Le plan nord de Bettman

2 juin 2011

Lorsque Gary Bettman clame sur tous les toits son intention de tout faire pour empêcher les déménagements des équipes de la LNH, sa crédibilité ne pèse pas lourd dans la balance si l’on considère le fait que pas moins de dix concessions de son circuit ont changé de lieu de résidence au cours des trente-cinq dernières années, soit de 1976 à 2011.
Tout un palmarès d’excursions pour une ligue de hockey professionnelle qui se targue de vouloir conserver ses franchises! Enfin, lorsque l’on observe la direction des transferts, on constate qu’ils se sont effectués, soit sur la terre de l’oncle Sam, soit en direction sud lorsqu’ils ont immigré du Canada aux USA…sauf le dernier-né, celui d’Atlanta à Winnipeg. Est-ce à dire que Gary Bettman a changé son plan sud pour son plan nord, placé devant l’inévitable constat d’un climat où le hockey incarne le sport national de ses habitants?

quebechebdo 2 juin 2011 

Pas facile, la politique!

1 juin 2011

Souvent utilisée par les politiciens, la langue de bois incarne une forme d’expression n’apportant aucune information nouvelle, évitant de répondre à des questions embarrassantes et utilisant un flot de paroles inutiles dans le but de noyer l’auditeur. En ce sens, la langue de bois se présente comme l’antagonisme entre la censure qu’elle véhicule et la liberté d’expression et de pensée.
La langue de bois étant souvent reprochée aux politiciens comme porteur d’un discours creux, il semble par ailleurs que les tenants d’un discours ouvert et sans détour n’aient pas plus de succès auprès de certains auditeurs. Aux qualificatifs d’élusif et de nébuleux attribués aux utilisateurs de la langue de bois, sont substitués ceux de despote et de dictateur aux politiciens ayant leur franc parler.
Pour illustrer mon propos, demandez aux Montréalais leur opinion sur leur maire…puis, faites le même exercice auprès des citoyens de Québec relativement au leur! Pas facile, la politique, n’est-ce pas?

quebechebdo 31 mai 2011

Harper sauvé des eaux

31 mai 2011

L’Exode, second livre de l’Ancien Testament, raconte comment Moïse fut sauvé des eaux du Nil par la fille du pharaon. Plus près de nous, l’histoire nous raconte comment le premier ministre Harper fut sauvé des eaux par le ROC qui le recueillit dans un panier d’osier bleu le long du canal Rideau au soir du 2 mai 2011.
Toutefois, au contraire de Moïse qui conduisit tout son peuple vers la Terre promise, notre pharaon semble avoir oublié une partie de son peuple envahi par les inondations qui sévissent en Montérégie, se contentant d’envoyer une infime partie de ses légionnaires en terrains inondés pour des besognes auxquelles ils son voués, soit les situations d’urgence et le maintien de la qualité de vie! Pour ce qui est des tâches de nettoyage des débris, l’argument d’Ottawa invoque une concurrence déloyale envers les firmes privées, comme si la détresse humaine se transigeait en une occasion d’affaires à offrir aux entreprises privées.
Et, pendant cette guéguerre stupide qui se déroule dans les hautes instances de notre gouvernement conservateur majoritaire, des milliers de sinistrés luttent désespérément depuis des semaines contre les éléments d’une nature déchaînée pour assurer leur survie et tenter de sauver leur résidence. Et, pendant ce temps-là, notre pharaon national retire sa légion de l’immense région inondée au moment où des milliers de citoyens sont en désarroi devant l’ampleur des dégâts et des tâches de reconstructions!
Les inondations en Montérégie…des événements qui ressemblent étrangement à la politique de George W. Bush en 2005 lors du passage de l’ouragan Katrina en Louisiane, le président manifestant plus de hâte à déployer son armée en Irak que dans cet « état isolé »! Dans cette ligne de pensée, je me demande comment monsieur Harper aurait réagi si ces inondations s’étaient produites ailleurs dans « the rest of Canada »

vigile.net tribune libre 31 mai 2011
quebechebdo 31 mai 2011 

Une patate chaude pour Jack Layton

30 mai 2011

Le 27 mai 2005, la section Québec du conseil général du NPD adopte la « déclaration de Sherbrooke », ratifiée l’année suivante par le congrès fédéral. Le parti de Jack Layton s’engage alors à respecter la loi québécoise sur la consultation populaire et à reconnaître une décision majoritaire de la population québécoise, soit 50% +1, advenant la tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec. Toutefois, il ajoute du même souffle qu’il appartiendra au gouvernement fédéral de déterminer son propre processus, dans l’esprit de l’avis de la Cour suprême à propos de la loi sur la clarté référendaire de 1998, laquelle n’accepte pas le principe de la légitimité de la majorité absolue dans le cas de la séparation du Québec.
En 2010, Jack Layton évoquait déjà la création des « conditions gagnantes » pour que le Québec trouve sa place au sein du Canada. Tout au cours de la dernière campagne électorale fédérale, le petit gars natif de Montréal, comme il se plaisait à le rappeler aux Québécois, a martelé ce message.
Le 24 mai 2011, lors de la conférence de presse qui a suivi le premier caucus officiel du NPD, le chef de l’opposition officielle, par quatre fois aux questions des journalistes, a floué la déclaration de Sherbrooke, invoquant plutôt le jugement de la Cour suprême sur la clarté référendaire. Deux jours plus tard, lors de la présentation de son cabinet fantôme, le chef du NPD fait volte face et adhère au principe du 50%+1.
Comme je l’écrivais sur la tribune libre de Vigile le 15 mai 2011, dans un article intitulé « Un désenchantement prévisible », peu importe les raisons pour lesquelles certains québécois se sont présentés sous la bannière néodémocrate, « ils vont vivre la désillusion et, s’ils sont vraiment convaincus de leur ferveur nationaliste, ils reviendront au bercail assez rapidement ». La loi sur la clarté référendaire…une patate chaude dans le potager néodémocrate qui n’a pas fini de créer des tensions au sein du caucus orange !

vigile.net tribune libre 29 mai 2011
quebechebdo 31 mai 2011 (version abrégée)
 

Alys Robi, contre vents et marées

29 mai 2011

Par delà la notoriété internationale d’Alys Robi, son décès nous rappelle immanquablement les années noires de cette grande dame, marquées par un internement de cinq dans des hôpitaux psychiatriques où elle est soumise à des électrochocs et lobotomisée à la suite d’une fracture du crâne lors d’un accident de voiture. Il faut se rappeler que ces tragiques événements se sont déroulés entre 1948 et 1953, en des temps où les maladies mentales subissaient les pires tabous auprès de la population.
Pourtant, contre vents et marées, Alys Robi, née Alice Robitaille, issue du quartier Saint-Sauveur, dans la basse-ville de Québec, a repris le collier après sa guérison malgré les embûches que les préjugés plaçaient sur sa route. Alys Robi…une force de vivre phénoménale, un exemple de courage et de détermination!

quebechebdo 29 mai 2011
Le Devoir 31 mai 2011
Le Soleil 31 mai 2011

Le rêve, porteur d’espoir et de réalisations

27 mai 2011

En parcourant la chronique d’Élie Presseault parue sur cette tribune le 24 mai 2011 et intitulée « Réaliser le film de nos aspirations », je me suis arrêté sur une question soulevée par l’auteur et qui me semble fondamentale : « Qu’est-ce que d’être Québécois de nos jours? » J’avoue que ma réponse n’a pas émergé spontanément!
Toutefois, en poursuivant mes lectures, je suis arrivé au billet de Louis Lapointe intitulé « Ce rêve que portent nos enfants », une reprise de son billet du 5 octobre 2008, paru sur le site de Vigile le 20 mai 2011. Et, après l’avoir lu, j’y ai perçu une piste de réponse à la question de M. Presseault. En effet, dans son article, M. Lapointe fait constamment allusion aux rêves véhiculés par les poètes dans les paroles de leurs textes, déplorant le fait que les artistes se sentent inconfortables dans un « réel dépouillé de toute poésie ».
« Le pays pourrait-il se construire sans l’intercession des poètes, sans se nourrir constamment au rêve? », lance-t-il en appel à notre réflexion.Pour nourrir ma propre réflexion, je me suis dirigé vers Richard Séguin, un des plus grands de la chanson québécoise, pour y puiser quelques extraits de sa chanson « Protest song » :
« On a les pluies acides
Le fast food insipide
L’arsenal des missiles
Made in U.S.A…
Pendant ce temps-là
Y a ceux qui lancent un cri
Ceux qui n’ont pas les mots
Pour se défendre
Pendant les discours
Et les feux d’artifice
Y a tous ceux qui se demandent
Quand c’est que les choses vont changer »
Le message est lancé…quand les choses vont-elles changer? À mon sens, elles vont commencer à changer lorsque, à l’exemple de Martin Luther King dans son discours mémorable du 28 août 1963, les leaders vont incarner des porteurs d’espoir au plus profond de leurs rêves, lorsqu’ils oseront affirmer haut et fort « I have a dream », soit celui de changer les choses, les mêmes que dénonçait le leader noir en ces termes :
« America has given the Negro people a bad cheque whitch has come back marked « Insufficent funds », le type de chèque sans provisions que nous a légué le ROC depuis près de 150 ans.
Enfin, je rejoins la conclusion de M. Lapointe dans son billet lorsqu’il suggère de faire appel aux enfants comme porteurs de l’imaginaire d’un pays d’où surgira le pays réel, comme porteurs de rêves pour ce pays pour lequel les choses doivent changer  :
«…si nos enfants portaient tout simplement en eux le germe du Québec imaginaire, un embryon qu’on ne peut encore nommer!…Il faudrait alors les écouter attentivement pour découvrir ce Québec imaginaire. Laissons donc nos enfants nous parler de leurs rêves et de leur vision de l’avenir du Québec dans lequel ils veulent vivre et élever leurs enfants. »
Peut-être arriverons-nous alors à savoir, par la bouche de nos rêveurs convaincus, de nos poètes et de notre jeunesse, ce que c’est que d’être Québécois de nos jours pour ensuite mieux nous atteler, avec eux, à la réalisation de notre rêve! À mon sens, la première, véritable et nécessaire alliance des sympathisants indépendantistes doit d’abord reposer sur les racines qui nourrissent nos espoirs!

vigile.net tribune libre 27 mai 2011 

L’énigme Khadir

24 mai 2011

J’ai lu et relu l’article d’Amir Khadir intitulé « Après les élections fédérales, le Québec qui nous attend », publié dans Le Devoir et sur le site de Vigile en date du 14 mai 2011. Certains passages m’ont laissé perplexe sur le personnage, voire même sur ses véritables intentions politiques.
Pour illustrer mon propos, j’ai opté pour le mode action-réaction en vous citant certains passages de cet article, suivis de commentaires personnels ou d’interrogations que je vous soumets :
« La montée en force du Nouveau Parti démocratique était souhaitée par bon nombre de souverainistes progressistes comme moi. Mais pas au prix d’un tel balayage du Bloc québécois. Québec solidaire avait d’ailleurs appelé à voter pour des candidats progressistes, qu’ils soient bloquistes ou néodémocrates. »
M. Khadir se qualifie de « souverainiste progressiste ». Est-ce à dire que, dorénavant, il faudra distinguer les souverainistes progressistes des souverainistes « conservateurs »? Il pousse même son raisonnement en associant son appellation « progressiste » au  NPD, un parti pourtant fédéraliste, par conséquent anti-souverainiste! Allez trouver le secret de l’énigme!
« Aurais-je voté pour la candidate du NPD si j’avais su que mon député et ami Gilles Duceppe était en danger dans sa circonscription? Sans doute pas. Mais aujourd’hui, je m’en confesse, je n’ai aucun regret. »Bref, si M. Khadir avait su, il ne l’aurait pas fait, mais maintenant que c’est fait, il ne regrette rien!…Problème de conscience vite réglé pour un homme qui se dit et s’affiche droit et sincère!
« Mon « vote utile » – anti-Harper et destiné à renforcer la montée du NPD au Canada – n’était pas contre mon député bloquiste, mais il a contribué à sa défaite. »
Là, le problème se situe au niveau de la logique…Le co-chef de QS n’était pas contre son député bloquiste mais son vote pour la candidate du NPD a fait disparaître le chef du Bloc de la carte de Laurier-Sainte-Marie dont il représente l’électorat sur la scène provinciale à titre de député du Plateau Mont-Royal!
« Le Bloc a été plutôt victime d’un déplacement massif de son électorat, dont une partie importante a « voté utile ». Le vote utile se base sur les calculs politiques de chacun, pas sur les convictions. »
Si j’en juge par le vote de M. Khadir, il semble que ses « calculs politiques » l’aient emporté sur ses « convictions ». À mon sens, son argumentation n’augure rien de bon pour quelqu’un qui aspire à prendre sa place au sein du leadership du mouvement souverainiste au Québec!
« …le Québec aura tout intérêt à ce qu’émerge un Canada plus ouvert sous le leadership de gens de principe, généreux et ouverts, comme Jack Layton et le NPD qui ont pris l’engagement de respecter notre droit à l’autodétermination. »
En qualifiant Jack Layton d’homme politique « ouvert », M. Khadir semble avoir oublié que ce même Layton et son parti ont voté pour la loi sur la clarté référendaire…sûrement pas la décision d’un parti qui aspire à respecter « notre droit à l’autodétermination »!
Enfin, ce dernier passage faisant référence à la stratégie du Bloc au cours des vingt dernières années concernant l’impasse du fédéralisme :« La marche du Québec vers son indépendance ne peut carburer au ressentiment. »
En votant pour la candidate du NPD le 2 mai, M. Khadir risque d’écoper du « ressentiment » d’une grande partie des indépendantistes du Québec lors du prochain scrutin provincial, en d’autres termes, de récolter le désir de vengeance de ceux-ci à la suite de l’injure commise envers Gilles Duceppe et, par le fait même le chef du Bloc québécois, le 2 mai 2011!

vigile.net tribune libre 24 mai 2011   

La Journée nationale des patriotes

23 mai 2011

En 1835, Archibald Acheson, 2ième  comte de Gosford, devient gouverneur général de l’Amérique de Nord britannique et président d’une Commission d’enquête sur les problèmes politiques du Bas-Canada. Cette Commission a pour but de trouver une solution au conflit qui oppose les représentants de la Couronne et les réformistes, menés par Louis-Joseh Papineau. Gosford tente de jouer un rôle de conciliateur face aux leaders francophones et s’attire ainsi l’hostilité des Britanniques. La Commission Gosford dépose son rapport en novembre 1836. La réponse de Londres prend la forme des Dix résolutions de lord Russell, leader de la Chambre des communes. Ces propositions rejettent les plus importantes demandes des patriotes, entre autres, celle de rendre électif le Conseil législatif du Bas-Canada. Gosford prêche alors la modération face au radicalisme grandissant de Louis-Joseph Papineau, mais sans succès.
En 1837, lorsque Papineau organise un rallye contre Lord Russell après que le leader whig ait rejeté les Quatre-vingt-douze résolutions des patriotes, Gosford interdit les rassemblements publics. Au mois d’août de la même année, il dissout l’Assemblée législative lorsque le parti Patriote refuse de voter son budget.
Au mois de novembre, Gosford constate que la rébellion est en cours de préparation et fait arrêter plusieurs partisans de Papineau, lequel réussit à s’échapper aux États-Unis. Le mois suivant, il offre une récompense pour la capture de Papineau et décrète la loi martiale au Bas-Canada.

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Cent quarante-cinq ans plus tard, soit le 6 octobre 1982, le gouvernement du Québec décrète la Journée des patriotes, le dimanche le plus près du 23 novembre dans le but d’honorer la mémoire des patriotes qui ont lutté pour la reconnaissance de leur nation, pour sa liberté politique et pour l’établissement d’un gouvernement démocratique. Toutefois, le désir que la Journée des patriotes soit commémorée par un jour férié incite des citoyens à faire campagne pour obtenir soit un nouveau jour de congé en novembre, soit le remplacement d’un jour de congé existant. C’est finalement par le remplacement de la Fête de Dollard, qui était célébrée en novembre, que la Journée des patriotes, renommée Journée nationale des patriotes, obtient son propre jour de congé pour la première fois en mai 2003, le déplacement de novembre à mai étant motivé par la volonté de mettre en évidence le point de départ des assemblées publiques organisées par des citoyens patriotes à travers le Bas-Canada entre le 7 mai et le 23 novembre 1837.

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Aujourd’hui, en ce 23 mai 2011, je me souviens de Louis-Joseph Papineau et des patriotes de 1837 qui ont semé la graine d’une société distincte du Haut-Canada, celle du Bas-Canada, d’un peuple francophone à l’intérieur de ce pays naissant. Aujourd’hui, nous devons aussi nous souvenir de tous ceux qui, dans la lancée des patriotes, ont contribué à faire en sorte que ce peuple demeure vivant et fier de ses origines, de sa langue et de sa culture. Aujourd’hui, nous devons poursuivre la route vers notre indépendance et faire en sorte que cette société distincte devienne une nation à part entière…en souvenir des patriotes de 1837 qui ont sacrifié leur vie pour leurs convictions profondes envers cet idéal!

vigile.net tribune libre 23 mai 2011
quebechebdo 31 mai 2011 (version abrégée)
 

 

La galette aux enseignants, le pain aux médecins

23 mai 2011

Alors que le clan Legault avait choisi de brasser la cage des enseignants dans sa platte-forme en éducation, il opte maintenant pour la méthode douce avec les médecins en santé. En éducation, la Coalition pour l’avenir du Québec proposent que les enseignants soient évalués sur la performance de leurs élèves contre une augmentation salariale de 20% et la signature de contrats de 3 à 5 ans.
En santé, les médecins omnipraticiens seraient gratifiés d’une prime substantielle de salaire de 60 000$ pour 1000 patients s’ils consentent à dépasser la cadence moyenne actuelle de travail de 3 jours/semaine. En d’autres termes, la galette aux enseignants, le pain aux médecins!
À toutes fins pratiques, la CAQ n’hésite pas à attaquer de plein fouet les enseignants dans l’essence même de leur acte professionnel tout en se gardant bien d’ébranler le puissant lobby des médecins. Une chose est certaine, la Coalition a décidé de faire de l’éducation son cheval de bataille et de la santé son eldorado, confirmant par là son intention de faire la guerre aux enseignants en suspendant au-dessus de leur tête une épée de Damoclès et de courtiser les médecins en étendant le tapis rouge à leurs pieds!

cyberpresse.ca 23 mai 2011
quebechebdo 30 mai 2011 "Le tapis rouge pour les médecins" 

Le dernier des Mohicans fume le calumet de paix

21 mai 2011

Volte face sur le projet de loi privé sur l’entente concernant l’amphithéâtre de Québec. Amir Khadir, le dernier des Mohicans, range sa hache de guerre et fume le calumet de paix avec le grand chef de la tribu voisine en permettant le dépôt du projet de loi à l’Assemblée nationale, tout en alléguant qu’il explique ce changement de position par le fait qu’il souhaite que le fond de la question soit discuté en commission parlementaire.
Au niveau du ministère des Affaires municipales, le ministre Laurent Lessard, quoiqu’il ait laissé entendre auparavant que l’entente conclue entre la Ville de Québec et Quebecor n’ait pas respecté la Loi sur les cités et villes en vertu du processus d’appel d’offres, apporte maintenant comme argument nouveau que l’approche de la Ville semble s’apparenter à une mise en concurrence, ajoutant qu’une telle approche pourrait quand même être valable puisqu’elle respecte l’esprit de la loi. Quant à Denis de Belleval, l’instigateur de toute cette saga autour du contrat entre la Ville de Québec et Quebecor, il risque d’être le chat qui a avalé le canari, voire même d’avaler la poussière.
Assisterons-nous à la signature d’un traité de paix? C’est à suivre…

Le Devoir 21 mai 2011
quebechebdo 30 mai 2011