôlant les 400 000 $ (la rémunération de la première ministre du Québec est de 180 781 $)
-Indemnité de départ de 654 000 $
-Au cours des deux dernières années, Charles Lapointe s’est fait rembourser plus de 145 000 $ de frais de voyage en Europe et en Asie, payant parfois jusqu’à 1000 $ la nuit, soit quatre fois plus que la limite habituelle pour les voyages de sous-ministres et présidents d’organismes gouvernementaux dans ces régions
-Les frais de repas et d’alcool pour la même période s’élèvent à près de 40 000 $
-Autre irrégularité frappante, l’ex-p.-d.g. s’était négocié une allocation financière de plus de 10 000 $ par an pour les frais liés à l’utilisation d’une automobile, alors que son employeur lui fournissait déjà un véhicule de service tous frais payés. Sur trois ans, le v.g. a repéré des dépenses d’environ 10 000 $ réclamées en double
-Utilisation de relevés fiscaux à des fins personnelles lui ayant permis de déduire 64 000 $ pour les trois dernières années, ce qui est illégal sur le plan fiscal

Salaire exorbitant, prime de départ scandaleuse, fourberie…le menu idéal pour l’ouverture d’une enquête poussée sur les us et coutumes du conseil d’administration de Tourisme Montréal depuis les 24 dernières années pendant lesquelles le « prince » de l’organisme s’est vautré outrageusement dans les fonds publics sans qu’aucune mesure de redressement ne soit appliquée.

Pire encore, la direction de Tourisme Montréal a réagi par voie de communiqué au rapport du v.g. en alléguant que le salaire du p.-d.g. « se situe dans la moyenne des offices de tourisme de villes semblables avec qui Montréal compétitionne », tout en ajoutant timidement, par la voix du président du conseil d’administration, Jacques Parisien, que « des mesures de gouvernance en lien avec des recommandations du vérificateur général sont déjà en place ou sont en voie de réalisation. »

Pour sa part, le ministre du Tourisme, Pascal Bérubé, argue qu’il s’abstiendra de commentaire pour l’instant, « Revenu Québec [étant] déjà saisi de cette question ». Il entend toutefois rencontrer le conseil d’administration très prochainement. « C’est inacceptable pour nous, ce l’est certainement pour les contribuables québécois. Nous avons des questions sérieuses à poser au conseil d’administration pour nous assurer que ça ne puisse pas se reproduire et comprendre ce qui s’est passé. »

Grand bien lui fasse, mais, à mon sens, la gravité des révélations du v.g. sont assez sérieuses pour que le gouvernement Marois intervienne dans ce dossier répugnant et profite de l’occasion pour inventorier dans les meilleurs délais tous les organismes publics assujettis au profil de Tourisme Montréal et définisse des règles strictes sur leurs politiques salariales et leurs règlements internes de contrôle.

quebechebdo 28 novembre 2013
vigile.net tribune libre 28 novembre 2013 "La vache à lait de Charles Lapointe"

Haro sur Transports Canada

27 novembre 2013

J’écoutais l’entrevue réalisée par Anne-Marie Dussault à l’émission 24h en 60 minutes du 26 novembre avec Steven Blaney, le ministre fédéral de le Sécurité publique et de la Protection civile, qui vantait les réalisations de Tansports Canada depuis 2007 concernant la sécurité ferroviaire au Canada, et je ne pouvais m’empêcher de constater avec quel « aplomb » il réussissait à noyer habilement le poisson sur les révélations pour le moins compromettantes du vérificateur général concernant les lacunes de Transports Canada en matière de sécurité ferroviaire.

Des révélations qui prouvent que, quelques jours avant la tragédie de Lac-Mégantic qui a fauché la vie de 47 personnes en plus de saper le centre-ville, Transports Canada était dans l’incapacité de cibler les entreprises ferroviaires les plus à risque, notamment la MMA.

Pour la énième fois depuis plusieurs années, Ottawa reçoit le blâme du vérificateur général sur des lacunes qui persistent relativement à la sécurité ferroviaire et, pour la énième fois, le gouvernement fédéral, cette fois-ci par la voie de la ministre des Transports Lisa Raitt, plaide que certains changements ont été apportés à la suite de la catastrophe de Lac-Mégantic et que « c’est la façon de faire que nous établissons pour l’avenir ».

Et bien Mme Raitt, l’avenir, c’est maintenant et c’est urgent avant que d’autres convois ne viennent mettre à sac des régions entières et détruire la vie de centaines de personnes !

vigile.net tribune libre 27 novembre 2013
quebechebdo 27 novembre 2013

Citations en syllogisme

26 novembre 2013

Quoique les trois citations suivantes soient de trois auteurs différents, je n’ai pu m’empêcher de les regrouper dans un énoncé qui a toutes les apparences d’un syllogisme, à savoir un raisonnement déductif appliqué à trois propositions logiquement impliquées.

« Le sort a voulu que le Québécois naisse et grandisse sous le signe de l’ambigüité et de l’ambivalence, ce qui en fait un être confus, tourmenté, divisé contre lui-même, incapable d’intégrer les éléments de sa riche personnalité, d’harmoniser ses aspirations et son action, d’inscrire ses rêves dans la réalité, de secouer les tutelles, de vaincre ses peurs, d’affronter l’inconnu à ses risques et périls, d’assumer pleinement sa liberté, son histoire et son existence. » Camille Laurin

Or « Les « Canadians » [...] croient que nous sommes un peuple dégénéré et que l’état de notre langue est la preuve de notre décadence. Cette attitude est normale. Les colonisateurs ne pouvant fonder leur occupation sur la justice, s’appuient sur un sentiment de supériorité. Ils croient que le peuple dominé a besoin de lui, que, privé de sa présence, il sombrerait dans l’anarchie et la pauvreté. » François-Albert Anger, Les droits du français au Québec, Éditions du Jour, 1971, p. 133

Donc « Canada is not a bilingual country. In fact it is less bilingual today than it has ever been. » Stephen Harper

quebechebdo 26 novembre 2013

Appel au changement

26 novembre 2013

À mon sens, il y a une forme de mépris envers l’électorat d’Outremont dans le fait que le Parti québécois, en ne présentant aucun candidat dans ce comté pour l’élection partielle du 9 décembre, manifeste ainsi sa décision de laisser la voie libre au chef du PLQ Philippe Couillard, une stratégie anti-démocratique et irrespectueuse envers les électeurs.

D’autre part, c’est faire peu de cas du seul autre parti souverainiste, à savoir Option nationale qui lui, respecte les électeurs souverainistes d’Outremont en présentant la candidate Julie Surprenant pour mousser la cause souverainiste dans cette élection partielle et faire contrepoids à la vieille machine partisane libérale, actuellement sous la loupe de l’UPAC.

Quoique la victoire de Julie Surprenant dans Outremont contre Philippe Couillard semble peu probable, j’en appelle à tous les souverainistes du comté pour réagir vivement à ce « laisser-passer gratuit » offert par le PQ et lui barrer la porte de l’Assemblée nationale en votant ON.

quebechebdo 25 novembre 2013
cyberpresse.ca 28 novembre 2013

Je me souviens…mais après?

26 novembre 2013

En 1883, Eugène-Étienne Taché, architecte et commissaire adjoint des terres de la Couronne, fait graver dans la pierre la devise Je me souviens juste en dessous des armoiries du Québec, qui se trouvent au-dessus de la porte principale de l'Hôtel du Parlement à Québec. Taché ne semble pas avoir laissé de document mentionnant de façon explicite le sens de la devise.

La première interprétation du sens de la devise que l'on puisse citer est celle de l'historien Thomas Chapais qui, dans un discours donné à l'occasion du dévoilement d'une statue en bronze à la mémoire du duc de Lévis, le 24 juin 1895, dit : « [...] la province de Québec a une devise dont elle est fière et qu'elle aime à graver au fronton de ses monuments et de ses palais. Cette devise n'a que trois mots : « Je me souviens » ; mais ces trois mots, dans leur simple laconisme, valent le plus éloquent discours. Oui, nous nous souvenons. Nous nous souvenons du passé et de ses leçons, du passé et de ses malheurs, du passé et de ses gloires ».

« Nous nous souvenons du passé et de ses leçons »…du passé, certes, mais qu’en est-il des leçons du passé ? Quelles leçons en avons-nous retirées ? Après 150 ans de frustrations à répétition concernant notre identité socio-culturelle et linguistique, nous en sommes pourtant encore là à supporter docilement le joug d’un gouvernement fédéral centralisateur et dominateur.

« Je me souviens », oui, mais après ? Qu’attendons-nous pour tirer les leçons du passé et enfin nous affirmer en tant que nation autonome qui lèguera à ses descendants le souvenir d’un passé qui l’a conduit sur le chemin de l’indépendance du Québec…Alors seulement, il sera bon de clamer notre devise « Je me souviens ! »

quebechebdo 26 novembre 2013
vigile.net tribune libre 26 novembre 2013

Un affront aux souverainistes du Québec

24 novembre 2013

Le gouvernement du Québec a déjà annoncé officiellement sa contribution financière aux festivités qui souligneront en 2017 le 150ième anniversaire du Canada. Pour le candidat d’Option nationale dans la circonscription de Viau, Patrick R. Bourgeois, il est clair que cette commémoration revêt une vaste opération de propagande fédérale, rappelant que le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a déclaré aux Communes que le but des festivités en 2017 sera de «susciter un fort sentiment de fierté et d’appartenance parmi tous les Canadiens.»

«Ça rappelle drôlement l’époque des commandites et la tentative de fêter la Conquête en 2009. Le gouvernement canadien veut encore une fois enfoncer l’identité canadienne dans la gorge des Québécois», a déclaré Patrick Bourgeois.

Le militant d’Option nationale s’est aussi montré estomaqué que l’opération de propagande fédéraliste reçoive l’appui financier du gouvernement péquiste. «Déjà que le gouvernement du PQ refuse d’engager des fonds publics pour la souveraineté, mais là, qu’il subventionne une opération de propagande fédéraliste, les bras m’en tombent!…Si c’est ça, la gouvernance souverainiste, les fédéralistes peuvent dormir tranquilles…»

Et le nouveau chef d’ON Sol Zanetti d’ajouter : «La fédération canadienne n’a pas été créée dans le meilleur intérêt des Québécois. C’est le résultat d’une histoire d’annexion coloniale antidémocratique qui ne mérite pas d’être célébrée par ceux qui en ont subi les conséquences. Ce n’est pas en collaborant à de telles festivités que le gouvernement du Québec redonnera aux Québécois la fierté et le courage de faire leur indépendance.»

Je ne connais pas les intentions qui se cachent derrière la décision du gouvernement Marois de dégager des fonds publics pour la «célébration» des festivités entourant le 150ième anniversaire de la fondation de l’«utopie» d’un pays dans lequel le Québec, depuis un siècle et demi, subit sans vergogne les affres du ROC et les rejets de sa propre identité culturelle et linguistique.

Un affront inacceptable envers tous les souverainistes du Québec qu’il faut dénoncer haut et fort sur toutes les tribunes médiatiques qui voudront bien nous écouter en espérant que, dans la foulée d’Option nationale, le gouvernement péquiste arrivera à entendre raison et retirer illico sa contribution financière à ces célébrations qui n’ont aucune signification pour le Québec, hormis le symbole d’un asservissement qui a trop duré.

quebechebdo 24 novembre 2013
vigile.net tribune libre 24 novembre 2013 "Un engagement inadmissible du Québec"

Un sort déplorable

23 novembre 2013

L’Association des gens de l’air, née dans les années 70 pour défendre les francophones et promouvoir l’usage du français dans l’aviation, se sabordera à compter de 15 décembre 2013 après 38 ans d’existence, le nombre de membres ne permettant plus d’assurer la viabilité de l’organisation bénévole.

Pour bien comprendre la portée de cette décision, il faut remonter dans le temps et se rappeler que la question du bilinguisme à Air Canada prend un tournant décisif à l’automne 1975, lorsque deux contrôleurs aériens se font blâmer par le ministre des Transports, Otto Lang, pour avoir communiqué en français avec des avions prêts à atterrir.

La réaction de l’Association des gens de l’air du Québec ne se fait pas attendre et est vive. Durant l’été 1976, l’association des pilotes de ligne manifeste son appui aux contrôleurs et débraie durant neuf jours, obligeant les compagnies aériennes canadiennes à cesser toute activité. Le député péquiste Claude Charron appuie la grande bataille des gens de l’air concernant l’interdiction de parler français dans l’industrie aérienne…Le slogan « Il y a du français dans l’air » est lancé…Le débat enflamme le Canada tout entier !

C’est donc durant les années d’effervescence du nationalisme québécois que l’Association des gens de l’air est créée, certains analystes estimant même que son combat linguistique a été un des facteurs déterminants ayant conduit à l’élection du Parti québécois de René Lévesque en 1976.

À mon sens, le gouvernement péquiste actuel, qui s’est montré muet jusqu’à maintenant devant le sort déplorable de l’Association des gens de l’air, se doit de démontrer son appui essentiel envers une association qui a toujours été le chien de garde de la langue française dans le transport aérien, et de prendre les moyens nécessaires pour assurer sa survie.

vigile.net tribune libre 23 novembre 2013
quebechebdo 23 novembre 2013 "Association des gens de l'air: un sort déplorable" 

Pour en apprendre davantage sur l’Association des gens de l’air et la crise nationale qui a entouré l’acceptation de l’usage du français dans le contrôle aérien, je vous invite à ouvrir ce lien www.tou.tv/tout-le-monde-en-parlait/s01e02

 

Maurice « Mad dog » Vachon: le « méchant » sympathique

22 novembre 2013

C’est bien connu, un combat de lutte accueille toujours sur le ring un bon et un méchant contre qui la foule peut se défouler. Le lutteur québécois de renommée internationale Maurice « Mad dog » Vachon, qui s’est éteint dans son sommeil à l’âge de 84 ans, incarnait certes la catégorie des « méchants ».

Pourtant, contre toute attente, il était devenu, avec les années, le favori des amateurs de lutte tout en gardant toujours son style robuste. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il déclarait, le 13 octobre 1986 lors de son dernier gala de lutte en carrière au Centre Paul-Sauvé : « J’ai tout fait en 40 ans de carrière pour me faire haïr, mais je pense que j’ai échoué. »

Sans vouloir jouer au psychologue, je crois que la popularité de Maurice Vachon est due en grande partie à l’image du héros québécois qu’il incarnait et qui s’est toujours tenu debout devant ses adversaires…Et c’est peut-être là la plus belle victoire du « méchant » sympathique « Mad dog »!

quebechebdo 22 novembre 2013
Le Journal de Québec 25 novembre 2013