Marguerite Blais, héritière de CHSLD à la dérive

12 mai 2020

Durant la période où Marguerite Blais est ministre responsable des Aînés de 2007 à 2012 dans le gouvernement Couillard, son mari tombe gravement malade. Elle devient alors proche aidante et médiatise sur les difficultés de cette fonction et l’importance de l’aide à apporter aux familles.

Détentrice d’un doctorat en communication, Marguerite Blais a œuvré pendant une vingtaine d’années à titre d’animatrice d’émissions de variétés à la radio et à la télévision, un curriculum qui devait la prédestiner à une carrière politique. Or, depuis le début de la pandémie, et plus particulièrement depuis les nombreuses éclosions qui se sont développées dans les CHSLD, la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants se retrouve au centre d’une crise qui ne cesse de s’amplifier.

Marguerite Blais est venue en politique pour défendre une cause, celle des aînés et des proches aidants. Le hasard a fait qu’elle a rencontré sur son chemin Gaétan Barrette, un ministre de la Santé centralisateur à la poigne de fer et pour qui les personnes âgées n’avaient pas une oreille attentive.

À son arrivée avec la CAQ, le fouillis s’était déjà installé dans les CHSLD. Aujourd’hui, le lien de confiance qui existait entre elle et la population est en train de s’effriter. Quelque 18 mois se sont écoulés depuis sa nomination et arrive cette pandémie qui touche de plein fouet les personnes âgées…À mon avis, Mme Blais mérite qu’on lui donne la chance et surtout les pouvoirs de rendre la dignité à « ses » aînés qu’elle affectionne tant …et qu’elle imagine déjà dans leur « Maison des aînés »!

quebechebdo le 11 mai 2020
vigile.quebec tribune libre 17 mai 2020

Lettre au très honorable premier ministre du Canada

11 mai 2020

Monsieur le premier ministre,

Le 6 mars 2020, alors que le nombre total de personnes atteints de la COVID-19 depuis son apparition s’établissait à 47 au Canada, vous avez déclaré que « le Canada n’interdirait pas aux voyageurs étrangers en provenance de pays aux prises avec le COVID-19 d’entrer au pays » et que « les réactions instinctives ne contribueraient pas à arrêter la propagation du nouveau virus », tout en arguant que « les décisions prises par notre gouvernement sont basées sur les meilleures recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et des formidables experts en santé qui travaillent au Canada et dans le monde ».

Le 12 mars 2020, au moment de vous placer en isolement volontaire, votre gouvernement, par la voix de votre vice-première ministre Chrystia Freeland, réitère sa décision de ne pas fermer ses frontières aux voyageurs provenant de l'étranger, mais plutôt de miser sur un renforcement des mesures de contrôle et de détection dans les aéroports internationaux ainsi qu'aux points d'entrée routiers, maritimes et ferroviaires du pays.

Au cours d'un point de presse à la sortie de la période des questions, le ministre Jean-Yves Duclos, président du Conseil du Trésor, assure que le gouvernement fédéral a mis en place, ces dernières semaines, des mesures pour que les voyageurs qui présentent des signes d'infection au coronavirus soient interceptés et puissent être identifiés et accompagnés correctement.

Finalement, le 18 mars 2020, soit 12 jours après les apparitions des premiers cas, les frontières du Canada sont fermées à tous les touristes et autres visiteurs étrangers sauf aux citoyens américains même si les cas de coronavirus émanant de voyageurs revenant des États-Unis se multiplient. Le Canada compte alors 400 cas porteurs du virus qui a fait de plus 4 morts.

Or le 22 avril 2020, un décret entre en vigueur, élargissant l’accès au Canada pour les demandeurs d’asile, bien que la fermeture de la frontière avec les États-Unis ait été renouvelée pour un mois supplémentaire. Dans ce texte, on peut lire que cette interdiction à tout étranger d'entrer au Canada en provenance des États-Unis  ne s’applique pas aux personnes qui cherche à entrer au Canada en provenance des États-Unis afin de faire une demande d'asile.

Depuis lors, devant l’ampleur de la pandémie qui ne cesse de s’accroître et qui compte, en date du 9 mai 2020, 66 434 cas confirmés et 4509 décès au pays, arguant que la « sécurité » des Canadiens doit demeurer prioritaire, votre gouvernement a investi des dizaines de milliards de dollars dans l’instauration de programmes venant en aide aux travailleurs congédiés et aux entreprises, des sommes astronomiques qui vont hypothéquer l’avenir de toute une génération de contribuables canadiens.

Monsieur le premier ministre, je suis d’avis que votre valse-hésitation laxiste, avant de prendre finalement la décision de fermer les frontières, a contribué grandement à la progression de la COVID-19 au pays et, qu’en conséquence, vous êtes directement imputable des dommages collatéraux dus à votre incapacité à prendre les moyens adéquats pour contrer la crise dès le départ et, de ce fait, assurer véritablement la « sécurité » des Canadiens en priorité au moment opportun.  

Henri Marineau, fier citoyen du Québec

vigile.quebec tribune libre 10 mai 2020

Les inquiétudes de Justin Trudeau

11 mai 2020

 

Lors d’un de ses derniers points de presse quotidiens, le premier ministre du Canada s'est dit « très inquiet » pour les Montréalais, comme pour les citoyens à travers le pays, en insistant sur le fait que leur santé et leur sécurité doivent primer sur la relance économique. Une critique, à mots couverts, du plan de déconfinement du Québec, en bref, une forme d’ingérence du fédéral dans les compétences provinciales en matière de santé.

Et pourtant, par ailleurs, parlant de « sécurité » des citoyens, on se souviendra que Justin Trudeau a mis 12 jours, soit du 6 au 18 mars, à partir des premiers cas confirmés de coronavirus au Canada, avant de prendre finalement la décision de fermer les frontières, sauf aux Américains même si les cas de coronavirus émanant de voyageurs revenant des États-Unis se multipliaient durant cette période.

Depuis lors, devant l’ampleur de la pandémie qui ne cesse de s’accroître et qui compte, en date du 9 mai 2020, 66 434 cas confirmés et 4509 décès au pays, arguant que la « sécurité » des Canadiens doit demeurer prioritaire, le gouvernement Trudeau a investi des dizaines de milliards de dollars dans l’instauration de programmes venant en aide aux travailleurs congédiés et aux entreprises, des sommes astronomiques qui vont hypothéquer l’avenir de toute une génération de contribuables canadiens.

En résumé, je suis plutôt d’avis que le premier ministre du Canada Justin Trudeau devrait exercer son devoir de réserve eu égard à ses « inquiétudes » concernant le plan de déconfinement du gouvernement du Québec, une attitude interventionniste qui crée inutilement de la confusion auprès des Québécois!

quebechebdo 11 mai 2020

Le Québec a-t-il atteint le « pic »?

8 mai 2020

Plus les jours passent, plus les cas et les décès liés à la COVID-19 continuent de s’accroître si bien que je me demande sérieusement si le Québec a atteint le fameux « pic » dont nous parle le Dr Horacio Arruda depuis le début de la pandémie.

Non seulement la situation est-elle encore alarmante dans plusieurs CHSLD et résidences pour aînés, on apprend maintenant qu’un foyer d’éclosion vient d’éclater dans une garderie. Paradoxalement, le Dr Arruda demeure coi sur la courbe d’évolution de la maladie à tel point qu’on est en droit de se questionner sur son supposé aplatissement. En fait, quand-allons parvenir à l’arrivée de signes encourageants? Une question qui demeure jusqu’ici sans réponse

Et pendant ce temps-là, le déconfinement s’est amorcé « graduellement » au Québec, notamment eu égard aux conditions de sécurité chez les personnes âgées et la participation des pairs aidants auprès de leur proche. Cette nouvelle directive aura certes des effets bénéfiques sur la santé mentale des aînés. Toutefois, aura-t-elle comme effet collatéral une recrudescence des cas de coronavirus dans les CHSLD?

Loin de moi l’intention de mettre en doute la décision de l’équipe de gestion de crise relativement à l’assouplissement des directives concernant les personnes âgées. Toutefois, force est d’admettre que cette ouverture au déconfinement risque de créer un rebond au niveau des cas et des décès liés à la COVID-19… C’est à suivre!

vigile.quebec tribune libre 8 mai 2020

Les journalistes sont-ils des « gérants d’estrade »?

8 mai 2020

À l’origine, le gérant d’estrade était celui qui, lors d’un match sportif, manifestait tout haut son mécontentement envers l’instructeur en se prétendant meilleur que lui. Puis avec le temps, le gérant d’estrade est devenu une personne qui émet des jugements tout en restant extérieure à la situation commentée, selon Wiktionnaire.

Encore aujourd’hui, le vocable « gérant d’estrade » revêt généralement une connotation péjorative. Dernièrement, au cours d’un de ses points de presse, le premier ministre François Legault a évoqué son irritation envers les gérants d’estrade eu égard à sa façon de gérer la crise du coronavirus et, sans les nommer, j’ai perçu chez lui qu’il visait en particulier les journalistes.

Mais en fait, quel est le rôle d’un journaliste si ce n’est que de questionner et d’apporter son point de vue sur un sujet précis, en l’occurrence ici les décisions prises par le tandem Arruda-Legault dans la gestion de crise actuelle.

Dans ce contexte-là, je suis d’avis que les journalistes, oui, sont des « gérants d’estrade » essentiels qui permettent aux lecteurs d’avoir un portrait plus complet du problème soulevé par le décideur et, par ricochet, qui peuvent l’amener à modifier sa décision à la lumière de ses observations pour peu qu’il soit ouvert à la critique!

quebechebdo 8 mai 2020
vigile.quebec tribune libre 8 mai 2020

Qu’avez-vous à répondre, Dr Arruda?

7 mai 2020

J’ai écouté avec énormément d’intérêt l’entrevue avec Jean-Dominique Michel et j’en retiens une conclusion dramatique, à savoir qu’au début de l’arrivée du coronavirus, il aurait fallu dépister en masse, détecter les personnes contaminées et les placer en quarantaine, comme l’a fait la Corée du Sud.

Durée de l’entrevue : 1 h :9 min.

https://www.youtube.com/watch?v=4MqArCjrkmI&feature=youtu.be

En réalité, tout le contraire de la démarche occidentale, y compris le Québec bien sûr, qui a privilégié le confinement d’abord avant d’en arriver, plusieurs semaines plus tard, à lancer une vaste campagne de dépistage.

Partant de ce constat qui était pourtant connu des milieux spécialisés en épidémiologie, qu’avez-vous à répondre, Dr Arruda pour votre défense? Pourquoi n’avez-vous pas soumis, dès leur arrivée, les voyageurs de la semaine de relâche à un dépistage de même que les « snowbirds » qui arrivaient de la Floride au lieu de les placer tout simplement en quarantaine? Pouvez-vous tout au moins admettre que vous avez eu tort en confinant tout le Québec sans motif scientifique?

vigile.quebec tribune libre 6 mai 2020

« Vieillir »

4 mai 2020

En cette période pandémique où les personnes âgées occupent presque toute la scène de l'actualité au Québec, j'ai cru bon de vous faire entendre cette très belle chanson de Jean-Marie Vivier…

https://www.bing.com/videos/search?q=jean-marie+vivier+vieillir+vid%c3%a9o&docid=608025682034885548&mid=65A7C7DF62D65D070A7565A7C7DF62D65D070A75&view=detail&FORM=VIRE

vigile.québec tribune libre 3 mai 2020

Le show de boucane de Justin

4 mai 2020

Ottawa interdit 1500 modèles d'armes à feu. Toutefois les propriétaires de telle armes bénéficient d'une amnistie jusqu'au 30 avril 2022. De plus, un  programme de rachat sera créé, mais le gouvernement n'entend pas le rendre obligatoire.

« Le gouvernement prévoit plutôt offrir un choix aux propriétaires : ils pourront soit obtenir un droit acquis visant l’arme à feu concernée, soit être indemnisés s’ils remettent cette arme à feu. De l’information plus détaillée sur les droits acquis et l’indemnisation sera annoncée plus tard. », dit le document gouvernemental.D’autre part, le secrétaire parlementaire du ministre Blair, Joël Lightbound, a précisé à Radio-Canada qu'il s'agirait d'un droit acquis non permissif, de sorte que les propriétaires d'armes concernés pourraient les conserver, mais pas les utiliser. Comme il fallait s’y attendre, il n'a pu dire quelles mesures pourraient être prises par le gouvernement pour s'en assurer.

Enfin, pour ajouter un peu de pathos à la conférence de presse, elle a été truffée de référence aux massacres qui se sont produits à Polytechnique, en décembre 1989, et au Centre culturel islamique de Québec, en janvier 2017.

En bref, nous assistons là à un show de boucane qui laisse toute la latitude aux propriétaires des armes « interdites », soit de bénéficier d’un droit acquis « sans droit d’utilisation », soit d’être indemnisés s’ils remettent leur arme à feu. 

Question

Est-il raisonnable de croire qu’un propriétaire d’une arme à feu la conserve en sa possession sans jamais l’utiliser ou qu’un autre propriétaire choisisse d’être indemnisé moyennant le rachat de son arme? Je vous laisse le choix de répondre…

vigile.quebec tribune libre 3 mai 2020

Le déconfinement, pas facile!

4 mai 2020

Les Québécois vivent maintenant à l’heure du confinement depuis plus de six semaines. Les mesures de sécurité édictées par le tandem Legault-Arruda et répétées quotidiennement lors de leur point de presse font maintenant partie du rituel des Québécois, notamment l’isolement.

Nous sommes maintenant invités à passer graduellement à la période du déconfinement, somme toute, à nous déprogrammer, une tâche qui s’avère plus ardue que le confinement qui était perçu comme un bouclier nous rassurant contre l’envahisseur. Or, maintenant que nous pouvons sortir de chez nous, une crainte sournoise s’empare de nous, un peu comme un enfant qui apprend à marcher seul pour la première fois.

Toutes sortes de sentiments surgissent, telles la crainte, l’inquiétude, voire l’anxiété pour certains. Des questions se pointent dans nos têtes au sujet du respect ou non des consignes de sécurité par ceux qui nous côtoieront. Comment réagir dans une situation où quelqu’un s’approche trop près de nous ou tousse sans se protéger?  

À mon avis, nous devons réapprivoiser notre entourage petit à petit avec confiance tout en demeurant vigilants eu égard aux mesures de sécurité qui nous ont guidées en période de confinement… et respirer à pleins poumons l’air bienfaisant du printemps!  

quebechebdo 4 mai 2020
Le Soleil (version internet) 4 mai 2020 "Pas facile, le déconfinement!"
vigile.quebec tribune libre 6 mai 2020
 

Il faut déconfiner les 70 ans et plus

1 mai 2020

Depuis le début la mise sur pause du Québec le 13 mars, les Québécois, selon le propre constat du premier ministre François Legault, ont manifesté leur bonne foi en se montrant « dociles » envers les directives émises par la Santé publique, notamment la distanciation sociale.

Or, maintenant que le déconfinement « graduel » est enclenché dans divers secteurs d’activités, les Québécois sont en droit de s’attendre à une certaine ouverture eu égard au confinement dans leur résidence, d’autant plus que l’arrivée des beaux jours apporte un regain d’énergie vital après un long hiver.    

À cet égard, les aînés ne souffrant d’aucun problème de santé majeur se sont soumis massivement au confinement au même titre que tous les autres Québécois. Il serait donc tout à fait légitime, voire normal, de reconnaître leurs efforts en leur permettant, eux aussi, de profiter des activités printanières et estivales qui peuvent s’adapter à la distanciation sociale.

Si la pandémie, aux dires du premier ministre, est maintenant sous contrôle dans la population, sauf dans la région métropolitaine de Montréal et dans les résidences pour personnes âgées, je ne vois pas pourquoi la simple barrière des 70 ans aurait toujours sa raison d’être… En termes clairs, pourquoi pénaliserions-nous des personnes pleines de vie dont le seul « handicap » est d’être septuagénaires?… C’est une simple question de justice sociale envers nos aînés!

quebechebdo 1er mai 2020