Le Ritalin…médicament miracle?

27 août 2010

Réaction à l'article de Baptiste Ricard-Châtelain "Du Ritalin aux plus jeunes" publié dans Le Soleil du 19 août 2010.

J'ai beaucoup apprécié l'article de M. Ricard-Châtelain pour diverses raisons, en particulier pour le constat de divers spécialistes qui avancent que plusieurs intervenants auprès des jeunes semblent parfois confondre maturation normale de l'enfant avec problème de comportement. À cet effet, qui d'entre nous n'a pas connu au cours de ses études primaires et même secondaires des jeunes dont le comportement était marginal (inattention, indiscipline, etc…)? Loin de nier l'existence du trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH), les chercheurs cités dans l'article font ressortir que les intervenants ont souvent tendance à assimiler au TDAH la réaction normale des jeunes à la pression scolaire, aux difficultés de leurs parents, à un récent déménagement ou au stress. De surcroît, les recherches démontrent une inquiétude pour la santé des jeunes, les effets à long terme de l'utilisation du Ritalin n'étant pas suffisamment documentés. Enfin, phénomène alarmant, le Québec est le principal consommateur canadien de Ritalin! Forts de ces observations, peut-être aurions-nous avantage à prendre en compte le degré de maturation des enfants avant de conclure à un diagnostic souvent trop hâtif de TDAH!

lesoleil.cyberpresse.ca 27 août 2010

À bout de souffle!

15 août 2010

Depuis quelques semaines, plusieurs lecteurs se sont exprimés sur les conditions de travail des chevaux attelés aux calèches du Vieux-Québec, d'autres, des infirmières et infirmiers du Québec, deux causes qui me semblent fort défendables!
Toutefois, comme ça se produit très souvent quand le flot des émotions balaie le gros bon sens sur le rivage, certains se sont mis à comparer…l'incomparable, et se sont désignés comme porte-étendard d'une cause au détriment de l'autre comme si le combat s'était engagé entre les chevaux et les infirmières et infirmiers!
Pourtant, si nous retrouvons la lucidité de placer les deux causes dans leur perspective respective, les responsables concernés n'auront pas d'autre choix que de les traiter séparément et d'y apporter les solutions qui s'imposent, évitant par le fait même de conduire les acteurs à bout de souffle! 

Le Soleil 17 août 2010

Commentaire:

"Très bon article. Le retour au gros bon sens a toujours sa raison d'être…À la lecture de votre texte, je ne peux m'empêcher d'exprimer que le jour où toute critique, en plus d'être fondée sur des faits, tracera les grandes lignes de solutions pour cesser que l'énergie humaine soit gaspillée par une mauvaise utilisation en raison qu'on travaille au problème au lieu de solutions qui contribuent au bonheur individuel et collectif."

Paul Delisle
Août 2010

La modération a bien meilleur pouls!

15 juin 2010

Au cours des derniers mois, Mgr Marc Ouellet a soulevé, à plusieurs occasions, une levée de boucliers, particulièrement en ce qui a trait à l'avortement. Sans vouloir me faire le défenseur de ses idées, force nous est de constater, qu'en tant qu'homme d'Église, la position qu'il adopte en faveur de la vie de l'embryon n'a rien de surprenant!
Toutefois, là où le bât blesse, c'est au niveau de la nuance. En effet, quoique je puisse reconnaître que, dans certains cas, l'avortement est devenu de nos jours une solution peut-être un peu hâtive, il m'apparaît évident qu'une telle décision, en particulier pour des cas de viols ou de grossesses à risques pour la mère, demeure la seule issue possible.
À mon sens, les propos de Mgr Ouellet, quoique je sois plus ou moins d'accord avec le ton et le contenu de certains d'entre eux, ont tout au moins le mérite de susciter un débat de société qui semble, de toute évidence, encore d'actualité.
Sans l'ombre d'un doute, Mgr Ouellet s'est érigé à titre de défenseur de l'embryon…c'est son choix! Toutefois, à mon avis, la société, appuyée en cela par les instances gouvernementales, a le devoir d'assister les femmes dans le cheminement souvent extrêmement pénible qu'elles ont à parcourir au cours de ces mois où elles sont confrontées à une décision déchirante et, par la suite, à des conséquences pour lesquelles un soutien adéquat devient vital pour elles, peu importe le choix pour lequel elles opteront.

lesoleil.cyberpresse.ca 20 juin 2010

Commentaire:

"Vous avez raison d'écrire que l'avortement demeure une cause d'actualité. L'expert en gestion du potentiel humain exprimera qu'une prise de position drastique s'impose pour défendre la vie et son respect. Là où je me dissocie des propos de Mgr Ouellet est qu'il défend rationnellement une cause de société alors qu'il s'agit d'une cause de coeur et profondément humaine. En fait, je  m'explique difficilement qu'un homme d'église prenne une position aussi radicale dans le contexte où l'institution qu'il représente fait déjà l'objet de contestations majeures.
Vous demeurez courageux d'oser publier votre opinion sur un sujet aussi délicat. Bravo pour votre audace et votre courage à défendre publiquement vos opinions! J'apprécie les bémols et les modérations mais je ne sens absolument pas cette ouverture d'esprit et de coeur de la part de Mgr Ouellet."

Paul Delisle
Juin 2010  

Baume sur la pédagogie!

8 mai 2010

À une époque où un ouragan médiatique semble souffler en permanence sur les écoles du Québec, j'ai reçu, comme un vent de fraîcheur, l'expérience pédagogique d'Isabelle L'Italien-Savard racontée dans le texte du Soleil du 5 mai sous le titre "Quand Halak joue pour Zola". L'idée lumineuse de différencier l'analyse littéraire du commentaire en les apparentant au rôle que l'analyste sportif a à jouer par rapport à celui du commentateur, a permis à cette enseignante de littérature d'"accrocher" bon nombre de ses étudiants, pour la plupart des garçons, qui avaient déjà échoué au premier cours de français du collégial. Enfin, une expérience positive couverte par un média d'information dans notre monde de l'éducation qui en renferme sûrement plusieurs autres! À la presse de s'empresser de les découvrir!

Le Soleil 8 mai 2010
vigile.net tribune libre 2 février 2011 "Un vent de fraîcheur sur le climat de morosité (prise 2)"
quebechebdo 3 février 2011

«William et Véronique»; Roman; Fondation littéraire Fleur de Lys; 2010

17 janvier 2010

"Le navire de notre vie peut voguer avec confiance pourvu que l'ancre soit levée."
Pensée personnelle 

Tel le ruban de satin se refermant soigneusement en boucle sur l’écrin de velours contenant le jonc de l’amitié, l’auteur nous offre ce troisième roman d’une trilogie avec simplicité et générosité.

Dans son style habituel, où les dialogues nous transportent sur des vagues successives, l’auteur arrive à nous embarquer sur le bateau qui vogue sur la mer, tantôt houleuse, tantôt calme, des personnages.

De « Ludger et Bernadette » à « William et Véronique » en passant par « Laurence et Sébastien », nous naviguons sur l’arche de la famille Simard, entourés de passagers, empreints d’une énergie vitale contagieuse et d’une sincérité attachante.

« William et Véronique », le troisième épisode d’une famille d’ici qui nous invite modestement à feuilleter les récits, parfois émouvants, de sa vie, et à nous arrêter quelques instants devant la beauté des images que les mots projettent en nous avec une précision remarquable.

Témoignage:

"Je te remercie de m'avoir suggéré la lecture de cette trilogie. L'histoire a suscité chez moi un vif intérêt, assez pour m'éloigner de mes obligations quotidiennes!
Un des éléments qui m'a frappée dans l'ensemble de ces trois romans, c'est la dynamique des parents envers leurs enfants rebelles. Tu manies très bien à la fois le drame et le côté humain sous-jacent.
Je te dis bravo et j'espère que tu vas continuer encore longtemps!"

Louise Boivin
Mai 2010

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«Laurence et Sébastien»; Roman; Fondation littéraire Fleur de Lys; 2009

25 novembre 2009

"La vie tourne parfois en rond tel un carrousel de chevaux de bois."
Pensée personnelle 

Issus d’une famille tissée serrée, Laurence Durand et Sébastien Simard arpentent les sentiers de leur vie avec ténacité, voire même parfois avec témérité, malgré les embûches qu’ils rencontrent. Les personnages qui gravitent autour de Laurence et Sébastien franchissent les frontières des générations en gardant le cap sur le lien profond qui les relie à leur destinée.

Les dialogues, empreints d’une émotivité tangible piqués en courtepointe avec les descriptions picturales féeriques de l’auteur, nous placent aux premières loges des épisodes vécues par les personnages, suscitant ainsi un intérêt constant qui nous incite à poursuivre la route en compagnie des descendants de Ludger Simard et de Bernadette Vachon.

« Laurence et Sébastien », une panoplie d’événements où priment un sens viscéral des valeurs humaines confronté souvent aux écueils de la vie moderne, mais, par-dessus tout, une confiance inébranlable en la pérennité des racines familiales. 

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Et la boucane des usines?

13 novembre 2009

 Par une magnifique matinée de septembre, je descends la pente de l'autoroute 40 en direction de l'Île d'Orléans lorsque soudain, de l'autre côté du fleuve, surgit devant moi une immense tour laissant échapper un nuage de fumée dense…À ce moment-là, apparaît en moi l'image d'une situation vécue quelques jours auparavant: je suis assis à une terrasse dans le Vieux-Québec lorsque je m'apprête à m'allumer une cigarette; le serveur s'approche de moi et me demande gentiment d'aller fumer sur le trottoir, soit à environ un mètre de ma table! Je veux bien me montrer compréhensif envers les non-fumeurs et les effets nocifs de la fumée secondaire! Toutefois, le nuage de fumée dispersée dans l'atmosphère à des kilomètres à la ronde ne semble pas beaucoup préoccuper les défenseurs de l'air pur! Pas de boucane dans ma cabane, soit! Et la boucane des usines?

lesoleil.cyberpresse.ca 24 septembre 2009 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Debout…en fauteuil roulant!

13 novembre 2009

J'ai lu avec empathie l'article sur Ghislain Leblond. Cet homme, cantonné à son fauteuil roulant depuis des années, m'est apparu dans toute sa grandeur. En revendiquant son droit légitime de mourir dans la dignité et la sérénité, M. Leblond soulève l'épineux débat de société sur l'euthanasie et le suicide assisté, débat de société qui, jusqu'à aujourd'hui, semble tourner en rond dans les antichambres médicales et gouvernementales, chacune d'elles se renvoyant la balle. Dans la solution proposée par M. Leblond, soit la création d'une supercommission dirigée par un président neutre, je me permets d'ajouter qu'il serait judicieux d'inviter à la table des personnes vivant des situations similaires à celle de M. Leblond et de ses proches dans le but de créer un véritable débat de société.

Le Soleil 8 octobre 2009
vigile.net tribune libre 9 février 2011 "Un vent de fraîcheur
(prise 3)"
quebechebdo 11 février 2011

Focus sur le bobo

13 novembre 2009

Imaginez que vous souffrez de douleurs abdominales depuis quelques semaines. Or, un matin, en vous rendant à votre automobile, vous chutez sur une plaque de glace. Une douleur intense au genou s'ensuit et, subitement, vous ne ressentez plus aucun malaise à l'abdomen. Reportez-vous maintenant à une certaine époque où les délais d'attente dans les hôpitaux ont fait la manchette pendant plusieurs semaines. Un jour, des pertes énormes ont été découvertes dans les goussets de la Caisse de dépot et, subitement, on n'a plus entendu parler des délais d'attente dans les hopitaux. Est-ce à dire que vos douleurs abdominales ou que les problèmes dans les hôpitaux n'ont jamais existé? Bien sûr que non! Mais qu'est-ce qui a changé alors? Le focus s'est tout simplement déplacé sur un nouveau bobo, emportant avec lui tous les symptômes liés au premier. En résumé, est-il pensable que certains journalistes se distinguent de la majorité de leurs confrères en continuant de couvrir des dossiers qui sont restés sur la glace avant que la Terre ne cesse de tourner avec l'arrivée d'un nouveau bobo? Quant à vos douleurs abdominales, je suis certain qu'elles se manifesteront de nouveau quand votre genou se portera mieux!

Le Soleil 23 mars 2009
quebechebdo 8 février 2011   

«Parcelles de vie»; Poésie; Fondation littéraire Fleur de Lys; 2009

19 août 2009

"L'émotion refoulée au fond de soi refera surface tôt ou tard."
Pensée personnelle 

À la manière du jongleur lançant les mots dans les airs, l’auteur réussit à créer une sculpture poétique se reflétant dans un dilettantisme saisissant. Baignant tantôt dans une mer de farniente, tantôt dans des eaux houleuses, tantôt dans des rivières aux courants fantaisistes, il réussit à captiver notre attention sur les scènes qu’il projette devant nos yeux.

Nous sommes amenés à travers les sentiers empruntés par l’auteur, guidés par un agencement recherché de mots et de tournures de phrases agissant tels des phares éclairant notre parcours. Respectant une cadence continue, les vers s’enchaînent au rythme de la richesse des rimes.

Toutefois, au-delà des mots, le lecteur est souvent subjugué par la générosité et l’authenticité qui se dégagent des thèmes abordés dans les poèmes. Ostensiblement, l’auteur nous ouvre les écluses de ses émotions dans un élan d’ingénuité fascinante.

«Parcelles de vie», une rencontre amicale à laquelle l’auteur nous invite à participer en sa compagnie dans un décor empreint d’une chaleureuse simplicité.

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