Du décrochage scolaire chez les garçons

D’entrée de jeu, les écoles publiques au Québec accueillent la majorité des élèves du secondaire soit 56%, les écoles publiques à programmes particuliers environ 23 % des élèves et les écoles privées environ 21 %.

Dans un livre blanc intitulé Ceux qu’on échappe : l’impact de l’école à trois vitesses sur la réussite des garçons, le député solidaire de Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois, propose la disparition des écoles publiques régulières et l’intégration des établissements privés subventionnés qui le souhaitent et publics au sein d’un système scolaire commun. Dans son livre blanc, M. Nadeau-Dubois mentionne que les écoles publiques ordinaires détiennent le taux de décrochage des garçons le plus élevé à 27,1 %.

Au cours des dernières années, plusieurs intervenants en éducation ont dénoncé les inégalités qui persistent dans la réussite scolaire entre les garçons et les filles, particulièrement entre les élèves fréquentant les écoles publiques offrant un programme pédagogique particulier (PPP) et ceux en étant privés. Des expériences d’intégration des élèves en PPP et des élèves du cours régulier ont aussi été tentées dans le but de motiver davantage les élèves à besoins particuliers en les mettant en contact avec des élèves plus performants. Et malheureusement, ces expériences n’ont pas porté fruit, les enseignants se retrouvant débordés devant l’incurie de personnel spécialisé.

À mon avis, une solution au problème de décrochage chez les garçons serait d’une part, tout en les maintenant dans des groupes à besoins particuliers, de leur offrir un PPP adapté à leurs besoins, et d’autre part, de mettre tout en œuvre pour leur affecter le personnel spécialisé requis, tels des psychologues, des travailleurs sociaux, des orthophonistes, des psychopédagogues, etc. Ainsi, la dichotomie à connotation négative entre les élèves profitant d’un PPP et ceux qui en sont privés serait inexistante et sans effet dénigrant sur les garçons qui pourraient profiter eux aussi des bienfaits d’une activité extrascolaire sur leur qualité de vie à l’école et, par ricochet, sur leur motivation dans la classe.

Le Devoir 11 avril 2026

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