Les paris sont ouverts

19 janvier 2026

Qui se lancera dans la course à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ)? Les paris sont ouverts. Parmi les noms qui circulent actuellement comme candidats pressentis, mon choix s’arrêterait sur Simon Jolin-Barette, Christine Fréchette ou Sonia Lebel.

Issu de la frange nationaliste de la CAQ, Simon Jolin-Barrette, l’actuel ministre de la Justice, est perçu au cabinet comme un ministre hyperactif, réformateur, efficace et professionnel dans l’exécution des dossiers qui lui son confiés notamment dans la création du tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale. De son côté, la ministre de l’Économie, Christine Fréchette a su répondre à l’appel efficacement en remplacement de Pierre Fitzgibbon dans un ministère névralgique du gouvernement, et elle incarne la nouvelle génération des membres du gouvernement caquiste. Enfin la nouvelle ministre de l’Éducation et ex-ministre responsable du Conseil du trésor, Sonia Lebel, est perçue comme une ministre perfectionniste doublée d’un professionnalisme exemplaire, et est parvenue à conserver sa crédibilité dans l’épineux dossier des négociations collectives des employés du secteur public.

À la suite du départ de François Legault, de nombreux dossiers épineux restent en plan dont les négociations avec les médecins spécialistes, le projet de loi 3 sur la transparence des syndicats, le projet de loi 1 sur une nouvelle constitution du Québec et le virage du gouvernement vers un régime minceur de l’appareil de l’État.

De plus, le défi est immense. Depuis des mois, la CAQ est reléguée loin dans les sondages sur les intentions de vote des Québécois, le dernier coup de sonde la plaçant en quatrième position à égalité avec Québec solidaire et un maigre 11%. Et de surcroît, le parti ne dispose que de quelque huit mois pour élire un chef et plonger dans une campagne électorale dont l’issue est fixée au 5 octobre 2026. Toute une odyssée attend le futur chef du gouvernement de la CAQ.

viile.quebec tribune libre 17 janvier 2026

L’usure du pouvoir est venue à bout de François Legault

16 janvier 2026

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe sur la scène politique québécoise, François Legault quitte le navire dont il assurait la gouverne depuis 2011. L’usure du pouvoir et son corollaire, le besoin de changement, seront venus à bout du fondateur de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui incarnait la troisième voie sur le spectre politique du Québec, la voie du nationalisme québécois. Depuis plusieurs mois, des vents violents soufflaient sur les voiles du navire qui tanguaient dangereusement de tous côtés. Le capitaine n’arrivait plus à calmer la tempête.

Gouverner un État pendant presque huit ans laisse inévitablement des écorchures parfois difficiles, voire impossibles à refermer, et cela, malgré sa gestion remarquable de la pandémie qui, sans l’ombre d’un doute, restera un legs inoubliable de François Legault envers les Québécois. Autre fait notoire, le chef de la CAQ aura défendu jusqu’au bout la sauvegarde du français au Québec, menacée particulièrement sur l’île de Montréal.

On aura beau passer en revue tous les écueils jonchant le chemin emprunté par François Legault tels le scandale SAAQclic ou la mésaventure de Northvolt, les pénibles négociations avec les médecins ou le projet de loi 1 sur une constitution du Québec, chacun de ces dossiers a laissé une cicatrice profonde dans la population au fil du temps. On dit souvent qu’en politique, six mois peuvent paraître une éternité. Dans ce contexte, il est aisé de comprendre qu’une durée de sept ans ne peut que laisser des empreintes indélébiles.

François Legault a toujours placé l’économie au centre de ses priorités, son obsession pour atteindre le PIB de l’Ontario en faisant foi. Or en agissant de la sorte, il a délaissé la qualité de vie des citoyens notamment à l’égard de l’augmentation du coût de la vie, de la pénurie de logements abordables et de la croissance des itinérants qui ont été relégués au second plan si bien que l’homme d’affaires a décroché de la pénible réalité aux yeux des contribuables québécois.

« Pour le bien du parti et surtout, pour le bien du Québec », François Legault a décidé de céder le flambeau à un successeur. Il marque incontestablement la fin d’une époque. Plusieurs journalistes feront le bilan de son passage à la tête du gouvernement du Québec. Toutefois, avec le recul, c’est l’histoire qui évaluera objectivement son bilan politique pour le meilleur comme pour le pire.

vigile.quebec tribune libre 15 janvier 2026 

La reconnaissance, bougie d’allumage des enseignants

15 janvier 2026

Lourdeur de la tâche, manque de ressources humaines spécialisées pour venir en aide aux élèves à besoins particuliers, surmenage, violence physique et psychologique contribuent directement à amener un travailleur sur trois à envisager de changer d’emploi au courant du premier semestre chez les enseignants. Toutefois, par-delà ces écueils contraignants, se cache un manque de reconnaissance flagrant de la part des gestionnaires chargés de leur venir en aide.

Ce n’est pas d’hier que le manque de reconnaissance envers la profession d’enseignant occupe sans coup férir le spectre de la carrière « facile » bénéficiant de vacances nombreuses étalées sur toute l’année scolaire, deux mois d’arrêt complet durant l’été, une semaine de relâche, sans compter les semaines de vacances aux temps des Fêtes. Et s’ajoutent à toutes ces « faveurs », les journées pédagogiques étalées sur toute l’année scolaire.

Or aujourd’hui, en ces temps perturbés où les média sociaux ont envahi subrepticement l’univers des jeunes, la tâche des enseignants s’est proportionnellement transformée. Fini le temps où les élèves s’assoyaient docilement au son de la cloche et où leur attention était illico dirigée sur le professeur. Fini le temps où les élèves se pressaient pour répondre aux questions de leurs enseignants.

Tant et aussi longtemps que les enseignants évolueront dans ce capharnaüm, et que notre société, à commencer par les dirigeants des écoles, fera abstraction de toute la reconnaissance que la profession d’enseignant exige, nous assisterons à l’abandon d’enseignants laissés en otages dans un monde qui ne reconnaît plus toute l’importance de la carrière d’enseignant dans la formation des adultes de demain.

vigile.quebec tribune libre 14 janvier 2026

Le bienveillance de Charles Milliard

14 janvier 2026

Le Robert définit la bienveillance comme une « disposition favorable à l'égard de qqn ». Dès son premier point de presse annonçant sa candidature dans le cadre de la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ), l’ex- PDG de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Charles Milliard, a insisté sur le fait qu’un PLQ qu’il dirigerait mettrait en exergue la bienveillance dans ses propos avec ses adversaires politiques.

Une déclaration qui n’est pas sans nous rappeler le style de gestion axé sur le respect de ses adversaires du chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), au début de son mandat, une attitude qui, il faut bien l’admettre, a été chamboulée dans la foulée des débats houleux à l’Assemblée nationale. Et pourtant, nombreux étaient ceux qui voyaient en PSSP un politicien qui, enfin, ferait de la politique autrement.

Conséquemment, assisterons-nous à l’abandon de la bienveillance promise par Charles Milliard lorsque cette dernière sera bombardée par les attaques véhémentes, voire vicieuses, de ses amis d’en face? Les coups bas et les uppercuts venant de l’arène politique forceront-ils le chef néophyte du PLQ à sortir ses gants de pugiliste s’il aspire gagner le combat prévu pour le 5 octobre 2026? À mon sens, il n’aura pas le choix s’il ne veut pas être mis au tapis le soir du combat. En termes clairs, Charles Milliard, tout bien intentionné qu’il soit, sera tôt ou tard, s’il devient chef du PLQ, être confronté brutalement à la lutte féroce de la scène politique.

Le Soleil (version numérique) 14 janvier 2026
vigile.quebec tribune lire 14 janvier 2026

Les appels à la paix de l’ONU…et après?

12 janvier 2026

Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale en 1945, la communauté internationale s’est munie d’institutions internationales telle l’Organisation des Nations unies (ONU) afin de préserver la paix et d’éviter que des dictateurs ne contournent le droit international et n’imposent leur domination et leur soif de pouvoir illimité au reste de la planète.

Or aujourd’hui même sur notre planète, des conflits sanguinaires se déroulent sans coup férir et sous nos yeux par l’intermédiaire des médias sociaux à Gaza et en Ukraine au mépris odieux du droit international, l’enlèvement illégal du président du Venezuela, Nicolás Maduro, par Donald Trump en étant un exemple patent. Et pendant ce temps, António Guterres, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, se contente de lancer des appels à la paix et au respect du droit international qui coulent comme de l’eau sur le dos d’un canard. 

En tant qu'ancien ambassadeur du Canada à l'ONU, Bob Rae a fermement soutenu l'Ukraine contre l'agression russe, soulignant que l'invasion violait la Charte des Nations Unies et que les Ukrainiens se battaient pour les principes mondiaux, appelant à une paix juste et durable. Concernant Gaza, il a soutenu la reconnaissance de l'État de Palestine pour encourager un dialogue de paix, insistant sur le respect des droits humains, l'aide humanitaire et la libération des otages, tout en réaffirmant le soutien du Canada à la sécurité d'Israël. Somme toute, de beaux discours qui résonnent comme la voix dans le désert.

La mission principale de l'ONU est de maintenir la paix et la sécurité internationales, en prévenant les conflits et en aidant à résoudre les différends par des moyens pacifiques, tout en promouvant les droits de l'homme, l'aide humanitaire, le développement durable et le droit international. Or dans les faits, à quand remonte le dernier conflit que l’ONU a réussi à « prévenir » ou à « résoudre »? Poser la question, c’est y répondre…

vigile.quebec tribune libre 11 janvier 2026

En quête de la fontaine de Jouvence

11 janvier 2026

À une certaine époque, les rides au visage représentaient les traces du sourire, ces fines lignes autour des yeux et de la bouche apparaissant plus tôt chez les personnes particulièrement joyeuses, qui rient beaucoup en plissant souvent les yeux.Or aujourd’hui, nous assistons à un changement de paradigme radical qui identifie l’apparition de ces ridules au vieillissement, d’où l’émergence en forte croissance d’injections esthétiques telles le Botox. Autres temps, autres mœurs…

La popularité des injections esthétiques pour contrer les rides a explosé au Québec. Des centaines d’infirmières et de médecins ont tourné le dos au réseau de la santé pour profiter de la manne entourant l’explosion de la popularité des injections esthétiques, comme le Botox. «Maintenant, tout le monde pique!», constate Mirna Saadeh, une infirmière de Montréal qui pratique des injections depuis 15 ans. Depuis sept ans, le nombre d’infirmières qui travaillent en «soins médico-esthétiques» a plus que doublé, passant de 149 à 344 à travers le Québec.

Signes des temps, les injections esthétiques ont particulièrement la cote auprès des jeunes Québécois de moins de 30 ans qui sont prêts à payer des milliers de dollars par année pour améliorer leur apparence. «100% de mes amis ont recours au Botox. C’est très normal de faire ça!, confie ouvertement Amélie Riel, 29 ans, qui reçoit des injections esthétiques régulièrement depuis quatre ans.

L’éventail des utilisateurs réguliers des injections esthétiques ne cessent de s’accroître chez les jeunes adultes autant que chez les personnes âgées, un phénomène transgénérationnel qui défie toutes les statistiques. Les premiers visent la prévention des rides, les seconds, leur disparition. En revanche, les deux groupes d’âges sont envoûtés par un défi similaire, la quête de la fontaine de Jouvence.

vigile.quebec tribune libre 10 janvier 2026

Semaine de trois jours en présentiel pour les fonctionnaires

11 janvier 2026

Pour les besoins de la petite histoire, il m’apparaît judicieux de rappeler que l’instauration du télé-travail a été implantée dans le cadre des mesures de protection décrétées par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de la COVID-19. Autrement dit, le travail à la maison était une mesure circonstancielle. En conséquence, la circonstance étant éliminée, la logique devrait se traduire par un retour à la case départ, à savoir le travail en présentiel cinq jours par semaine telle qu’était la règle avant la pandémie.

Or une nouvelle mesure du gouvernement impose le présentiel trois jours par semaine à compter du 26 janvier, une décision qui soulève un tollé de contestation au sein des fonctionnaires qui soupçonnent François Legault de vouloir inciter des employés à démissionner pour réduire la taille de l’État. « C'est une belle porte pour le gouvernement pour pouvoir abolir encore plus de postes, et ça coûtera encore plus de services à la population, malheureusement [...] Pourquoi est-ce qu’on irait engorger le trafic existant déjà dans les grandes villes? » allègue le président du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Christian Daigle.

Un récent sondage maison [dont on peut douter tout au moins de l’objectivité] réalisé auprès des membres du SFPQ révèle que les fonctionnaires ne sont pas d’avis qu’une augmentation du travail en présentiel améliore la collaboration et la cohésion d’équipe, les employés évoquant même des difficultés de concentration en raison de l’absence d’espaces fermés. Pire encore, les employés de l’État anticipent des effets négatifs avec l’ajout d’une troisième journée de boulot au bureau, 87% des travailleurs sondés prévoyant une hausse du stress et de la fatigue, 63% une baisse de la productivité individuelle et 71% une diminution de l’intention de rester en poste.

À mon sens, le télétravail à trois jours par semaine a contribué à installer une zone de confort chez les employés de l’État. En revanche, de mémoire, je ne me souviens pas que le travail au bureau cinq jours par semaine ait fait l’objet de quelque doléance avant la pandémie. Enfin je suis plutôt d’avis que le travail en présentiel contribue à créer un climat de travail sain et productif en comparaison avec un travail isolé à la maison et, de facto, je préconise le retour au présentiel trois jours par semaine.

vigile.quebec tribune libre 10 janvier 2026

 

Radars photo lucratifs…et après?

9 janvier 2026

Ces derniers jours, plusieurs médias ont révélé le montant des amendes payées par les automobilistes en 2025 grâce à l’installation de radars photo, soit environ 133M$, une hausse de plus de 33M$ par rapport aux amendes de 100M$ compilées en 2024. Puis se déroulent une série d’endroits stratégiques où sont placés les radars photo accompagnés du nombre de constats d’infraction pour chacun d’eux et du montant des amendes versées. Somme toute, on a l’impression de lire la liste des pointeurs de la LNH du plus prolifique en descendant vers les moins performants. En revanche, on ne connaît pas les statistiques comparatives avec les années passées qui pourraient permettre de connaître la diminution, s’il y a lieu, du nombre d’accidents et de décès dus à la présence des dits radars, une donnée qui aurait apporté un regard davantage éclairant aux lecteurs qu’une liste d’épicerie des constats d’infraction et des amendes lucratives accordées aux automobilistes. En termes clairs, oui aux radars photo…et après?

vigile.quebec tribune libre 9 janvier 2026

Transfuges gênants au PLC

9 janvier 2026

C’est bien connu, le parti libéral de Mark Carney aurait bien voulu obtenir la majorité à la Chambre des communes au soir du scrutin du 28 avril 2025. Or les libéraux ont raté leur cible de seulement trois députés. Depuis lors, deux députés conservateurs, soit Chris d’Entremont de la Nouvelle-Écosse et Michael Ma de l’Ontario ont fait le saut des conservateurs aux libéraux à l’automne. En revanche, selon des sources fiables, les libéraux ont rapidement lancé une opération «transfuges». La mathématique est simple: il suffit de convaincre trois députés d’opposition de traverser la Chambre pour devenir majoritaire et, de facto, faire adopter ses projets de loi et ses budgets sans avoir à négocier avec un des partis d’opposition, et surtout bénéficier d’un mandat complet de quatre ans sans avoir à vivre sous la menace d’être renversé.

Or jusqu’à aujourd’hui, le scénario a été considéré du point de vue de la joute politique, gains des libéraux, pertes pour les conservateurs de Pierre Poilievre, le côté éthique ayant été analysé surtout du point de vue des députés transfuges. Mais, par ailleurs, que doit-on penser de l’éthique du Parti libéral lui-même alors que des témoignages récents de députés conservateurs révèlent qu’ils ont refusé les invitations des libéraux à sauter la clôture, soit un conservateur de Colombie-Britannique et une néo-démocrate du Nunavut? Des révélations qui dénotent sans coup férir toute l’indécence qui se propage dans les coulisses des libéraux fédéraux et qui poussent des élus à privilégier leurs intérêts personnels au détriment de ceux de leurs électeurs. Tout simplement éhonté et cynique!

vigile.quebec tribune libre 9 janvier 2026

Changements climatiques en 2026

8 janvier 2026

Il fut un temps pas si lointain, je vous avoue bien honnêtement, les allusions aux conséquences désastreuses des changements climatiques sur les habitants de la planète ne m’atteignaient pas vraiment considérant le peu de changements qui se produisaient dans mon environnement.

Or aujourd’hui, ma perception a bien changé. En effet, depuis quelques années, les cataclysmes naturels ne cessent de nous bombarder ici même au Canada, que ce soit les feux de forêts aux conséquences désastreuses en lien avec les forêts dévastées, les inondations sans précédent liées à des pluies torrentielles ou les tornades catastrophiques sur des régions entières liées à des vents d’une extrême violence sans parler des pics de températures, été comme hiver, qui atteignent des sommets jamais observés depuis des décennies.

En revanche, dans ces circonstances pour le moins troublantes et alarmantes, notre premier ministre du Canada ouvre la voie, dans le cadre de ses projets d’intérêt national, et cela, nonobstant tout de même certaines conditions, à la construction d’un pipeline reliant l’Alberta à la côte du Pacifique et, de surcroît, selon les sondages, avec la bénédiction de la majorité des Canadiens. Et de son côté, notre premier ministre du Québec n’est pas fermé à l’hypothèse d’un pipeline moyennant la volonté manifeste liée à l’acceptabilité sociale.

De ce fait, l’année 2026 s’ouvre sur un paysage inquiétant eu égard aux positions de nos gouvernements sur les changements climatiques, et, si vous ajoutez à ce constat, le virage à 180 degrés de la population que semble nous indiquer les récents sondages, vous obtenez la recette parfaite pour reculer eu égard aux objectifs de réduction des gaz à effet de serre que se sont fixés les deux paliers de gouvernements il n’y a pas si longtemps. Une preuve tangible qui illustre à merveille la périlleuse union entre l’environnement et l’économie…

vigile.quebec tribune libre 7 janvier 2026