Anglais intensif…stress intensif

20 janvier 2014

Décidément, l'implantation de l'anglais intensif au deuxième cycle du primaire ne cesse de susciter les critiques de la part des enseignants qui vivent quotidiennement les tensions dans leur classe respective.

Même si la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, avait rendu l'enseignement intensif de l’anglais en sixième année du primaire facultatif plutôt qu'obligatoire l’année dernière, plusieurs directions d’écoles, sous la pression des commissions scolaires et des conseils d’établissement, ont enjambé le pas cette année si bien que l’implantation risque de s’étendre davantage dans les années à venir.

Or, là où le bat blesse dangereusement, c’est que cette implantation se fait sans tenir compte de l’avis des enseignants touchés alors que la Loi sur l'instruction publique stipule clairement qu'ils doivent être au coeur de la mise sur pied de projets particuliers dans une école.

Au centre des représailles invoquées par les enseignants se retrouve la lourdeur de la tâche qui les oblige à couvrir en cinq mois le contenu du programme étalé normalement sur dix mois, un défi irréaliste particulièrement pour les élèves en difficulté d’apprentissage.

En conséquence, il m’apparaît urgent que la ministre de l’Éducation mette un holà sur ce programme et s’assoie avec les enseignants pour écouter leurs doléances avant que toute une génération d’élèves ne soient perdus dans le champ de la langue seconde!

quebechebdo 20 janvier 2014
vigile.net tribune libre 20 janvier 2014

Commentaire:

"Bonjour! Merci pour votre texte de ce matin sur l'anglais intensif. Je suis enseignante en 6e année et je me bats contre cette mesure depuis qu'elle a été annoncée par le gouvernement Charest. Les conséquences vont être désastreuses pour toute une génération d'élèves, mais on se fait taper sur les doigts lorsqu'on le dénonce publiquement… Alors tous les appuis sont les bienvenus!"

Mélanie Rioux

Pour ou contre une charte de la laïcité?

20 janvier 2014

Depuis le début des audiences sur le projet de loi 60, les participants ont pu exposer leur position sur les différents enjeux proposés par le gouvernement. Toutefois, un élément discordant refait immanquablement surface, à savoir l’interdiction des signes religieux ostentatoires en milieu de travail pour les employés de l’État.

Dans le clan des anti-charte, l’argumentaire tourne autour des chartes canadienne et québécoise des droits et libertés qui prônent le respect des libertés individuelles, lesquelles seraient brimées par le projet de loi du ministre Drainville.

En parallèle à ces arguments, les tenants des anti-charte allèguent d’une part que ce sont les femmes musulmanes qui subissent un préjudice défavorable concernant l’interdiction des signes religieux ostensibles en milieu de travail, et d’autre part, qu’aucune étude n’a été réalisée pour connaître l’impact réel d’une telle mesure.

Du côté des pro-charte, les défenseurs du projet de loi 60 évoquent l’importance pour le Québec de se doter d’un document officiel faisant foi d’un État laïc, lequel présuppose la séparation de la religion et de l’État dans l’exercice des fonctions des employés du dit État.

Partant du principe qu’un État qui se veut laïc se doit de le manifester dans un document officiel et que, par conséquent, aucune discrimination envers quelque religion que ce soit ne doit transparaître des clauses du dit document, je suis d’avis que les défenseurs du projet de charte de la laïcité s’empressent de remettre le débat sur l’interdiction des signes religieux de « toutes religions confondues ».

En agissant de la sorte, les parlementaires éviteront les écarts malsains dans le débat actuel et arriveront à connaître la vraie réponse à la vraie question, à savoir « les Québécois sont-ils pour ou contre une charte de la laïcité? » En réalité, n’est-ce pas là le but des consultations publiques?

quebechebdo 20 janvier 2014

Le souverainiste face au vire-capot Legault

19 janvier 2014

Après avoir mûrement réfléchi sur la possibilité de se présenter à la succession de Daniel Paillé à la tête du Bloc québécois, l’ancien leader parlementaire du Bloc et député du comté de Joliette au fédéral entre 2000 et 2011, Pierre Paquette, a décidé de se lancer sur la scène politique québécoise dans l’Assomption, une circonscription qui recoupe son ancienne circonscription fédérale.

Conséquemment, et c’est là un atout majeur pour le PQ, M. Paquette affrontera le député actuel de l’Assomption, François Legault, le chef de la Coalition avenir Québec. Pour tenter d’évaluer les forces de chacun, je suis allé jeter un coup d’œil sur les compétences de chacun des deux adversaires.

Diplômé de l’École des hautes études commerciales de Montréal, François Legault devient comptable agréé après avoir reçu une maîtrise en administration des affaires. Legault est au départ un administrateur de Provigo et un vérificateur chez Ernst & Young. À 29 ans, après un bref passage chez Nationair, il entre chez Québecair. Peu de temps après, le gouvernement du Québec annonce la privatisation de la compagnie.

Avec trois associés et un groupe de pilotes de Québecair qui avaient mené la bataille des Gens de l’air pour protéger l’utilisation du français dans les conversations avec les tours de contrôle, il lance en 1986 Air Transat et devient PDG de cette entreprise jusqu’en 1997.

Élu pour la première fois dans Rousseau en 1998, il devient le ministre de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie. Lucien Bouchard le nomme au ministère de l’Éducation la même année. Le 6 février 2002, il devient ministre de la Santé. Réélu en 2003, il devient le porte-parole de l’Opposition officielle pour les finances et le développement économique. Il est l’auteur d’un « budget du Québec souverain » qui tente de prouver que la souveraineté du Québec est économiquement rentable.

Toutefois, lors de son arrivée au caucus estival du PQ de 2008, virement de cap… François Legault déclare que les Québécois ne sont pas prêts à se faire proposer des projets collectifs et qu’il serait préférable de ne pas proposer de faire l’indépendance lors de la prochaine campagne électorale, parler de santé ou d’économie étant plus approprié, une position rejetée par le caucus du PQ.

En juin 2009, il annonce officiellement qu’il quitte la politique, ne voulant pas continuer à travailler dans l’opposition. Il refait surface en 2010-2011 alors qu’il tâte l’opinion publique au sujet d’une Coalition pour l’avenir du Québec qui deviendra la « Coalition Avenir Québec » en 2011 en adoptant comme slogan que « le Québec peut et doit faire mieux ». Enfin, aux élections du 4 septembre 2012, François Legault est élu député de l’Assomption sous la bannière de la CAQ.

Du côté de Pierre Paquette, je n’ai pu trouver de texte français sur Wikipedia. Aussi je vous demande de m’excuser pour ces références anglaises. « An economist, professor and former union leader, Pierre Paquette was first elected to the Canadian house of Commons as a member of the Bloc Québécois in the Canadian fédéral élection, 2000 in the riding of Joliette. He was re-elected in the Canadian federal élection, 2004 defeating the Liberal candidate by nearly 20,000 votes.

He is the Bloc former critic of International Financial Institutions and Finance, and is the current critic of Globalization, Financial Institutions, and International Trade. After his promotion to House Leader in April 2007, many pundits claimed was being groomed as Gilles Duceppe’s successor. Paquette made no attempt to dispel rumours that he was considering a run for BQ leadership, openly stating he was "considering" a run during the 24 hour period in which it seemed Duceppe would depart for the Parti Québécois leadership election, 2007.

Paquette was the Bloc’s House Leader until losing his seat in the May 2, 2011 federal election which reduced the Bloc to four seats in the House of Commons. On May 11, 2011, he announced his intention to stand for the leadership of the Bloc. However, in August he announced he will not be a candidate and called for the leadership election to be delayed until late 2012. »

Deux éléments ressortent des profils de ces deux hommes politiques, le premier, leur formation en économique, le second, leur cheminement politique. En ce qui a trait au premier facteur, les débats risquent d’être fort intéressants. Quant au second, nul doute que la fibre souverainiste de Pierre Paquette tranchera sur le vire-capot François Legault…et c’est sur ce terrain que Pierre Paquette devra jouer auprès de l’électorat souverainiste de l’Assomption !

vigile.net tribune libre 19 janvier 2014
quebechebdo 19 janvier 2014 "Pierre Paquette opte pour la scène politique québécoise"

Une battante nous a quittés

18 janvier 2014

En lisant le parcours de la carrière de Francine Lalonde dans les divers médias depuis l’annonce de son décès, je n’ai pu m’empêcher de me rappeler avec quelle détermination l’ancienne souverainiste communiquait sa passion pour les dossiers qu’elle pilotait, notamment pour les relations internationales.

Toutefois, c’est particulièrement au sujet de l’aide médicale à mourir que Francine Lalonde, non seulement a été une pionnière en présentant à deux occasions un projet de loi aux Communes à cet effet en 2005 et 2006, mais est devenue une figure battante lorsqu’elle apprit qu’elle souffrait du myélome multiple en 2007, un cancer extrêmement virulent.

L’effet du hasard aura fait en sorte que le décès de Francine Lalonde se produit au même moment où la Cour suprême vient d’accepter d’entendre la cause de deux femmes qui contestent la constitutionnalité des dispositions du Code criminel interdisant le suicide assisté et l’euthanasie.

Si nous ajoutons à cette avancée le projet de loi sur l’aide médicale à mourir du gouvernement du Québec qui se sera débattu dans un avenir rapproché, le combat de la battante qu’incarnait Francine Lalonde n’aura pas été vain […]

Enfin, je laisse la parole à Gilles Duceppe qui résume fidèlement les qualités dominantes de Francine Lalonde : « Le Québec a perdu aujourd’hui une femme remarquable : Francine Lalonde. Elle était une combattante, déterminée et respectueuse de tous ».

quebechebdo 18 janvier 2014
vigile.net tribune libre 18 janvier 2014

 

 

Disparaître – Le sort inévitable de la nation française d’Amérique?

17 janvier 2014

Il y a 25 ans, le 12 février 1989, le documentaire « Disparaître. Le sort inévitable de la nation française d'Amérique? », narré par Lise Payette avec des textes écrits par elle-même et le réalisateur Jean-François Mercier, est diffusé sur les ondes de Radio Canada.

Vingt ans plus tard, sous le titre « De Disparaître aux consultations Bouchard-Taylor: zoom sur nos insécurités », François Fournier signe un article sous la rubrique « Le Québec en débats » dont voici des extraits concernant l’immigration que j’ai crus pertinents de faire ressortir :

« Les auteurs de « Disparaître » se donnaient pour mission de tirer les Québécois canadiens-français de leur sommeil : «Nous ne faisons plus d’enfants, en tout cas pas assez pour renouveler la population. Le Québec vieillit. Il y a même des gens pour dire que nous allons disparaître. Est-il déjà trop tard pour éviter le déclin…Pouvons-nous recommencer à faire des enfants? Pour éviter le déclin, est-ce une bonne solution d’accepter plus d’immigrants?».

Quelque temps auparavant, le gouvernement du Québec avait annoncé son intention d’augmenter considérablement le seuil d’immigration pour les prochaines années de manière à faire face au défi démographique.

Excluant la possibilité d’une hausse rapide de la fécondité, une grande partie du documentaire se consacrait aux dangers de recourir à une immigration trop importante et trop peu sélective. Cette mise en garde reposait sur l’analyse d’expériences difficiles d’intégration des immigrants en Occident (Allemagne, Angleterre, France, États-Unis) et par la lecture de certaines tendances semblant se dessiner ici même au Québec.

Le documentaire tendait généreusement le micro au père Julien Harvey, une personnalité qui avait tenu des propos controversés deux ans plus tôt sur l’immigration. Devant la Commission à l’immigration, il avait notamment déclaré que «la proportion de minorités dites visibles (jaunes, noirs) doit être abordée franchement…c’est une erreur d’accepter des gens non intégrables», et suggéré d’en limiter le nombre afin de ne pas attiser le racisme des Québécois (il reviendra plus tard sur ces déclarations).

De quelles craintes le documentaire était-il, et se voulait-il, le révélateur?

Au premier chef, la « peur de disparaître » à moyen terme. Une disparition par noyade. Par leur nombre, par leur différence culturelle, par leur préférence linguistique pour l’anglais, et par leur affirmation de plus en plus importante dans la société, les immigrants étaient susceptibles de conduire à la minorisation de la minorité francophone d’Amérique à l’intérieur même de ses frontières québécoises. Les immigrants prenant toute la place, exit la «nation canadienne-française». C’est que le Québec est «fragile». Ce thème de la fragilité ontologique du Québec était central dans le propos.

À plus court terme, si les politiques d’immigration et d’intégration ne changeaient pas de cap, on assisterait au « développement de l’intolérance et du racisme » chez les Québécois d’origine. Avec, en conséquence, une « montée des tensions ».

Comment faire pour éviter une telle débâcle appréhendée? Le documentaire ne suggérait, somme toute, que des solutions négatives :

-Limiter l’immigration trop différente (lire : de culture et de couleur, y compris de religion). Lise Payette met en garde :
«Puisque les cultures qui vont arriver au Québec seront de plus en plus différentes de la nôtre si notre politique d’immigration ne change pas, il faudrait éviter l’erreur fondamentale de laisser entrer massivement au Québec de forts contingents d’une même culture».
«Intégrer les immigrants, ne pas créer de ghettos? Quand on se promène à Montréal, on a l’impression que certains quartiers appartiennent déjà aux immigrants, que les Québécois ont abandonné ces quartiers. Serions-nous sur le point de créer des ghettos?»
-Ne pas dépasser notre seuil de tolérance comme cela se serait produit ailleurs avec des conséquences malheureuses.
-Et expliquer aux immigrants, propose le père Harvey, que les Québécois veulent construire un pays en français, et qu’il ne faut pas chercher à prendre leur place…

Le Québec compte [en 2009] 11,5% d’immigrants. Pourquoi serions-nous voués à la disparition si nous continuons à protéger la langue française, comme le font les gouvernements du Québec? Comment nos valeurs communes seraient-elles menacées alors qu’une écrasante majorité d’immigrants vient s’installer chez nous précisément en raison de nos institutions et de nos valeurs démocratiques, et du style de vie qui accompagne ces dernières?

Certes, le maintien d’un «monde commun» chargé de sens, et en bonne santé, n’est jamais automatique. La volonté, et de la bonne volonté, sont toujours nécessaires. »

Eh bien voilà, en 2014, la « bonne volonté » ne suffit plus. C’est pourquoi, par souci de préservation de nos valeurs, la charte de la laïcité revêt un caractère capital à défaut de quoi, le Québec de nos ancêtres risque de « disparaître »!

quebechebdo 17 janvier 2014
vigile.net tribune libre 17 janvier 2014

Deux Québécoises nous font honneur

17 janvier 2014

En remportant l’épreuve du super-combiné en Autriche le 12 janvier, la skieuse Québécoise Marie-Michèle Gagnon s’assurait une place sur l’équipe canadienne aux Jeux de Sotchi, un honneur qui rejaillit sur toute l’équipe de ski alpin du Québec.

De son côté, la joueuse de tennis Émilie Bouchard continue à accumuler les exploits en devenant la première Canadienne à participer à la ronde des 16 à Melbourne depuis 1999 et, si elle l’emportait, elle pourrait avoir rendez-vous avec la favorite Serena Williams lors des quarts de finale.

Deux Québécoises qui ont atteint les plus hauts degrés de performance dans leur discipline respective et de qui les jeunes Québécois pourront s’inspirer pour développer au maximum leur détermination et mettre à profit le sens du dépassement…Chapeau à Marie-Michèle et Émilie!

quebechebdo 17 janvier 2014

Adieu les poussinots et les poussinettes

16 janvier 2014

Avec le décès de Pierre-F. Brault disparaît une large part du monde imaginaire qu’il avait si admirablement bien réussi à créer auprès de toute une génération de jeunes Québécois dans la série Passe-Partout dans les années ’70.

Je me rappelle la brillance dans les yeux de mes enfants lorsqu’ils entendaient la chanson thème de l’émission et toute l’attention que Passe-Partout, Passe-Carreau et Passe-Montagne réussissaient à capter auprès d’elles du début à la fin de l’émission. Passe-Partout était devenue avec les années un mythe intouchable à la maison à tel point que nous avions organisé notre horaire en fonction de son heure de diffusion.

Merci à vous M. Brault pour avoir réussi à envoûter l’imaginaire de tous ces enfants et, en votre nom, je leur dis « Adieu, les poussinots et les poussinettes! »

quebechebdo 16 janvier 2014
cyberpresse.ca 16 janvier 2014
Le Journal de Québec 17 janvier 2014
Le journal Métro 17 janvier 2014

Michel Seymour en situation d’échec

16 janvier 2014

Dans sa plaidoirie sur le projet de loi 60 devant les parlementaires, Michel Seymour a déclaré être « profondément convaincu » de la nécessité de doter le Québec d’une charte de la laïcité pour combler le besoin d’affirmation nationale des Québécois, tout en contestant du même souffle l’interdiction du port des signes religieux ostentatoires en milieu de travail pour les employés de l’État, qualifiant cette mesure de « dérapage » et d’« une mauvaise réponse à une bonne question ».

À l’appui de son argumentaire, le philosophe universitaire y est allé de plusieurs allégations justifiant à son point de vue sa position, à savoir entre autres, qu’en interdisant le port des signes religieux, « on se retire dans la majorité canadienne-française aux dépens des minorités et c’est un repli identitaire. Les régions contre Montréal, la population, avec un discours populiste, contre les intellectuels, l’origine française contre le multiculturalisme, ce sont des manifestations d’un repli identitaire »

Par un tel discours, le souverainiste Michel Seymour argue le « repli identitaire » dans la proposition du ministre Drainville, lequel aurait pour conséquence de braquer l’ « origine française » des Québécois contre le « multiculturalisme » à la Trudeau. Un argument on ne peut plus pernicieux qui ouvre la voie à la désintégration de l’identité québécoise et, à brève échéance, à l’intégrisme religieux.

Et M. Seymour de poursuivre : « Pour certains, la foi religieuse est essentiellement une affaire qui relève de la liberté de conscience et qui se vit dans la sphère privée. Mais pour d’autres personnes, l’identité religieuse est intimement liée à une appartenance communautaire et elle se vit en groupe ». Le port des signes religieux ostentatoires devient « un marqueur identitaire important » pour manifester cette appartenance communautaire.

Si l’on prend pour acquis que « pour d’autres personnes, l’identité religieuse est intimement liée à une appartenance communautaire et[qu’] elle se vit en groupe », en quoi l’interdiction du port de signes religieux en milieu de travail vient-elle brimer l’appartenance communautaire de ces personnes?

Enfin, et c’est là la plus grande lacune de l’argumentaire de Michel Seymour, jamais au cours de sa présentation, il n’a proposé la « bonne réponse » à la « bonne question »…Alors, M. Seymour, pour l’instant, vous avez échoué le test, je vous suggère donc d’aller compléter vos devoirs si vous désirez obtenir la note de passage!

quebechebdo 16 janvier 2014
vigile.net tribune libre 16 janvier 2014

Avec des « si »…on mettrait Paris en bouteille

15 janvier 2014

Les audiences sur le projet de loi 60 ne sont pas aussitôt amorcées que déjà les spéculations font les manchettes à l’effet que différents scénarios sont envisagés dans l’hypothèse où le projet de charte de la laïcité serait adopté ou non.

D’un côté, certains intervenants prônent déjà la désobéissance civile si la loi était adoptée, de l’autre, le ministre Drainville allègue que le projet de loi 60 pourrait devenir un enjeu électoral si le gouvernement était battu sur le budget, ce qui provoquerait le déclenchement d’élections au Québec.

Des attitudes aussi extrémistes, dans le contexte d’un processus de consultations populaires qui se veut démocratique, risquent de nuire grandement à la crédibilité des intervenants et à la nécessaire réflexion que l’importance du sujet traité impose aux débats amorcés.

J’en appelle donc au professionnalisme de tous les intervenants au cours de ces audiences pour créer le climat favorable à des échanges constructifs qui permettront de cheminer sereinement et efficacement dans le processus démocratique de consultation qui vient de commencer au lieu d’en envisager à l’avance l’issue…Comme le dit le proverbe, « avec des « si », on mettrait Paris en bouteille ».

quebechebdo 15 janvier 2014

Le béton nous tombe sur la tête!

15 janvier 2014

Il est 16h30…C’est l’heure de pointe sur l’autoroute Robert-Bourassa, la congestion bat son plein [et ce, malgré les deux années où la patience des automobilistes a été mise à rude épreuve à cause des travaux qui « devaient » décongestionner cette artère!…]. Je finis par arriver sous un viaduc et je jette un coup d’œil au dessous de la structure pour y découvrir avec stupéfaction les nombreuses fissures qui l’envahissent.

Il me vient alors à l’esprit le dernier incident de la saga des morceaux de béton qui s’effondrent des ponts, viaducs et tunnels du Québec, et qui aurait pu coûter la vie au chauffeur du véhicule qui circulait sous le viaduc Henri-Bourassa sur l’autoroute 40 le 13 janvier, une structure qui, de l’avis des inspecteurs du ministère des Transports, faisait partie de la catégorie des « réparations non urgentes ».

Une peur soudaine s’empare de moi et j’éprouve un sentiment de hâte de franchir au plus vite le trajet qui me sépare de l’issue de ce viaduc…Une fois soulagé d’avoir franchi ce plafond fissuré, je me demande ce qui a bien pu se passer pour que de tels scénarios dignes de films d’horreur se produisent sur les routes du Québec.

Négligence de la part des gouvernements ou incompétence des intervenants…ou les deux? En tout cas, un fait demeure, il est temps que quelqu’un quelque part prenne ses responsabilités avant que des vies humaines ne soient fauchées par un laxisme aussi éhonté!

quebechebdo 15 janvier 2014