Le Programme de contestation judiciaire…contesté

8 février 2020

D’entrée de jeu, mon intention ici n’est pas de remettre en question le Programme de contestation judiciaire (PCJ) du gouvernement fédéral, d’autant plus qu’il a permis à certaines minorités francophones hors Québec d’apporter un soutien nécessaire à l’accès aux tribunaux, notamment en Ontario récemment.

Par ailleurs, là où le bât blesse, c’est que, pour l’exercice financier se terminant le 30 juin 2019, la Commission scolaire English-Montréal présente des surplus accumulés de 82 941 287 M $. Or, le Programme de contestation judiciaire a pour objectif de fournir un « soutien financier » aux Canadiens afin qu'ils aient accès aux tribunaux pour des causes types d'importance nationale. Avec de tels surplus accumulés, on peut comprendre facilement que les dirigeants de le Commission scolaire aient pu refuser sans problème le « soutien » de 125 000 $ du PCJ qui, en réalité, ne représente qu’une goutte d’eau dans l’océan.

Toutefois, la contestation de la Loi 21 sur la laïcité de l’État québécois vient s’ingérer dans le processus parlementaire du gouvernement québécois qui a adopté démocratiquement cette loi, d’où les sorties de MM Jolin-Barrette et Legault sur le fait que l’argent des contribuable québécois via les subventions fédérales versées au PCJ sert, en partie, à attaquer une loi québécoise. Une situation qui ne peut se comparer avec l’Université francophone en Ontario qui recevait une fin de non-recevoir du gouvernement Ford pour des raisons de budget.

Autrement dit, n'eût été le fait que Justin Trudeau se soit déjà montré hostile à la Loi 21, est-ce que le PCJ aurait offert son soutien à la Commission scolaire English-Montréal, considérant le coussin financier confortable sur laquelle elle est assise?

quebechebdo 8 février 2020
vigile.net tribune libre 9 février 2020

Le loup dans la bergerie

7 février 2020

Faisant fi de l’anglicisation vertigineuse de la métropole, le cégep de la Gaspésie et des Îles, pour compenser la baisse substantielle de son effectif étudiant, a procédé à l’ouverture d’un campus anglophone à Montréal, lequel ne recrute que des étudiants étrangers venus surtout de l’Inde et de la Chine.

Il n’est pas facile d’attirer de jeunes étrangers à Gaspé ou aux Îles-de-la-Madeleine, explique Sylvain Vachon, responsable de cette initiative. C’est beaucoup plus facile à Montréal et il est plus simple de recruter des étudiants maîtrisant l’anglais que le français.

Autrement dit, les administrateurs du cégep, pour accroître leur clientèle étudiante, ont froidement fait entrer le loup dans la bergerie. Aux yeux du président du Mouvement Québec français (MQF), Maxime Laporte, « ce campus anglophone d’un cégep régional, qui accélère l’anglicisation de la région métropolitaine, n’a pas lieu d’être. On demande au ministre de l’Éducation de faire ses devoirs et de stopper l’hémorragie ».

Du côté de Jean-François Roberge, il s’est contenté d’exprimer qu’il avait « un problème à ce que ce soit exclusivement en anglais… On va leur demander d’inclure à tout le moins, dans chaque parcours, des cours de français. On va discuter avec eux pour corriger ce que moi je trouve une lacune assez importante. »…Toute une semonce! Ce n’est sûrement pas avec des paroles aussi mièvres que le « loup » va quitter la « bergerie ».

Faisant fi de l’anglicisation vertigineuse de la métropole, le cégep de la Gaspésie et des Îles, pour compenser la baisse substantielle de son effectif étudiant, a procédé à l’ouverture d’un campus anglophone à Montréal, lequel ne recrute que des étudiants étrangers venus surtout de l’Inde et de la Chine.

Il n’est pas facile d’attirer de jeunes étrangers à Gaspé ou aux Îles-de-la-Madeleine, explique Sylvain Vachon, responsable de cette initiative. C’est beaucoup plus facile à Montréal et il est plus simple de recruter des étudiants maîtrisant l’anglais que le français.

Autrement dit, les administrateurs du cégep, pour accroître leur clientèle étudiante, ont froidement fait entrer le loup dans la bergerie. Aux yeux du président du Mouvement Québec français (MQF), Maxime Laporte, « ce campus anglophone d’un cégep régional, qui accélère l’anglicisation de la région métropolitaine, n’a pas lieu d’être. On demande au ministre de l’Éducation de faire ses devoirs et de stopper l’hémorragie ».

Du côté de Jean-François Roberge, il s’est contenté d’exprimer qu’il avait « un problème à ce que ce soit exclusivement en anglais… On va leur demander d’inclure à tout le moins, dans chaque parcours, des cours de français. On va discuter avec eux pour corriger ce que moi je trouve une lacune assez importante. »…Toute une semonce! Ce n’est sûrement pas avec des paroles aussi mièvres que le « loup » va quitter la « bergerie »

quebechebdo 7 février 2020
vigile.net tribune libe 9 février 2020

 

Voie libre pour Trans Mountain

7 février 2020

Avec le jugement unanime de la Cour d’appel fédérale déboutant les communautés autochtones eu égard à leurs doléances au sujet des consultations qu’ils alléguaient « pipées », le gouvernement Trudeau a maintenant la voie libre pour poursuivre l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, à moins que les autochtones ne portent la cause jusqu’en Cour suprême du Canada.

En guise de rappel, en 2018, Ottawa a acheté au coût de 4,5 milliards le pipeline existant afin d’en garantir l’agrandissement. Lorsqu’il a approuvé une deuxième fois le projet l’an dernier, Justin Trudeau a promis de consacrer à la transition énergétique tous les revenus fiscaux supplémentaires qui découleront de l’exploitation de l’agrandissement ainsi que les profits de l’éventuelle revente du pipeline.

Tout un compromis! Imaginez, le nouvel oléoduc fera tripler le débit de pétrole et multiplier par sept le nombre de pétroliers au large de Vancouver, qui passera de 5 à 34 bateaux par mois, et, pour compenser l’incommensurable dispersion de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère, les revenus fiscaux supplémentaires qui découleront de l’exploitation de ce monstre pollueur seront injectés dans la transition énergétique!

Et c’est ce même Justin Trudeau qui s’est engagé à ce que le Canada atteigne la cible de zéro émission nette de GES d’ici 2050. Il est même allé jusqu’à donner l’assurance qu’un gouvernement libéral dépasserait les cibles de l’Accord de Paris, qui consistent à réduire ses émissions de 30 % par rapport aux niveaux de 2005…. Cherchez la cohérence!

Le Devoir 7 février 2020
vigile.net tribune libre 9 février 2020 "Feu vert pour Trans Mountain"


 

Mila, la paria

6 février 2020

En lisant le récit des événements sur divers médias français qui ont conduit à ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui l’« affaire Mila », force est de constater que la France qui se targue d’être un pays de liberté, notamment de la liberté d’expression, est embourbée dans des schèmes de pensée gravitant autour du sacrosaint pluralisme religieux porté en étendard par des extrémistes tordus.

Pour se mettre dans le contexte de cette saga, l’histoire remonte au 19 janvier, le jour où une lycéenne de 16 ans prénommée Mila, en échangeant sur Instagram, reçoit des offres à caractère sexuel de la part d’internautes. Après les avoir repoussés et affirmé qu’elle était lesbienne, les insultes se sont mises à fuser de toutes parts. "Sale française", "sale pute", "sale gouine"…

Puis, après un certain temps, les attaques empruntèrent le chemin de la religion. « Mila publie une "story" dans laquelle elle s’en prend à toutes les religions… Des internautes s’affirmant de confession musulmane répliquent en l’accusant d’insulter "notre dieu Allah, le seul et l’unique" et lui souhaitent de "brûler en enfer".

Alors, fouettée par ces attaques, la jeune fille publie une deuxième vidéo où elle affirme détester la religion, notamment l’islam : « Le Coran, il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la merde, c’est ce que je pense. (…) Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir. »

Sa sortie cotre le Coran a pour effet de jeter le feu aux poudres… Menaces de mort, informations personnelles divulguées sur le Web. La polémique prend une telle ampleur qu’elle subit la déscolarisation de la part de son Lycée pour des raisons de sécurité.

Au même moment, deux enquêtes sont ouvertes. La première « du chef de menaces de mort, menace de commettre un crime, harcèlement et usage de l’identité ou de données l’identification d’autrui en vue de porter atteinte à la tranquillité et à l’honneur », la seconde pour "provocation à la haine raciale… et vérifier si les propos tenus sur la vidéo diffusée par Mila sont de nature à recouvrir une qualification pénale ou s’inscrivent dans la liberté d’expression reconnue à chacun et constituant un principe à valeur constitutionnelle ».

Jamais, tout au cours de cette saga, Mila n’a attaqué les personnes touchées par ses attaques envers la religion. Conséquemment, il m’apparaît pertinent de replacer les événements dans leur contexte. Pour ce faire, je me réfère au procès intenté en 2007 à Charlie Hebdo à la suite des caricatures de Mahomet publiées par le journal satirique, le tribunal de grande instance de Paris avait alors affirmé la chose suivante: 

« En France, société laïque et pluraliste, le respect de toutes les croyances va de pair avec la liberté de critiquer les religions quelles qu’elles soient et avec celle de représenter des sujets ou objets de vénération religieuse ; le blasphème qui outrage la divinité ou la religion, n’y est pas réprimé à la différence de l’injure, dès lors qu’elle constitue une attaque personnelle et directe dirigée contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance religieuse. »

vigile.net tribune libre 6 février 2020

Le procès bidon

6 février 2020

Ainsi donc le président américain Donald J. Trump, dans l’affaire de l’Ukraine, ne s’est pas rendu coupable d’abus de pouvoir à 52 %, et n’a pas entravé le travail du Congrès à 53 %, soit l’ensemble des sénateurs républicains, sauf pour un chef d’accusation pour lequel Mitt Romney a voté contre le président.

Après le dépôt du rapport de l’enquête Mueller et à la fin d’interminables procédures, Donald Trump est donc acquitté. Et toute cette saga médiatique dans un scénario où les dés étaient pipés d’avance, les juges siégeant au procès du président étant majoritairement composés de sénateurs républicains.

Or, à mes yeux, la grande perdante de cette farce médiatique est la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, qui, au départ, était manifestement contre la procédure de destitution du président mais qui a dû, sous les pressions, se ranger finalement du côté de l’aile gauche du parti démocrate.

Pour ce qui est de Donald Trump, la « chasse aux sorcières » est maintenant terminée. Il peut maintenant se lancer dans la course pour un second mandat, « blanchi » de toute accusation.

Je terminerai sur une question : comment doit-on appeler un procès où des témoins importants ne sont pas entendus, où des documents essentiels ne sont pas présentés et où, qui plus est, des juges déclarent d’avance que l’accusé est innocent ? Moi, j’appelle ça un procès bidon!

quebechebdo 6 février 2020

Le rapport Yale

4 février 2020

L’une des grandes recommandations du rapport Yale est de faire en sorte que Netflix et compagnie soient soumis aux mêmes exigences que les autres acteurs, notamment pour la production ou la mise en valeur du contenu canadien.

Partant de là, certains députés conservateurs se sont déclaré inquiets de la possibilité de voir Ottawa exercer un certain pouvoir sur les médias d’information, alors que, dans les faits, le rapport Yale les exclue déjà de ces mesures. Le critique conservateur en matière de patrimoine, Steven Blaney, est du lot. « On se croirait en Corée du Nord », selon le député québécois, qui y voit une « tendance lourde des libéraux à vouloir réglementer la presse »… Une bien mauvaise petite politique de récupération, M. Blaney!

En effet, à mes yeux, il m’apparaît clair que le rapport Yale fait clairement la distinction entre les services de diffusion de « contenu médiatique », tels Amazon, Netflix, Spotify, et les « sites de partages de contenu », tels YouTube, Facebook et autres.

Toutefois, selon les informations que je possède, une zone grise subsiste, à savoir la soumission des services médiatiques à la taxe fédérale. À cet effet, je considère inconcevable, voire scandaleux, que les Netflix de ce monde soient exemptés de payer leur part d’imposition au gouvernement fédéral, tout au moins pour compenser les revenus publicitaires qu’ils extirpent « légalement » aux entreprises de presse…À vous d’y voir, M. Guilbeault!

quebechebdo 4 février 2020

Le phénomène Laurent Duvernay-Tardif

2 février 2020

À regarder évoluer les deux carrières parallèles de Laurent Duvernay-Tardif, soit sa montée époustouflante à titre de joueur de football professionnel et les succès obtenus dans ses études en médecine, il est à se demander où Laurent a puisé toutes ses énergies pour obtenir en mai 2018 son diplôme en médecine et devenir le premier joueur actif de l’histoire de la Ligue Nationale de Football à obtenir une telle diplomation.

À la fois passionné de football et de médecine, Laurent a fait la sourde oreille quand des orienteurs ou des proches lui conseillaient de choisir entre le sport et les études. Et pourtant, force est de constater que ça lui a réussi! «Tout est question d’équilibre. Ne renoncez pas à vos passions!», ne cesse-t-il de répéter aux jeunes qu’il croise dans les nombreuses conférences qu’il prononce dans les écoles. Déjà très engagé dans la communauté malgré ses horaires surhumains, Laurent est animé par le désir de transmettre le goût de l’activité physique aux jeunes et de faire la promotion des saines habitudes de vie.

Laurent Duvernay-Tardif est un phénomène de la nature, un gaillard de 6' 5"et 330 livres. Le numéro 76 des Chiefs de Kansas City, le Doc, tel que surnommé par ses coéquipiers, s’est rendu à la plus prestigieuse rencontre de football professionnel, le Super Bowl… Doué d’un charisme exceptionnel, le petit gars natif de Mont-Saint-Hilaire, en Montérégie, est certes devenu, à 28 ans, un modèle pour les jeunes Québécois, par sa détermination sans limite et sa capacité phénoménale à concilier le sport et les études. Chapeau à toi, Laurent!

quebechebdo 1er février 2020

Citoyen du monde

31 janvier 2020

Je me suis toujours senti perplexe devant l’amalgame « citoyen du monde »… En réalité, je me demande d’où viennent ces gens qui se disent citoyens du monde. De quelle patrie proviennent-ils? Sont-ils tous des apatrides?

Aussi ai-je senti le besoin de fouiller un peu sur le Web. Dans un blogue datant de septembre 2013 sous le titre Citoyen du monde?,  Mathieu Bock-Côté développe une réflexion personnelle intéressante sur sa perception de l’expression « citoyen du monde ». À titre informatif, je vous soumets un extrait où Bock-Côté nous livre sa réflexion sur le « citoyen du monde » appliquée au Québec :

« J’en arrive évidemment au Québec, qui a bien des problèmes avec son identité ces temps-ci, de plus en plus de Québécois la présentant comme une dépense coûteuse ou comme une prison identitaire les empêchant de jouir des grands vents de la mondialisation. Se pourrait-il que le zèle dont font preuve plusieurs Québécois pour se définir comme «citoyens du monde», profitant pleinement des avantages de la mondialisation, révèle en fait sur une critique radicale de la culture québécoise, trop souvent présentée, étrangement, comme un obstacle au monde. À la périphérie de l’empire américain, on se sent tout petit et l’envie est forte de s’y dissoudre, surtout chez ceux qui l’idolâtrent.  Au Québec, se dire citoyen du monde, cela veut souvent dire qu’on veut se délivrer de sa patrie, qu’on en relativise les intérêts, qu’on marque une certaine indifférence existentielle à sa langue et à son histoire. Au Québec, on se dit citoyen du monde trop souvent pour dire qu’on ne se sent plus solidaire de la réalité québécoise, qu’on s’en délivre dans un grand sursaut de conscience globale de nos trop petits problèmes, qui ne nous permettraient pas d’accéder pleinement à la condition humaine et aux possibilités libérées par notre époque. On ne dit pas qu’on veut participer au monde en rappelant le potentiel d’universalité contenu dans l’identité québécoise : on se dit que c’est en se délivrant de la référence québécoise qu’on pourra le mieux accéder au monde. »

Note : Les passages soulignés sont mon initiative

https://www.journaldemontreal.com/2013/04/06/citoyen-du-monde

La réflexion de Bock-Côté est à la fois sidérante et dramatique. En d’autres termes, le Québécois qui se dit « citoyen du monde » s’extirpe de ses origines pour mieux « accéder au monde ». Il aspire ainsi se délivrer de sa « prison identitaire l’empêchant de jouir des grands vents de la mondialisation ». C’est le salut dans la fuite, une « déquébécisation » drastique qui conduit brutalement à un monde universel sans point de repère et sans histoire. Le citoyen du monde se métamorphose en citoyen de partout et de nulle part à la fois. À mon avis, l’expression « citoyen du monde » incarne une utopie, un monde imaginaire et sans frontière, un monde déshumanisé et désincarné.

C’est pourquoi, je préfère d’emblée demeurer attaché à mes racines et à mes valeurs québécoises… quitte à rester ouvert au monde qui m’entoure!

vigile.net tribune libre 31 janvier 2020

Le français de MacKay

31 janvier 2020

Visiblement, le candidat à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC), Peter MacKay, a du pain sur la planche avant de pouvoir s’exprimer convenablement dans la langue de Molière. En effet, lors de son discours annonçant sa candidature à la chefferie du PCC, il a réussi à commettre de multiples erreurs linguistiques et ce, malgré la présence de deux télésouffleurs devant lui.

Et pourtant, ce n’est pas d’hier que le député de Pictou-Antigonish-Guysborough en Nouvelle-Écosse aspire à devenir chef du parti. Conséquemment, on aurait dû s’attendre à ce qu’il se familiarise avec les deux langues officielles au Canada… ce qu’il a renoncé manifestement à faire.

Toutefois, comme Peter MacKay part favori de la course à la direction du parti, ses appuis se montrent tolérants, tel le lieutenant du parti au Québec, Alain Rayes, qui a affirmé que le prochain chef n’a pas à être « bilingue, parfaitement ». L’important, a-t-il dit, c’est que les candidats se montrent sensibles aux enjeux du Québec.

À mon sens, ce serait sous-estimer l’importance que les Québécois accordent à leur langue… à moins que les analystes ne surestiment l’importance du Québec pour le Parti conservateur!

quebechebdo 31 janvier 2020
Le Soleil 4 février 2020

Un p’tit chausson aux pommes avec ça ?

29 janvier 2020

 

De mémoire d’homme, le fait qu’un éventuel candidat à la direction d’un parti pose des conditions pour poser sa candidature constitue pour le moins un précédent dans les annales politiques du Québec.

Eh bien, l’humoriste Guy Nantel, par la voix de son organisateur, désire poursuivre ses activités et protéger les dates de ses spectacles tout au long de la course, et suggère que les dates des débats soient choisies en concertation avec les candidats et la présidence d’élection tout en ajoutant que la tenue des débats pourrait être déterminée par tirage au sort si le consensus n’est pas possible. À cet effet, entre le 9 avril, date de la fin des mises en candidature et le 19 juin, date du choix du chef, Guy Nantel doit donner 16 spectacles dans plusieurs régions du Québec.

Enfin, Guy Nantel souhaiterait que la participation des « sympathisants », à qui le parti a décidé d’ouvrir la porte uniquement pour le vote du prochain chef, soit gratuite, alors qu’il est prévu que les non-membres doivent débourser 5 $ pour adhérer au principe du Parti québécois et ainsi obtenir le privilège de voter pour choisir le prochain chef. Or, M. Nantel a plusieurs dizaines de milliers d’abonnés sur son compte Facebook qui ont le potentiel de devenir des sympathisants, mais comme leur adhésion doit se faire en ligne avec une carte de crédit, on craint que les coûts ne dissuadent les sympathisants de s’inscrire et de voter pour M. Nantel.

Un p'tit chausson aux pommes avec ça, M. Nantel?

vigile.net tribune libre 28 janvier 2020
quebechebdo 30 janvier 2020
Le Sileil (version internet) 2 février 2020