Où fixer la barre d’une saine gestion de crise?

5 avril 2021

Prévoir l’imprévisible, c’est exactement ce à quoi je pensais quand je lisais dans différents médias les critiques des partis d’opposition accusant le gouvernement de jouer au yo-yo avec la population eu égard aux derniers relâchements suivis, deux jours plus tard, d’un reconfinement dans certaines régions du Québec.

En bref, que s’est-il donc passé pour que les restaurateurs se retrouvent avec des frigos pleins pour la venue du congé de Pâques et qu’ils doivent fermer leurs portes à leurs clients à deux jours d’avis? À mes yeux, un élément de réponse réside dans le fait que les variants disposent d’une propagation extrêmement rapide qui peut changer la donne en l’espace de quelques heures.

Pris au dépourvu par des statistiques qui augmentent de façon exponentielle, l’équipe de gestion de crise ne peut gérer cette flambée de variants qu’à l’aide de données prévisibles, ce qui manifestement est hors de sa portée.

Conséquemment, la seule arme dont disposent la Santé publique et le gouvernement, c’est l’agilité avec laquelle ils réagissent devant l’imprévisible et, dans le cas présent, on ne peut surement pas les accuser d’avoir tergiversé indûment.

vigile.net tribune libre 3 avril 2021

Connaissez-vous Arora Akanksha?

4 avril 2021

Selon Wikipédia, les objectifs premiers de l'Organisation des Nations unies, (ONU) créée en 1945, sont le maintien de la paix et la sécurité internationale. Pour les accomplir, elle promeut la protection des droits de l’homme, la fourniture de l’aide humanitaire, le développement durable et la garantie du droit international. 

D’entrée de jeu, avec tous les conflits qui font rage aujourd’hui, notamment au Myanmar, je suis plutôt d’avis que l’ONU rate un de ses objectifs premiers, à savoir le « maintien de la paix », C’est sans compter toutes les dictatures qui font la pluie et le beau sur la planète et qui mettent à mal la « sécurité internationale ».

Eh bien sachez qu’une jeune Canadienne de 34 ans du nom d’Arora Akanksha, jeune employée des Nations unies, manifeste son intention de devenir secrétaire générale de l’ONU en remplacement d’Antonio Guterres.

Or, selon les règles des Nations unies, un candidat au poste de secrétaire général doit obtenir une lettre de nomination d'un État membre pour se présenter. À cet effet, Mme Akanksha a déjà rencontré l'ambassadeur canadien aux Nations unies, Bob Rae, mais elle attend toujours de savoir si Ottawa appuiera officiellement sa candidature.

Aux sceptiques qui la trouvent trop jeune pour ce mandat, Akanksha réplique que l'expérience n’est pas nécessairement un gage de résultats, et que « Parfois, trop d'expérience dans un domaine vous lie à la culture de l’organisation»… «Vous ne pouvez même pas penser différemment. Le silence devient une réponse acceptable.».

Arora Akanksha, un nom à retenir sinon pour le remplacement d’Antonio Guterres mais surement pour les années à venir… Un véritable vent de fraîcheur qui souffle sur une Organisation vieillissante!

quebechebdo tribune libre 4 avril 2021
vigile.quebec tribune libre 5 avil 2021

Air Transat, un fleuron québécois

3 avril 2021

Lorsque j’ai appris que la transaction entre Air Canada et Air Transat avait avorté, je vous avoue sérieusement que j’ai éprouvé un soupir de soulagement et de satisfaction. J’éprouvais énormément de difficulté avec la prise de contrôle du voyagiste québécois par le plus important transporteur aérien au pays.

Le 16 mai 2019, Air Canada et Transat A.T. annoncent la signature d’une entente d’exclusivité pouvant mener à une transaction. Air Canada offre 13 $ pour chaque action de Transat A.T., ce qui représente environ 520 millions $. Or, le 10 octobre 2020: Transat A.T. et Air Canada annoncent une révision de l’arrangement, en évoquant notamment l’impact de la pandémie de COVID−19. Air Canada versera 5 $ pour chaque action du voyagiste québécois dans le cadre d’une offre évaluée à 190 millions $, soit un écart substantiel de 330 millions $.

À mes yeux, il est plus que temps que le gouvernement fédéral cesse de tergiverser en s’engagent financièrement dans la relance d’Air-Transat, un fleuron québécois qui a fait sa marque, notamment dans des destinations en direction des Caraïbes, pour le plus grand bonheur de millions de Québécois depuis sa création en 1986 par deux anciens pilotes de Québecair, Yvon Lecavalier et Pierre Ménard, ainsi que Jean-Marc Eustache et François Legault, Du côté du gouvernement du Québec, le premier ministre François Legault clame depuis des mois qu’il ne laissera pas tomber Air Transat.

Depuis maintenant 35 ans, l’oiseau bleu et blanc fait la fierté des Québécois. Le transporteur aérien Air Transat a besoin de l’aide gouvernementale … C’est un investissement incontournable pour les voyageurs québécois épris des destinations-soleil.

quebechebdo tribune libre 3 avril 2021
vigile.quebec tribune libre 3 avril 2021
Le Soleil (version internet) 9 avril 2021

Pierre Fitzgibbon, le ministre caméléon

2 avril 2021

Décidément, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, semble avoir une propension pour s’attirer les allégations de conflits d’intérêt dans le cadre de ses fonctions la dernière en liste concernant les récentes révélations entourant sa participation dans un fonds basé dans un paradis fiscal, une tuile qui s’ajoute aux trois enquêtes antérieures de la commissaire à l’éthique le visant dans des affaires compromettantes.

Or, le principal intéressé dénonce « l’acharnement » dont les médias ont fait preuve dans la récente controverse. En point de presse, il a déclaré qu’il y avait « zéro conflit d’intérêts » tout en ajoutant timidement qu’il y aurait « apparence, peut-être », de conflit d’intérêts, et qu’il quitterait la politique dans l’hypothèse où le gouvernement pense que ce serait la meilleure alternative.

De son côté. François Legault répète que son ministre représente « un atout » pour son gouvernement, balayant du revers de la main les critiques le présentant comme un boulet au sein de son équipe.

Un vieux proverbe dit qu’ « il n’y a pas de fumée sans feu ». Dans le cas de M. Fitzgibbon, on peut tout au moins observer que les bouffées de fumée gravitent souvent autour de sa personne… En attendant, je suis ‘avis que le ministre de l’économie n’a jamais fait véritablement le saut dans la vie politiques où la prudence fait office de pierre angulaire. En réalité, il est demeuré un homme d’affaires gérant le ministère de l’Économie tel une entreprise privée.

vigile.quebec tribune libre 1er avril 2021

La Capitale-Nationale sous haute surveillance

1 avril 2021

Comme des milliers d’autres résidants de la Capitale-Nationale, je n’ai pas d’autre choix que de me rendre à l’évidence : le nombre de cas testés positifs lors des derniers jours a grimpé de façon exponentielle, un phénomène lié notamment à la rapidité de propagation des variants.

Comme le disait le maire de Québec, Régis Labeaume, « on l’a carrément échappé… » Aux dires du coloré maire, une minorité de groupes de citoyens ont fait preuve d’une « irresponsabilité » inacceptable en faisant fi des règles sanitaires élémentaires, favorisant de la sorte des foyers d’éclosions dévastateurs eu égard à la contamination communautaire.  

Depuis le début de cette pandémie, la majorité de citoyens s’efforcent de suivre les consignes de la Santé publique et se retrouvent pris en otages par une minorité de délinquants, notamment lors de la tenue de rassemblements festifs pourtant prohibés

Enfin, je suis convaincu que nous pouvons contenir la propagation du virus, en espérant que la vaccination dans la population générale s’accélère, pour autant que chaque Québécois soit solidaire en respectant les consignes à la lettre. « L’alarme a sonné », lance le premier ministre, la balle est dorénavant entre les mains des citoyens de la Capitale-Nationale.

Le Soleil (version internet) 1er avril 2021
vigile,quebec tribune libre 1er avril 2021

Peut-on se fier à AstraZeneca?

31 mars 2021

Les « précautions » à prendre eu égard au vaccin AstraZeneca ne cessent de s’accumuler depuis sa sortie officielle à titre de vaccin sécure pour la population, si bien que les doutes sur ses effets secondaires, notamment la formation de caillots, inquiètent de plus en plus la population.

 

De son côté, la Santé publique a pris la décision de ne pas l’offrir à la clientèle de 55 ans et moins, alléguant que ce groupe d’âge, particulièrement les femmes, sont davantage à risque de subir des complications selon les données de certains pays européens.

 

Ici au Québec, le directeur de la Santé publique mise sur la transparence envers les Québécois, Grand bien lui fasse! Toutefois, cette transparence a un effet boomerang compte tenu de l’histoire du vaccin AstraZeneca qui emprunte des méandres plutôt inquiétants.

 

Or, mon rendez-vous pour la vaccination est prévu pour la 17 avril. Il est certain que , comme bien des citoyens, je vais surveiller de près l’évolution des commentaires des scientifiques sur le vaccin controversé, et soyez assurés que, dans l’hypothèse où on m’offre la vaccin AstraZeneca, et qu’il existe le moindre doute sur ses effets secondaires potentiels, je vais passer mon tour.

vigile.quebec tribune libre 30 mars 2021

 

Féminicides: agir auprès des hommes violents

26 mars 2021

Âgée de 28 ans, Rebekah Harry a succombé à ses blessures et est devenue la septième femme à mourir sous les coups de son conjoint en moins de six semaines au Québec. Un fléau catastrophique qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

La question : quels sont les facteurs qui sont susceptibles de contribuer à cette escalade des féminicides? À mon avis, j’en perçois tout au moins trois. D’entrée de jeu, on ne peut passer sous silence le manque de ressources matérielles et humaines pour venir en aide aux femmes battues par leur conjoint, une situation dramatique dénoncée par les responsables des maisons pour femmes battues depuis des lunes.

Ensuite, les confinements imposés par la pandémie ont surement contribué aux manifestations de violence conjugale, les deux conjoints étant souvent cantonnés dans des lieux exigus qui ne peuvent que favoriser les scènes de ménage qui risquent parfois à pousser le conjoint à commettre l’irréparable.

Enfin, et non le moindre facteur, les ressources pour venir en aide aux hommes pris avec un problème de violence sont nettement insuffisantes. Et pourtant, les hommes violents constituent le démarreur conduisant aux catastrophes auxquelles nous sommes de plus en plus témoins, Conséquemment, un coup de barre radical doit être donné en amont si notre société aspire à diminuer un tant soit peu ces scènes atroces dans une société dite civilisée. .

vigile.net tribune libre 24 mars 2021

La lecture à l’école, un passage obligé

23 mars 2021

L’idée de l’aile jeunesse de la CAQ.de présenter aux élèves une liste de volumes québécois parmi lesquels ils seront appelés à faire un choix m’apparaît à première vue louable.

Toutefois, il me semble pertinent au préalable, voire obligatoire, de sonder l’intérêt des élèves pour la lecture en général, et si, comme je l’anticipe, la majorité des jeunes n’ont pas une propension naturelle pour la lecture, il serait de bon aloi de partir de revues traitant de sujets qui les intéressent et ainsi ouvrir progressivement la voie, notamment sur les romans québécois. 

Dans ce contexte, le fait de fixer à l’horaire un temps d’une quinzaine de minutes de lecture au début du cours contribuera à créer un climat propice à l’ouverture des élèves aux romans québécois, le professeur étant conscient qu’il existe tout un monde entre celui de Germaine Guèvremont ou de Claude-Henri Grignon, et celui d’un article sur les jeux électroniques. À mon avis, la marche est haute mais nécessaire au même titre qu’il faut disposer d’un bon tremplin pour réussir son plongeon.

L’école a le devoir de présenter des romans québécois à ses élèves, c’est un passage obligé… Aux enseignants de bien préparer ce passage en le rendant le plus agréable et le moins restreignant possible!

Le Devoir 24 mars 2021
vigile.net tribune libre 24 mars 2021

Les Forces armées canadiennes dans l’embarras

19 mars 2021

Dans la foulée des allégations sexuelles portées contre deux hauts gradés des Forces armées canadiennes, à savoir le général John Vance et l‘amiral Art McDonald, la lieutenante-colonelle Eleanor Taylor a décidé de quitter son poste, arguant que « l’abus de confiance a été trop important et mon départ constitue le meilleur outil à ma disposition pour souligner l’ampleur de ma déception.»

Nonobstant que les actes reprochés aux deux présumés coupables n’en soient encore qu’au stade d’allégations, la réputation des Forces armées canadiennes s’en trouve entachée ne serait-ce que par la mauvaise presse qu’elles véhiculent dans leur sillon. Et tout cela dans contexte où le même général Vance, dès son arrivée en poste en juillet 2015, a mis sur pied l’« Opération Honour », un effort global pour éliminer les inconduites sexuelles dans l’armée.

« Engagez-vous », qu’ils disaient, au temps de mon adolescence, à une époque où les Forces armées faisaient la fierté des Canadiens. Eh bien on peut au moins constater que les choses ont bien changé depuis lors. Et, qui plus est, les actes reprochés à ces deux militaires touchent des hauts gradés, ceux-là même qui devraient démonter une attitude exemplaire dans l’exercice de leurs fonctions.

Dans l’hypothèse où ces allégations soient fondées, il m’apparaît extrêmement ardu de renverser les effets collatéraux provoqués par ces allégations, notamment la réputation des Forces armées. Conséquemment, je suis d’avis qu’une enquête indépendante soit créée afin de faire toute la lumière sur ces événements, et que cette enquête trace la voie vers des pistes de solution aux dirigeants des Forces armées. 

vigile.quebec tribune libre 18 mars 2021

Premier accroc diplomatique de Biden

19 mars 2021

Les relations diplomatiques russo-américaines ayant passablement de plomb dans l’aile, notamment depuis les tensions exercées par Donald Trump sur Vladimir Poutine, se verront davantage tendues avec l’accroc diplomatique de Joe Biden qui, lors d’une entrevue, a répondu par l’affirmative à un journaliste lui demandant si M. Poutine était « un tueur », ce à quoi a répliqué Vladimir Poutine que « c’est celui qui le dit qui l’est ».

Une guéguerre de mots qui est loin d’être banale considérant la gravité du mot « tueur » particulièrement dans un climat où les deux puissances disaient vouloir coopérer sur des dossiers d’intérêt commun depuis le changement de gouvernement à Washington.

Malgré cet accroc provenant de Biden, Poutine a quand même proposé à son homologue « une discussion en direct » diffusée en ligne ou à la télévision dans les prochains jours, ce à quoi la porte-parole du président Biden, Jen Psaki, a fait savoir que M. Biden est « très occupé » ces jours-ci.

Rien pour rapprocher les deux parties mais tout pour attiser les tensions entre la Russie et les États-Unis. Ce n’est surement pas en adoptant une telle position désinvolte de la part de l’administration Biden que se produira quelque rapprochement entre les deux puissances mondiales.

quebechebdo tribune libre 19 mars 2021
vigile.quebec tribune libre 20 mars 2021