M. St-Pierre Plamondon, atterrissez!

23 avril 2026

L‘hommage à François Legault du chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) à l’Assemblée nationale, a détonné malencontreusement alors que les chefs de partis d’opposition ont pris la parole pour souligner avec éloges la dernière présence de François Legault en chambre à titre de premier ministre. En revanche, le chef péquiste, pour sa part, malgré quelques fleurs envers M. Legault, y est allé d’un commentaire tout à fait inadéquat en déblatérant certaines critiques acerbes à l’endroit du premier ministre en soulignant à grands traits les insuccès de la CAQ eu égard à ses demandes répétées au fédéral.

Ce n’est pas la première fois que PSPP se lance dans des envolées oratoires souvent hors contexte qui ont l’heur de détourner les questions des journalistes et, la plupart du temps, de se poser sur le terrain de la souveraineté du Québec. En introduisant inopportunément les échecs du chef de la CAQ dans ses demandes à Ottawa dans un contexte où l’émotion et la reconnaissance prenaient toute la place, PSPP a, pour une énième fois, fait figure de pilote seul à bord aux commandes de sa navette spatiale. Atterrissez, M. St-Pierre Plamondon, avant que vous ne manquiez de carburant pour vous rendre à destination…

vigile.quebec tribune libre 8 avril 2026

Les écoles souffrent du mal d’amour

23 avril 2026

Dans le cadre de la série Les grands reportages présentée sur les ondes de RDI le 31 mars, Ricardo Larrivée dresse un sombre portrait de l’état des écoles québécoises dans le documentaire intitulé Écoles sous pression. Murs en décrépitude, plafonds qui s’effondrent, classes étouffantes et surchargées, moisissure, tout est exhibé sans ménagement aux yeux du téléspectateur.

En revanche, le budget Girard 2026-2027 en éducation est de 24 milliards$, soit une hausse de 2,4%, une somme qui permettra tout juste à empêcher le navire de couler dans un climat de plus en plus toxique généré par la croissance de la violence chez les jeunes et leur exposition exorbitante aux médias sociaux. Et si vous ajoutez à tous ces irritants la lourdeur de la tâche des enseignants aux prises avec de plus en plus d’élèves à besoins particuliers, et la pénurie de personnel spécialisé, vous obtenez un cocktail explosif idéal.

Or lors de son élection en 2018, le gouvernement Legault s’est engagé à faire de l’éducation sa priorité des priorités. Huit ans plus tard, les prévisions de dépenses en immobilisations ont atteint des proportions faramineuses mettant en danger la sécurité et la qualité de vie des élèves et du personnel scolaire. Les phénomènes de violence psychologiques et d’agressions physiques ne cessent de s’accroître. En bref, la gouvernement Legault, hormis les augmentations salariales octroyées aux enseignants lors des dernières négociations, et la construction de six écoles laboratoires sur tout le territoire du Québec, a bifurqué vers une politique prioritairement axée sur l’économie.

L’école québécoise souffre du mal d’amour, elle a perdu ses repères au fil des ans dans un monde déchiré par la violence et la vétusté inquiétante de ses bâtiments. Le prochain gouvernement devra donner un important coup de barre pour lui redonne ses lettres de noblesse. Des investissements majeurs autant dans les infrastructures que dans le personnel spécialisé indispensable à sa vocation première, soit d’offrir à « tous » les élèves une éducation de qualité doivent figurer expressément au prochain budget.

Le gouvernement du Québec ne peut plus se défiler, il a le devoir de placer l’école au centre de ses priorités à défaut de quoi c’est toute une génération de jeunes Québécois qui en subiront des conséquences indélébiles sur leur vie d’adultes au grand dam de la société québécoise.

vigile.quebec tribune libre 4 avril 2026

Retour du bon vieux duel entre le PQ et le PLQ

23 avril 2026

Selon le dernier sondage Léger, le Parti Québécois (PQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) se retrouvent nez à nez au sommet des intentions de vote, récoltant chacun 33% d’appui, un scénario qui s’explique en grande partie par la dégringolade de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui se retrouve à 9% des intentions de vote dans la cave du classement avec Québec solidaire (QS).

En somme, le PLQ a réussi à récolter les fruits du mécontentement des caquistes après huit ans de pouvoir du gouvernement de la CAQ de François Legault victime de l’usure du pouvoir, un phénomène qui se répète inéluctablement chez les partis qui sont au pouvoir pendant deux mandats consécutifs.

Par conséquent, je ne crois pas que l’arrivée de Charles Milliard ait eu quelque influence sur cette migration des caquistes chez les libéraux d’autant plus que, jusqu’à maintenant, le nouveau chef du PLQ n’a révélé quoi que ce soit sur sa plateforme électorale. En réalité, Charles Milliard arrive au bon moment à la bonne place dans un contexte où les Québécois ont grandement soif de changement.

En ce qui a trait au PQ, il plafonne depuis plusieurs mois entre 30% et 35% des intentions de vote malgré l’ombre qui émerge d’un référendum sur la souveraineté du Québec promis par Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) au cours d’un éventuel premier mandat, un engagement qui lui donne une échéance maximale de quatre ans, soit jusqu’en 2030.

Bien des pions peuvent bouger sur l’échiquier politique du Québec d’ici l’élection d’octobre 2026, notamment la montée du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans la grande région de Chaudière Appalaches, et la remontée de la CAQ sur les intentions de vote dans les sondages suite à la nomination de Christine Fréchette à titre de cheffe du parti comme tous les sondages le prédisent depuis les premiers coups de sonde de la course à la direction de la CAQ et, par ricochet, de première ministre jusqu’au déclenchement de la campagne électorale.

Bien malin celui ou celle qui peut s’aventurer sur des prédictions au soir du 5 octobre. Les sondages, c’est bien connu, représentent un portrait actuel des intentions des Québécois à huit mois de leur choix dans l’urne avant lequel une campagne électorale révélant les propositions des chefs sur leur plateforme électorale et la tenue de débat risquent de faire osciller l’aiguille dans bien des directions.

vigile.quebec tribune libre 3 avril 2026

L’école en souffrance

23 avril 2026

Le budget Girard 2026-2027 en éducation est de 24 milliards$, soit une hausse de 2,4%, une somme ne permettant que de couvrir les frais de fonctionnement sans égard aux dépenses d’immobilisations reliés à la vétusté des bâtiments. Même scénario pour la déferlante de la violence sous toutes ses formes pour lequel le système peine à dénicher du personnel spécialisé.

Or les sommes attribuées par le ministre des Finances, Éric Girard, permettent tout juste à empêcher le navire de couler si bien que les résolutions émanant d’éventuels États généraux risquent d’aboutir à un coup d’épée dans l’eau. En revanche, lors de son élection en 2018, le gouvernement Legault s’était engagé à faire de l’éducation sa priorité des priorités.

Les dernières négociations des conventions collectives avec les employés du secteur public, notamment avec les enseignants, ont permis de répondre globalement aux demandes des enseignants eu égard à leurs conditions salariales. En revanche, la pénurie de personnel spécialisé et la décrépitude des écoles sont demeurées des réalités bien présentes encore aujourd’hui, créant des besoins criants dans les infrastructures et la lutte contre la croissance de la violence à vitesse grand V dans et hors de nos écoles.

Dans ces circonstances fort inquiétantes liées aux budgets limités, les responsables des Centres de service scolaires sont placés devant deux choix : ou procéder à la remise à neuf des infrastructures ou mettre en place une politique contre la violence à l’école nécessitant l’engagement des ressources humaines nécessaires à juguler le phénomène pervers de la violence.

À mon sens, le choix est évident. En ouvrant ses portes le matin, l’école a pour mission notamment de former les adultes de demain dans un monde où prime un climat respectueux envers le personnel scolaire et les élèves, et favorable à l’acquisition des connaissances. On aura beau bâtir de nouvelles écoles ou procéder à la rénovation de certaines, cela ne changera en rien les comportements violents liés malheureusement souvent à l’addiction des jeunes aux médias sociaux.

De ce fait, le ministère de l’Éducation, en collaboration avec les responsables des Centres de service scolaires, des parents et des intervenants des organismes communautaires doivent faire front commun pour pallier en amont les effets collatéraux de la violence tels les traumatismes à court, à moyen ou à long terme chez les victimes les plus vulnérables. Il en va de l’imputabilité de tous les agents d’éducation.

vigile.quebec tribune libre 31 mars 2026

Balivernes!

23 avril 2026

Pendant qu’une bonne partie du Québec s’indigne et demande la tête de Michael Rousseau, au sein du ROC, plusieurs commentateurs, chroniqueurs et politiciens lèvent les yeux au ciel invoquant avec mépris un énième et fastidieux débat linguistique. De toute évidence, les deux peuples fondateurs sont à des milliers de lieues d’une entente sur les effets collatéraux de la bévue de Michael Rousseau sur la primauté de la langue française au Québec. Un impair qui n’est pas sans nous rappeler la version abracadabrante de Mark Carney sur la bataille des Plaines d’Abraham.

Un pilote d’avion québécois est décédé lors de la collision entre l’avion qu’il pilotait et un camion de pompiers qui circulait sur le tarmac au moment du choc fatal. S’ensuivit la présentation d’une vidéo au cours de laquelle le p.d-g d’air Canada, Michael Rousseau, offre ses condoléances à la famille du pilote Antoine Forest exclusivement en anglais, hormis les deux mots « bonjour » et « merci ».

Il n’en fallait pas davantage pour que la communauté francophone s’indigne à juste titre devant une bavure aussi grotesque du p.d-g. Or le ROC ne voit dans cette levée de boucliers à la défense du français au Québec que balivernes, qu’une « montée de lait » théâtrale et burlesque. Décidément le ROC et le Québec sont plongés dans deux mondes antinomiques qui évoluent inéluctablement en parallèle et qui sont prédestinés historiquement à l’incompréhension réciproque.

vigile.quebec tribune libre27 mars 2026

 

Tout à fait scandaleux et méprisant

23 avril 2026

Le p.-d.g. d’Air Canada, Michael Rousseau, semble manifestement éprouver un déni pour le français, l’une des deux langues officielles du Canada. À cet effet, dans le but de nous rafraîchir la mémoire, rappelons-nous son discours uniquement en anglais en 2021 devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, lequel avait suscité la colère et l’indignation dans les médias.

Or cinq ans plus tard, à la suite de la collision entre un avion transportant notamment des Québécois à l’aéroport La Guardia et un camion de pompiers, le même Michael Rousseau a diffusé une vidéo dans laquelle il s’exprime uniquement en anglais, accompagnée de sous-titres en français, afin d’offrir ses condoléances aux proches des victimes dont un pilote québécois. Dans cette vidéo, le p.-d.g. d’Air Canada, n’a prononcé que deux mots en français, soit « Bonjour », au début, et « Merci », à la fin. Tout à fait scandaleux et méprisant.

Depuis sa bavure en 2021 et suite à la montée de boucliers des francophones, Michael Rousseau aurait suivi plus de 300 heures de cours en français et réalisé quelque 200 devoirs. Et pourtant, pour avoir moi-même enseigné le français comme langue seconde à des anglophones à raison de 90 heures en période estivale, je peux vous affirmer que les étudiants pouvaient s’exprimer dans un français acceptable après avoir suivi 90 heures de cours en français.

Dans ces circonstances, force est de constater que l’affirmation selon laquelle le p.-d.g. d’Air Canada a bel et bien suivi ces 300 heures de cours en français sont questionnables ou que Michael Rousseau ne possède assurément pas la bosse du français. Quoiqu’il en soit, Air Canada est soumis à la loi canadienne sur le bilinguisme et, de facto, son premier représentant a l’obligation de pouvoir s’exprimer dans les deux langues officielles au pays. Dans ce contexte, il serait tout à fait pertinent qu’un haut dirigeant bilingue du conseil d’administration de l’organisme soit désigné pour tenir les points de presse d’Air Canada.

En somme, il m’apparaît évident que les dirigeants d’Air Canada, y compris son p.-d.g., ne se formalisent aucunement de cet impair éhonté envers la loi sur le bilinguisme au Canada, et cela malgré le fait qu’un des deux pilotes décédés soit un francophone du Québec et que des Québécois faisaient partie des passagers. Honte à vous, M. Rousseau!

vigile.quebec tribnue libre 26 mars 2026

Carney, le premier ministre téflon

23 avril 2026

Selon le récent sondage Léger en date du 5 mars, le Parti libéral du Canada (PLC) de Mark Carney recueille 49% des intentions de vote des électeurs, devançant de 14 points le Parti conservateur du Canada (PCC) de Pierre Poilievre qui recueille 35%. Mark Carney marche littéralement sur les eaux, ses nombreux voyages à travers le monde, quoique n’ayant rapporté aucun avantage concret pour les Canadiens, n’ayant nullement fait bouger à la baisse l’aiguille de sa popularité. Son discours de Davos sur le nouvel ordre mondial et l’importance de créer des liens économiques entre les pays de taille moyenne a suscité un engouement d’un bout à l’autre de la planète.

Mark Carney est comme une poêle téflon, rien ne colle. À preuve la sortie au vitriol sans conséquence de Paul St-Pierre Plamondon sur le discours des Plaines d’Abraham du premier ministre canadien ou sa position initiale sur l’implication du Canada dès le début du conflit américano-israélien. Aucun effet sur sa crédibilité auprès de ses fans.

Mark Carney n’est pas venu en politique pour tenir au chaud son siège à la Chambre des communes. De facto, il déborde du rôle du politicien traditionnel. Il s’est engagé en politique pour créer un « Canada fort » et, pour atteindre son objectif, il doit sillonner la planète à la conquête de pays alliés disposés à transiger avec le Canada. Dans un contexte géopolitique de fragilité relié aux conflits armés et d’imprévisibilité en lien avec la personnalité de Donald Trump, le premier ministre, imbu d’une solide expérience dans le monde des affaires, a toute la latitude pour exploiter à sa guise ses relations avec les dirigeants de la scène économique et politique

Par ailleurs, le téflon finit par perdre de son efficacité à l’usage. Un jour, les bévues du premier ministre téflon vont apparaître dans leur réalité, et vont coller au fond de la poêle. Et comme la perfection n’est pas de ce monde, la relation d’amour entre les Canadiens et leur idole va s’effriter peu à peu et perdre de son lustre et, par ricochet, de son glamour. De surcroît, ni Trump ni les guerres actuelles ne sont éternels. Le contexte économique devrait se stabiliser un jour, et Mark Carney devra occuper davantage son siège de premier ministre et affronter les partis d’opposition. Reste à voir, si alors, Mark Carney réussira à conserver son aura auprès de la population!

vigile.quebec tribune libre 22 mars 2026

Ingérence systémique des États-Unis dans les conflits armés

23 avril 2026

Que ce soit en Corée, en Irak ou en Afghanistan, ou plus récemment dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine ou celle opposant Israël à Gaza, ou aujourd’hui, dans le conflit américano-israélien en Iran, un dénominateur commun surgit implacablement, soit l’ingérence systémique américaine à l’intérieur de ces conflits, si bien qu’on est en droit de se demander si les USA ne se sentent pas investis d’une mission salvatrice à l’échelle mondiale.

Or dans cette foulée, alors que les médias exhibent à n’en plus finir les destructions massives des édifices, des centaines de milliers d’innocentes victimes, femmes et enfants, croulent sous les décombres sans coup férir, le fracas incendiaire des frappes meurtrières accaparent toute la place sur nos petits écrans. Et pendant ce temps, les combats ne cessent de s’envenimer et cela, malgré l’intervention des Américains.

Pas plus tard que le 28 février, les États-Unis, de connivence avec leurs amis israéliens, ont ouvert le feu sur les « méchants » Iraniens, semant la terreur, dans un effet domino, sur l’ensemble des pays du golfe. Les têtes dirigeantes du gouvernement iranien tombent, et le régime est toujours debout envers et contre tous. Pour une énième fois dans l’histoire, les USA se sont ingérés dans des conflits étrangers et, pour une énième fois, ils contribuent au massacre de civils pour qui le seul espoir est de vivre en paix dans leur pays.

Et, de surcroît, des rumeurs circulent à l’effet que le « maître du monde », Donald Trump, songerait à envoyer les militaires américains sur le terrain iranien. Une décision qui risquerait de dégénérer en guerre meurtrière et en conflit sans fin au Moyen-Orient. Encore une fois dans l’histoire, les Américains contribueront à l’effusion d’un bain de sang ignominieux.

vigile.quebec tribune libre 20 mars 2026

 

ChatGPT, le robot confident

23 avril 2026

L’utilisation du robot conversationnel ChatGPT a été propulsée à une vitesse vertigineuse au cours des dernières années, si bien qu’un sondage mené par Common Sense Media en 2025 révèle qu’un tiers des adolescents préfère les compagnons IA aux humains pour des conversations sérieuses. De la rédaction de messages délicats à l’analyse de conversations amoureuses, l’intelligence artificielle s’impose peu à peu comme un conseiller relationnel chez les jeunes.

En revanche, Joséphine Arrighi de Casanova, vice-présidente du collectif MentalTech, est catégorique : « Chez un utilisateur qui est en souffrance psychologique […], se confier à un robot conversationnel tel ChatGPT risque de l'isoler davantage. Et on sait que l'isolement est un facteur très aggravant pour la santé mentale ».

Toujours accessible, ChatGPT peut sembler remplacer un confident. Mais attention à ne pas lui confier vos états d'âme ou vos histoires personnelles. Le robot explique qu'il est capable d'écouter, de mettre des mots et d'apporter des outils de réflexion, mais son rôle ne peut pas aller au-delà. « Un confident humain reste irremplaçable », répond-il quand on le questionne, car « je n'ai pas d'émotion », argue-t-il.

À mon avis, il appartient à Santé Québec d’intervenir en amont auprès des jeunes via des campagnes publicitaires et des rencontres exploratoires dans les écoles primaires et secondaires pour mettre en garde les jeunes contre l’utilisation du robot conversationnel ChatGPT en lien avec des situations à caractère émotionnel. L’IA comporte des limites, et il est impératif que les jeunes en soient informés le plus tôt possible au cours de leur évolution personnelle. Il en va du sain développement de leur santé affective.

vigile.quebec tribune libre 19 mars 2026  

Rejet des pays de l’OTAN de la demande d’appui de Trump

23 avril 2026

Si les analystes politiques avaient déjà une bonne idée de l’imprévisibilité du président américain Donald Trump à la suite de son premier mandat, c’était sans se douter que la version 2.0 surpasserait de loin ses élucubrations les plus farfelues et ses comportements narcissiques sans commune mesure.

Dans cette foulée, le déclenchement du conflit américano-israélien au Moyen-Orient atteint des sommets inégalés au chapitre de la déstabilisation géopolitique mondiale. Une guerre déclenchée sans l’accord du Congrès et, de surcroît, des pays de l’OTAN qui ont déjà subi le désaveu du président dès le début de son premier mandat.

Or malgré cette humiliation scandaleuse en lien avec son rejet de l’OTAN, Donald Trump a le culot de demander l’appui des pays membres de l’Organisation dans le déblocage du détroit d’Ormuz qui devient son principal talon d’Achille en raison de la pénurie de pétrole dans plusieurs pays et, par conséquent, de l’augmentation croissante du prix de l’essence à la pompe. Sans grande surprise, Trump s’est vu recevoir un refus catégorique des membres de l’OTAN, ce à quoi le président a répondu que, de toute façon, il n‘avait aucunement besoin de leur appui. En revanche, dans un tel scénario, Donald Trump pourra toujours invoqué que l’OTAN l’a laissé tomber.

Par ailleurs, la grogne monte au sein du mouvement MAGA, une tête d’affiche ayant claqué la porte invoquant son désaccord sur le déclenchement des hostilités au Moyen-Orient. Des rumeurs circulent à l’effet que le président songerait à envoyer l’armée sur le terrain, une manœuvre qui risquerait de dégénérer en conflit mondial. En Israël, Benyamin Netanyahou aspire depuis des années à faire tomber le régime iranien.

De son côté, Trump est de plus en plus isolé. Aucun analyste de la politique internationale n’est en mesure de percevoir ce qui se trotte dans la tête de Trump, lui-même ne le sachant probablement pas. La plus grande puissance militaire mondiale est confrontée à un défi titanesque dans lequel le Commandant en chef des forces armées l’a conduite. Comment réagira Donald Trump? Seules ses « trippes » guideront ses décisions.

vigile.quebec tribune libre 19 mars 2026