Vivement les pendules à l’heure!

7 décembre 2010

Par les temps qui courent, force nous est de constater que le degré de satisfaction des Québécoises et des Québécois envers le premier ministre a atteint un niveau plutôt alarmant! Les derniers sondages confirment d'ailleurs cette tendance.
Toutefois, à la lecture de certains articles portant sur le sentiment de mécontentement de leurs signataires à l'endroit de Jean Charest, j'ai parfois l'impression qu'ils dépassent les bornes d'une saine démocratie, certains frôlant même le coup d'État! En effet, depuis quand, dans notre régime parlementaire, le peuple a-t-il la légitimité pour exiger le renversement d'un gouvernement? À ma connaissance, il existe deux façons d'y parvenir: la première appartient à l'opposition officielle par une motion de non-confiance votée à la majorité des députés à l'Assemblée nationale. La seconde revient de droit au peuple à l'occasion des élections générales. Pour ce qui est d'exiger la tête du premier ministre, cette décision est du ressort des militants du parti libéral.
Pour l'instant, il semble, de toute évidence, que Jean Charest, appuyé par l'ensemble de ses députés, ait décidé de garder le cap sur ses décisions dans les différents dossiers qui font actuellement les manchettes et ce, malgré les nombreuses contestations. Quant à la population, elle a le pouvoir, voire même le devoir, de démontrer son désaccord par tous les moyens démocratiques qui sont à sa disposition. Toutefois, à moins d'un renversement de gouvernement en toute légalité ou d'un déclenchement d'élections prématuré de la part du premier ministre, l'électorat québécois devra continuer de se faire entendre. Mais là s'arrête son pouvoir en ce moment!

quebechebdo 9 décembre 2010

De la basse manipulation!

24 novembre 2010

Extrait d'un article intitulé "Est-ce bien ce que vous voulez?", publié dans la chronique "Opinion" du Soleil le 23 novembre 2010

"…Si l'archevêque dit oui à votre demande, il ouvre automatiquement les portes à toutes les demandes similaires. Devant les sommes impliquées, l'Église de Québec n'aura d'autres choix que de retirer sa contribution aux groupes qui viennent en aide aux personnes dans le besoin…Demander cette compensation revient à la demander aux fidèles…Croyez-vous que l'ensemble des fidèles seront motivés à continuer à financer leur Église sachant qu'une partie importante de leurs dons iront à des compensations pour des actes dont ils ne sont pas responsables? Est-ce bien ce que voulez?"

Ma réaction

J'ai été extrêmement outré par le ton bassement manipulateur de l'auteur du texte intitulé "Est-ce bien ce que voulez?" en référence à l'indemnité réclamée au diocèse de Québec par Shirley Christensen pour sévices sexuels! Après un étalage d'arguments aussi contraignants, je me demande comment le signataire se sentirait s'il était à la place de la plaignante! Peut-être ressentirait-il de la culpabilité!
Est-ce bien ce que voulez, monsieur?

lesoleil.cyberpresse.ca 24 novembre 2010 

 

Un vent de fraîcheur sur le climat de morosité

22 novembre 2010

Deux événements importants sont passés presque inaperçus dans les manchettes des dernières semaines, engloutis sous la vague des allégations de scandales. Pour jeter un peu de baume sur le climat de morosité qui envahit actuellement l'atmosphère du Québec, je vous propose ce vent de fraîcheur!

Nomination de M. Charles Bernard
Sans connaître l'homme ni le médecin derrière le personnage de Charles Bernard, j'ai été ébloui par les qualités humaines et professionnelles de celui que le Collège des médecins vient de désigner à sa présidence.
À titre d'exemples, écoutons-le parler de sa profession dans un article publié récemment dans un quotidien: "Je suis médecin avant tout, je ne suis pas un administrateur. Même quand j'étais chef de département à l'Hôpital Laval ou président de Fondation, je n'ai jamais cessé de voir mes patients. J'ai choisi la médecine pour être avec eux."
Concernant une peinture qui trône derrière son bureau et qui montre des religieuses aux soins, Charles Bernard en tire une interprétation fort révélatrice sur les sentiments qui l'animent: "Cette toile représente l'empathie et le dévouement envers les malades."
Si on ajoute à ces qualités le fait que M. Bernard a l'habitude de dire ce qu'il pense, au moment où il le pense, je crois que le système de santé dans son ensemble, en particulier la qualité des conditions de travail des intervenants et des soins aux patients, sauront tirer profit d'une nomination qui augure bien!

Départ de M. Ross Gaudreault
M. Ross Gaudreault quittera ses fonctions de président-directeur général du Port de Québec en janvier 2011 après 23 ans à la barre de l'organisation. Chapeau, M. Gaudreault, pour avoir grandement contribué à faire rejaillir les atours de la belle ville de Québec aux yeux de centaines de milliers de touristes par son port sur la Saint-Laurent!

Le Devoir 22 novembre 2010
quebechebdo 9 décembre 2010
vigile.net tribune libre 18 janvier 2011

Commentaire:

"Merci de nous communiquer des événements positifs, c'est inspirant et ça nourrit le courage!"

Menestrelem
vigile.net tribune libre 18 janvier 2011

 

Alerte à la caserne!

21 novembre 2010

À ce stade-ci de détérioration sociale qui règne sur le Québec, il m'apparaît que le Premier Ministre n'a d'autre alternative que de s'adresser à la "nation québécoise" par la voie d'une conférence de presse.
Un Premier Ministre qui se respecte et qui respecte ses commettants se doit de prendre le leadership et annoncer clairement ses couleurs dans les dossiers chauds qui stagnent actuellement sur le Québec. La confusion sociale qui s'installe insidueusement est malsaine pour tous les citoyens et commande un débat qui doit se situer au-dessus de toute allégeance politique et de tout conflit de personnalité, sans quoi, nous risquons de nous enfoncer dans un gouffre sans fond.
Le Premier Ministre doit démontrer à la population sa bonne foi dans la gestion de ces dossiers et brosser un tableau réaliste de la situation. Il doit aussi annoncer les moyens qu'il entend prendre pour régler ces problèmes tout aussi variés que les outils dont il dispose pour y apporter des solutions.
En fait, le Premier Ministre doit jouer pleinement le rôle qu'on est en droit de s'attendre de lui, soit celui de rassembleur, particulièrement dans une situation de crise. En tant que premier responsable du climat social au Québec, il doit admettre en toute humilité que les mesures qu'il a prônées jusqu'à maintenant s'avèrent insuffisantes et que le feu se propage dangereusement. Par conséquent, il appartient maintenant au capitaine de la caserne de pompiers de sonner l'alarme et de conduire son équipe sur les lieux pour circonscrire ces incendies et utiliser toute l'artillerie disponible pour les éteindre avant qu'ils n'atteignent des proportions incontrôlables!

quebechebdo 22 novembre 2010 

Une école co-éducative…une solide alternative

19 novembre 2010

Fort d'une expérience de plus de trente ans dans le monde de l'enseignement dont dix à des postes de responsabilités aux services aux élèves, aux services pédagogiques et administratifs, j'ai été à même de constater, particulièrement au cours de mes années à la direction d'une école, à quel point nos jeunes sont souvent perturbés entre le milieu familial et l'école.
Une situation conflictuelle
Sans vouloir jeter la blâme sur qui que ce soit et, partant du principe que parents et éducateurs sont de bonne foi dans leurs relations avec les jeunes, il m'apparaît que ces derniers sont souvent ballottés entre deux mondes, celui, d'une part, de la famille, vivant ses préoccupations modernes, où les parents sont souvent confrontés à la tentation de succomber à la facilité du "oui" pour éviter de longues discussions qui conduiraient à des frustrations jugées inutiles et, d'autre part, le monde de l'école qui accueille le jeune devant une panoplie de règlements contraignants conduisant à toutes sortes de frustrations jugées utiles, voire même nécessaires.
Les conséquences
Il n'en fallait pas davantage pour que les écoles se voient confrontées à des jeunes turbulents ou éprouvant des difficultés de concentration. Des spécialistes, orthopohonistes, psychologues, travailleurs sociaux, etc…ont fait leur apparition dans les écoles dans l'intention de pallier la problématique d'approche de ce profil d'élèves. Des notions nouvelles sont apparues pour désigner ces élèves marginaux, soit hyper-actifs ou présentant un déficit d'attention. Des médicaments ont fait leur apparition sur le marché. Cependant, après plusieurs années d'expérimentations de toutes sortes pour venir en aide à ces jeunes, est-on en droit de se demander si nos efforts ont été utiles? Poser la question, c'est en partie y répondre! Je ne prétends pas que nous n'avons pas réussi à pallier certains problèmes reliés au comportement de ces jeunes, mais on doit à tout le moins constater que les difficultés subsistent ou, tout au plus, s'estompent en partie à l'occasion.
Une piste de solution
Dans cette perspective, il est plus que temps que parents et éducateurs s'assoient ensemble et déterminent les valeurs fondamentales qu'ils désirent intégrer dans un projet de partenariat articulé entre les parents et l'école. À titre d'exemples, l'école, comme les parents, pourraient mettre sur pied des mécanismes de concertation en ce qui a trait aux valeurs privilégiées pour l'éducation du jeune, entre autres, la prise en charge progressive de son autonomie, le respect de soi, des autres et de la propriété d'autrui, le droit à l'erreur, le développement du sens de l'effort, l'estime de soi, le développement de ses capacités intellectuelles, le goût de la lecture et les manifestations d'engagement communautaire.

quebechebdo 18 novembre 2010
lesoleil.cyberpresse.ca 22 novembre 2010 

En quête d’une autre commission d’enquête…

14 novembre 2010

Le juge Bastarache déposera bientôt son rapport sur la commission d'enquête sur la nomination des juges. Mon petit doigt me dit que l'éléphant blanc accouchera d'un oeuf de mouche. L'arbitre accordera un verdict nul entre les deux principaux opposants, soit Mm Charest et Bellemare, et accordera tout au plus une punition de cinq minutes à M. Charest pour inconduite!
Quelques semaines après la fin de ce match fort controversé, nous risquons d'assister à un autre duel où un nouvel adversaire ferait face au gouvernement Charest, soit l'entreprise de la construction. Cette fois-ci, les organisateurs ont changé. C'est le peuple québécois qui réclame cette confrontation. Pendant ce temps-là, des personnes chevronnées, soit les enquêteurs de la Sureté du Québec, en collaboration avec les autres corps policiers municipaux, tentent de dénouer l'impasse et de conduire les présumés coupables devant les tribunaux.
Toutefois, le peuple se montre tenace! Il persiste à réclamer une autre commission d'enquête pour faire la lumière sur les allégations de collusion et de corruption entre le gouvernement et les dirigeants de la construction. À mon sens, l'histoire risque de se répéter. Nous assisterons probablement à un match amical à l'issue duquel, encore une fois, l'éléphant blanc, payé à coup de millions aux frais des contribuables, accouchera d'un oeuf de mouche rabroué comme du poisson pourri par les mêmes contribuables!
Si mes prédictions sont plausibles, pourquoi ne pas laisser le match se dérouler dans l'arène judiciaire et faire confiance aux limiers formés pour enquêter sur des situations aussi délicates? Pour la suite des événements, je me fie au monde journalistique pour révéler leurs scoops sur la place publique. À ce moment, le peuple disposera de toute la lumière pour apposer son sceau sur le verdict final!

lesoleil.cyberpresse.ca 15 novembre 2010
quebechebdo 16 novembre 2010 

Un débat toujours d’actualité!

12 novembre 2010

Périodiquement depuis plusieurs décennies, le débat entre les écoles publiques et les écoles privées surgit inévitablement au Québec. On connaît l'argument de base des dissidents au maintien d'un réseau d'écoles privées qui, selon eux, drainent les meilleurs étudiants et affaiblissent les écoles publiques en les privant de leurs meilleurs éléments. Voilà pourquoi, toujours selon ces mêmes personnes, le gouvernement doit cesser de subventionner les écoles privées pour que les élèves reviennent dans le giron du réseau public. 
Toutefois, si nous poussons plus à fond notre réflexion, il serait peut-être opportun de considérer dans le débat deux facteurs importants. D'une part, si nous posons comme hypothèse que les quelque 125 000 élèves des écoles primaires et secondaires privées s'inscrivent dans les écoles publiques, advenant l'abolition du secteur privé, le coût supplémentaire à assumer de la part du gouvernement serait de l'ordre de $300M, soit la différence entre la subvention moyenne versée pour chaque élève du secteur public et celle versée au privé.
D'autre part, le seul fait que le réseau d'écoles privées ait contribué et contribue encore à servir de modèle au réseau public, particulièrement sur le plan de l'encadrement, souvent décrié au cours des dernières décennies, mais combien amélioré aujourd'hui, justifie, en partie, son maintien. Si le ministère de l'Éducation forçait le retour des jeunes du secteur privé dans le réseau public, il mettrait fin à ce climat d'émulation qui contribue à créer un réseau scolaire stimulant, pour le plus grand épanouissement des élèves du Québec.

quebechebdo 14 décembre 2010

Essayez la diplomatie!

7 novembre 2010

Au maire de Québec, Régis Labeaume

Le moins que l'on puisse dire, c'est que vous avez le don de susciter des défoulements collectifs acrimonieux par vos déclarations fracassantes! Si je me fie aux nombreux commentaires sur vos derniers propos, pariculièrement à l'endroit de fonctionnaires municipaux, on doit admettre que vous éprouvez certaines difficultés à verbaliser votre pensée dans le langage modéré et respectueux que vous impose votre situation de premier magistrat de Québec.
À mon sens, votre tempérament bouillant est en train de voiler complètement les projets qui vous sont si chers et qui nécessitent un large consensus des citoyens de la Capitale nationale, y compris ceux des municipalités environnantes. Pour que la lumière puisse jaillir dans le choc des idées, encore faut-il que le terrain soit fertile à des échanges civilisés!
J'ose espérer, Monsieur le maire, que vous saurez remettre à l'avant-scène les qualités qui ont contribué à obtenir un vote de confiance auprès des électeurs de Québec, soit votre dynamisme et votre engouement pour l'essor de notre ville…et pour y parvenir, vous auriez avantage à faire preuve de plus de diplomatie!

Le Soleil 10 novembre 2010
quebechebdo 18 novembre 2010

Commentaire:

"Bravo pour votre audace. Bravo pour exprimer haut et fort ce que plusieurs pensent tout bas…Vous faites allusion à la problématique potentielle: les intérêts personnels ne doivent jamais prendre le dessus sur les intérêts des électeurs!"

Paul Delisle
Novembre 2010

 

N’en déplaise à certains parents!

28 octobre 2010

D'entrée de jeu, je suis tout à fait d'accord avec les discussions qui ont cours actuellement entre la ministre de l'Éducation et les différents intervenants concernant l'intégration des élèves en difficultés.
Toutefois, il ne faudrait pas perdre de vue que ce profil d'élèves avec lesquels les éducateurs éprouvent tellement de difficultés ont déjà un vécu de cinq années à la maison avant de franchir la porte de la maternelle! Mon propos n'est pas ici de juger le comportement des parents d'aujourd'hui concernant l'éducation de leurs enfants. Cependant, force nous est de constater que le mode de vie effréné de certains parents pourrait expliquer, en partie, le fait que de nombreux enfants manquent d'une présence chaleureuse et d'un climat favorisant l'apprentissage en bas âge. En d'autres termes, l'estime de soi et le goût d'apprendre risquent d'en prendre un bon coup si bien que les séquelles de ces lacunes se répercutent inévitablement sur les bancs d'école après cinq ans de vie sur lesquels les éducateurs n'ont, à toutes fins pratiques, aucun contrôle!
En conclusion, si certains parents, malgré leurs nombreuses occupations, plaçaient dans leurs priorités quelques heures quotidiennes de présence attentive auprès de leurs enfants, peut-être que l'école accueillerait moins de ces jeunes en difficultés et pourrait favoriser davantage son rôle premier d'apprentissage tout en se donnant les moyens de récupérer les jeunes qui continuent d'éprouver des difficultés malgré les interventions déployées par leurs parents au cours de leur petite enfance!

Le Soleil 31 octobre 2010
quebechebdo 10 novembre 2010

Nul n’est prophète dans son pays!

16 octobre 2010

Depuis l'élection de Régis Labeaume à la mairie de Québec, les commentaires négatifs de plusieurs citoyens sur lui affluent! Il est vrai que M. Labeaume tire à boulets rouges sur tout ce qui bouge! Toutefois, je serais porté à lui octroyer un bilan plutôt positif même s'il rate parfois la cible, ce qui m'apparaît normal si l'on considère le nombre de fois où il ouvre le feu!
Mais alors, pourquoi autant d'attaques en règle contre lui? J'ose apporter un élément de réponse: à mon sens, certains citoyens sont frileux devant les initiatives de notre petit Napoléon et souhaiteraient parfois retrouver le confort douillet de leur petite ville chaudement emmitoufflée à l'intérieur des murs du château Frontenac…et peut-être s'ennuieraient-ils de Régis Labeaume, advenant son départ, protestant contre la lenteur de l'évolution des dossiers!
Pourtant, si nous écoutons les commentaires de plusieurs citoyens de d'autres municipalités du Québec, force nous est de constater  que notre maire semble faire leur envie, et ce, malgré ses sautes d'humeur et son langage parfois pour le moins coloré! En bout de ligne, le moins que l'on puisse dire, c'est que M. Labeaume a contribué largement à sortir Québec de son image de Vieille Capitale empoussiérée et à positionner la Capitale Nationale sur la carte! Quant aux sceptiques, ils peuvent toujours garder l'oeil ouvert…et attendre les prochaines élections municipales! Qui sait pour qui ils voteront? C'est à suivre! 

lesoleil.cyberpresse.ca 25 octobre 2010
quebechebdo 14 mars 2011

Commentaire:

"On peut toujours reprocher de mal faire les choses, on peut aussi reprocher de ne rien faire…Les deuxièmes critiques entretiennent les gens dans leurs zones de confort. Les premières dérangent mais elles ont au moins l'avantage de provoquer les événements."

Paul Delisle
Octobre 2010