3 février 2011 L'histoire du Québec regorge d'événements où les Québécoises et les Québécois ont été confrontés à de profondes violations de leurs droits fondamentaux! Pour employer une image (qui vaut mille mots, selon le dicton!), notre vaisseau a dû supporter de nombreux abordages! À la lumière de ces attaques répétées, il serait peut-être opportun de vérifier l'état du mécanisme de connexion de notre système d'alarme, soit le pouvoir des convictions!
Je m'explique. Dans notre système parlementaire, le premier objectif d'un parti politique est de prendre le pouvoir et le deuxième, de le conserver à tout prix, même s'il faut mettre sur les tablettes la raison d'être de sa création. En ce sens, l'effet pervers du pouvoir contribue à saper, à détruire à la base par une action progressive les convictions profondes des nouveaux gouvernants.
À l'inverse, si le même parti se retrouve dans l'opposition, il est amené, souvent malgré lui, à gérer l'immédiateté des dossiers d'actualité, ce qui l'écarte malicieusement de son option principale.
À mon sens, l'obstacle majeur à l'assainissement de l'appareil politique réside dans la profondeur des politiciens dont le système d'alarme, jusqu'à maintenant, semble montrer des signes de vieillissement! Sans faire preuve d'angélisme, je demeure convaincu que le capitaine qui maintient le cap sur ses convictions, peu importe le côté de la chambre où il est assis, saura conduire son équipage à bon port!
Un dernier élément essentiel inhérent au bon fonctionnement du mécanisme de connexion du système d'alarme: demeurer relier à la génératrice, soit aux citoyennnes et citoyens qui l'alimentent! Et si, malgré le déclenchement de l'alarme, le bateau subit des pertes, il pourra toujours être remis en état de reprendre son périple! Un jour, il atteindra la rive!
quebechebdo 3 février 2011
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2 février 2011 Vingt-quatre ans après que Pierre Harvey ait remporté la Coupe du Monde de ski de fond à Falun en Suède et qu'une semaine plus tard il ait répété l'exploit à la prestigieuse Birkebeiner Rennet de la Norvège, son fils Alex décroche un titre mondial en remportant l'épreuve de 30 km duathlon des Championnats mondiaux de moins de 23 ans à Otepää en Estonie.
Dans son livre intitulé "Pierre Harvey, l'athlète des neiges", publié en 1991, Jean St-Hilaire qualifie Pierre Harvey d'être d'exception, de battant qui doit sa réussite à son courage, son bon jugement et sa ténacité.
La victoire d'Alex Harvey en Estonie vient tourner la page sur le chapitre de sa décevante saison 2008 à sa dernière année chez les juniors. À preuve que le fils a probablement hérité de la détermination du père! Chapeau Alex, nous sommes très fiers de toi!
quebechebdo 1er février 2011
vigile.net tribune libre 2 février 2011 "Un vent de fraîcheur sur le climat de morosité (prise 2)"
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2 février 2011 À la suite de la parution de la première partie des confidences de son ancien gourou, Roch "Moïse" Thériault, Gabrielle Lavallée est sortie de son antre. Celle qui a été sous le joug de Moïse pendant 12 ans et vécu l'humiliation, la torture, la mutilation d'un bras et les sévices sexuels n'en démord pas: Roch Thériault est un criminel, un homme narcissique qui n'a aucun remords pour ses victimes et qui ne changera jamais. Néanmoins, Mme Lavallée continue de prier pour lui malgré tout ce qu'il lui a infligé!
Aujourd'hui, Gabrielle Lavallée donne des conférences sur son expérience et souhaite empêcher d'autres personnes de tomber dans les griffes de gourous. Dans le même but, elle rencontre des jeunes d'écoles secondaires un peu partout au Québec. Gabrielle Lavallée, un exemple de courage mis au service de la communauté!
quebechebdo 1er février 2011
vigile.net tribune libre 2 février 2011 "Un vent de fraîcheur sur le cilmat de morosité (prise 2)"
cyberpresse.ca 6 février 2011
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1 février 2011 En parcourant l'article d'un chroniqueur, intitulé "Et si Québec ramenait les duchesses!", j'avoue que j'ai éprouvé d'abord une certaine nostalgie mais aussi un intérêt pour la qualité de son argumentaire. Dans le but de vous éclairer sur les propos de l'auteur, je vous cite quelques extraits de son article:
"C'était le milieu des années '90…Le Carnaval venait d'encaisser quelques déficits…Lors du difficile hiver de 1996, le Carnaval fut réduit à un seul défilé…L'année suivante, les organisateurs amorcent le grand virage famille…Je sursaute à chaque fois quand j'entends les autorités du Carnaval expliquer l'abandon des duchesses par le virage famille. Comme si cela s'opposait…Quelle petite fille n'a pas rêvé d'être une princesse?…Si l'abandon des duchesses était nécessaire à l'époque, pourquoi s'opposer aujoud'hui à leur retour, si c'est ce que les gens souhaitent? Pourquoi s'en priver?…Le territoire régional partagé en "duchés" créait une émulation pour la vente de la bougie…Cela contribuait au financement populaire et au sentiment d'appartenance…Depuis le départ des duchesses, il ne s'est pas trouvé une seule année sans que soit évoqué leur retour. Loin de s'essouffler, le mouvement semble prendre de l'ampleur. Le site revengeanceduchesses.com se targue d'avoir reçu 14 000 visites l'an dernier."
À la lumière de ces arguments, en quoi le retour des duchesses pourrait-il nuire à la renommée du Carnaval? À part peut-être le fait qu'une telle décision risquerait de se buter à des objections féministes! Ce à quoi l'auteur de l'article répond: "…il ne se trouvera personne, à part le Conseil du statut de la femme, pour se scandaliser d'un concours de duchesses." Et je serais porté à lui donner raison et, du même souffle, à souhaiter le retour des duchesses qui ne pourraient que favoriser le sentiment d'appartenace au Carnaval tout en améliorant son financement populaire!
quebechebdo 31 janvier 2011
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1 février 2011 En ce début de 21ième siècle, le Québec, via son ministère de l'Éducation, a entrepris de mettre de l'avant une réforme en profondeur, donc à donner une autre forme à l'acte pédagogieue.
Devant certaines réticences, provenant particulièrement du milieu de l'enseignement, les réformateurs brandissent la sempiternelle résistance aux changements, tuant ainsi dans l'oeuf toute possibilité de contestation. Dorénavant, prétendent ces réformateurs visionnaires, l'apprenant sera le maître d'oeuvre de sa formation, appuyé en cela par un professeur dont le rôle principal sera de guider l'élève vers les sources de la connaissance.
Désormais, l'élève vivra au rythme des projets comme si les réformateurs des années '60 n'avaient conçu aucun projet pour l'école issue de la révolution tranquille. Le maître sera ainsi appelé à développer les habilités de l'élève comme si l'analyse et la synthèse inhérentes à la démarche traditionnelle ne favorisaient pas le développement des dites habilités. Enfin, l'élève trempera dans un bain de compétences transversales comme si ces compétences n'étaient pas dans le prolongement de l'interdisciplinarité des dernières décennies.
Comme le disait Alain Finkielkraut dans son livre intitulé "L'ingratitude: conversation sur notre temps", publié en 1999 chez Québec Amérique, "Instruire, c'était introduire l'élève à ce qui le dépasse. On raisonne aujourd'hui "comme si le moi avait assisté à la création du monde". Rien ne dépasse, chacun est sujet, c'est-à-dire roi! Et l'actuelle exigence de mettre l'enfant au centre du système éducatif, comme si autrefois on y mettait des lampadaires ou des pots de fleurs, vise, en réalité, à remplacer l'obligation faite à l'élève d'écouter le professeur par l'ordre d'écouter les jeunes intimé aux animateurs du primaire et du secondaire."
En conclusion, quelles que soient les stratégies d'apprentissage proposées, elles devront d'abord viser une meilleure communication des connaissances auprès des élèves, soit les "apprenants"! En réalité, n'est-ce pas là le rôle premier de l'école?
quebechebdo 31 janvier 2011
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30 janvier 2011 J'écris sur la tribune libre de Vigile depuis le 9 janvier 2011 et je me sens choyé de pouvoir y présenter mes réflexions sur différents sujets. Bénéficiant de la belle naïveté de la recrue qui fait le saut dans les majeures, et n'en déplaise à certains vétérans, je me permets toutefois de vous communiquer mon malaise devant les propos pour le moins belliqueux de certains articles. Loin de moi l'idée d'appuyer les faits et gestes antérieurs de certaines personnalités publiques dénoncés par les auteurs de ces articles. En tant qu'adultes majeurs et vaccinés, elles se doivent d'assumer leurs responsabilités face aux propos qu'elles ont tenus et aux décisions qu'elles ont prises par le passé!
Ceci étant dit et une fois que c'est écrit, pourquoi ne pas orienter notre discours sur les solutions proposées pour tenter de régler le problème détecté? Prenons comme exemple la nomination de Lucien Bouchard dans l'épineux dossier des gaz de schiste; à mon sens, une fois que nous avons relevé à juste titre son passé plutôt tortueux, il m'apparaît que la voix la plus éloquente et la plus retentissante devrait se faire entendre en direction d'un moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste. À partir du moment où nous aurons lancé, à coups d'arguments, notre message à Lucien Bouchard, la balle sera dans son camp! Et si, comme plusieurs le pensent, il frappe la balle hors ligne, nous ne pourrons pas dire que nous n'avions pas raison de penser, en raison de son parcours professionnel sinueux, qu'il n'avait pas les qualités requises pour faire avancer les coureurs sur les buts!
En d'autres termes, si nous désirons que notre discours dépasse le débordement de fiel à l'endroit d'une personnalité publique et que notre voix trouve écho au-delà du lectorat de Vigile, peut-être aurions-nous avantage à troquer le langage de la confrontation stérile pour celui d'une analyse des faits rigoureuse (ce que les vétérans exécutent très bien!) alliée à des propositions de solutions. À cet effet, à ma souvenance, le fondateur du Parti Québécois, le seul parti officiellement reconnu encore aujourd'hui revendiquant la souveraineté du Québec en priorité, a toujours affirmé courageusement ses idées dans la dignité sans dénigrer ses adversaires! Certains seront peut-être tentés de rétorquer que la démarche n'a pas porté fruit. Je leur répondrais que ce n'est pas l'affirmation de ses idées dans le respect de l'autre qui a fait défaut mais plutôt le manque de courage et de détermination des dernières recrues qui ont pris la relève du flambeau!
En résumé, je ne crois pas que nous allons bâtir un pays en dépensant nos énergies à dénigrer nos adversaires. En bout de ligne, à quoi peut nous servir la sempiternelle confrontation si nous n'arrivons pas à mobiliser nos joueurs autour de l'objectif ultime de la victoire?
vigile.net tribune libre 30 janvier 2011
Commentaires:
"Merci pour ce beau message, M. Marineau!
Je suis d'accord avec le fait que mettre autant d'énergie sur nos adversaires nous empêche de construire. Il faut par contre reconnaître qu'il est difficile de bâtir un pays lorsque d'autres veulent l'empêcher de naître!
Stefan Allinger
vigile.net tribune libre 30 janvier 2011
"Bravo! OUI, nous devons faire l'UNION de nos forces…"
Luc Archambault
30 janvier 2011
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29 janvier 2011 1760, la Nouvelle-France devient une colonie britannique…Depuis lors, la marche vers la décolonisation, même si elle s'est faite à pas de tortue, a progressé grâce, entre autres, au courage et à la détermination des patriotes de 1837. Plus près de nous, Jean Lesage a fait campagne sur des thèmes aussi avant-gardistes que "Maîtres chez nous" en 1962 et "C'est le temps que ça change!" en 1964. Daniel Johnson a franchi un pas important en 1965 en publiant "Égalité ou indépendance", un ouvrage dans lequel il explique, en ces termes, les positions constitutionnelles que son parti entend défendre au cours des années à venir.
L'auteur y revendique "l'égalité des minorités francophones du Canada comme pour la minorité anglophone du Québec, leur droit à s'épanouir normalement selon leur entité ethnique et culturelle distincte, la reconnaissance des Canadiens-français comme l'un des peuples fondateurs du Canada et du statut particulier qui en découle pour le Québec et la reconnaissance élargie du français comme une des deux langues officielles."
Source: http//bilan.usherbrooke.ca/blian/pages/evenements/200871.html
Puis, le temps a passé…Et, malgré tous ces efforts de décolonisation, entre autres, l'adoption de la loi 101 qui confirme le français comme langue officielle de notre "société distincte", nous sommes encore en train de discuter d'accommodements raisonnables (ce qui, en soi, est démocratiquement "raisonnable") mais qui nous conduisent malheureusement, encore aujourd'hui, à des paradoxes, tels que l'utilisation de la langue du touriste anglophone sur le territoire du Québec! Des relents de colonisés?Et pourtant, de l'autre côté de la frontière québécoise, qu'en est-il des accommodements raisonnables en matière linguistique? Vous connaissez déjà la réponse!
Pour conclure, je vous reporte au 14 octobtre 1968, aux termes des assises de la fondation du Parti Québécois au cours desquelles René Lévesque conclut ainsi son discours:
"Le Parti Québécois, un beau nom mais chargé d'une écrasante responsabilté qu'il faudra porter avec dignité et travailler à mériter."
Quarante-trois plus tard, je crois que nous avons "porté avec dignité" la fierté du peuple québécois et "travaillé à mériter" le statut de nation!
vigile.net tribune libre 29 janvier 2011
quebechebdo 31 janvier "Le long chemin vers la souveraineté"
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28 janvier 2011 Un message reçu d'un lecteur d'une tribune libre récemment m'a fait réfléchir. D'entrée de jeu, ce dernier citait un passage d'un de mes articles intitulé "La leçon de David et Goliath": "…convaincu que le projet de notre David national (René Lévesque) doit demeurer d'actualité car il possède tous les ingrédients pour être réalisé un jour! Toutefois, pour y parvenir, peut-être aurions-nous avantage à retourner aux sources et à relire attentivement les principes qui le gouvernent!"
À ce passage, le messager rétorquait: "Retourner aux sources? N'est-ce pas ce qui nous tue, ici, les têtes blanches nostalgiques de cette époque prometteuse?…Cette question de la militance possible de la jeunesse…voilà un regard vers l'avant que nous ne devrions pas rater. Elle est là, la question: que veut la génération montante? Vivre en français ou en Canadian?"
J'ai alors exploré les relations que la génération montante, celle qu'on appelle Y, soit les jeunes adultes âgés entre 15 et 30 ans, entretiennent avec la politique. Finalement, je suis tombé sur un article dont je vous présente un extrait fort révélateur:
"La génération Y a déjà reçu tous les qualificatifs possibles et imaginables: apolitique, individualiste, etc. Le constat est reconduit d'élection en élection: "Ils votent moins que les autres". Hélas, ce constat appelle généralement peu de commentaires et encore moins de réflexion de la part de ceux qui se présentent au suffrage universel…La génération Y peine à retrouver dans le bloc monolithique de candidats "hommes-quinquagénaires-blancs-aisés" proposés par les états-majors. Les quelques femmes et minorités figurant sur les photos officielles sont loin de combler les attentes de cette génération défiante par nature, et qui privilégie les preuves d'amour aux grandes déclarations enflammées. Au final, de nombreux Y éprouvent le sentiment d'être exclus du système politique et syndical traditionnel."
Source: http//lagenerationy.com/2008/09/29/la-generation-y-quart-detat-politique/
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la génération Y ne semble pas s'identifier ni au discours politique actuel ni aux personnalités publiques qui le tiennent! Pour le moins inquiétant! En tant que "tête blanche nostalgique d'une époque prometteuse" tout en étant assez lucide pour être convaincu que nous ne bâtirons pas l'avenir du Québec sans l'apport de notre jeunesse, je rejoins l'auteur du message sur la pertinence de sa question: "Que veut la génération montante?" À mon avis, elle doit lui être posée si nous voulons ramer dans le sens du courant!
vigile.net tribune libre 28 janvier 2011
quebechebdo 1er février 2011 "Que veut la génération montante?"
Commentaire:
"Il est vrai que les souverainistes, depuis des décennies, se sont peu intéressés aux générations suivantes, trop occupés à se réaliser pour le meilleur ou pour le pire…"
Marie-Mance Vallée
vigile.net tribune libre 29 janvier 2011
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27 janvier 2011 Ces derniers jours, le vieux proverbe "Il y a anguille sous roche!" a ressurgi à la suite des nominations de Diane Lemieux à la tête de l'organisme gouvernemental du conseil de la construction du Québec et de Lucien Bouchard à la direction de l'Association des industries pétrolières et gazières du Québec, deux ex-péquistes très influents!
Imaginons maintenant que les libéraux aient nommé ou appuyé à ces postes des personnes ayant frayé dans le giron libéral! Gageons que le dicton "Les dés sont pipés!", utilisé à maintes reprises lors des auditions de la commission Bastarache, serait ressorti de son antre!
Admettons que ces nominations ne sont pas sans émerger d'une certaine dose de stratégie politique, ne pourrions-nous pas tout au moins laisser la chance aux coureurs en leur permettant de prendre leur départ avant de les disqualifier?
vigile.net tribune libre 27 janvier 2011
Le Devoir 28 janvier 2011
cyberpresse.ca 28 janvier 2011
Commentaire:
"Nous avons en effet tendance à faire preuve d'un désarmant pessimisme au Québec et nous ne semblons pas concevoir que quelque chose puisse se faire avec comme objectif le bien de la communauté. Cette paranoïa est ridicule et fait stagner plus qu'avancer."
Benjamin Phaneuf
Le Devoir 28 janvier 2011
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27 janvier 2011 Depuis plusieurs années et plus particulièrement au cours des derniers mois, la classe politique, de tous partis confondus, est mise à rude épreuve au sein de l'opinion publique. Dans le but de rattacher la locomotive aux wagons et de les remettre sur les rails afin de permettre au convoi de rouler vers sa destination, j'ai cru pertinent de vous livrer quelques extraits d'une entrevue réalisée par un magazine auprès de Bernard Landry qui, en plus d'avoir acquis une vaste expérience en politique active, s'est vu reconnaître depuis longtemps ses lettres de créances à titre de pédagogue émérite. Donc un personnage crédible pour nous offrir ce cours de "Politique 101". Le sujet de l'entrevue portait sur les qualités essentielles à tout politicien probe:
"D'abord, la motivation fondamentale d'un élu doit être l'attachement au bien commun. Le pouvoir pour le pouvoir ou l'intérêt personnel ne peuvent conduire qu'à la catastrophe. Pour les indépendantistes, il est clair que l'idéal est à la base de tout. Est-il un devoir plus noble que de vouloir libérer sa nation?…Pour faire honnêtement de la politique, il faut aussi profondément aimer les gens. Cela est essentiel pour bien les servir…En politique, on ne doit pas être motivé par l'argent. Il n'est pratiquement aucun métier moins payé à l'heure: on y travaille douze à quatorze heures par jour, à Québec en semaine, et dans le comté le reste du temps…Dans ce métier, il faut aussi dire la vérité…Enfin, il est malhonnête de faire passer les intérêts du parti avant ceux de la patrie…"
Source: La Semaine, vol. 6, no 50, 29 janvier 2011
À mon sens, tout citoyen engagé dans le débat politique devrait tirer parti de ces réflexions. Les qualités essentielles à tout politicien, prônées par Bernard Landry, auraient avantage à être transposées dans les attitudes et le discours de ceux et celles qui défendent une idée. En agissant de la sorte, peut-être pourrions-nous élever le débat au niveau des véritables enjeux du politique, soit les intérêts du citoyen avant ceux du parti!
En conclusion, je me permets d'ajouter un autre ingrédient à la recette de Bernard Lasndry, soit la détermination, le carburant nécessaire pour permettre à la locomotive de démarrer et de tirer le convoi "vers sa destination"!
quebechebdo 26 janvier 2011
vigile.net tribune libre 27 janvier 2011
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