L’IA n’est pas la panacée
L’intelligence artificielle (IA) s’est imposée en peu de temps comme la panacée aux embûches suscitées par les aléas de la vie humaine si bien que l’homme est en train d’oublier que c’est le cerveau humain qui l’a conçue. Dans cette foulée, le robot s’est même substitué au confident et ami avec qui partager les situations émotionnelles perturbatrices de la vie courante à tel point que la relation intime entre deux personnes est en train d’être engloutie par le cerveau des robots dont le mécanisme est incapable d’éprouver quelque émotion.
En revanche, il faudra bien qu’un jour, dans un tel branle-bas contribuant de facto à créer l’isolement, les utilisateurs de l’IA, principalement les adolescents, redécouvrent leur capacité émotionnelle et prennent conscience des limites du robot conversationnel eu égard à leurs émotions. L’être humain est fondamentalement social, et conséquemment, aucun robot, soit-il plus intelligent que lui, ne peut se substituer à son besoin essentiel de communiquer avec ses semblables à défaut de quoi nous assisterons sans coup férir à sa désagrégation sociétale.
vigile.quebec tribune libre 28 avril 2026
Henri Marineau

