13 avril 2026
La parade des transfuges conservateurs vers les libéraux de Mark Carney continue d’augmenter ses effectifs, Marilyn Gladu étant le toute dernière recrue derrière Chris d’Entremont. Michael Ma et Matt Jeneroux. La conséquence politique de cet exil? Les libéraux ne sont plus qu’à un siège de la majorité aux Communes qu’ils devraient acquérir le 13 avril à l’occasion des partielles dans deux circonscriptions ontariennes qui représentent des châteaux forts libéraux. Et toute cette comédie burlesque moins d’un an après le dernier scrutin fédéral du 28 avril 2025.
Nonobstant le scénario pour le moins exceptionnel d’une telle migration partisane, voire opportuniste, ce sont, à mon avis, les électeurs des circonscriptions visées par ces transfuges qui sont les plus impliqués par ce mouvement migratoire. En termes clairs, ces électeurs se retrouvent honteusement trahis par les candidats auxquels ils ont accordé leur confiance dans l’urne le jour du scrutin et qui, de surcroît, représentaient les valeurs du Parti conservateur du Canada. Par ailleurs, dans une autre vie, Marilyn Gladu s’est prononcée officiellement en janvier en faveur de la tenue d’élections partielles pour les députés transfuges auquel cas les électeurs auraient la possibilité de s’exprimer sur la nouvelle allégeance du député. Une voie certes à explorer…
Enfin les rumeurs circulent à l’effet que d’autres députés conservateurs seraient tentés de traverser la parquet de la Chambre vers les libéraux. Je ne connais pas la teneur des tractations, si tractations il y a eu, entre les transfuges et le bureau du premier ministre Carney. Cependant, un constat ressort de cette migration : au royaume de la politique, le respect de certains candidats envers les citoyens qui les ont démocratiquement élus est littéralement bafoué lâchement. Rien pour redorer le blason de la politique déjà passablement terni à la suite de cet épisode malencontreux qui s’est joué derrière les rideaux…au grand dam des spectateurs.
Le Soleil (version numérique) 13 avril 2026
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11 avril 2026
D’entrée de jeu, les écoles publiques au Québec accueillent la majorité des élèves du secondaire soit 56%, les écoles publiques à programmes particuliers environ 23 % des élèves et les écoles privées environ 21 %.
Dans un livre blanc intitulé Ceux qu’on échappe : l’impact de l’école à trois vitesses sur la réussite des garçons, le député solidaire de Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois, propose la disparition des écoles publiques régulières et l’intégration des établissements privés subventionnés qui le souhaitent et publics au sein d’un système scolaire commun. Dans son livre blanc, M. Nadeau-Dubois mentionne que les écoles publiques ordinaires détiennent le taux de décrochage des garçons le plus élevé à 27,1 %.
Au cours des dernières années, plusieurs intervenants en éducation ont dénoncé les inégalités qui persistent dans la réussite scolaire entre les garçons et les filles, particulièrement entre les élèves fréquentant les écoles publiques offrant un programme pédagogique particulier (PPP) et ceux en étant privés. Des expériences d’intégration des élèves en PPP et des élèves du cours régulier ont aussi été tentées dans le but de motiver davantage les élèves à besoins particuliers en les mettant en contact avec des élèves plus performants. Et malheureusement, ces expériences n’ont pas porté fruit, les enseignants se retrouvant débordés devant l’incurie de personnel spécialisé.
À mon avis, une solution au problème de décrochage chez les garçons serait d’une part, tout en les maintenant dans des groupes à besoins particuliers, de leur offrir un PPP adapté à leurs besoins, et d’autre part, de mettre tout en œuvre pour leur affecter le personnel spécialisé requis, tels des psychologues, des travailleurs sociaux, des orthophonistes, des psychopédagogues, etc. Ainsi, la dichotomie à connotation négative entre les élèves profitant d’un PPP et ceux qui en sont privés serait inexistante et sans effet dénigrant sur les garçons qui pourraient profiter eux aussi des bienfaits d’une activité extrascolaire sur leur qualité de vie à l’école et, par ricochet, sur leur motivation dans la classe.
Le Devoir 11 avril 2026
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7 avril 2026
Jeremy R. Hansen, originaire de la région de London en Ontario, sera le premier astronaute non-américain à se rendre aussi loin dans l’espace. Sur son compte X, il a tenu à s’adresser aux Canadiens en français avant le départ de la mission Artémis II. « Il est minuit trente ici. C’est la journée de lancement, alors je dois dormir. J’ai à peu près neuf heures avant que je doive me réveiller et me préparer pour le lancement. Le Canada, je pense à vous ce soir et j’espère bien que vous verrez votre grandeur reflétée dans la mission Artemis II. Je suis tellement fier de vous ».
Une remarquable leçon de respect envers les Franco-Canadiens qui pourrait fort bien être dirigée vers le p.d-g d’Air Canada, Michael Rousseau, en lien avec son allocution unilingue anglaise à l’occasion du décès du pilote québécois, Antoine Forest, sur le tarmac de l’aéroport LaGuardia de New York le 22 mars. Les Québécois vous sont extrêmement reconnaissants, M Hansen, d’avoir eu la courtoisie et la gentillesse d’emprunter leur langue pour vous adresser à eux à quelques heures seulement de votre grand départ vers la Lune.
Le Devoir 7 avril 2026
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6 avril 2026
Je n’ai jamais été un grand fan de François Legault. Néanmoins il faut rendre à César ce qui appartient à César. D’entrée de jeu, fait plutôt rarissime, il a occupé la scène politique québécoise pendant 28 ans avec le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ). À son départ du monde des affaires, il a poussé l’audace jusqu’à créer un nouveau parti politique, la CAQ. Il a remporté deux élections en 2018 et 2022 avec des majorités substantielles. Il a réussi de main de maître à maintenir la collaboration de la population au cours de la période pandémique. Il s’est constamment érigé en défenseur acharné de la protection et de la promotion de la langue française. Enfin il a contribué grandement à l’implantation d’une laïcité assumée au Québec.
Bien sûr, avec le temps, il a été confronté à l’usure du pouvoir. Les sempiternelles négociations avec les médecins ont laissé des traces, tels les départs de deux amis, Christian Dubé et Lionel Carmant. Le scandale SAAQclic a entaché sérieusement certains ministres de son.gouvernement. L’épisode Northvolt a coûté des sommes astronomiques puisées dans les poches des contribuables.
En revanche, envers et contre tous ces écueils, François Legault est toujours resté fidèle à son amour du Québec, tel un roc inébranlable. L’histoire retiendra du politicien sa conviction profonde envers le potentiel du Québec tout en demeurant attaché à Ottawa.
Son dernier message aux parlementaires résume à perfection sa pensée sur la gestion des affaires de l’État : l’interventionnisme de l’État québécois est nécessaire pour stimuler l’économie, en raison du retard des francophones dans le domaine des affaires, le Québec doit protéger sa langue et son identité. les élus ont la responsabilité d’insuffler de l’espoir, face à Donald Trump et aux guerres. Le soldat Legault a accompli sa mission, place à sa retraite bien méritée.
Le Soleil (version numérique) 6 avril 2026
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27 mars 2026
Le 5 novembre 2017, Maïté Blanchette Vézina remporte l'élection à la mairie de Sainte-Luce. Au cours de son mandat, le conseil municipal adopte une résolution pour témoigner de son opposition à l'exploitation d'hydrocarbures sur le sol de la municipalité. À l’époque, selon ses propres dires, elle était à la fois membre de Québec solidaire, du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec (CAQ).
Aujourd’hui, après avoir démissionné de la CAQ pour siéger comme indépendante, elle intègre les rangs du Parti conservateur du Québec (PCQ), un parti qui se positionne en faveur de l'exploitation des hydrocarbures. Enfin, tout en s’affichant ouvertement comme la défenderesse des régions, elle se présentera aux prochaines élections provinciales sous la bannière du PCQ dans le comté de La Peltrie, une circonscription en banlieue de Québec, et qui se situe, selon les sondages internes, au huitième rang des 11 circonscriptions les plus favorables au PCQ.
Un parcours pour le moins sinueux et hétérodoxe qui risque de susciter des interrogations auprès des électeurs sur les véritables intentions de Maïté Blanchette Vézina en lien avec sa candidature dans La Peltrie.
Le Soleil (versiion numérique) 27 mars 2026
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18 mars 2026
En campagne électorale, Mark Carney s’est présenté aux Canadiens comme un premier ministre qui avait l’intention de reconnecter le pays au monde, d’ouvrir de nouveaux marchés, de diversifier son économie et de repositionner le Canada sur l’échiquier international. Soit! En revanche, gouverner un pays, c’est aussi être présent auprès de ses citoyens, particulièrement au moment où une guerre dévastatrice fait rage au Moyen-Orient, où les tensions s’enflamment et où les marchés, les alliances et la sécurité mondiale sont fortement ébranlés. Le premier ministre est allé jusqu’à s’absenter des Communes à l’occasion d’un débat exploratoire sur le conflit en Iran pour assister à une activité sur le ramadan. Pas de conférence de presse, aucune allocution aux Canadiens. Et, pendant ce temps-là, à Ottawa, on a spéculé sur les réactions confuses de Mark Carney sur sa position eu égard au conflit jusqu’à ce que enfin, il daigne se présenter à la période de questions et lève le voile sur sa position dans cette guerre assassine. Ce long silence nourrit l’incertitude, il donne aussi l’impression d’un gouvernement plus à l’aise dans les relations internationales que devant son propre Parlement. En somme, Mark Carney aurait avantage à ajuster son tir et parler davantage aux Canadiens et moins du Canada.
Le Devoir 18 mars 2026
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27 février 2026
J’ai maintenant atteint l’âge vénérable de 78 ans. J’ai pu assister aux dernières années de Maurice Duplessis, aux années glorieuses du « maître chez-nous » de Jean Lesage, à la fondation du Parti québécois (PQ) par René Lévesque, à l’étapisme de Claude Morin, au beau risque de René Lévesque, aux conditions gagnantes de Lucien Bouchard, et enfin aux référendums crève-coeur de 1980 et particulièrement de 1995.
Trente années se sont écoulées depuis la dernière consultation populaire sur l’indépendance du Québec. Le contexte géo-politique a atteint un degré d’instabilité alarmant créé par l’ineffable président américain Donald Trump dont le mandat se termine en 2028. En revanche, dès son élection à la tête du PQ, Paul St-Pierre Plamondon PSPP) s’est engagé à tenir un référendum sur la souveraineté du Québec au cours d’un premier mandat s’il est appelé à former un gouvernement majoritaiire le 5 octobre 2026.
Dans un tel contexte explosif, nombreuses sont les voix qui dénoncent les intentions de PSPP l’affublant de tous les qualificatifs gravitant autour de l’irresponsabilité. Pour la troisième fois, les Québécois sont confrontés à la peur, cette inextricable peur dont le but inavoué est de créer un climat d’incertitude et d’insécurité dans la tête des Québécois.
Dans son allocution suivant l’élection de la candidate du PQ à l’élection partielle dans Chicoutimi, le chef péquiste a souligné la « fenêtre » de quatre ans dont il disposerait pour choisir le moment opportun pour convoquer les Québécois aux urnes, ce qui pourrait coïncider avec le départ de Trump de la Maison blanche. Quoi qu’il en soit, les partis d’opposition de connivence avec Ottawa seront toujours à l’affût des situations pouvant déclencher le sentiment de peur chez les Québécois lorsque viendra le temps de la campagne référendaire sur la souveraineté du Québec.
En bref, le défi est entre les mains de PSPP et de son équipe. À eux de créer l’atmosphère de sécurité autour de leur projet d’indépendance du Québec. En ce qui me concerne, j’attends depuis cinquante ans ce moment de libération du joug du fédéral. Dans l’espoir que ma « bonne étoile » me permettra cette fois-ci d’y assister!
vigile.quebec tribune libre 26 février 2026
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26 février 2026
La victoire du Parti québécois (PQ) à l’élection partielle dans Chicoutimi a relancé le débat sur la pertinence ou non de tenir un référendum sur l’indépendance du Québec dans un premier mandat advenant une victoire du PQ le 5 octobre 2026.
« Je pense que l’indépendance est absolument nécessaire si on veut veiller à nos intérêts dans ce monde changeant et plus risqué qu’avant. Si on n’est pas aux commandes, on fait face à des risques sérieux. Il n’y a donc aucun changement dans notre position. C’est tout », a déclaré Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) dans son allocution suivant la confirmation de l’élection de la nouvelle députée péquiste dans Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme. Il y aura « une fenêtre », a-t-il ajouté.
Sans surprise, les partis d’opposition ont rapidement sauté sur l’occasion pour accuser PSPP de recul sur la tenue d’une consultation populaire sur l’indépendance du Québec, ce à quoi a répliqué PSPP que le gouvernement allait faire preuve d’intelligence et de jugement avant de choisir le moment opportun pour tenir un référendum. « Il y aura un moment pour aller aux urnes, et aller aux urnes n’implique aucun risque pour les Québécoises et les Québécois ».
À cet effet, le chef péquiste assure qu’il n’attendra pas les conditions parfaites pour un référendum. « Ce qui m’inquiète le plus, c’est d’être au menu et de ne pas être à la table, de ne pas veiller à nos affaires », a-t-il argué.
Dès son élection à titre de chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon a pris l’engagement de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec dans un premier mandat et, de facto, d’éviter aux Québécois le spectre des « conditions gagnantes », un film dans lequel ils avaient déjà joué sous la gouverne de Lucien Bouchard, et qui s’était avéré contre-productif. PSPP offrira aux Québécois un « vrai » gouvernement responsable tenant compte du climat géo-politique explosif tout en jetant les bases de l’avenir politique du Québec.
Et pour ce faire, un gouvernement péquiste disposera d’une « fenêtre » de quatre ans au cours de laquelle il mettra en priorité la sécurité économique des Québécois tout en jetant les bases de l’accession du Québec à son indépendance dans un climat serein faisant fi de cette peur annihilante dont les Trudeau père et Chrétien ont si bien su tirer les ficelles lors deux référendums précédents.
vigile.quebec tribune libre 25 février 2026
Le Devoir 27 février 2026
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24 février 2026
À voir la déception sur les visages des joueurs de hockey du Canada après leur défaite de 2 à 1 contre les Américains en finale aux Jeux olympiques de Milan-Cortina en Italie, il était évident qu’ils vivaient une défaite crève-coeur, leur rêve de mettre la main sur la médaille d’or venant de disparaître en poussière.
Bombardé de toutes parts, le gardien de but des États-Unis, Connor Hellebuyck, a fait face à 41 lancers de la part des Unifoliés qui ont dominé le jeu du début à la fin du match en bourdonnant sans cesse autour du gardien américain qui n’a ouvert la porte qu’à une seule occasion. En un mot, une victoire des Américains signée Hellebuyck.
Toutefois, l’équipe canadienne n’a jamais lâché, démontrant une détermination inlassable jusqu’au but des Américains en prolongation qui venait sceller l’issue du match et conférer la médaille d’or aux États-Unis, un pays dont la population, soit dit en passant, est 8 fois supérieure à celle du Canada, l’étendue du bassin de jeunes prodiges hockeyeurs favorisant de ce fait nettement les Américains.
Au-delà de la défaite, la fierté demeure le porte étendard le plus rayonnant que peuvent porter dignement les représentants du pays, eux qui ont gravi tous les obstacles, malgré les prévisions défavorables de certains analystes, pour finalement atteindre la grande finale et voir la victoire leur échapper en prolongation.
Un coup de chapeau à vous, messieurs, pour le courage que vous avez démontré tout au cours du tournoi, et cela malgré l’absence du capitaine Sidney Crosby au match ultime.Vous avez monté sur la deuxième marche du podium mais vous allez incarner dans le coeur de vos partisans une équipe « en or ».
vigile.quebec tribune libre 24 février 2026
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22 février 2026
De tout temps a existé un décalage marqué entre le langage parlé et le langage écrit. Or avec l’avènement des médias sociaux, les frontières entre les deux formes langagières sont littéralement tombées sans coup férir si bien que le langage écrit s’est métamorphosé en borborygmes souvent carrément indécryptables. Le dialogue de rue est devenu la norme si bien que le commun des mortels [dont je fais partie] a renoncé depuis des lunes à tenter de communiquer avec ceux qui ont choisi d’ériger en credo la popularisation du langage écrit qui se retrouve complètement dépouillé de toute uniformité de structure essentielle à la compréhension du message du locuteur.
S’ajoute à ce phénomène irrespectueux à l’encontre de la structure de la langue celui du contenu des messages qui agit tel un projectile de défoulement systémique à l’égard de certaines personnalités médiatiques. À preuve le récent épisode disgracieux et éhonté de certains internautes envers la personne d’animatrices couvrant les prévisions météorologiques, des attaques virulentes sur leur physique ou sur leur habillement ad nauseam et, bien sûr, sous le couvert ignoble de l’anonymat.
Les réseaux sociaux sont gangrenés de toutes parts. et par la piètre condition du contenant et par les vicieuses attaques du contenu. Ils sont soumis au climat de bar ouvert où tout est permis de la forme au fond du message. Ils nous plongent sans scrupule en plein farwest où la loi du plus fort fait office de tribune libertaire sur laquelle trône l’omnipotence du message et du messager. C’est le triomphe de la libre expression à tout vent propulsée sans ménagement tel un obus aux conséquences dévastatrices.
Quel gâchis!
vigile.quebec tribune libre 22 février 2026
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