Une battante nous a quittés
En lisant le parcours de la carrière de Francine Lalonde dans les divers médias depuis l’annonce de son décès, je n’ai pu m’empêcher de me rappeler avec quelle détermination l’ancienne souverainiste communiquait sa passion pour les dossiers qu’elle pilotait, notamment pour les relations internationales.
Toutefois, c’est particulièrement au sujet de l’aide médicale à mourir que Francine Lalonde, non seulement a été une pionnière en présentant à deux occasions un projet de loi aux Communes à cet effet en 2005 et 2006, mais est devenue une figure battante lorsqu’elle apprit qu’elle souffrait du myélome multiple en 2007, un cancer extrêmement virulent.
L’effet du hasard aura fait en sorte que le décès de Francine Lalonde se produit au même moment où la Cour suprême vient d’accepter d’entendre la cause de deux femmes qui contestent la constitutionnalité des dispositions du Code criminel interdisant le suicide assisté et l’euthanasie.
Si nous ajoutons à cette avancée le projet de loi sur l’aide médicale à mourir du gouvernement du Québec qui se sera débattu dans un avenir rapproché, le combat de la battante qu’incarnait Francine Lalonde n’aura pas été vain […]
Enfin, je laisse la parole à Gilles Duceppe qui résume fidèlement les qualités dominantes de Francine Lalonde : « Le Québec a perdu aujourd’hui une femme remarquable : Francine Lalonde. Elle était une combattante, déterminée et respectueuse de tous ».
quebechebdo 18 janvier 2014
vigile.net tribune libre 18 janvier 2014
Henri Marineau

