Les ados en confinement: dommages collatéraux

20 mai 2020

Le Dr Gilles Julien, pédiatre, sonne l’alarme…20 à 25% des ados éprouvent actuellement des anxiétés importantes qui nuisent à leur santé et près de 20% présentent des signes dépressifs. Des chiffres qui font frémir et qui démontrent à quel point l’isolement influe sur le comportement émotionnel des ados.

Toutes les études antérieures prouvent que les ados sont particulièrement affectés par les changements qui surviennent autour d’eux, particulièrement lorsque ces changements ont pour effet de brimer leur besoin d’évasion. « Ils sont à un point de transition important. Ils forgent leur personnalité, ils sont sûrs d’eux, ils veulent avancer et ils veulent créer. Mais il faut qu’ils aient les moyens de le faire. S’ils ne le font pas, ils perdent espoir, ils perdent contact, ils risquent de décrocher », met en garde le Dr Julien.

Le confinement est érigé telle une cloche de verre qui empêche les ados de respirer, ils ont besoin d’air, ils étouffent. L’équipe de gestion de crise, notamment François Legault et Horacio Arruda, doivent ouvrir des espaces aux ados pour leur permettre de bouger, de sortir à l’extérieur et de socialiser avec leurs amis de façon sécuritaire, à défaut de quoi les troubles de santé mentale risquent de faire davantage de victimes que le virus lui-même pour cette catégorie d’âge. 

Avec le déconfinement graduel entamé par le gouvernement Legault, plusieurs parents sont appelés à retourner à leur travail, laissant de la sorte leurs ados seuls à la maison, une situation propice au développement de comportements anxieux et dépressifs. Conséquemment, il m’apparaît urgent, voire salutaire, que des mesures de déconfinement soient prises pour maintenir l’équilibre psychologique de nos ados.

Attention à nos ados
« En entrevue avec Le Journal, le pédiatre reconnu Gilles Julien a parlé de catastrophe et d’impacts non seulement préoccupants, mais dangereux chez nos adolescents. Les experts s’inquiètent du décrochage, de la démobilisation, de la dépression et de l’anxiété susceptibles d’en découler. » 

https://www.journaldequebec.com/2020/05/17/attention-a-nos-ados

L’économie avant les jeunes?
« Lundi prochain, un pan entier de la vie montréalaise émergera de l’asphyxie du confinement. Sur le front économique, le risque en vaut la chandelle. Sur le front des écoles, c’était tout le contraire. Finalement, il aura été plus facile de faire consensus sur la sauvegarde des commerces de proximité que sur le bien-être physique et mental des enfants. »
https://www.journaldequebec.com/2020/05/19/leconomie-avant-les-jeunes

Nos ados abandonnés
« Mais le temps nous démontre de plus en plus que les impacts sont et seront catastrophiques pour les adultes de demain. Ils se morfondent, dépriment, tournent en rond et remettent tout en question. Les risques reliés aux problèmes de santé mentale sont décuplés et les probabilités de décrochage sont alarmantes. 
https://www.journaldequebec.com/2020/05/20/nos-ados-abandonnes

vigile.quebec tribune libre 20 mai 2020
Le Devoir 21 mai 2020 "Des dommages collatéraux" (version abrégée)

 

Le réconfort, une solution vers la guérison

18 mai 2020

Au cours des derniers jours, certains médias nous ont présenté de courts reportages concernant des personnes âgées atteintes du coronavirus qui ont pu, pour une, bénéficier de la présence d’un proche aidant au CHSLD où elle vivait et, pour l’autre, dont les membres de la famille l’ont sortie du CHSLD pour l’amener auprès d’eux à leur résidence… et dans les deux cas, les personnes âgées ont retrouvé la santé.

D’entrée de jeu, je voudrais dissiper toute forme de critique, quelle qu’elle soit, envers le personnel de première ligne dans les CHSLD qui méritent sans l’ombre d’un doute toute notre admiration pour leur courage et leur professionnalisme et ce, malgré la cohue qui y règne, notamment sur le plan organisationnel relatif au processus de gestion. À cet effet, l’organigramme gigantesque du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS),  paru dernièrement dans les médias, illustre à merveille l’extrême complexité qui conduit au marasme qui sévit dans le processus de décision dans les CHSLD.

Par contre, à partir du moment où les personnes âgées goûtent au réconfort des proches aidants qui leur offrent toute l’attention et le réconfort qu’elles ont grandement besoin, elles reprennent vie telles des tulipes au printemps qui ressuscitent grâce aux premiers rayons bienfaisants du soleil printanier.

Bien sûr, toutes les personnes âgées n’ont pas cette chance de bénéficier de la chaleur humaine et de l’amour d’un proche aidant pour retrouver la santé. Toutefois, la preuve est faite que le réconfort incarne un pas vers la guérison. Conséquemment, à mon avis, une fois la crise derrière nous, le MSSS devrait revoir son organigramme illico en laissant une place privilégiée aux soins à domicile par les proches aidants, et en mettant de l’avant le projet de maisons des aînés dan un esprit de familiarité et de réconfort pour qu’enfin nos aînés puissent pouvoir vivre leurs dernières années dans la dignité.

vigile.quebec tribune libre 17 mai 2020
Le Devoir 25 mai 2020 "Du réconfort pour guérir"

Moduler les indemnités de départ en fonction des résultats

17 mai 2020

Limogé par Bombardier en mars 2020, le PDG Alain Bellemare quitte la compagnie en empochant un pécule scandaleux de 17,4 millions, et toutes ces largesses malgré un sauvetage gouvernemental, des milliers de licenciements, des résultats financiers décevants, d’innombrables ventes d’actifs, un cours boursier en chute libre et même une manifestation inédite contre sa rémunération. 


En bref, M. Bellemare laisse en héritage une entreprise chancelante et amputée de plusieurs de ses fleurons qui ont fait sa réputation, complètement soumise à la signature du contrat de 10 milliards $ pour la vente de sa division ferroviaire à Alstom, conditionnel à la conclusion de la transaction prévue pour l’an prochain.

À titre informatif, Alain Bellemare a touché des émoluments de 13,8 M$ en 2018 et 10,8 M$ en 2019. Les salaires des hauts dirigeants d’entreprises ont pris des proportions pharaoniques si bien qu’un coup de barre radical doit être donné par les conseils d’administration, notamment en modulant leurs indemnités de départ en fonction des résultats obtenus, à défaut de quoi la crédibilité, voire la réputation des entreprises risquent d’être entachées par un laxisme éhonté eu égard aux conditions salariales exorbitantes qu’elles entérinent avec leurs dirigeants!

quebechebdo 17 mai 2020
vigile.quebec tribune libre 27 mai 2020

Le cas de la Suède

15 mai 2020

En Suède, un pays qui peut se comparer facilement au Québec en ce qui a trait à la population, 32 morts par 10 000 habitants ont été causées par le coronavirus comparativement à 37 au Québec. Et pourtant, les Suédois, hormis les mesures d’hygiène sanitaire et la distanciation sociale, continuent de vivre une vie normale, sauf les personnes âgées de 70 ans et plus qui ont été placées en isolement par mesure de protection.

Fait intéressant, une des particularités de la gestion de la crise par la Suède tient dans son caractère totalement dépolitisé. Dans ce pays, les questions sanitaires sont uniquement du ressort des scientifiques de l’État dont le pouvoir de décision prévaut sur celui des élus. Le gouvernement, tout comme les partis d’opposition, se plient à cette gouvernance d’experts scientifiques, tout en garant leurs guéguerres oiseuses dans le placard.

Partant de ce constat, je rejoins la préoccupation du chef parlementaire du PQ, Pascal Bérubé, lors du retour des députés à l’Assemblée nationale, absents depuis près de deux mois, à savoir où se trace la ligne entre la stratégie de la CAQ et la position de la Direction de la santé publique. La cohabitation entre la santé publique et le politique est-elle une bonne stratégie pour lutter contre une urgence sanitaire? N’aurait-il pas été préférable d’adopter un processus de décision similaire à la Suède?

À mon point de vue, la santé publique relève de facto de l’expertise du directeur national de la santé publique, lequel devrait agir comme maître d’œuvre de la gestion de crise. À cet effet, Anders Tegnell, épidémiologiste en chef du gouvernement suédois et architecte de la stratégie du non-confinement, estime que 40 % de la population sera immunisée d’ici la fin du mois de mai contre la COVID-19 dans la seule ville de Stockholm… Un constat qui mérite tout au moins une réflexion approfondie sur les effets collatéraux d’une gestion de crise en « symbiose » basée sur le confinement!

vigile.quebec tribune libre 14 mai 2020

À la défense d’un enseignement traditionnel

15 mai 2020

La prolongation du confinement dans les écoles secondaires du Québec jusqu’en septembre 2020 a pavé la voie à l’enseignement à distance. Bien qu’il soit trop tôt pour évaluer les retombées d’un tel type d’enseignement, et surtout compte tenu que certaines voies s’élèvent en faveur de la continuité de l’enseignement à distance pour la rentrée de septembre, je me suis senti obligé d’apporter certains commentaires qui, je l’espère, sauront mettre en valeur les lettres de noblesse de l’enseignement traditionnel en demeurant le plus objectif possible.

À prime abord, pour avoir œuvré au secondaire pendant trente-deux ans, je suis convaincu que les périodes de préadolescence et d’adolescence sont caractérisées, entre autres, par un besoin naturel de contacts humains, autant entre eux qu’avec les membres de l’équipe-école, un besoin qui, il va sans dire, ne peut être satisfait par l’enseignement à distance.

Secundo, et c’est là peut-être la différence fondamentale entre les deux types d’enseignements, les élèves en difficulté d’apprentissage éprouvent un besoin d’attention qui ne peut être satisfait que par la présence attentive d’un enseignant qui, de ce fait, permettra la communication entre eux et leur professeur. Par contre, il m’apparaît évident que les images de l’élève et de l’enseignant sur un écran sont à mille lieux de la possibilité d’établir une saine communication entre eux.

Enfin, devant de telles carences inhérentes à l’enseignement à distance, il ne faudrait pas se surprendre d’assister à une augmentation substantielle du taux de décrochage, particulièrement chez les élèves en difficulté d’apprentissage, s’il fallait que l’enseignement à distance ne s’étende à tous les élèves du secondaire pour la prochaine rentrée scolaire…Attention danger!   

vigile.quebec tribune libre 14 mai 2020
quebechebdo 15 mai 2020

« Tu trouveras la paix »

14 mai 2020

Avec le départ de la chanteuse Renée Claude, tout le Québec perd l’une des plus belles voix de la chanson française au cours des cinquante dernières années. Sa présence sur scène, sa grâce et son élégance dans sa gestuelle, sa voix puissante et douce à la fois, le choix de ses chansons qui avait le don de toucher son auditoire en plein cœur, son amour et son respect envers son public, tout chez Renée Claude la disposait à devenir ce qu’elle est devenue, une grande dame de la chanson française.

Après que le conjoint de Renée Claude eut confié aux médias que la chanteuse souffrait de la maladie d’Alzheimer en 2019, une pléiade de grandes chanteuses québécoises ont repris en chœur la merveilleuse chanson de Stéphane Venne Tu trouveras la paix qui a généré près de 900 000 vues sur YouTube et plus de 10 000 téléchargements numériques.

En cette période de pandémie, quel plus beau message peut-on laisser aux Québécoises et aux Québécois que de chercher et de trouver la paix [dans leur cœur]?

Extrait

« Ils attendent que tu les réveilles au plus profond de toi/ Y a la plage immense ou tu es toute seule/ Dans le plus chaud de toi/ Loin au dedans de toi/Tu trouveras la paix dans ton cœur/ Et pas ailleurs, et pas ailleurs… »

https://www.bing.com/videos/search?q=renee+claude&docid=608010276133537195&mid=16574B6BC883B840C37916574B6BC883B840C379&view=detail&FORM=VIRE

vigile.quebec tribune libre 12 mai 2020

 

Dominique Anglade à la barre du PLQ

12 mai 2020

Coup de théâtre… L’ex-présidente de la Coalition avenir Québec (CAQ) de janvier 2012 à septembre 2013, et députée libérale de Saint-Henri-Sainte-Anne depuis 2015, Dominique Anglade, a été couronnée cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ) à la suite de la démission surprise du seul autre candidat qualifié, Alexandre Cusson.

À mon avis, Dominique Anglade, à la suite de la cuisante défaite du PLQ lors du dernier scrutin, a toute une pente à remonter, la seule force du parti étant entièrement concentrée auprès des anglophones de la région métropolitaine de Montréal.

Nonobstant son projet de « Charte des régions » dont on connaît très peu d’éléments, comment parviendra-t-elle à s’attirer les faveurs d’un électorat qui échappe au PLQ depuis des années? Par ailleurs, quelle sera la place de Dominique Anglade sur la carte électorale du Québec considérant la cote de popularité élevée du François Legault qui incarne un nationalisme à la fois respectueux de l’ensemble des Québécois tout en maintenant une distance politique avec Justin Trudeau.? Quel sera l’impact réel de son projet de « Pacte économique pour le climat » dans un contexte sociétal marqué par des mois de confinement de la population?

Toutes des questions qui illustrent à quel point la nouvelle cheffe du PLQ devra être supportée d’abord par l’ensemble des députés de son caucus, mais surtout par la très vaste majorité des Québécois qui ont encore sans doute en mémoire les années de vaches maigres imposées par le gouvernement Couillard… Bienvenue au premier rang de l’arène politique, Mme Anglade! 

quebechebdo 12 mai 2020

Marguerite Blais, héritière de CHSLD à la dérive

12 mai 2020

Durant la période où Marguerite Blais est ministre responsable des Aînés de 2007 à 2012 dans le gouvernement Couillard, son mari tombe gravement malade. Elle devient alors proche aidante et médiatise sur les difficultés de cette fonction et l’importance de l’aide à apporter aux familles.

Détentrice d’un doctorat en communication, Marguerite Blais a œuvré pendant une vingtaine d’années à titre d’animatrice d’émissions de variétés à la radio et à la télévision, un curriculum qui devait la prédestiner à une carrière politique. Or, depuis le début de la pandémie, et plus particulièrement depuis les nombreuses éclosions qui se sont développées dans les CHSLD, la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants se retrouve au centre d’une crise qui ne cesse de s’amplifier.

Marguerite Blais est venue en politique pour défendre une cause, celle des aînés et des proches aidants. Le hasard a fait qu’elle a rencontré sur son chemin Gaétan Barrette, un ministre de la Santé centralisateur à la poigne de fer et pour qui les personnes âgées n’avaient pas une oreille attentive.

À son arrivée avec la CAQ, le fouillis s’était déjà installé dans les CHSLD. Aujourd’hui, le lien de confiance qui existait entre elle et la population est en train de s’effriter. Quelque 18 mois se sont écoulés depuis sa nomination et arrive cette pandémie qui touche de plein fouet les personnes âgées…À mon avis, Mme Blais mérite qu’on lui donne la chance et surtout les pouvoirs de rendre la dignité à « ses » aînés qu’elle affectionne tant …et qu’elle imagine déjà dans leur « Maison des aînés »!

quebechebdo le 11 mai 2020
vigile.quebec tribune libre 17 mai 2020

Lettre au très honorable premier ministre du Canada

11 mai 2020

Monsieur le premier ministre,

Le 6 mars 2020, alors que le nombre total de personnes atteints de la COVID-19 depuis son apparition s’établissait à 47 au Canada, vous avez déclaré que « le Canada n’interdirait pas aux voyageurs étrangers en provenance de pays aux prises avec le COVID-19 d’entrer au pays » et que « les réactions instinctives ne contribueraient pas à arrêter la propagation du nouveau virus », tout en arguant que « les décisions prises par notre gouvernement sont basées sur les meilleures recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et des formidables experts en santé qui travaillent au Canada et dans le monde ».

Le 12 mars 2020, au moment de vous placer en isolement volontaire, votre gouvernement, par la voix de votre vice-première ministre Chrystia Freeland, réitère sa décision de ne pas fermer ses frontières aux voyageurs provenant de l'étranger, mais plutôt de miser sur un renforcement des mesures de contrôle et de détection dans les aéroports internationaux ainsi qu'aux points d'entrée routiers, maritimes et ferroviaires du pays.

Au cours d'un point de presse à la sortie de la période des questions, le ministre Jean-Yves Duclos, président du Conseil du Trésor, assure que le gouvernement fédéral a mis en place, ces dernières semaines, des mesures pour que les voyageurs qui présentent des signes d'infection au coronavirus soient interceptés et puissent être identifiés et accompagnés correctement.

Finalement, le 18 mars 2020, soit 12 jours après les apparitions des premiers cas, les frontières du Canada sont fermées à tous les touristes et autres visiteurs étrangers sauf aux citoyens américains même si les cas de coronavirus émanant de voyageurs revenant des États-Unis se multiplient. Le Canada compte alors 400 cas porteurs du virus qui a fait de plus 4 morts.

Or le 22 avril 2020, un décret entre en vigueur, élargissant l’accès au Canada pour les demandeurs d’asile, bien que la fermeture de la frontière avec les États-Unis ait été renouvelée pour un mois supplémentaire. Dans ce texte, on peut lire que cette interdiction à tout étranger d'entrer au Canada en provenance des États-Unis  ne s’applique pas aux personnes qui cherche à entrer au Canada en provenance des États-Unis afin de faire une demande d'asile.

Depuis lors, devant l’ampleur de la pandémie qui ne cesse de s’accroître et qui compte, en date du 9 mai 2020, 66 434 cas confirmés et 4509 décès au pays, arguant que la « sécurité » des Canadiens doit demeurer prioritaire, votre gouvernement a investi des dizaines de milliards de dollars dans l’instauration de programmes venant en aide aux travailleurs congédiés et aux entreprises, des sommes astronomiques qui vont hypothéquer l’avenir de toute une génération de contribuables canadiens.

Monsieur le premier ministre, je suis d’avis que votre valse-hésitation laxiste, avant de prendre finalement la décision de fermer les frontières, a contribué grandement à la progression de la COVID-19 au pays et, qu’en conséquence, vous êtes directement imputable des dommages collatéraux dus à votre incapacité à prendre les moyens adéquats pour contrer la crise dès le départ et, de ce fait, assurer véritablement la « sécurité » des Canadiens en priorité au moment opportun.  

Henri Marineau, fier citoyen du Québec

vigile.quebec tribune libre 10 mai 2020

Les inquiétudes de Justin Trudeau

11 mai 2020

 

Lors d’un de ses derniers points de presse quotidiens, le premier ministre du Canada s'est dit « très inquiet » pour les Montréalais, comme pour les citoyens à travers le pays, en insistant sur le fait que leur santé et leur sécurité doivent primer sur la relance économique. Une critique, à mots couverts, du plan de déconfinement du Québec, en bref, une forme d’ingérence du fédéral dans les compétences provinciales en matière de santé.

Et pourtant, par ailleurs, parlant de « sécurité » des citoyens, on se souviendra que Justin Trudeau a mis 12 jours, soit du 6 au 18 mars, à partir des premiers cas confirmés de coronavirus au Canada, avant de prendre finalement la décision de fermer les frontières, sauf aux Américains même si les cas de coronavirus émanant de voyageurs revenant des États-Unis se multipliaient durant cette période.

Depuis lors, devant l’ampleur de la pandémie qui ne cesse de s’accroître et qui compte, en date du 9 mai 2020, 66 434 cas confirmés et 4509 décès au pays, arguant que la « sécurité » des Canadiens doit demeurer prioritaire, le gouvernement Trudeau a investi des dizaines de milliards de dollars dans l’instauration de programmes venant en aide aux travailleurs congédiés et aux entreprises, des sommes astronomiques qui vont hypothéquer l’avenir de toute une génération de contribuables canadiens.

En résumé, je suis plutôt d’avis que le premier ministre du Canada Justin Trudeau devrait exercer son devoir de réserve eu égard à ses « inquiétudes » concernant le plan de déconfinement du gouvernement du Québec, une attitude interventionniste qui crée inutilement de la confusion auprès des Québécois!

quebechebdo 11 mai 2020