Assez, c’est assez!

29 janvier 2020

En juin 2018, après avoir créé une controverse sur les réseaux sociaux avec la publication d’un message invitant à un débat sur la « vasectomie obligatoire à 18 ans », la présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Gabrielle Bouchard, s’est empressée de préciser que son message était une provocation dans le but d’attirer l’attention sur le droit à l’avortement.

Or, mardi le 28 janvier, Mme Bouchard récidive avec la même « stratégie » en affirmant sur Twitter qu’il était « peut-être temps d’avoir une conversation sur l’interdiction des relations hétérosexuelles », toujours dans l’intention de provoquer la discussion, cette fois-ci, sur les féminicides.

De par ses fonctions de présidente de la Fédération des femmes du Québec, Gabrielle Bouchard se doit d’incarner la crédibilité qui lui incombe, à savoir de représenter toutes les femmes du Québec. En faisant preuve d’un manque de jugement et d’une maladresse aussi patents, je suis d’avis qu’elle n’a plus sa place à un poste aussi important, et que, par conséquent, elle doit être destituée illico de ses fonctions pour incompétence.

On devrait apprendre de ses erreurs, dit une sage pensée. Eh bien, manifestement, Gabrielle Bouchard ne tire pas profit de ses gaffes monumentales…Conséquemment, la FFQ se doit de lui montrer la sortie pour retrouver sa crédibilité… et conserver la contribution de 120 000 $ du gouvernement québécois… Assez, c’est assez!

quebechebdo 29 janvier 2020

Tout un défi!

28 janvier 2020

« Un nouveau départ 2020 », tel est le thème du candidat dans la campagne à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ), Alexandre Cusson. Et, pour amorcer ce nouveau départ le maire de Drummondville porte en étendard l’éthique, arguant qu’«il y a cette idée constante qu’il y a une odeur de corruption qui flotte sur la politique au Québec, alors qu’on sait que les règles ont changé depuis quelques années, tout est différent, mais il semble que ça ne rentre pas dans les maisons, les gens ne voient pas ça ».

Or, je veux bien comprendre que M. Cusson évite de nommer le parti dont il brigue la chefferie, mais il m’apparaît évident que le manque d’éthique dont il parle s’applique surtout au PLQ. Un parti qui subit encore aujourd’hui les retombées négatives de l’enquête Mâchurer toujours en cours et dans laquelle le nom de l’ancien chef du PLQ, Jean Charest, est souvent mentionné.

Aux yeux des Québécois, les allégations de collusion et de corruption envers le PLQ font encore l’objet d’enquêtes de la part de l’UPAC. Les scandales allégués envers le PLQ sont toujours d’actualité et cela, Alexandre Cusson n’y peut rien même s’il se défend de proposer un resserrement des règles éthiques pour surfer sur cette controverse.      

Conséquemment, le « nouveau départ » axé sur l’éthique souhaité par le candidat Cusson risque de connaître des ratés tout au moins au décollage. Alexandre Cusson baigne actuellement dans la belle naïveté du débutant… Reste à voir s’il la conservera ou s’il ne devra pas y apporter certains ajustements!    

quebechebdo 28 janvier 2020
vigile.net tribune libre 28 janvier 2020

Erreur ou laxisme?

27 janvier 2020

Dans une décision rendue en septembre 2019 concernant le présumé meurtrier de Marylène Lévesque, Eustachio Gallese, la Commission des libérations conditionnelles du Canada, savait que son agente de libération conditionnelle proposait une stratégie à l’effet que monsieur puisse rencontrer des femmes, mais seulement afin de répondre à ses besoins sexuels. Du même souffle, la commission soulignait que cette stratégie de gestion du risque telle que comprise et présentée en audience constituait paradoxalement un facteur de risque important et inquiétant.

 Or, connaissant d’une part les antécédents criminels du présumé meurtrier qui avait été reconnu coupable du meurtre au deuxième degré de sa conjointe en 2004 pour lequel il avait été condamné à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 15 ans, et d’autre part le caractère à haut risque de la stratégie proposée par son agente de libération conditionnelle, n’aurait-il pas incombé aux commissaires d’opposer leur véto à cette stratégie? Alors, pourquoi ont-ils laissé aller le loup dans la bergerie sans réagir?

 Erreur ou laxisme? Ou les deux? Quoi qu’il en soit, il m’apparaît évident que la Commission des libérations conditionnelles du Canada, dans cette affaire, n’a pas su jouer le rôle prioritaire qu’elle détient, à savoir de protéger la population. En conséquence, elle est imputable de ce meurtre crapuleux qui n’aurait jamais dû se produire…

quebechebdo 27 janvier 2020

L’homme de tous les combats

27 janvier 2020

Avant de devenir président de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) en 1993 et du conseil d’administration du Fonds de solidarité FTQ en 1994, Fernand Daoust a été impliqué dans plusieurs combats syndicaux d'importance tels la grève du quotidien La Presse en 1971, le Front commun intersyndical de 1972, la grève à la United Aircraft en 1974 ou la francisation des entreprises suite à l'adoption de la Charte de la langue française en 1977.

Toutefois, Fernand Daoust a mené son plus important combat à titre de grand défenseur des droits des travailleurs et des travailleuses du Québec de travailler dans leur langue. Dès 1959, en négociation avec des entreprises multinationales, il réclame que les discussions se déroulent en français. Membre fondateur du Mouvement Québec Français (MQF) en 1971, un organisme regroupant des organisations syndicales, culturelles et nationales vouées à la défense du français, et membre du conseil d'administration de l'Office de la langue française depuis sa fondation en 1977, il intervient sans relâche sur les questions linguistiques.

Fernand Daoust incarne sans contredit une figure marquante dans l’histoire du syndicalisme québécois et de la défense du français comme langue d’usage des travailleurs du Québec… Avec son départ, le mouvement syndical perd un grand combattant qui a consacré sa vie à la défense des droits des travailleurs et des travailleuses québécois(es).

quebechebdo 26 janvier 2020
Le Devoir 28 janvier 2020 "Un homme de tous les combats"

Régine Laurent, un phare dans la nuit

22 janvier 2020

Permettez-moi de faire un petit retour dans le temps en nous reportant en octobre 2019 au moment où s’ouvraient les audiences de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.

« Comme société, on a failli à notre principale responsabilité, celle de protéger nos enfants les plus vulnérables ; être ici aujourd’hui est un constat d’échec, mais il faut le faire, parce qu’une petite fille a été retrouvée dans un état précaire au domicile familial à Granby, le 29 avril dernier, puis est décédée, donnant ainsi un électrochoc à tout le Québec », a déclaré, la gorge nouée, Régine Laurent, la présidente de la Commission avant le début des audiences.

Entretemps, il m’est arrivé d’écouter Mme Laurent lors de certaines entrevues qu’elle a accordées sur divers médias, et j’ai été touché par l’empathie avec laquelle elle exprimait son désarroi envers tous ces enfants maltraités, un peu comme s’ils étaient ses propres enfants.

Les défis de la Commission sont énormes, voire titanesques. Toutefois, je suis convaincu qu’aucun effort ne sera épargné de la part de la présidente pour explorer à fond tous les moyens possibles pour tenter d’enrayer au maximum la maltraitance des enfants, ces êtres vulnérables pour qui Régine Laurent incarne un pilier bien ancré dans ses aspirations et ses convictions eu égard à leur protection.

Le soleil 22 janvier 2020

Airbnb, le semeur de trouble

20 janvier 2020

L’engouement pour Airbnb, un site web qui met en contact des touristes et des gens prêts à louer leur logement, suscite de plus en plus son lot de problèmes, dans les villes où des locataires louent sans la permission du proprio et des voisins irrités par le bruit de ces touristes indésirables.
Pourtant, la loi est explicite : un bail de location normal interdit au locataire de mettre son logement sur Airbnb, une telle pratique étant considérée comme «contravention sérieuse au bail», informe la Régie du logement.

Dans certains cas, ça devient même une entreprise. En effet, des Montréalais signent des dizaines de baux pour ensuite afficher ces espaces sur Airbnb. Dans certains cas, le propriétaire ne le sait pas. Avec l’écart entre ce qu’ils exigent au jour ou à la semaine aux touristes et ce qu’ils paient chaque mois au proprio, ça devient vite payant.

Certains propriétaires contournent la loi en évinçant illégalement leur locataire pour ensuite proposer leur logement sur Airbnb et augmenter leurs profits. Le propriétaire dit d’abord vouloir louer le logement à son fils, ce qui est une raison valable pour forcer le locataire à partir, mais une fois celui-ci évincé, le fils «change soudainement d’idée», et le propriétaire en profite pour le louer sur Airbnb. Ni vu ni connu.

La colère grogne de plus en plus contre Airbnb. Locataires, propriétaires, et même les voisins des logements loués comme chambres d’hôtel en ont marre… Il est plus que temps que la Régie du logement mette un terme à ces pratiques déloyales !

Le soleil 20 janvier 2020 (version internet)

Le tandem Bibeau-Charest

17 janvier 2020

 

On ne compte plus les articles de la presse dans lesquels les noms de Marc Bibeau et de Jean Charest sont associés de près ou de loin. Le tandem Bibeau-Charest est devenu monnaie courante dès 1998.
À cet effet, la décision de la Cour suprême de ne pas entendre la demande de Marc Bibeau à l’effet de ne pas dévoiler le contenu des mandats de perquisition de l’UPAC nous apprend que la loi électorale était violée systématiquement, que M. Bibeau exigeait des contributions des entreprises, qui étaient déguisées en dons individuels, et tout cela, à des niveaux inégalés jusqu’alors et pendant une période d’une vingtaine d’années.
Mais là où le bât blesse encore davantage, c’est que Marc Bibeau aurait laissé miroiter des résultats à des firmes d’ingénieurs, des bureaux d’avocats, des sociétés de construction ou des individus, tel le monnayage de nominations, sur la base de nombreux témoignages cités dans les mandats de perquisition.
Compte tenu de la proximité notoire entre Marc Bibeau et Jean Charest, il est difficile d’imaginer que le premier ministre n’était pas informé des subterfuges de son « grand argentier ». De ce fait, Jean Charest devient complice des conditions de dérapages éthiques quand il était chef du Parti libéral, complice d’avoir fermé les yeux, d’avoir laissé le « bénévole » Marc Bibeau monter un système de financement illégal, et, d’après les dires de la police, de lui avoir laissé une influence démesurée dans les décisions du gouvernement.
Dans ces circonstances, si Jean Charest devient candidat à la direction du Parti conservateur du Canada, il est certain qu’il devra répondre à plusieurs questions de la part de la presse, entre autres ce qu’il savait des magouilles de Bibeau et depuis quand…

quebechebdo 17 janvier 2020
vigile.net tribune libre 17 janvier 2020

Chefs de partis recherchés

16 janvier 2020

Phénomène plutôt exceptionnel, trois partis, soit le Parti québécois (PQ), le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti conservateur du Canada (PCC), sont actuellement à la recherche d’un/une chef. Actuellement seuls Sylvain Gaudreault pour le PQ, Dominique Anglade et Alexandre Cusson pour le PLQ, et Peter MacKay pour le PCC ont soumis officiellement leur candidature.

Toutefois, à part le PLQ où aucun autre candidat ne s’est pointé, la situation est différente dans les deux autres partis. En effet, du côté du PQ, les noms de l’historien Frédéric Bastien, de l’avocat Stéphane Handfiel , de l’humoriste Guy Nantel et de l’avocat Paul St-Pierre Plamondon circulent dans les couloirs du parti. Quant au PCC, les noms les plus souvent cités sont ceux de Jean Charest et Rona Ambrose dont la candidature semble peu probable. Évidemment, d’autres candidatures risquent de s’ajouter à ces listes…

Toutefois, à partir des noms dont nous disposons présentement, à quoi peut-on s’attendre dans chacune de ces courses à la direction des partis orphelins? À mon avis, chez le PLQ, il faut espérer que d’autres candidats s’ajoutent à Anglade et Cusson si les libéraux désirent avoir un véritable débat de fond au sein du parti.

Quant au PQ, dans l’hypothèse où Frédéric Bastien et Stéphane Handfield se présentent, il faut s’attendre à des flammèches sur le dossier de l’immigration compte tenu de leurs positions diamétralement opposées sur la place des immigrants dans la société québécoise.

Enfin, le candidat qui suscite le plus d’attention de la part des médias au PCC est sans contredit Jean Charest, qui, à sa décharge, est toujours dans le décor de l’enquête Mâchurer, sans compter que Stephen Harper semble être prêt à prendre les armes pour lui bloquer le chemin. En bref, des luttes qui risquent d’être intéressantes… À suivre!

quebechebdo 16 janvier 2020

 

 

Un peu de retenue, madame Bombardier!

15 janvier 2020

Dans son article publié dans Le Journal sous le titre Être à la mode, Denise Bombardier n’y va pas avec le dos de la cuillère sur la mode du tatouage. « Cette altération du corps de manière quasi irréversible a transformé des êtres en monstres, en personnages de mauvaises bandes dessinées, bref en personnes déshumanisées ».

J’ai toujours admiré le franc parler de Denise Bombardier. C’est surement, entre autres qualités, ce qui lui a permis, tout au cours de sa carrière, de se démarquer peu importe les médias ou les tribunes où elle a su exprimer franchement son opinion, sa sortie remarquée contre l’écrivain pédophile Gabriel Matzneff en 1990 sur le plateau de l’émission Apostrophe en faisant foi.

Toutefois, là où le bât blesse avec le plus d’acuité dans le texte de Mme Bombardier, c’est sur le choix des mots lorsqu’elle s’adresse aux personnes tatouées. L’utilisation des termes « monstres » et déshumanisés » outrepassent, à mes yeux, la limite entre les respect et l’irrespect, une limite que Denise Bombardier, à ce que je sache, s’est toujours imposé de ne pas franchir.

Enfin, en ce qui a trait à l’« angoisse [que] cela peut devenir chez ceux qui éprouvent un jour du regret de s’être ainsi mutilés », je dirais que ces personnes, au moment de faire le choix de se faire tatouer, étaient majeures et vaccinées et, qu’en ce sens, elles doivent en assumer les conséquences.  

quebechebdo 15 janvier 2020

L’Australie brûle…les bourses flambent

13 janvier 2020

Entre les indices boursiers et le monde réel, un gouffre se creuse. Ceci est frappant quand on regarde les cas de l’Australie où le pays est en train de partir en fumée depuis des semaines, mais l’indice national bat des records.

Dans les faits, l’Australie est le premier exportateur mondial de charbon, devant l’Indonésie et la Russie. En comptant l’ensemble des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz), l’Australie occupe la troisième place du podium planétaire, derrière la Russie et l’Arabie Saoudite.

À cet effet, la politique du gouvernement fait l’objet de nombreuses critiques. Depuis le début des incendies, le Premier ministre libéral Scott Morrison, au pouvoir depuis 2018, est régulièrement semoncé pour son climatoscepticisme, alléguant qu’il refuse de « s’engager dans des objectifs irresponsables, destructeurs d'emploi et nuisibles à l'économie » et qu’il ne rayera pas de la carte l'emploi de milliers d'Australiens en s'éloignant des industries traditionnelles.

Or, l’indice phare de la bourse australienne, a clôturé à 6 684 points, 1 000 points de plus que fin 2018. Ces records pourraient laisser penser que tout va bien, au moins sur la planète finance. Sur la planète Terre, c’est plus compliqué…Les incendies australiens intensifient encore plus les émissions de gaz à effet de serre et conduisent tout droit vers un réchauffement climatique plus élevé que ne le prévoit l’Accord de Paris.

En bref, il m’apparaît fort inquiétant que les incendies monstres que vit l’Australie n’affectent en rien la vigueur de sa bourse. C’est tout au moins un signal fort de sa capacité à « danser sur le pont du Titanic »!

quebechebdo 13 janvier 2020